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         ...  toute nouvelle technique, pour percer, doit d'abord intéresser le pouvoir en place. Cas de Fulton montrant son bateau à vapeur à Napoléon. Notre "génie" fut incapable de l'imaginer remorquant ses barcasses à travers la Manche. Cas de Foch, assistant en 1911 à une démonstration aérienne : "Un jouet sans intérêt militaire..."  Il y a 40 ans, j'utilisais Popper pour  convaincre les entreprises que la "gestion intégrée" ne serait pas réalisée par des codeurs-cobol écoutznt des comptables en tour d'ivoire  :
"To use a new technique, we must first create a theroy of its utilization..."
              J'ai également inventé ma "Règle du T"...
LA  PHILOSOPHIE  POUR  LE  3ème  MILLENAIRE
       
Chapitre 3 : Au Philosophe inconnu, qui va / doit / est en train de venir...

        Excellent exercice pour le "philosophe" qui n'a pas jeté l'éponge. Gouverner c'est prévoir ? Peut-on dire que le savant prévoit? Einstein entrevit les effets de la bombe et  de la surpopulation. Est-ce le rôle du savant ? ou du philosophe ?  Cette question n'a guère de sens; elle fut créée par  nécessité théosophique, de distinguer philosophie et science. Et le théosophe se prétendir philosophe. Dire que le savant "cherche" et le philosophe "déduit". Mais Einstein aurait été  bon philosophe s'il n'avait été super-savant. Et Kant aurait été  savant valable s'il n'avait écrit les "Critiques". Si nous admettons que nous n'avons qu'un seul cerveau, (avec deux lobes ultra-spécialisés), ces distinctions n'ont plus de sens.

1/ Prévoir le philosophe de l'avenir,
2/ L'écriture engendre le "satammisme"
3/ Le papier, changement plus considérable
4/ Facile prévoir le potentiel de l'ordinateur

5/ Donc, nous entrevoyons cette synthèse
6/ Evidemment, j'ai un peu jonglé
7/ Merci, pour son soutien, à Bottéro

        1/  Prévoir le philosophe de l'avenir, un peu ambitieux ?  une simple hypothèse de recherche. Evidemment,  nous utiliserons notre "grille d'interprétation ». C'est le moment d'en faire l'inventaire. Je signale que je vais plus loin que Popper et son "Unending Quest". Pour moi la philosophie est un progès dans la manière d'utiliser notre cerveau. Mes favoris forment une chaîne de progrès, Locke et Hume au XVIIIème siècle, Schopenhauer et Comte au 19ème siècle, puis Wittgenstein, Popper et Bachelard au 20ème, (avec aux USA, James et Pierce). Pour nous aider, deux théories, solidement garanties par le passé :

1.1  le fait que la découverte scientifique nourrit la vraie philosophie. Nous arrivons même à voir des couples savants-philosophes: Newton-Locke, Einstein-Popper... Darwin inspira la philosophie américaine au point que lui-même déclara que "les USA pouvaient fournir des philosophes à toute l'Angleterre". Déjà question de ce jour :  quel grand savant, (de la taille des précédents !), fut oublié dans ce rôle d'inspirateur de la philosophie ?

1.2  le fait que toute nouvelle technique nous oblige à changer notre manière d'utiliser notre cerveau, typiquement illustrée par la "pagode" écriture-papier-ordinateur. Dans tous les cas, blocage immédiat : toute nouvelle technique, pour percer, doit d'abord intéresser le pouvoir en place. Cas de Fulton montrant son bateau à vapeur à Napoléon. Notre "génie" fut incapable de l'imaginer remorquant ses barcasses à travers la Manche. Cas de Foch, assistant en 1911 à une démonstration aérienne : "Un jouet sans intérêt militaire..." À cette époque, le plus grand philosophe du siècle se bricolait un moteur à réaction. Les trois découvertes mentionnées furent d'abord  confisquées par le Pouvoir pour renforcer ses pouvoirs; puis, 50 ans après, découverte de l'utilisation normale et grand choc entre "civisation" et "civilisation".

