![]() |
Dédié
à William James,
modèle de synthèse philosophie-psychologie, ( alors que
le problème, aujourd'hui, est de remettre la psycho à la
philo). En 1877, il publia l'esquisse de son
"pragmatism" dans la Revue, (française), de Philosophie, la
dédiant à Charles Renouvier à qui il attribuait la
guérison de sa névrose phobique, (en ce temps la France
produisait de vrais philosophes).
|
| 0/
Intro pour philosophie à
l'opposé des kioskosophies 0.1 Call to papers to falsify and fortify Kant 1/ Critiquer les Critiques des "3 Critiques" ? 1.2 les 10 pages léchées, (au début) 1.3 les 10 pages de la dernière chance! 1.4 Sondage statistique : 1.5 Twin-sophers, l'aveugle porte le cul-de-jatte? 1.6 Impression générale 2/ Recherche impératif catégorique, désespérément 2.1 Déconstruction du "synthétique a priori". 2.2 Contribution d'Olivier DEKENS, "Comprendre KANT" 2.3 "Piétisme" n'est pas "quiétisme", 3/ Solution-dissolution pour "synthétique a priori" 3.1 Kant, jongleur en analogie 3.2 Sérieuses raisons de Kant pour stopper 3.3 Kant expliqué par le Grillon de Pinocchio 3.3 Qui fait renaître le Sphinx de ses cendres ? 3.4 Recherche désespérément continuateur de Kant ![]() |
4/
Schopenhauer, continuateur de Kant 4.1 "Critique de la Philosophie Kantienne" 4.2 Pourquoi démolir si 'solution-dissolution' suffit? 4.3 Le seul philosophe autorisé à parler d'art 4.4 Limites de Schopenhauer ? 5/ Commentateur de Kant : Delbos, "De Kant aux postkantiens", (1916) 6/ Rawls utilisateur de Kant "Théorie de la justice", (1971), 6.1 Leçons sur histoire de la philosophie morale 6.2 Remarques sur la "Théorie de la justice", 7/ Le vrai "Kant aujourd'hui" ? Dennett ? "La Conscience Expliquée" 7.1 Maintenant, je me cache derrière Dennett. 7.2 "Je n' invente que ce j'ai déjà inventé" 8/ L'hautisme source de "génies" ? 8.1 Quid de "Kant aujourd'hui" ? 8.2 Retour sur le paradoxe de la philosophie 9/ Profs à l'Ecole de Guerre ignorant Foch... 9.1 En finir avec charia, charabia, charabinia ? ![]() |
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0/ Intro pour philosophie
à
l'opposé des kioskosophies 1/
Conditions pour critiquer
les
Critiqueursdes "Trois Critiques" "Pour choisir un
philo-conseilleur, il faut en savoir
autant que lui; dans ce cas, on peut s'en passer!"
Corollaire
et moralité: "Seul
Léonard peut expliquer
Vinci."
Le "philosophe" ressemble
à ces économistes de Sauvy, "costume anthracite, voix
creuse et regard condescendant, qui se mirent aux
dérivées pour donner un badigeon scientifique à
leurs oeuvres". L'important est que vous compreniez que vous avez
déjà construit votre philosophie, sur du réel, vos
expériences; philosophie qu'il suffit d'améliorer,
qu'elle vous permet déjà de juger un
"certifié-philo-histoirien'. Vraiment, la philosophie est "la
chose la plus répandue au monde". On va régler
ça, (par "solution-dissolution").
"L'Index",
permet
d'identifier qui a buriné le crâne du "philosophe".
Page 8, Lucky promet de traiter les interprétations de Kant "longuement
dans la deuxième partie..." On y saute : des inconnus, (Jacobi,
Maïmon...), des besogneux honnêtes, (Mendelssohn,
Alquié, Cassirer, Arendt...), des dangereux : Heidegger,
Fichte, Hegel; et le Cohen qui accusa Kant de plagier son
Momoï! Même Jonas vomi par baleine d'eau douce, avec
l'Hannah, missi-dominici yideo-cathos, proposé aujourd'hui comme
patron des "Feldgrau") Quel intérêt de ressusciter ces
demi-sels, dans un livre "expliquant la philo au grand public" ?
Mais il y a un millier de "philosophes" de leur taille !
Je pense à Newton disant
de Descartes, "You call that 'geom" ? Mais lisez-moi ça !
La "grille
d'interprétation" d'un philosophe est un passe-partout,
à la fois force et faiblesse, (le siècle dernier a
produit des carcans mentaux remarquables, chez
Heid'Higler, Lavinasse,
Derniers chapitres
inexplicables.
Remplissage parce que
l'éditeur exigeait 400 pages ? Nous retrouvons le petit
théâtre de la "Philo-Niche"
BricoBagnole :Hegel,
Maïmon, Jacobi, Fichte... Un sosie de Molette les a
importés, le Cousin premier philo-ministre, (il fit moins de
fric, mais tourne en rond à la Sorbonne et se croit grand
explorateur).
la(Hurie)Vinasse décroche le Wittgenstein,[7]avec option pour "Dalle
d'Important".[8] : 1.5 Twin-sophers , l'aveugle qui porte le cul-de-jatte?
Bizarre, le "Kant" à
Molette se trouve dans la
collection "Le Collège
de Philosophie" dirigée
par Alain Renaut, lequel a également
traduit/trahit l'inKANTournable
mais placé dans la collection Aubier son 14ème bouquin "Kant
aujourd'hui". Je suis attiré par le
titre
inquiété par le ratifia alambiqué au dos [10]Et
la date
de publication, 1996, (en 1994 Jules Vuillemin, dans "L'intuitionisme
kantien", (VRIN),
dès le premier paragraphe, mentionne "Kant
aujourd'hui". 1.6
Impression Générale 2/
Recherche "impératif
catégorique", désespérément... 2.1
Déconstruction du "synthétique a
priori". "Dans une grande découverte, la
méthode vaut plus
que la découverte..."
De fait, Newton a compris cette
règle lorsque Leibnitz tenta de lui piquer son "calculus". La
découverte, c'est point final. La
gravité,
inventée, était classée. La méthode, c'est
une ouverture. Avant Newton, les ouvriers utilisaient les outils des
bâtisseurs de pyramides. Immédiatement après,
apparaissent les machines à faire des machines. C'est la
spécialité de hautistes d'ouvrir un siècle de
recherches et surtout d'aborder les thèmes les plus divers [20] (c'est
pourquoi je varie les secteurs de mes "démos" et je suis surpris
d'avoir réussi même en médecine, (grâce
à "l'Affaire de la
Faisanderie") Chercher !
C'est
facile de trouver ce "scope" chez Kant ! 2.2
Contribution
d'Olivier DEKENS, 2.3
"Piétisme"
n'est pas "quiétisme", 3/ Solution-dissolution pour le
"synthétique a priori"
µµµ Poincaré
d'accord:
les
maths nécessitent un cerveau
créatif pour apparaître. Ensuite, elles sont
livrées à des "matheux
d'exploitation", ( des
"kuhniens"),
produisant de la solution sans client, qui me rappellent
un polytechnicien sûr de résoudre la "gestion
intégrée" avec ses dérivées. Son
diplômocul en fit un cloporte. La solution par dissolution,
était dans ma tête et la "méthode",
(comme toujours
plus intéressante que la trouvaille), peut faire beaucoup pour
clarifier les "sciences
humaines", l'aReligion inclue. 3.1 Kant, jongleur en 3.2 Kant avait de
sérieuses raisons de
bloquer/stopper, 3.3
Kant expliqué
par le Grillon de
Pinocchio
Entre parenthèses: que faire de la "métaphysique" ? une "logique" ? une "science" ? (Kant en donne quatre
définitions. A chaque utilisation il devrait dire sous quel
sens. Nous avons 18 "Louis" mais les historiens les
numérotent et le peuple les adjective: "le Pieux", "le
Soleil", "la Poire"). 3.3 Qui fait
renaître le Sphinx de ses
cendres ?
Ma petite Chinoise est convertie:
Kant
n'est pas un "philosophe", (genre Tacot-Bagnole), mais
un scientifique,[33], avec formation,
expérience et références en "problem-solving".
Comme ses confrères, (Newton, Darwin, Poincaré, Einstein,
Fourastié...), un jour de curiosité ou de panne, il se
demanda : "Comment fonctionne mon cerveau ?"
J'espère que
beaucoup d'entre vous se sont posé la question. Mais les chances
de solution des savants sont plus solides grâce à une
expérience réelle. Aide spontanée d'Althusser,
(ser@quoi? on va savoir enfin). A l'occasion de l'entrée de
Monod au Collège de France, ce "caïman", pour
écarter des penseurs remarquables, (Lwoff, Jacob, Laborit... que
je prêchais en entreprise), leur fabriqua une "philosophie des
savants". La "philosophie des
philosophes" étant
réservée à ses associés, (Foucault,
Barthes, Derry Dada,
Lavinasse,
et tout ses protégés, pétosophes-rédactionnistes
de l'aNormale Sup ou de la
Sorbonique...) Suffisait de retourner l'argument d'Althusser contre son
auteur.
Apparaît une chaîne
ininterrompue, de Zénon jusqu'à Wittgenstein, de savants
préoccupés par "Comment
fonctionne mon cerveau?"
Certains franchissent le Rubicon[33] et se retrouvent dans
le petit groupe qui
révolutionne régulièrement la philosophie, cas de
Comte, Peirce, James, Russell, Whitehead, Wittgenstein, et, de nos
jours, Isabelle Stengers, la modeste petite Belge... Les "filosofos de cuchara"
les adoptent et parlent du "Sphinx
qui renaît de ses cendres"!
Puisque les savants se convertissent en très bons philosophes,
parfois révolutionnaires, peut-être que la méthode
pour classer les savants vaut pour les philosophes ? A ce groupe, GEMINI
m'intègre des philosophes avec une formation scientifique
solide, Hume, Schopenhauer, Bachelard, Popper, (lequel décrit la
"méthode d'Einstein", que ce dernier avait
largement
décrite dans ses lettres de 1920-1925) et Locke qui
relança la vraie philosophie, (enterrée par PlatCon et
l'Aristoto),
en posant la question: "Comment
a fonctionné le
cerveau de Newton?". Voilà une piste pour
créer votre
collection de vrais philosophes.
Creusons encore cette
facilité de passer de "science dure"
à "science
molle". Nous devons trouver chez les uns des
caractéristiques reconnues aux autres. Comme les "savants",
les vrais philosophes laissent une "queue
de chantier", (j'ai le droit de parler "bâtiment",
ayant cassé une
grève de maçons en posant des parpaings). De fait,
tout comme Newton ou Pasteur, Kant,
Schopenhauer, Comte, James, ont laissé des "miscellanous"
utiles. Les recordmen sont Peirce et Wittgenstein.
Moins évident
pour des philosophes avec formation scientifique, Popper, Bachelard.
Quid de
Derry Dada
ou
Lavinasse
? A ces derniers, j'offre le terme de "science molle"
puisque nous avons une autre caractéristique entre nos
deux groupes : ils résident dans le "monde deux"
de Popper.
Une secousse pour la
légende que "les philosophes
apparaissent tard", (un paradoxe pour la Sorbonne capable de
fabriquer des pétosophes-rentiers à 22 ans).
Restons-en à la Règle: "On
ne devient pas philosophe,
on cesse de l'être et c'est bien différent!"
Molette et Tacot, chahutés par la méthode GEMINI,
représente une "philosophie" qui aurait dû
disparaître bien avant leur naissance, au temps où la
seule préoccupation de l'Université était de se
fabriquer des pièces de rechange. Résultat ? aujourd'hui
le problème de la "philosophie" n'est pas son
enseignement dans les collèges mais l'utilisation utile des "certifiés-philo-histoiriens"
sortant de la chaîne sorbonique. Comme pour les postiers, on
offre 100 places pour 3000 candidats, (garanti par Tacot-Bagnole, "Philosopher
à 18 ans"). Je ne les imagine pas en entreprises !
Mais continuons 3.4
"Recherche
désespérément
continuateur de Kant" Schéma
de Kant.
Traduisons en "poppérien": Qui réside dans le monde deux ? Pour moi, la philosophie, qui elle-même ne peut être que la créativité, (Wittgenstein disait "la philosophie est activité" mais la différence n'est pas grande...)
Schéma de Popper
Donc le "monde
trois",
(phénomène), est le "monde un", (noumène),
construit par le "monde deux",
(l'observateur, la
créativité).
Peu de différence entre le
schéma de Kant et celui de
Popper.
La recherche du "synthétique
a priori" et la "démarcation poppérienne" se
réduit à une présentention. Kant analyse et
conclut à une "démarcation",
cinglante pour les théosophies. Popper annonce sa conclusion
dans le titre. Puis il rejette des "nouveautés"
comme le freudisme pour non-scientifiques. Il refusa même Darwin
mais revint sur sa condamnation. Moi, as usual, je demande, "Pourquoi
s'arrêter en si
bon chemin ?" Hop vers une révolution, dans la
pédagogie,
(une réponse à "pourquoi si peu de
créatifs?"),
dans le management, (une réponse à "comment
prenons-nous
nos décisions"), dans la psychologie, ("quel souci devait
dominer
le 20ème siècle..." La Maison blanche y pensa in
extremis:
"La "House
Joint Resolution" N° 174 décida que la decade
1990-1999 serait "Decade
of Brain"! "Décade"
c'est de la famille
"décadence"?)
Je souris des schémas
Molette, (page 51/52), aussi pauvres que ceux de Descartes, (qui les
unit par intervention divine)
|