  2/  L'écriture engendre le "satammisme", amélioration diabolique de l'esclavage brutal. Chaque "bestiaux" se retrouva seul devant une administration que même le soviétisme et le "Marché Commun" reproduisirent instinctivement. Cette "nouvelle économie" évitait le massacre de villages révoltés et réduisit. le coût de la perception des "impôts".  Qui ne pouvait pas payer choisissait entre vendre son fils ou se vendre lui-même. Une grande amélioration fut la récupération de la religion naturelle, facilitant  un dressage presque parfait, donnant un rôle capital aux "prêtres": "produire / dresser des 'bestiaux', les empêcher de se révolter et même de se suicider".  Ils diffusèrent une nouveau langage : "révélation", "prophètes", "testament", "élection"... Peu de "philosophes" voient cette distinction entre "religion naturelle" et de que j'appellerai "l'aReligion" de pure fabrication, calculée, continuellement améliorée, (Prix Guinness au modèle absolu, le "vaticanisme" au point de devenir un sac de contradiction). Je suis surpris de cette absence chez Schopenhauer, pourtant un des rares cerveaux ayant approché le vrai bouddhisme. Rendez-vous à tous dans ma tribu perdue, où j'ai assité à la confiscation de la religion naturelle, (très sage et même poétique), par un catho-prêcheur.

        Donc, l'écriture produisit des couples : le "cultivé et l'ignare",  par la suite le "maître et l'esclave" d'Hegel, le "nanti et le paria" d'Arendt, le "prêtre et le fidèle"... Couples toujours existant et apparemment indispensables à la "civisation". Mais le "satammisme" n'est que la première " grille d'interprétation", qu'il faut réduire à la première "philosophie", (créée comme toutes par un cerveau qui essaie de comprendre par soi-même). La connaissance approfondie de ce point de vue "hérétique" est  indispensable pour comprendre notre époque et ses explications.

         Chaque révolte des "bestiaux" fut occasion de  perfectionner cette "grille de manipulation", (penser à mai 68 !). Sa parfaite connaissance permet de survoler les problèmes, (comme dans un AWAK), et de situer les "économistes", (comme dans une Tour Parnasse). Ces derniers apparaissent comme des variantes des théosophes, chargés de justifier une "civisation négrière"; et d'empêcher l'apparition d'une "civilisation des lumières". Elle explique que Darius fut capable de conquérir l'Égypte jusqu'à Assouan, (Chryséléphantine), et creusa le premier canal de Suez, (alors que l'Égypte ne dépassa jamais les cèdres du Liban). Elle explique qu'Alexandre, (dont l'Hitler de père préféra le système administratif à la démocratie athénienne), fut capable de conquérir la perse, (et y piqua plus d'or que les Espagnols en Amérique), parce que. Elle empêche l'étonnement devant le "miracle chinois" et explique que l'Afrique a totalement raté son décollage.
            Le satammisme procura la meilleure des réponses au problème régulièrement soulevé par les grands philosophes, (Leibnitz, Russell, les philosophes du "langage", et même Saint Raymond Lulle l'Intifada) : " Peut-on, comment introduire la logique euclidienne dans le langage courant ? » La proposition d'Aristote, probablement piquée aux Vrais Grecs, comme toujours, fut plutôt un blocage qu'une avancée. Il suffisait pourtant de retourner à la manière de penser des Grecs, l'analogie, totalement plaquée sur cette méthode naturelle qu'est l'évolutionnisme. Elle permet aux dits Grecs une percée encore mal expliquée parce que qualifiée de "miracle". Il en résulta le premier choc entre religion et philosophie, réflexion à régler par solution-dissolution, en remarquant que la religion n'est que la première et la plus pauvre des explications du cosmos, (ce que prétend faire toute philosophie) et que la seule chose du choc provient de l'utilisation de l'écriture pour passer de l'esclavage "hard" et ruineux, à l'esclavage "soft" est très économe en "bestiaux".