ceux
qui ont compris que Kant n'a pas de morale, (et même
pas de système selon Schopenhauer [34]):
ceux
qui comptent sur l'impératif catégorique comme
dorsale pour leur
catéchisme. Qui pense réussir
là où échouèrent le prétentieux
Descartes et la naïve Arendt, (accouplée à Saint
Jonas-la-Baleine)? Leur mission?|
"Avant ça marchait. Maintenant ça ne marche plus. Que faire pour que ça remarche ?" |
4/ Schopenhauer,
continuateur de Kant
Des philosophes que j'ai
analysés, (vivisectés?), deux dominent. A coté de
Kant-la puissance, Schopenhauer-la finesse. Dandysopher, à la
fois le plus facile et le plus difficile de tous les philosophes. Sa
clarté est due à son éducation française,
(deux ans au Havre et autant pour son père, à Bordeaux).
Avec Kant, qui l'a "réveillé",
(mais pas sorti), du
Platconisme, il fait un couple unique. L'un et l'autre donne une
grande place à l'intuition. Ils en arrive à la "raison
intuitive". Par
une intuition lumineuse, les
deux compères avaient flairé la "relativité", 80
ans avant Einstein, Kant pour la spatiale et Schopenhauer ajouta
finement la relativité temporelle. Je reste sur mon point de
vue, on ne pense pâs par images, on visualise. J'ai beaucoup
utilisé, par exemple pour voir le même schéma dasn
tous les documents. Ou pour montrer l'illogique des "évangiles".
Donc, Kant dans le port de Koenigsberg regarde deux navires qui
s'éloignent et il comprend la relativité.
Schopenhauer à Leipzig regarde le haut et la bas d'un immeuble
et prétend voir la même chose. C'est le cas extrême
de visualisation. Kant et la terre sont fixes, les deux bateaux
bougent. Schopenhauer et les deux points du bâtmients son fixes.
La "relativité" ne peut apparaître que s'il y a mouvement.
Où le situez-vous ?
Je suis surpris du
peu de place accordée à Schopenhauer par Tacot-Bagnole et par leur
professeur, qui atteint l'ignorance .
"Philo" est certainement un terme
international mais j'aimerais
savoir ce que veut dire en russe "nenko", probablement
"époustouflant".
Car je lis page 58 : « Schopenhauer fut un
enfant très pauvre qui ne
réussit à faire des études que grâce
à la disposition d'un homme de
bien. Il n'a pas évacuer l'orgueil du pauvre
entièrement..." Seul
Wittgenstein le dépassa pour la fortune. Depuis Philonenko, a bien
rectifié, en 472 pages.: «
Schopenhauer critique Kant", Belles-Lettres, 2005?
Cette fois, on
trouve un index, ce qui permet d'analyser
les influences : Bossuet en
tête, cité 40 fois, (que pouvais bien penser l'aigle
de Meaux sur Schopenhauer ? Puis :
Platon, 39 ; Descartes, 24; Heidegger, 15;
Aristote, 9 ; Locke, 8.
4.1 Passons
à la "Critique de la Philosophie Kantienne",[35]
par Schopenhauer, (1818,
traduite par Jean Lefranc).
"En
faisant le partage entre
l'apport décisif de la
critique kantienne... et la
tradition judéo-chrétienne, dont Kant n'a jamais pu se
détacher complètement, Schopenhauer se veut
en quelque
sorte plus kantien que Kant
et entreprend un examen rigoureux de
la
Critique de la Raison Pure relue dans la première
édition, c'est-à-dire dans l'audace première de sa
radicalité critique..."c'est
Kant qui a introduit le sérieux en philosophie et c'est moi qui
l'entretiens » (V. page
52) - mais «Kant
n'avait pas
mené sa pensée jusqu'au bout ; j'ai simplement
continué son Œuvre..."[36]
Et il
tenta de vendre sa théorie en la collant sur le kantisme,
identifiant sa "volonté" avec le noumène
kantien !
"Goethe
fut
très intéressé par
les pages de la Quadruple Racine consacrées à la critique
de la géométrie euclidienne et au souhait d'une
géométrie fondée
non pas sur les
démonstrations mais sur la connaissance intuitive et affranchie
de toute prétention de mathématisation, donc
d'un
aspect central pour les thèses méthodiques de la Théorie
des couleurs qui,
chez Goethe, venait d'une élaboration
de la thématique de Spinoza de la connaissance intuitive. Et il
l'invita le jeune Schopenhauer - qu'il avait défini entre-temps
comme « jeune homme remarquable et intéressant » -
de participer à ses études et à ses
expériences sur les phénomènes chromatiques."
(Sandro Barbera, "Une
philosophie du conflit",
p. 4).
Mais
Schoppy souffrait
d'un complexe le poussant à "faire
mieux que son interlocuteur". En
bizarreries, (type hautisme), il bat Kant. Je l'ai compris en lui
attribuant l'intuition du bicaméralisme, (j'ai
montré
la possibilité d'y arriver par la vraie philosophie).
A certain moment, c'est de la
récupération pro domo,
presque mesquine, "à
coté de la plaque". Il
se brouilla avec Goethe en écrivant son propre traité des
couleurs.
Donc Schopenhauer cultive un
coté "teigneux",
récupérant, (mais améliorant), tout ce qui
lui tombe
sous la main: « Kant,
chaque fois qu'il
parle de la chose en soi, se
représentait déjà vaguement et dans les
profondeurs les plus obscures de son esprit la volonté libre
... Chaque fois qu'il examine de plus
près la
chose en soi, elle apparaît toujours à travers son voile
sous forme de volonté ... dans la Critique de
la Raison pure, partout où cette mystérieuse chose en soi
apparaît en un jour moins obscur, on peut, deviner qu'elle est
l'élément moral en nous, la volonté. Mais
ce sont là choses dont Kant se soucie peu... L'action du corps
n'est que l'acte de volonté objectivé,
c'est-à-dire vu dans la représentation. On peut dire
encore : la volonté est la connaissance a priori du
corps; le corps est la connaissance a posteriori de la volonté ... (page 264).
Schopenhauer souligne
l'importance
d'un livre court mais contenant
toute la recherche religieuse de Kant: "Je prendrai pour guide... le Fondement de la
métaphysique des mœurs... il sera tout
à fait nécessaire au lecteur de prendre ce livre... et de
le relire d'abord avec attention, afin de l'avoir bien présent
à la mémoire dans son ensemble... (page 15).
A ce moment, Kant pouvait, (en
stoppant ses recherches religieuses),
éviter ce déséquilibre dans ses thèmes de
recherches. Il se peut que Kant ait senti le besoin intello-raciste
d'aider le peuple de la seule manière possible, lui laisser son
Zeuzio. Cela expliquerait cette curieuse distinction entre
théosophie savante et croyance sincère. Donc, je tiens
pour peu d'intérêt la présentation de Kant comme
théologien qui s'ignore.[37] (je
préfère l'histoire du coq!). Il faut comparer avec
la charité de Stuart
Mill et demander
4.2 Pourquoi
démolir si une solution-dissolution
suffit ?
"Tout le monde a
connu de ces
médecins qui, pour avoir une fois obtenu d'un certain
remède le plus heureux succès, l'ordonnent quasi dans
toutes les maladies: eh bien ! voilà Kant... Dès lors, il
faudra que la morale aussi soit composée de deux
éléments, l'un pur, c'est-à-dire connu a priori,
l'autre empirique", (page 26) "des concepts purs a
priori, des
concepts qui ne contiennent rien, voilà les points d'appui de
la morale. Des coquilles sans noyau", (page 27)
Mais Schopenhauer est bien moins
aimable envers les faux "kantiens".[38]
4.3 Le seul
philosophe autorisé à
parler d'art
Il est sûr
que
l'enthousiasme des artistes, à cette Belle Epoque où le
"pessimisme" était de rigueur, fut le piédestal
puis le
tombeau pour Schopenhauer. A quel étage placer les
"artistes"
dans ma tour Parnasse? Seul Vinci intéresse. Il est donc plus
que temps d'évacuer ces admirateurs et de découvrir le
vrai Schopenhauer, (ce que fait Sandro Barbera, "Une philosophie
du Conflit", PUF, 2004) .Le monde de l'art est un milieu
dans lequel il faut être accueilli et cela coûte des
années. Difficulté signalée par Cassirer, "Rousseau,
Kant, Goethe, deux essais" Belin, 1991, page 84: "La
troisième Critique me semble confondre le Bien, (la Morale) et
le Beau, (l'art), deux mondes bien différents, le second
étant difficile à pénétrer, ne donnant
beaucoup que si on lui donne beaucoup."
N'ayant jamais travaillé,
notre dandysopher aurait pu approfondir
cette discipline. A cette époque, les traités sur
l'art pullulent et Schopenhauer cite divers, "Home, Burke, Winckelmann,
Lessing, Herder, et d'autres..." Goethe présente
même une
théorie des couleurs. En Angleterre le grand nom sera Ruskin.
Lucky Molette connaît juste l'abbé du Bos et Bouhours. Je
possède "Art in Theory",
Blackwell, "Artists
on Art", (Murray, 1976). Ce dernier, de 1000 pages, prouve
qu'un critique d'art anglais en sait plus en philosophie[39]
qu'un
ministrosophe en philosophie anglo-autro-saxonne... (même
ignorant l'anglais, Molette n'a aucune excuse à ignorer Popper
et Wittgenstein, sauf s'il a traduit Kant par négue
interposé).
Schopenhauer ne voit que la
formation artistique pauvre de Kant.[40] Pourtant, la
théorie kantienne est
bien la seule utilisable pour interpréter l'art
philosophiquement. Schopenhauer l'admet, à sa manière :
" De même que, dans la Critique de
la raison pure, les formes du jugement devaient lui permettre de se
prononcer sur l'ensemble de notre connaissance intuitive; de
même, dans cette critique du jugement esthétique, il ne
part point du beau lui-même, du beau intuitif et immédiat,
mais du jugement formulé sur le beau, et qu'on appelle d'une
expression fort laide, jugement de goût. C'est là son
problème. Ce qui le frappe surtout, c'est qu'un tel jugement est
manifestement
l'expression d'un processus du sujet et qu'il a pourtant une
généralité telle, qu'il semble se rapporter
à une propriété de l'objet. Voilà ce qui
l'a frappé, et non pas le beau lui-même...", (Schopenhauer, "Critique de la
philosophie de Kant, page 664).
" A Kant était
réservé aussi ce mérite d'analyser
sérieusement et profondément l'excitation même,
à la suite de laquelle nous appelons beau l'objet qui l'a
produite,... Ses recherches sur ce point étaient donc
entièrement dirigées vers le côté subjectif.
C'était là évidemment la bonne voie... Pourtant le
mérite de Kant ne va guère plus loin que d'avoir
montré la route à suivre... il a ouvert la
carrière, mais pour le reste, il a manqué le but,
("Critique de
la Philosophie Kantienne",
page 182).
Il suffit mainteant de retrouver les
définitions de l'impressionise, de l'expressionisme, "entièrement
dirigées
vers le côté subjectif", pour admettre que le kantisme peut
expliquer l'art.
4.4
Limites de Schopenhauer ?
Schopenhauer commença par
se
buriner le cerveau au
platconisme. Donc sa "volonté"
habite le monde des "idées".
Comment pourrait-il la chercher en lui-même, dans son
cerveau
droit en priorité. La vraie conclusion qu'il tira de son œuvre,
ne fut pas "on me comprendra dans un
siècle" mais "pourquoi
tant parler si nous sommes menés par la "volonté", espérant que quelqu'un
le ferait !
Alors Nietzsche et Freud sautèrent dans le bateau,
confisquèrent l'héritage et nous firent perdre un
siècle.
Freud eut beaucoup de mal
à
admettre la priorité de
Schopenhauer: "Ce que Schopenhauer
dit de la manière dont
nous nous raidissons pour refuser d'admettre une réalité
pénible, est rigoureusement superposable à ma
théorie du refoulement. C'est au fait d'avoir si peu lu que je
devais une fois de plus l'originalité de ma doctrine »[41]
5/ Commentateur
de Kant : Delbos,
"De Kant aux postkantiens",
(1916) :
Le meilleur de Delbos
étant son affirmation
décidée que "la
philosophie est une méthode".
On apprend que "Delbos songea
à se tourner résolument
vers le spiritualisme français..." Aujourd'hui,
tournant général, que je nomme "athéo-chrestinisme".
Parmi les "philosophes", il y a toujours eu beaucoup
d'intello-racistes, persuadés que l'aReligion peut aider
à vivre les "bestiaux", (indigènes et
aborigènes con-fondus).
Nous trouvons également :