3/  Le papier apporta un changement bien plus considérable que l'écriture dans notre manière d'utiliser notre cerveau. La plus remarquable utilisation fut la "monnaie du pape", qui amena l'explosion entre le Nord et le Sud de l'Europe. Ce fut une grande période de cruauté, bien explicable. Si nous attribuerons les pires massacres au soudard et au curé, il faut remarquer qu'ils ne rencontrent pas les mêmes conditions. Le militaire vaincu obtient une trêve lui permettant de recommencer 20 ans plus tard. Sedan est effacé par Versailles, qui est effacé par juin 40. Mais le prêcheur ne perd pas une bataille, il est éliminé définitivement, et il le sait. Une conséquence méconnue de l'apparition du papier fut la disparition, à l'Ouest de l'Europe), du "Peuple du Livre", en réalité les « juifs du pape chasseurs des vrais juifs». La comptabilité en partie double ne rendait plus leurs services nécessaires. Ils survécurent sous deux formes, extrêmes et par la suite ennemies mortelles, le banquier à l'ouest, (Fugger, Rothchild...), et, à l'est, le "rabbin", en réalité un D. R. H., éleveurs et administrateurs de "bestiaux". Lorsque ces derniers excèdent les possibilités d'une région, le gros problème est de les placer ailleurs. Il y a donc des règles internes qu'il vaut mieux respecter sinon, on déclenche une guerre, dans les conditions impitoyables décrites ci-dessus.

4/  Donc facile de prévoir le potentiel de l'ordinateur et ce fut fait bien avant l'invention du "chip". Dès les années 30, Turing posa lança la recherche : " A quelles conditions pourront de reconnaître que l'ordinateur pense?" Je n'ai jamais vu l'intérêt pratique qu'apporterait cette solution est probablement que le silicium nécessiterait quelques milliards d'années pour y arriver. Mais toute recherche, pour farfelue qu'elles paraisse, peut-être extrêmement fructueuse dès qu'elle est reformulée. Une autre piste était de placer l'ordinateur dans la pagode en formation par l'écriture et le papier. Il était donc facile de prévoir que l'ordinateur serait confisqué par le pouvoir en place : les banquiers l'ont rapidement adopté comme machines à compter les sous et les militaires comme machines à guider leurs fusées.
            Dans la première étape, l'écriture finit par provoquer le miracle grec. Dans la seconde, le papier produit le modèle le plus équilibré de l'homme, Léonard de Vinci. Il nous faut donc déduire quel type d'homme devrait susciter l'ordinateur, capable de penser notre époque. La confiscation de l'ordinateur par le pouvoir a provoqué un tel raffinement dans la domination des bestiaux que la lutte pourrait être plus dure que jamais

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  5/ Donc, nous entrevoyons cette synthèse finale, globale, totale, dont rêvent les scientifiques venus à la philosophie. Le puzzle de Locke, repris par les meilleurs esprits, donna la chaîne Newton:

  Locke-Berkeley-Hume-Kant-Comte-Schopenhauer-Poincaré-Wittgenstein-Popper 

(remarquée par Schopenhauer, qui s'y fourra). Elle  échoua sur un écueil, le "puzzle de Saussure et Wittgenstein":

"Le langage permet la pensée qu'il permet... (comme le rail guide le train).

        Cet avertissement ne changea rien et Lacan martela:  "un philosophe, ça parle!"
        Et un siècle de perdu pour la pensée. Cette chaîne est impensable pour un "philosophe" de sorbonique, obligé à défendre l'égalité des théosophistes. Il suffit de voir la chaîne du "spiritualisme" français: Pascal, Descartes, Malebranche, de Maîstre, Chateaubriand, de bonald, Cousin, Ozanam, Blondel, Guitton, Lavinasse et l'Autre, Derry Dada et le Grand Hospitalier, Gerres et le Grand Formateur...

        La piste "bicaméralisme" guide vers la chaîne Darwin et les créateurs de la psychologie :

  Kant-Schopenhauer-Maine de Biran-Darwin-Comte-Mill-Pierce-James-Jung,

tous avec ce "grain" qui entrouvre le dernier monde à explorer et la possibilité de résoudre le puzzle mentionné, par une meilleure description de "Comment fonctionne notre cerveau..."  Si différents l"une de l'autre, ces deux "lueurs de branly" se complète parfaitement: et nous pouvons dresser une matrice, laquelle, comme  toute vraie matrice de Mendéleiev, montre un manque, une abscence, la suite à trouver...

Noodigme
 Période
lieu
Leader
Philosophe
langage
Zéro 
théOS
MésoPotamie
NabuCousudOr?
Sarah Toutstra?
Shéolique
1er
géOS
Mer Egée
Zénon
Euclide, Pytagore
géométrie
2ème
cosmOS
Angleterre 
Newton
Locke, Kant
"calculus"
3ème
biOS
Angleterre
Darwin
Peirce, Pascal
statistique
4ème
atomOS
Europe
 Einstein
Popper
Imaginaires
5ème
psychOS
WORLD
YOU ?
?
?


  6/ Evidemment, j'ai un peu jonglé.
        C'est ma nature. Une lady psy a même inquiété un candidat embaucheur, en me qualifiant de "esprit à moitié logique, à moitié illogique..."
comme décrit par Bohr, La créativité marche sur deux pieds, la vision, et à ce moment,"une idée folle ne l'est pas suffisamment pour correspondre à la réalité". Ensuite vient le moment du jugement, et il faut battre la logique de l'ordinateur.
      
Donc, dans cette recherche du "philosophe-qui-doit-venir", je favorise les, (rares), économistes qui (1) savent l'importance des définitions exactes, (2) tentent de rapprocher ce que le "progrès" a séparé, produisant un immense "fayolisme" entre les "spécialistes, (vraiment Fayol n'a rien inventé!) et (3), qui situent correctement les micro-économistes:
"  Il existe une asymétrie inhérente entre science économique et économie d'entreprise. Les personnes qui peuplent les écoles de gestion sont des économistes puisqu'elles manipulent un savoir sur la production et la distribution de biens et sur la circulation d'actifs. Mais ce sont des économistes qui font partie de ces « acteurs économiques » qu'étudie la théorie économique. En d'autres termes, l'économiste étudie le gestionnaire (sa rationalité, ses décisions, etc.) mais le gestionnaire n'étudie pas, dans ses études des gestion, l'économiste. Il y a donc, au plan de la division du travail, des économistes de « premier degré » et des économistes de « second degré ». Les économistes de second degré étudient, entre autres choses, les actions des économistes de premier degré. Cette hiérarchie, en elle-même, ne dit rien sur la valeur relative des deux approches. Elle signale cependant qu'il peut exister une difficulté à attendre des économistes du premier degré qu'ils puissent adopter un point de vue similaire aux économistes du second degré. C'est pourtant très précisément cette tension que nous devons pouvoir résoudre si nous voulons, un jour, voir naître des « compétences économiques citoyennes», (page 104).

         Et je me sens fondre lorsque l'auteur accorde au "philosophe le droit de l'ouvrir", (sinon le droit de la fermer est très platonique...),

... ... L'économiste, à la fois fonctionnaire et ingénieur... fait un usage intensif de son intuition, de son intelligence et de son sens pratique, mais il ne réfléchit jamais vraiment... sur la signification de l'autonomie des individus, du bien commun, de la justice sociale, de la démocratie authentique, etc. Réfléchir sur ces questions est la tâche de notre troisième figure, celle du philosophe , (Christain ANSPERGER, "L'économie, c'est nous", Ed. érès 2006)

        Ayant continuellement rencontré dans les entreprises, ce besoin de by- et poly-valence,  on pourrait former les éconos à la vraie philosophie, (pour moi, elle est la médecine générale dont on n'oserait dispenser un "spécialiste". Donc j'aprécie Christian qui a lu Popper, (mais ce n'est qu'un Belge !) et qui l'utilise comme professeur de synthèse : " 

"Considérer le système économique...  "comme un système d'exploration constante des possibles et de révision constante des attentes et des croyances...  Je propose de poser un axiome issu de la pensée de Karl Popper « Tout, dans l'existence, est affaire de résolution de problèmes. », (page 33) J'offre mon slogan :"décision ?", qui synthétise "problem-solving", "créativité", (que je place dans le "WORLD TWO" de Popper...)