commentaire
de Kant par Schopenhauer, le vrai continuateur de
Kant,

commentaire
de Philonenko, (98 pages!), commentant
Delbos, (155 pages), commentant Schopenhauer commentant
Kant...

Blondel,
("le meilleur
élève de Delbos! important pour ma
généalogie, autant que
Riveslaygue-Philonenko dans
celles des Tacot-Bagnole), d'une classe autre que le
kioskosophe Conte PondVite, (comparer leurs études sur
Descartes, Spinoza, Malebranche...). Mais je suis d'accord : la
préface de Maurice Blondel est "philosophiquement
assez
pauvre et écrite dans un style emphatique".
J'ai retenu des confirmations :

Origine
du "synthétique a priori": "Kant a
été ébloui (toute sa vie) par la
fécondité du jugement mathématique, ce qui lui a
prouvé que la raison pouvait parler du réel dans une
perspective entièrement a priori. La métaphysique
consisterait à faire l'inventaire de toutes nos connaissances a
priori, et c'est à quoi la Critique de la raison pure, en tant
que traité de la méthode, s'est appliquée. (Page
12).

Schopenhauer
ne dit pas mieux: "Pour Kroner "Kant, un « scientifique »,
Fichte, un « prédicateur »
et
Schelling, un «amoureux des
Idées», Hegel
était un « théologien",
(page 10)

Origine
du "synthétique
a priori": "Kant
a
été ébloui (toute sa vie) par la
fécondité du jugement mathématique, ce qui
lui a
prouvé que la raison pouvait parler du réel dans une
perspective entièrement a priori. La
métaphysique
consisterait à faire l'inventaire de toutes nos connaissances a
priori, et c'est à quoi la Critique de la raison pure, en
tant
que traité de la méthode, s'est appliquée. (Page
12).

Définition
par Delbos de la Métaphysique kantienne:
"...un effort pour déterminer par
l'analyse les notions
élémentaires constitutives de nos propositions sur la
nature du réel' » V. Delbos souligne avec pertinence que
le « modèle » de la Métaphysique serait
à rechercher ; « dans cette philosophie naturelle qu'a
instituée Newton », (page 15) Logique puisque
Kant
posa/résolu le problème attribué à Laplace,
(qui confirma): "Comment les
planètes ne se tamponnent pas ?" Et Kant, comme date
d'apparition de la terre, demanda
trois
milliards d'années, (contre les 80 millions de Buffon. J'aime
bien la définition de la "Raison Pure" comme traité
de la physique newtonienne).

Les
Trois critiques forment-elles un bloc ? "Fichte
voulait opérer la fusion des trois grandes « Critiques
» de Kant en un tout ...,
(page 19) (Pourquoi t'as pas fait ?)

"La
Critique de la raison pure regardée comme une œuvre
mal faite. ... "Pour Fichte,
elle est remplie de digressions,
d'innombrables répétitions et serait, réduite de
moitié, bien plus claire'. Pour Schopenhauer, Kant était
un écrivain se perdant dans les répétitions
inutiles, particulièrement dans la Critique de la faculté
de juger où il avait montré un rare talent pour retourner
dans tous les sens une idée, jusqu'à en faire un livre,
alors que clairement exposée, elle n'eût
mérité que quelques pages", (page 23)

Sur
le Jacobi, indispensable pour expliquer Kant, selon Lucky
Molette: "... personnage de
premier plan dans les
matières de philosophie... Mais resté à
l'époque de Voltaire et sa manière de philosopher...
affectionnait la forme littéraire", (page 24)

Tenons-nous
un mystère ? Pourquoi Kant a passé
si longtemps sur les questions "religieuses". Il est
tombé dans la "disputatio sorbonica": "Tous les adversaires de Kant
attaquèrent, plus ou moins
clairement, Reinhold, S. Maimon, J.Fr. Flatt... Personne ou presque
personne ne savait du temps de Delbos qui était Flatt... Flatt
n'est pas davantage connu de nos jours... "

Note
sur Fichte, prédicateur avant d'être un
penseur spéculatif.. Dans "Sur
les intentions de la mort
de Jésus", il écrit avec vigueur que le Christ
n'enseignait que dans un certain « clair-obscur ", un
prédicateur savant, expliquant un pur savant comme Kant",
(page 38). (Hegel a écrit une "Vie
du joKriss" sur
conseil de Kant...)

Kant,
créateur de la systémique, avec des
caractéristiques autistes: "Tous les postkantiens et
même Schopenhauer doivent à Kant l'idée de
système. Schopenhauer dénoncera aussi cet amour du
rangement qui habitait l'esprit de Kant, qui déposait toutes ses
pensées comme s'il s'agissait d'une horloge, avec ses roues, ses
pivots, ses multiples rouages. ..

Dédié
aux Tacot-Bagnole: "La
Philosophie est une méthode": Delbos a consacré
ses conférences terminales à la méthode de
démonstration chez Fichte, Schelling et Hegel. On peut
se demander s'il est légitime de distinguer une philosophie et
sa méthode de démonstration. La philosophie
n'est-elle pas tout entière dans sa méthode?",
(page 74). CE QUE JE RAPPROCHE DE LA PAGE 88: "... la
révolution copernicienne ne concerne pas les objets
de notre connaissance, mais les concepts qui
les
fondent, c'est-à-dire nos
méthodes."
(Les informaticiens parlent d'"objects" avec "méthodes" et "données".

Philonenko
devrait mentionner le pire démolisseur des
"Hegel et Fichte-Moi-ça",
avant d'attribuer les
mérites de Schopenhauer à: "La fameuse Ecole de
Magdebourg qui signa contre l'aberrante Naturphilosophie de Hegel le
manifeste « Retour à Kant », c'est-à-dire
retour à Newton et aux mathématiques".
Curieuse introduction après l'introduction: V. Delbos
termine
avec Schopenhauer ... "Pendant la guerre de 1914-1918, nombre
de
soldats français avaient dans leur musette les
Méditations sur l'Evangile de Bossuet; le soldat allemand, lui,
possédait le Monde comme volonté et représentation
de Schopenhauer... (Il
semble que le Kaiser l'avait imposée,
sans plus, dans la bibliothèque de chaque régiment),
(page 101).

Beaucoup
plus à dire sur le burinage d'un cerveau par le
PlatConisme. Je lui attribue le blocage de Schopenhauer, alors
qu'il avait deviné le bicaméralisme: "Comme l'a
remarqué Delbos, l'influence platonicienne distinguant les
phénomènes, objets sans consistance ontologique de la
doxa, et les Idées, a eu beaucoup de poids chez Schopenhauer qui
n'hésite pas à le confondre avec Kant en ce que Lask
appelait - la théorie des deux mondes ». Il se serait tout
d'abord appliqué à la lecture intensive de Kant et de
Platon. Mais, en bien d'autres documents, Schopenhauer expliqua comment
son système s'était formé d'un coup dans son
cerveau tel un cristal. C'est pourquoi on ne peut suivre Delbos
suggérant une évolution. Il y a plutôt une
intuition centrale, qui a connu plusieurs rédactions, si l'on
ose s'exprimer ainsi... Schopenhauer n'a jamais évolué
quant au fond. Mais là où Delbos a été
très avisé, c'est en soulignant que, lisant Platon,
Schopenhauer cherchait une métaphysique qui pût se
concilier avec une éthique et il crut trouver la connexion dans
l'œuvre de Kant", (page
103).

Pour
moi, DIVIN PLATON est le
CREATEUR DES DARK AGES:
"Selon Paul Deussen, " Schopenhauer est à Kant ce que
Platon
est à Socrate; les autres continuateurs de Kant sont
comparables, tout au plus, aux Socratiques imparfaits. « L'effet
que produisent les écrits de Kant sur un esprit qui s'en
pénètre véritablement est tout à fait
semblable à l'opération de la cataracte..." La
philosophie de Kant est la seule nécessaire pour entendre celle
de Schopenhauer. Cependant si le lecteur avait fréquenté
dans l'école du divin Platon, il serait encore mieux
préparé à le comprendre. Avec l'initiation
à la vieille sagesse indoue, il serait tout à fait en
état de trouver dans la philosophie de Schopenhauer, non une
ennemie, non pas même une étrangère, mais la plus
proche parente de son esprit », (page 254).

Confirmation
du démolissage de Schopenhauer par le
PlatCon: "Il semble que Schopenhauer ait
trouvé dans ce
Platonisme une doctrine plus directement et plus complètement
assimilable à sa nature que le Kantisme.... Mais dans des notes
de 1814 - l'identification s'opère dans l'esprit de Schopenhauer
entre l'Idée de Platon et la Chose en soi de Kant. « La
doctrine de Platon, selon laquelle ce ne sont pas les choses qui
tombent sous les sens, mais les Idées, les formes
éternelles, qui sont réelles, est simplement une autre
expression de la doctrine de Kant...", (page 257).

Un
vrai philosophe n'en reste pas à une remarque
remarquable ! "Le monde est ma
représentation... l'autre
face de la vérité, moins évidente, mais tout aussi
sûre, est : le monde est volonté et c'est le monde comme
Chose en soi; mais la volonté dont il fait la chose en soi, loin
d'être morale, est même irrationnelle", (page 263)

En
identifiant sa "volonté" et le "noumène"
de Kant, Schopenhauer s'est fourré dans un
cul-de-sac: "...c'est
par une autre voie que Schopenhauer détermine comme volonté la réalité en soi du
monde... la
connaissance, par laquelle est rendue possible la représentation
du monde entier, a pour condition nécessaire l'existence d'un
corps qui est donné de deux façons : d'un
côté, une représentation, un objet comme les
autres; et, d'un autre, manifestation d'un principe interne, qui est la
volonté...
l'acte de volonté et l'action du corps ne sont
pas deux phénomènes objectifs différents .
L'action du corps n'est que l'acte de volonté objectivé,
c'est-à-dire vu dans la représentation. On peut dire
encore : la volonté est la connaissance a priori du corps;
le
corps est la connaissance a posteriori de la volonté...
Qu'entendre par volonté ? - La volonté de vivre, avec
toutes les spécifications qu'elle comporte", (page 264).
6/ Rawls
utilisateur
de Kant
"Théorie
de la
justice", (1971), par John Rawls, "kantien", professeur
à
Harvard
En attente du chapitre, "Pourquoi cette
ruée
générale sur la philosophie de l'aMorale", je
choisis ce
"livre considéré
comme le texte contemporain le plus
important de la philosophie morale et politique, le plus
commenté: "un livre de portée universelle... un livre de
philosophe, engagé..."[42]
Ouf ! Moi, je vois un
"BigBook"
(kif les deux "Production Handbooks", que je véhiculais dans les
entreprises), à sa place dans la tradition "spiritualiste"
française. Je remarque qu'Alain, (presque l'égal de
Voltaire comme "philo-vulgarisateur"), a traité ce sujet
simplement, clairement.[43]"Éléments
de philosophie" , page
311-322).

Test acide pour grand
prof: "Que
peut-il apporter au
problème des banlieues?"
A-t-il prédit cette
explosion? (il nous laisse ce travail!). Bonne note pour :

Excellent index
matières-auteurs, permettant un fast-reading:

Peu
d'appel à des
confrères: Kant, Aristote, Mill, Bentham, Sidgwick. Rousseau ?
peu. Arendt, Popper ? rien !

Thèmes
profondément traités : justice,
utilitarisme, égalité, éducation, ...

presque
rien sur l'esclavage
alors que l'on peut raconter toute l'histoire de l'humanité peut
se ramener à une perfectionnement de l'esclavage !

Rien
du tout sur des
thèmes centraux comme "bicaméralisme" ou "religion"...
6.1
"Leçons sur
l'histoire de la philosophie morale",
(détour par
son cours universitaire,
175 pages pour Kant).
Je me demande comment en sortent
les étudiants et ce qu'ils font de ce burinage! En
résumé: Rawls, comme Schopenhauer, centre son
étude sur les Fondements:"... le
préliminaire d'une critique de la raison pure pratique que Kant
affirme espérer pouvoir rédiger ultérieurement ...
un échantillon à une échelle réduite...
l'unique objectif en est « la recherche et l'établissement
du principe suprême de la moralité... une tâche
complète à détacher de toute autre recherche
morale ».. Je retiens : il cherche une solution dans "les
principes sous-jacents qui sont implicites dans les jugements du sens
commun sur la valeur morale.
Régulièrement,
Rawls renonce à expliquer, ("d'autres conceptions morales
que celle de Kant peuvent également fournir cet
arrière-plan". Parfois on se demande si l'effort de
comprendre vaut la chandelle , ("la raison pure [pratique], si elle
existe, n'a pas besoin de critique car elle contient en elle-même
la règle pour la critique de tout son usage) De toute
façon, la vraie question est "que pouvons-nous en faire ?",
("Si... Et si... alors nous aurons atteint les objectifs de la critique
de la raison.".
Kant semble s'excuse devant
ceux qui croient ? il ne prend pas des précautions contre la
colère du nouveau roi ? "Kant
ne défend pas
l'idée que les croyances de la foi raisonnable sont vraies en
vertu d'un critère de vérité empirique et
scientifique; il ne fournit pas des preuves destinées à
soutenir une argumentation théorique convaincante... il nous
présente des considérations permettant d'affirmer ces
croyances sans contrevenir aux légitimes prétentions de
la raison théorique... Notre affirmation de ces croyances trouve
sa source dans notre sensibilité morale et dans notre
dévouement à la loi morale, et répond aux besoins
de notre raison pratique. La doctrine de Kant est une défense de
la foi raisonnable et, plus généralement, de ce qu'il
considère comme les intérêts fondamentaux de
l'humanité.
6.2
Remarques sur
la "Théorie de
la justice",
Apparemment, Rawls mentionne Kant
comme un "must-know", comme les "philosophes" français parlent de
Popper ou de Wittgenstein.
Beaucoup
de
phrases étonnent et détonnent. Par ignorance totale de la
possible programmation du cerveau droit au moment de l'erreur ?