7/ Merci, pour son soutien, à Bottéro,
        retrouvé en étrange compagnie, intéressant comme toujours, pour nous expliquer "UN POLYTHÉISME SYSTÉMATISÉ : LA MÉSOPOTAMIE ANCIENNE".   Au départ était la "totalité" Rien n'était distinct, (pas de "fayoklisation", de 'tours d'ivoire").
          PAGE  68:   "... ces témoignages, la chose va de soi, ne sont pas de propos formellement religieux... en ces temps-là le surnaturel et la vie économique, sociale, administrative, juridique, politique et « intellectuelle » se compénétraient beaucoup plus qu'aujourd'hui, notre documentation à peu près entière, pour peu qu'on sache l'interroger et en dépit de ses inévitables et vastes lacunes dans le lieu et le temps, projette un éclat assez vif sur la religion, en elle-même et dans son développement.

          Voilà ce qui simplifie l'histoire. La religion au départ est une "philosophie", qui prétendra garder le leardership car elle a convaincu les dictateurs de ses possibilités de dresser les "bestiaux".  Elle engendre pratiquement toutes les connaissances, (et cela dure : voir l'extraordinaire percée scientifique de l'Eglise rénovée par Henri VIII Barbe-Bleue, l'équivalence du "miracle grec"). Mais les connaissances libérées, en cas de problèmes, (insolubles pour elles), vont s'arranger pour éviter le retour au bercail, en créant une foul-titude de "philosophies", celle du Droit, de l'aMorale, de la pêche au goujon, (Il manque la philosophie de la compta !), toutes supérieures à la vraie philosophie, puisque créées par des "spécialistes". Outreau est un exemple remarquable du "restons entre nous".
       J'apprécie son témoignage, qu'il y eut un "avant" et un "après" en religion. Si l'histoire commence avec l'écriture, il faut séparer la religion pré-historique, "naturelle", où même le "prêtre" est terrifié. Et la religion "historique", inventée par les "prêtres" dans le seul but de maintenir les "bestiaux" dans l'ignorance et la superstition, (deux caractériques du racisme  sur trois possibles selon Schopenhauer). Mais la "religion historique" continue de se développer, ce que n'a su voir Jaspers...
    page 169 : "Une remarque préliminaire, à défaut de laquelle on risque de n'y voir pas très clair en la matière, c'est que le complexe religieux dont nous nous occupons ici n'avait rien de commun avec ceux auxquels nous sommes confrontés dans notre propre monde : judaïsme, christianisme, islam, et, plus loin de nous, bouddhisme, pour ne mettre en avant que les plus notoires. Ceux-là, on peut les appeler « historiques », parce qu'ils ont été fondés, à un point nommé du temps historique, par un puissant esprit religieux (Moïse, Jésus, Mahomet et Çakyamuni), qui a su imposer autour de lui, diffuser et institutionnaliser ses propres convictions religieuses, et auquel, par ses écrits ou ceux de ses premiers disciples, on se réfère constamment, dans la suite, pour corriger la trajectoire du mouvement qu'il avait lancé.
        A la différence de ces religions, et comme la plupart des autres, que l'on peut qualifier de « préhistoriques » ou «primitives », celle de Mésopotamie ne faisait que traduire et adapter au domaine du Surnaturel les attitudes et habitudes de sentir, de penser et de vivre propres, non pas à un individu d'exception, mais à l'ensemble de ceux qui partageaient la civilisation locale. Voilà pourquoi, d'une part, ses origines, perdues dans les ténèbres de la Préhistoire, nous échappent tout autant que celles de la civilisation en question, avec laquelle elle se confondait, en somme, et dont elle exprimait seulement les réactions devant le Divin ; et, d'autre part, sa propre évolution n'a jamais été réellement conduite que par les aléas et les progrès de cette même civilisation. Peut-être plus qu'ailleurs, une telle définition commande, en Mésopotamie, non seulement la structure et la croissance de la religion, mais, plus spécifiquement, la mise en place et l'intelligibilité de son polythéisme.
       Qui peut se prétendre "histoirien de l'aReligion" sans voir cette coupure, totale. Dans ma tribu perdue, j'ai assisté à la reprise d'une religion naturelle, poétique par la catho-théosophie. Aujourd'hui, la pierre du fétiche est  le socle d'un moulage en plâtre.