Régulièrement
l'auteur tourne en rond avec Kant qui
tourne "around
the bush":
"...Tout d'abord, Kant commence par l'idée que....
Car dès que nous nous représentons ...il est clair que
ces principes doivent non seulement être acceptables pour tous,
mais ils doivent aussi être publics. Finalement, Kant suppose
que ... Je n'ai pas l'intention de défendre ici ... D'autres
sûrement le liront différemment. Peut-être vaut-il
mieux comprendre les remarques qui suivent comme.... Kant soutient,
il me semble, qu'une personne.... Les principes d'après lesquels
elle agit ne sont pas adoptés en raison de .... (page
288)... "Bien entendu,
l'argumentation en faveur de,... par exemple
que... Mais je pense que ..., du moins quand on considère... En
admettant, alors, que ..., nous pouvons dire ... En effet,... Bien
entendu, ...Mais quand ...Une raison d'agir ainsi,... (page 289)...
"Bien entendu, je me suis
écarté, à bien des
égards, de la doctrine de Kant. Je ne peux pas
traiter ici
ces questions, mais je voudrais noter deux points. J'ai admis que le
choix fait par la personne en tant que moi nouménal est un choix
collectif. ... Kant a,
peut-être, voulu
dire que sa
doctrine s'appliquait à tous les êtres rationnels en tant
que tels et que, par conséquent, la situation sociale des hommes
dans le monde ne devait avoir aucun rôle dans la
détermination des premiers principes de la justice. Dans ce cas,
ceci serait une autre différence entre la théorie de la
justice comme équité et la théorie de Kant...
(Page 293).

Définition de "l'impératif
catégorique"
: " Par impératif
catégorique, Kant entend un principe
de conduite qui s'applique à une personne en vertu de sa nature,
comme à un être rationnel, libre et égal aux
autres.... Agir d'après les principes de la justice, c'est agir
d'après des impératifs catégoriques, en ce sens
qu'ils s'appliquent à nous quels que soient nos objectifs
particuliers... (Pages 289-290)

Comme
le 20ème siècle devait être le
siècle de la psychologie, je sonde le rôle qui lui est
attribué... J'aime les "trois lois psychologiques" du genre "IF...
THEN" (page 530):
Première loi : à
condition que les
institutions familiales soient justes et que les parents aiment
l'enfant,..., alors l'enfant apprend à les aimer en retour.
Deuxième loi : à condition qu'une personne ait
développé sa capacité de sympathie par
l'acquisition de liens affectifs, ... alors cette personne
développe des relations d'amitié et de confiance...
Troisième loi : à condition qu'une personne ait
développé sa capacité de sympathie... alors cette
personne acquiert le sens de la justice...

Paragraphes
à mettre à jour suite à
possibilité de programmation du cerveau droit : "Imaginons
ainsi que quelqu'un ressente les injonctions de son sens moral comme
des inhibitions inexplicables... On peut lui indiquer les
caractéristiques essentielles du développement du sens de
la justice... En outre, son éducation morale elle-même a
été commandée par les principes du juste et de la
justice... Comme nous l'avons vu, la conception morale adoptée
est indépendante des contingences naturelles et du contexte
social accidentel; c'est pourquoi les processus psychologiques par
lesquels il a acquis son sens moral sont conformes aux principes que
lui-même aurait choisis dans des conditions reconnues comme
justes et non déformées par la chance ou le hasard,
(page 559).
.... Le sens de la justice
des personnes n'est pas un mécanisme psychologique coercitif que
le pouvoir aurait produit en elles de façon à garantir
leur obéissance inébranlable à des règles
servant son propre intérêt. Le processus de
l'éducation n'est pas non plus simplement une série
causale ayant pour objectif de produire comme résultat les
sentiments moraux appropriés. Dans la mesure du possible, chaque
étape laisse prévoir dans son enseignement et ses
explications la conception du juste et de la justice qu'elle vise et,
grâce à celle-ci, nous comprendrons plus tard que les
critères moraux qui nous sont présentés sont
justifiés. (page
559).

L'interprétation
kantienne, par Rawls, n'est pas une
interprétation de la doctrine réelle de Kant, mais "plutôt
de la théorie de la justice comme équité. La
conception de Kant est caractérisée par certains
dualismes profonds, en particulier entre la nécessité et
la contingence, la forme et le contenu, la raison et le désir,
les noumènes et les phénomènes. Abandonner ces
dualismes, comme il les comprend, est, pour beaucoup, abandonner ce qui
est remarquable dans sa théorie. Je ne suis pas de cet avis. Sa
conception morale a une structure caractéristique qu'on peut
mieux discerner quand ces dualismes ne sont pas pris au sens qu'il leur
donne mais sont remaniés, et que leur portée morale est
reformulée dans le cadre d'une théorie empirique. Ce que
j'ai appelé l'interprétation kantienne montre comment
ceci peut être réalisé."

Rawls
embauche Kant plus qu'il ne le continue: "En
suivant l'interprétation kantienne de la théorie de la
justice comme équité, nous pouvons dire que des personnes
qui agissent selon ces principes agissent de manière autonome :
elles agissent selon des principes qu'elles reconnaîtraient dans
des conditions exprimant au mieux leur nature d'être rationnels,
libres et égaux.......
nous finissons par
défendre une conception du juste pour des motifs raisonnables
que nous pouvons expliquer par nous-mêmes, de manière
indépendante", (page 560).

Il
est facile de s'accorder sur des évidences: "... Nous pouvons dire, en
premier
lieu, que, dans une société
bien ordonnée, être une bonne personne (et avoir en
particulier un sens efficace de la justice) est effectivement un bien
pour cette personne et, en second lieu, que cette forme de
société est une bonne société",
(page
618).

Vraiment,
les philosophes sont intéressants lorsqu'ils
démolissent leurs confrères,
"Les philosophes essaient de justifier
les doctrines de
l'éthiques deux façons :
1/ Manière "cartésienne" : "trouver des principes
évidents, dériver un ensemble de critères et de
préceptes rendant compte de nos jugements. Les principes
premiers sont considérés vrais; et la déduction
transfère cette conviction des prémisses vers la
conclusion.
2/ introduire des définitions de concepts
moraux en termes de
concepts présupposés non moraux, (de type ou
apparence scientifique), puis que les seconds mis en couple avec les
jugements moraux soutenus sont vrais... (ainsi), la justification des
convictions morales ne pose pas de difficultés.
(Rawls n'a adopté) "aucune de
ces deux procédures...
Une théorie claire de la signification est donc
nécessaire au succès de la justification, mais elle
semble faire défaut. Et, en tout cas, les définitions
deviennent la partie principale de la doctrine éthique, et on
doit donc à leur tour les justifier... C'est pourquoi il vaut
mieux, je crois, envisager une théorie morale comme une
théorie comme les autres,...
(page 619)

L'auteur
attend la page 621 pour définir "justification"
!
"... une argumentation qui
s'adresse à ceux qui ne sont pas d'accord
avec nous, ou à... une réconciliation par la raison,
(possible par tout ce que) les partenaires dans la discussion ont en
commun. Idéalement, justifier une conception de la justice aux
yeux de quelqu'un, c'est lui donner une preuve de ses principes
basée sur des prémisses que nous acceptons tous deux, ..."
" ... une
simple
preuve n'est pas une
justification. Une preuve montre des relations logiques entre des
propositions. Elle devient une justification une fois les points de
départ mutuellement acceptés, ... nous persuadent du
bien-fondé des prémisses... L'argumentation en faveur des
principes de la justice serait renforcée si l'on montrait qu'ils
resteraient le meilleur choix sur une liste complète et
évaluée systématiquement. Je ne sais pas
jusqu'où cela peut être fait. Mais je doute que les
principes de la justice (tels que je les ai définis) soient la
conception qui serait préférée si la liste venait
à s'approcher d'une liste raisonnablement complète.
Même si l'argumentation que j'ai présentée est bien
fondée, elle montrera seulement qu'une théorie
définitivement adéquate (si elle existe) ressemblera
plutôt à la doctrine du contrat qu'à toute autre
des doctrines que nous avons examinées. Et même cette
conclusion n'est pas prouvée au sens strict. (page
622).

Recette de Rawls "une liste des théories
représentatives de la tradition de la philosophie morale, c'est-à-dire du
consensus historique sur ce que
semblent être les conceptions morales les plus raisonnables et
applicables. Avec le temps, de nouvelles possibilités seront
élaborées, fournissant ainsi une base plus convaincante
pour la justification puisque la conception se révélant
supérieure sera soumise à un examen plus
sévère. Mais nous ne pouvons qu'anticiper tout ceci. Pour
le moment, il convient de reformuler la doctrine du contrat et de la
comparer avec quelques possibilités bien connues. Cette
procédure n'est pas arbitraire; c'est la seule manière de
progresser."

"... nous devrions insister sur le fait
qu'un des buts de
la philosophie morale est de
chercher des bases
d'accord possible là où aucune ne semble exister. Elle
doit essayer d'élargir la gamme des consensus existants et
présenter à notre réflexion davantage de
conceptions morales judicieuses. Les bases de la justification ne sont
pas évidentes : elles demandent à être
découvertes et correctement exprimées, parfois
grâce à une intuition heureuse, parfois en analysant les
exigences théoriques. C'est en pensant à cet objectif que
j'ai rassemblé les diverses conditions sur le choix des
principes dans la notion de position originelle. (page 623)

Un
art de vivre ? "... sans les principes de la justice
et du juste, les objectifs de l'altruisme et les exigences du respect
restent tous deux indéfinis; ils présupposent ces
principes déjà dérivés
indépendamment... Entre autres choses, le respect pour les
personnes s'exprime en les traitant d'une façon dont elles
peuvent comprendre qu'elle est justifiée. Mais, plus que cela,
le respect est manifeste dans le contenu des principes auxquels nous
faisons appel. Ainsi, respecter les personnes, c'est reconnaître
qu'elles possèdent une inviolabilité fondée sur la
justice que même au nom du bien-être de la
société considérée dans son ensemble on ne
peut pas outrepasser..."
(page 627)

"Ces remarques nous ramènent
à la conviction du
sens commun que nous avions
notée au début,
à savoir
que la justice est la vertu
première des institutions sociales. J'ai essayé
d'établir une théorie qui nous permette de comprendre et
d'apprécier ces sentiments concernant la primauté de la
justice... Et même si elle n'est pas, bien entendu, une
théorie entièrement satisfaisante, elle constitue, je
crois, une solution de remplacement pour l'utilitarisme qui a
joué pendant si longtemps un rôle prédominant dans
notre philosophie morale. J'ai essayé de présenter la
théorie de la justice comme une doctrine systématique,
mais viable, de façon à ce que l'idée de maximiser
le bien ne l'emporte pas par manque de concurrence... Nous devons
essayer de construire un autre type de doctrine mais qui ait les
mêmes vertus de clarté et qui soit aussi
systématique tout en procurant une interprétation plus
perspicace de notre sensibilité morale",
(page 627)

Conclusion
des plus inattendues: la perspective de
l'éternité !
"Voir notre place dans la
société de ce
point de vue, c'est donc la voir sub specie aeternitatis... La
perspective de l'éternité n'est pas la perspective que
l'on a d'une certaine place au-delà du monde, ni le point de vue
d'un être transcendant; c'est plutôt une forme de
pensée et de sensibilité que les êtres rationnels
peuvent adopter de l'intérieur du monde lui-même... La
pureté du cœur, si l'on pouvait l'atteindre, ce serait de voir
avec clarté et d'agir avec grâce et maîtrise de soi
dans la perspective ouverte par la théorie de la justice",
(page 628).
7/
Le vrai "Kant
aujourd'hui" ? Dennett maybe
pour "La
Conscience Expliquée"
Il y a trente ans, je promenais
dans les entreprises le "Monde des Possibles"
de Jacob,
expliquant qu'il contenait plus de l'esprit de gestion que tous les
handbooks de management. Je recommence avec "La Conscience
Expliquée" de Dennett, que je retrouve chez les "Brights", (qui
rampent au niveau intellectuel des fondateurs). Autre
point
commun: dans un forum connu,(<ShadowSyndromeKids@yahoogroups.com>),
une mère me dit que Dennett était le parrain de son
enfant autiste. Je le remercie surtout pour soutien dans une
déduction que je ne pouvais prouver. Les grands changements en
philosophie proviennent, (et il ne me contredira pas), de grands
changements en sciences. Et ces derniers sont signalés par un
changement de langage, qui assure une nouvelle philosophie, avec
changement des définitions de base, le temps, l'espace, le
mouvement, la force... Ce qui est facile à démontrer pour
Newton, Einstein... Quid de Darwin ? Dennett avait la réponse.[44]
Je
choisis un autre philo-scientifique comme réincarnation de
l'esprit de Kant, Dawkins,
(également parrain des Brights), dont
le "selfish gene"
m'enthousiasma parce qu'il résolvait-dissolvait
la freudouille. Si nous sommes à la fois gène, (qui veut
se reproduire), et porteur, (qui doit mourir), il est normal de passer
de la frénésie du sexe à l'angoisse de la mort. On
peut en finir avec Freud, "savant-cul-cul-poussette": le traiter comme
repreneur des "satammus", les fermiers
généraux de
NabuCousud'Or.[45]Freudy
devient un besogneux, copiant tous ceux qui lui tombent sous la main,
aussi bien Breuer, Charcot, Bernstein que Schopenhauer.
7.1
Maintenant, je me cache derrière
Dennett.

L'orientation de départ est capitale ,"« La
conscience humaine, écrit Dennett, est peut-être
le dernier mystère qui reste", (page 42)...[46]
.
Moi,
je disais: "le dernier
continent à explorer", nécessitant des morts comme
toujours mais différents, des savants finissant enfermés,
(comme Comte; moi je ne fus que "isolé"). Les pionniers
montrent que "avoir un grain"
est un gros avantage.[47](Je
leur ai fabriqué un "label", hautisme, soulignant que le "génie"
n'est
peut-être
qu'une utilisation efficace d'un excès d'anxiété).
Schopenhauer, ("qui en tenait un grain"), devient le seul
maillon possible entre nous et Kant, ("qui
en tenait un grain").
Le dandysopher aurait pu faire mieux au lieu de trouver " la notion
de conscience si profondément mystérieuse qu'il l'appela
«le nœud du monde", un problème qu'aucun esprit
humain ne pourra jamais résoudre", (Page 41).

Pour
Dennett la philosophie ne peut se trouver que dans
l'entourage des savants [48] avec une piste pour
améliorer la "philosophie"
: "Le seul moyen; (pour
Quine), de révéler les
imperfections de notre science est de développer une science
meilleure", (Dennett,
page 27).

Gouverner
c'est prévoir. "Pour
Dennett, la théorie darwinienne de l'évolution par
sélection naturelle est la clé qui permet de comprendre
notre étonnante capacité à prévoir le
comportement des autres animaux. Au cours de l'histoire naturelle, ceux
qui échouent à anticiper convenablement le comportement
futur des individus pertinents meurent rapidement." (Page
48). Donc,
Conseils pour "chef coutumier",
déduits de l'Evolution : "Il importe à chacun d'avoir un moyen efficace qui
lui permette de déterminer le comportement de ses partenaires
sociaux, de ses proies, de ses prédateurs potentiels, etc.
(page 97).[49]

Critique
de Descartes, à transformer en une facile "solution-dissolution",
en révélant ses "donneurs d'ordre".[50]

Magique
! Le cerveau comme bloc-notes : "... chaque
sous-processus neuronal pense par lui-même, (une idée
plutôt contre-intuitive...) et ne pense qu'à un nombre
plutôt limité d'objets, ne pouvant accomplir qu'un seul et
unique type d'action... (page 138). Exactement la
théorie de
"l'object", possédant sa
méthode et ses
données. Approbation de Turing.[51]
auteurs du "Cerveau
Réconcilié", (Masson 1998). auraient dû lire "Le
Cerveau Expliqué".[52]

Et nous arrivons au
phénomène le plus
fascinant de
la psychologie: "Dans "La Conscience
Expliquée", Dennett
décrit comment le modèle
des versions multiples permet de résoudre des énigmes
aussi fascinantes que le phénomène de la couleur phi, le
lapin cutané ou le « rapport en différé
» des expériences sensorielles de Libet... ces
phénomènes ont tous en commun un caractère
surprenant. À chaque fois, comme nous allons le voir, l'esprit
semble détecter un stimulus avant même que le cerveau
n'ait pu avoir le temps de le traiter..." (Page 143).
La
lettre qui arrive avant d'être postée, c'est
impossible, (voyez Popper pour "the
arrow of time"). Mais le
mécanisme Libet, soft-analogie de la ligne retard du SECAM?
J'aime. "La Nature favorise les êtres
capables de
décider en une demi-seconde", à une condition:
"avoir
une solution, la meilleure", (comme durant la
guerre, qui
avait le meilleur moteur canardait le "baudet"). Comment
expliquer ce mystère ?
Un informaticien [53]
me suivra mieux. Le "multitasking" fut la
manière d'améliorer l'utilisation de l'ordinateur,
faisant croire, (avant l'apparition des "multi-cœurs"), qu'il
menait plusieurs projets à la fois.
Imaginez une centrale de
surveillance.
Notre
cerveau fonctionne probablement de cette manière, interrogeant
les yeux, les oreilles,... et mille points sensibles de notre peau.
Mais il ne peut reconnaître que ce qu'il est prêt à
reconnaître parce qu'il a appris. Donc, toute interrogation est
précise: "Est-ce un chat ?" La réponse
négative stoppe l'enquête, sinon je savais
déjà que c'était un chat.
Ce qui peut donner l'impression
que la lettre arrive avant d'être
postée. Plus
difficile à digérer:, l'implication
7.2 "Je ne peux inventer que ce
j'ai
déjà inventé",
(sous "formes très
simples", rappelle Alain). Voilà pourquoi il faut
étudier la petite enfance des "génies". Est-ce
moral de passer aux tests sur enfants ? Ce n'est pas plus dangereux que
d'abrutir les enfants avec notre aristotologisation.
Il semble que j'échappai à ce traitement en refusant de
parler, contre le titre de Retardé. Ce sera de moins en moins
infamant avec l'apparition de groupes prenant en charges ce type
d'enfants, (les USA en avance de 20 ans![54]).
Comme pour tout "anormal", comme chez les "autistes", il semble bien qu'il y a
deux niveaux de
"retardés", bas et haut. Donc, je fus mis à
l'école à l'âge de 5 ans et 5 mois. Comment je
m'occupais? Je fichais une "paix
royale ", selon ma marraine),
parce que ma mère me donnait quelques sous, j'achetais des
pointes et dans l'appentis j'inventais le monde de mes rêves.
Je me répète ? "Pour comprendre un vrai philosophe, il
faut inventer soi-même une idée qu'il a déjà
inventée." J'ai compris Wittgenstein en reliant ses "tables
de décisions pré-décidées" et ma "gestion
intégrée"; et Popper en lisant: "To use a new
technique, we must invent a theory of its application". Je
vais
illustrer ce phénomène de la "décision
pré-décidée" par une anecdote de "Mon
incroyable Traversée du 20ème siècle":
Un prof de psycho, (qui ne connaissait
pas Newton), en me
déclarant "le type le plus
distrait jamais vu", (ans le
groupe du haut, pas chez les saute-ruisseau)., me rendit encore plus
angoissé: "Et si
j'écrasais quelqu'un ?". Je
commençais une ré-éducation, m'obligeant à
donner une solution pour tout problème possible. Une vie
sauvée une seconde fois. En Tunisie, jouait sur le bord de la
route. Soudain, il la traversa. Son frère gardait les moutons de
l'autre coté. Mais dès qu'il leva la tête, j'avais
freiné. J'imagine son raisonnement: "Toto danger. Rejoindre
grand frère..." La demi-seconde avait suffit, (le cerveau "bavard", chargé de mettre en
forme la solution
imposée est
court-circuité).
L'Hautiste se prépare
continuellement. Avant de passer mon
permis, j'avais "refait" un moteur. Plus 15.000 kms "accompagné".
Je reçus le permis en cadeau. Pour le "transport en commun",
je dus négocier. En Afrique, on refusait ce permis aux
"Culs-Blancs". Donc je calai sur un panneau qui n'existe pas. Je
l'obtins en disant qu'en pleine brousse je devrais diriger des
chauffeurs possédant ce haut-niveau. Quant au permis moto,
offert je ne sais pourquoi, je l'ai renvoyé disant que je ne
l'avais pas demandé.
Il semble donc que par de longs
exercices, on se créée un
stock de solutions possibles. Sur ce point, je rejoins Dennett, (et
Wittgenstein, créateur des "tables
de décisions
décidées"). La fameuse "volonté" de
Schopenhauer, serait le résultat d'un balayage du cerveau
silencieux. Même la créativité en proviendrait, (ce
qui expliquerait le petit nombre de créatifs) Mais lorsqu'un "étudiant" poignarde son prof, je ne
suis pas surpris. Le cerveau
droit est
vraiment le "cerveau qui se
programme par l'émoi". De mon
temps, si le petit faisait des "bêtises", l'aîné
était puni. ". Avec la
CuniCuliCulture en
BabelBanlieue détruisant les relations humaines dans la
même rue, le cerveau du "petit délinquant" ne
bloque pas son agressivité primitive. On comprend l'importance
des "grands frères": en
l'absence des parents, ils
indiquaient, transmettaient et transmettaient le "dressage" officiel, qui fait les bons
comptables, policiers,
concierges...
La "babylonisation"
a fait mieux/pire, en créant des bandes de jeunes du
même
âge.
J'attend beaucoup de ce "crime contre l'Être",
des
cerveaux échappant à l'aristotologie. Comme mes
"voluntary late-talkers" qui, ne posant pas de questions, revivent le "miracle
grec", au temps où l'analogie était la seule logique,
tant pour expliquer les branchies par les poumons; déduire que
la vie terrestre vint de la mer, et calculer le diamètre de la
terre par comparaison de triangles. La vie intellectuelle devient une
détection des similitudes, automatique et sans limite,
(j'attribue la majeure partie des mes "légendes" à
l'utilisation de l'analogie) La pomme de Newton, le rayon de
lumière d'Einstein sont piste pour analphabètes comme au
temps de la culture par portails de cathédrales.
La créativité,
comme la décision: c'est tout de
suite, (dans la demi-seconde de Libet); ou jamais. Pas le cas pour
choisir une cravate ou une copine. Devant un problème non-vital,
non-urgent, le cerveau gauche, le "bavard",[55]
peut
tourner en rond et de
se croire
grand explorateur, comme tout ministre gastéropode L'idée
vient sans crier gare, dans le cerveau d'une seule personne. Surtout
pas forcer son talent, on obtiendrait le pire, la réponse par
question de cours. Règle de judo: "Tu as perdu pour avoir cru
gagner!". Comme si, pour résoudre un problème, il
fallait renoncer à trouver la solution "logiquement", (cf. . Cette curieuse
idée m'a permis de ramener
à
un
seul mot, à un slogan, "BREAK!",
toutes les
méthodes enseignées par profs de
créactivité, aussi nuisibles que leurs collègues
psys).
"Philosophy
is an unending quest". Je complète: "une
solution fait découvrir un problème pas vu". Donc "Est-ce
que le cerveau a le temps de balayer tous ses souvenirs ou
s'arrête-t-il à la première solution suffisante ? Difficile à dire,
(évidemment, un "prosopamnésien" pense aux "normaux" qui reconnaissent un visage
si vite alors
que lui-même dépasse deux minute, dans le meilleur des
cas... Quand vous rentrez dans une salle, vous inspectez: "Qui JE connais?"
Moi,
je regarde et dis: "Qui ME connaît?" En
bon cartésien: "Je
connais ceux qui me connaissent",
s'ils lèvent le nez à ce moment et me sourient...