A suivre

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...

Frappé par la précision de certaines biographies alors que la diphtérie est juste mentionnée
http://www.univ-nancy2.fr/poincare/documents/kronowww.html
_______________________________
http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=430274

    "...lorsqu'on demandait à Einstein la raison de son extraordinaire popularité - à son arrivée à New York, le nombre de journalistes l'attendant à la descente du bateau était digne d'une réception de chef d'Etat - il répondait invariablement: «Relativité. Vous comprenez, "c'est relatif, tout est relatif", ça frappe les esprits.» Et, de fait, Einstein, légende vivante, est devenu pour l'Histoire le scientifique paré de toutes les vertus, le génie incontesté et incontestable, savant aussi bien qu'humaniste, citoyen du monde, etc., grâce à ce mot, «relativité».
    Aujourd'hui, il faut se rendre à l'évidence: Einstein n'a pas inventé la théorie de la relativité (restreinte). Le premier découvreur de cette théorie fut un français: Henri Poincaré. La physique mondiale sait cela depuis que le Britannique Edmund Whittaker l'a dit, mais peu de scientifiques compétents ont voulu s'assurer de la véracité de ce fait. Personne n'osait s'interroger sur les mérites du génie absolu. La physique moderne avait sacralisé Einstein."
    Olivier Darrigol, Peter Galison et Jean Hladik, trois scientifiques aussi bien physiciens qu'historiens, comprenant l'allemand, le français et l'anglais, se sont penchés sur cette saga du début du XXe siècle et sur ses trois principaux personnages, le Néerlandais Hendrick Lorentz, le Français Henri Poincaré et l'Allemand Albert Einstein.  
    Ils sont formels: Poincaré, qui a prolongé et étendu les travaux de Lorentz en le citant honnêtement, est bien l'inventeur de la théorie de la relativité. Autre fait incontestable: dans son fameux article de 1905, Einstein ne cite ni Lorentz ni Poincaré - pas plus, d'ailleurs, qu'il ne rendra justice à l'Allemand David Hilbert dans son premier article de 1916 sur le débat autour de la relativité générale. Certes, l'exposé d'Einstein est plus clair, mais il est facile d'être plus clair lorsque la découverte est déjà faite. Certes, Poincaré a volontairement ignoré le travail d'Einstein et s'est contenté d'un échange un peu vif avec lui au congrès Solvay de 1911, mais beaucoup de scientifiques plagiés comprendront cette réaction. Bref, Einstein était indélicat.
        Il semble qu'Einstein fut le premier et seul cerveau à comprendre, (et prendre), Poincaré, comme Leibnitz qui comprit et prit Newton. Je préfèrre donc Arthur I. Miller, "Imaginery in Scientific Thought", MIT Press, 1986.
       Il est  utile d'admettre qu'il y a des niveaux parmi les génies. Pour convaincre les "bestiaux", même/surtout avec "diplomoculs". Comprendre MV2, garantit un bon niveau.  "Comprendre comment fonctionnait le cerveau d'Einstein", (ou de Newton, Poincaré...), est l'étage au-dessus. En France pas de danger de comprendre Wittgenstein, abandonné à des cerveaux aristoThomisés! Pourtant, si Einstein déclara que Langevin aurait découvert la "relativité" dans les années suivantes, si Wittgenstein n'était venu, il manquerait quelque chose à la philosophie; et nous ne le saurions pas.