Mais
nous avons peut-être la réponse à un
problème crucial pour passer de la "civisation
négrière" à la "civilisation des
Lumières": "Pourquoi si peu de créatifs, et
qui
cumulent/confisquent les découvertes?" Et "Comment et
qui rendre créatif "?
Même Ockham a parfaitement
vu que "La Nature réussit
les nouveautés les plus complexes à partir
d'éléments extrêmement simples". De même
que nous avons montré que vrais philosophes et savants utilisent
la même "méthode",
la "créativité" utilise forcément le
mécanisme de la
"décision",
(qui n'en est que l'aboutissement). Le cerveau gauche peut donner
l'impression de "créer" lorsqu'il s'agit de choisir une
voiture ou un lieu de vacances. Parce que je n'ai pas encore
accumulé toutes les offres, (renouvelées
continuellement). Mais lorsqu'il fut question de résoudre, (par solution-dissolution),
aux problèmes de la gravité ou de la relativité,
seul un cerveau préparé répondit.
Mais tous mes amis ont une
caractéristique commune: un certain
désintéressement de l'argent. On ignore trop que Newton
fut mis à la tête de la Monnaie, parce qu'il était
honnête, (chose rare en ce temps!, il inventa
l'étalon-or). Kant avait cette rigueur morale au point qu'il
croyait que tous la portait en soi. Wittgenstein se suicida
financièrement pour la liberté nécessaire à
la vraie philosophie. Moi, j'aimerais savoir le "potosi" que valait ma "gestion
intégrée", (en bon
hautiste, j'ai refusé de donner la "solution-dissolution"
avant création d'un copyright). Bien sûr, je me suis
créé un "simili-droit d'auteur", le
modèle
pour scribouillard de "policiers". En regrettant de ne trouver
le temps pour contrôler les utilisations et de comparer avec les
possibilités entrevues dès 1965. Peu avant ma retraite,
j'offris aux vingt plus grandes entreprises françaises de les
leur montrer, contre calcul des économies qu'elles auraient
faites. Ce fut un sacré remous parmi les codeurs-cobols
auto-proclamés "informaticiens".
Maintenant, suive qui pourra. Je
vais
insister sur cette
déduction révolutionnaire de la proposition de
Libet-Dennett: "je ne peux
inventer que ce j'ai
déjà inventé". (relier avec autre
déduction aussi bizarre. Lors de l'étude d'une "nature
morte", ma prof de dessin commença par disposer les
objets,
expliqua le jeu de volumes; et tous furent d'accord. Puis elle expliqua
les inter-actions des couleurs. Ce fut encore compris. La suite fut
plus difficile, preuve qu'elle était une artiste et qu'il faut
entrer dans cette branche avec une modestie qui manque aux "philosophes"... Je ne la vois pas
expliquant, "c'est
le
métier". Je ne sens donc
pas le besoin de vous expliquer le "génie".
On est du
bâtiment ou on en est pas. Certains inventent comme ils
respirent, d'autres semblent inventer une fois, comme celui qui m'a
précédé en Sud-Afrique et m'a privé du
Cullignam, comme le joueur du loto, comme tant de "Nobles". Qui dira,
(peut-être vous ?), s'il est facile, possible de se
dépoisser de l'aritotologie et
du cartésiânime, (dont j'ai, dès le premier jour,
(étudié et vomi), les "logiques").
8/
L'hautisme
source des "génies" ?
Le titre de "professionnel" se
mérite.. Certaines
professions impliquent un don. Pour s'en convaincre, il suffit de
comparer un comptable et un mécano de maintenance,
différents même dans la manière de conduire leur
bagnole. Dans les ateliers, ou sur les chantiers, je recherchais les
ouvriers jonglant sur leurs techniques au point de fasciner mais
incapables d'expliquer. Juste : « c'est le métier !»
Tout métier
nécessite
une base technique mais c'est
insuffisant. Il y a le phénomène du moteur en rodage;
à un moment, il semble délivrer de la pesanteur et
désire voler. Ma philosophie, différente, l'accepte pour
elle-même. Parler de don, d'intuition, de
créativité ne sert de rien: il faut prouver et une
manière sera de créer des méthodes de
sélection évitant les échecs.
Dans ce métier inexistant qu'est la consultance, il m'est
arrivé de prendre l'avion à Roissy, avec des inconnus.
Une nuit d'avion nous transformait en un "groupe soudé".
Table ronde, tous au travail ! Chaque "médecin" donne son
avis. Aussitôt apparaît l'exception française. Au
lieu de retenir la solution qui donnera satisfaction au client et
tranquillité pour la société, chacun, en vertu de
diplômes difficilement comparables, prétend imposer sa
solution, (en général piquée chez un client
précédent). Moi je cherchais à repérer les "professionnels", en général
bien rares, (pourquoi donner de
l'or
à
des clients qui ne le distinguent pas du cuivre). Au premier tour, (de
table), chacun rejoignait son étage, (dans ma Tour Parnasse).
Y'a-t-il des "professionnels" en philosophie ? Question
piège ! J'espère que vous avez pensé à
définir "philosophie » ! Mes lecteurs n'ont aucune
difficulté car maintenant ils connaissent la possibilité
de grouper les "philosophes", en "rédactionnistes",
(venus tard, sur un coup de foudre, une lecture ou une
conférence), "prêcheurs", (complètement
déformés par une théosophie indéfendable),
et enfin ceux que maintenant vous "flairez", (capables de
contribuer à la vraie philosophie et même de la
révolutionner, capables de vous aider à former votre
philosophie). Il est probable que ma loi de répartition des "con-sultants"
s'appliquent aux "philosophes": 90% d'inutiles, 9% de bons, si
on leur donne leur toro; 1%
de génie et j'ai voulu être avec
ces derniers, (en philo et en conseil).
Maintenant, plus difficile : si
l'on
admet ma définition de
la philosophie, il faut poser des questions gênantes pour les
certifiés histoiriens, en psycho ou en philo. Il s'agit de
définir le "génie" et de rechercher comment
apparaissent les "génies".
William James, (avec un "grain"), créa une
définition circulaire en constatant: "L'anormal permet de
connaître le normal", (puis ce "normal" permettrait
d'étiqueter les "anormaux). Partons de l'anomalie la plus
répandue, l'autisme, qui n'existe pas: il y a des autistes
reconnus par des "spécialistes", selon des signes qu'ils
choisissent. Des "normaux" se sont sentis capables de
décrire, sélectionner, juger, défendre, soigner
leurs "inférieurs", (car les "spécialistes" ne retiennent que les
inférieurs). Ils ne sont pas
d'accord
entre eux mais constatent que l'autisme apparaît tôt et
procurent les patient rêvés, "enfants qui ni ne meurent
ni ne guérissent", que l'on abandonne adultes...
L'autisme commence très
jeune
parce que le nouveau-né
peut vivre ses propres événements avec intensité,
peur du noir, découverte du cauchemar, sentiment d'abandon,
d'inutilité, devoir de s'adapter au rythme des biberons. Mon
opinion de "problem-inside"?
le burinage autiste semble rapide à
réaliser, profond, irréversible et définitif: les
"guérisons"
proviennent d'un "overloading",
d'un sur
câblage fragile. Malheureusement, les témoignages sur la
très petite enfance de Kant sont rares.
Certains "autistes",
(selon DSM),
développent des dons
extraordinaires. Ils servent d'arguments aux "méthodistes"
qui les
sélectionnent et même en accepteraient quelques-uns comme "assistant".
Mais ces "inférieurs"
ont rapidement détecté des
"oubliés"
et les ont réclamés comme frères:
Einstein, Vinci,... (j'ai ajouté Darwin, Descartes, mais tout
génie, "avec
un grain" doit être examiné). Curieux,
Wittgenstein fut réclamé, (par Grandin); Kant, pas
encore.
Moi, je ne connais
rien des "low-autistes".
Je les ai
rencontrés lorsqu'on m'a "aspergé", pour mon sens
du détail, (aujourd'hui, je serais labellé "haut-fonctionnant").
Je le savais déjà: mon colon me traitait de "fouinard" parce que je lui
résolvais les problèmes.
Quand je
refusais de marcher, il me racontait sa vie: "En Normandie, j'ai
reçu 60 Ukrainiens, double déserteurs. Le jour de la
victoire, ceux qui n'étaient pas morts au combat, je les avais
fusillés". En réalité, je suis beaucoup plus
fort en synthèse: suffit de me voir mes découvertes et je
pense que ces distinctions bloquent l'esprit: le système solaire
est-il un ensemble ou un détail de l'univers ? Alors, je vous
indique que voir un détail dépend de votre
capacité pour la synthèse. Pour cette jonglerie entre
détails et globale, Kant battait tout le monde.
En général, les
spécialistes refusent
d'étudier le "cas Einstein".
Ils risquent de se
fourvoyer: "...Le
progrès est souvent l'œuvre
de génies qui ont ... donné libre cours à
L'INTUITION REVELATRICE d'une PENSEE SANS LANGAGE..." (L'intuition
tient une grande place dans le système de Kant...) "Please,
comment produire cette "intuition
révélatrice" et
cette "pensée sans langage" ?
Avec votre formule,
je change les moteurs d'un avion en vol !
En regardant les critères
DSM,
je pouvais me les attribuer,
sacrément sublimés. Par exemple, le besoin d'ordre se
transforme en un besoin de mettre de l'ordre. Alors, en piste pour un
comparatif: capacité de travail, résistance à la
faim, au froid, à la souffrance, au sommeil, recherche de la
solitude, (de la tranquillité), besoin d'apprendre, (et de
résoudre!), et tendance auto-destructive... Rien ne manque.
Pourquoi, c'est pas vu ? Parce que nos actions sont traduites en
"langage normal":
manies, bizarreries, retard...
Ces "critères sublimés"
se trouvent chez
Newton, Darwin, Wittgenstein... et Kant. Personne ne les a tous ? pas
grave : avec 4 sur 6 critères DSM, les "spécialistes" me reçoivent en "hôpital
de jour".
Reste un
problème de classement, venant de "spécialistes", des "problem-outside",
(sauf parents d'autiste, qui sont "problem-inside-home"), ils
insistent sur l'associabilité lors que notre ressort est
l'angoisse, (nous, on est "problem-inside").
Je peux dresser un CV original
avec
les "appellations" qui me
furent décernés, autiste bien entendu, asperger, idiot de
village petit génie, hyper-distrait à patanoïa,
(pour m'être opposé à des fanatiques),
prosopamnésien, (comme Darwin), à "late-talker",
(dans le genre "voluntary", comme Einstein et
Wittgenstein).
Avec des a-cotés, ambidextre, (comme Vinci). Avec des certifs
bizarres, comme "esprit moitié logique,
moitié
illogique", (excellente définition pour "créatif").
Il est évident qu'un déficit peut être
interprété très différemment.
Les Universités
recherchent les
"génies ready-made".
et les Etats essaient de les produire.
Je témoigne: je fis mon service dans une Université,
(sans être séduit par un poste de "laborieux à
vie"). La "gloire" de cette université avait un parcours on
ne peut plus atypique. D'où le paradoxe: l'hautiste, pour se
réaliser, nécessite protection mais il ne supporte pas la
caserne, (Kant semble avoir bien toléré ce régime,
il n'avait guère le choix). Elle est parfaite pour le produit de
philo-niches, burinant le cerveau et préparant pour cantonnier,
gars de ferme, gaveur d'oie, mécano mais parfaite pour la course
aux diplômoculs. J'ai la solution pour produire ce genre de
merveille: importer du muezzin de Khartoum, (capable de réciter
le Khoran d'une traite, à l'envers) ou plus étonnant, le
sorcier yourouba.
Le "traitement de l'hautisme"
devient signe de civilisation,
preuve d'intelligence des "chefs
coutumiers".
L'élimination de l'hautisme fait passer l'humanité
à coté d'une chance de progrès. Je prétend
que l'autisme est conséquence de notre marche vers la
conscience, dans le cadre de l'Evolution, par "essais et erreurs".
Donc, la première mesure serait de confier le problème
à ceux qui le vivent, certainement capables puisqu'ils
fournissent des "génies".
Je pense que le potentiel est
important. Je le déduis d'une loi:
Les "hautistes", (high-autists),
seraient-ils produit en nombre égal aux "bas-autists" , (low-autists) ? Où sont-ils
passés ? Eliminés par
le
dressage,
la "normalisation" ? Ce détour nous
aura été utile si vous comprenez que je "lis" les
philosophes différemment : idem pour l'anecdote de
l'étudiant qui venair avec un bouton manquanr à sa
tunique. Le jour où il le recousu, Kant lui demanda de
l'enlever, (cela vaut l'anecdote du coq !) Maintenant savourez ma
dernière cueillette , (dans "Le Monde" de Schoppy, qui en tenait
un "grain") :
"Lorsque la Nature
réussit un être, elle le
multiplie par milliards, (virus),
par
millions, (lapin), par milliers,
(Einstein)
"Kant définit les
catégories comme « la simple règle de la
synthèse des données a posteriori de la perception
». Kant semble concevoir ici le rôle des catégories par
analogie avec celui des angles dans la construction des
triangles; car les angles eux aussi nous donnent la règle de
combinaison des lignes; tout au moins, grâce
à cette image, il nous est possible d'expliquer de notre mieux
ce que dit Kant... (Schopenhauer, page 561)
"...
après avoir si heureusement inventé l'Esthétique
transcendantale, il voulait à tout prix surmonter
celle-ci d'un second étage, d'une Logique transcendantale
qui lui fût analogue, c'est-à-dire qui lui
répondît symétriquement. Il en vint ainsi au
tableau des jugements; du tableau des jugements, il déduisit du
mieux qu'il put celui des catégories, sous la forme d'une
théorie de douze concepts a priori... de cette manière,
à la sensibilité pure correspondait désormais
symétriquement un entendement pur... (Schopenhauer,
page 563)
" ...Kant,
après son heureuse découverte des deux formes a priori de
l'intuition, se laisse
guider par l'analogie, et pour chaque mode de notre
connaissannce empirique s'efforce de trouver un mode analogue de
connaissance a priori; dans la théorie du schématisme, il
finit par étendre ce procédé jusqu'à un
fait purement psychologique; en même temps, l'apparente
profondeur et la difficulté de l'exposition servent... à
cacher qu'ils ne sont qu'une supposition
parfaitement indémontrable et purement arbitraire...
(Schopenhauer, page 565).
J'aimerais savoir si le professeur de
latin de Kant lui anota jamais une version: "S'entête facilement
dans un contre-sens..." C'est typique de l'espèce. Cela explique
les commentaitres de Schopenhauer, de la louange à la
déconstruction.
8.1 Quid de
"Kant aujourd'hui" ?
Maintenant, les anecdotes sur
l'inKANTournable changent de sens. Par
exemple, son porte-chaussettes, (note 13), Schopenhauer était
bien plus maniaque!. "Call
to Papers" pour "légendes"
confirmant son droit au titre d'hautiste:

Prix
à Borowski, "Kant
intime", Grasset : Kant
voulut acheter un coq qui le dérangeait. Le propriétaire
ayant refusé, il
déménagea. Je
témoigne personnellement que les "autistes",
(haut et bas)
abhorrent le bruit. A mentionner dans le même petit livre, les
maxines de vie de Kant:
- Ne rien accepter sans examen,
- Regarder tout de ses propres
yeux
et examiner tout jusqu'au bout,
etc..

Cassirer,
"Rousseau, Kant,
Goethe, deux essais" Belin, 1991
: "Anecdotes
étranges sur sa vie si extraordinaires que nous ne
pouvons guère nous empêcher de sourire quand nous les
lisons. Et pourtant elles exprimaient tout le profond sérieux de
sa nature, un sérieux qui lui interdisait de laisser au hasard
la moindre circonstance de sa vie. La volonté doit faire la
preuve de son indépendance, de son autonomie première, et
se substituer au hasard dans la conduite de la vie, (page 35,
explication que l'on peut attendre d'un "normal"!)

Selon
Delbos: "Kant était, selon
Brunschvicg,
littéralement hanté par des déterminations non
critiques, mais systématiques comme les catégories et il
allait jusqu'à la pointe du ridicule en instaurant partout des
tableaux, et notamment dans la Critique de la raison pratique une table
des catégories de la liberté que les interprètes
ont plutôt tendance à éviter." (manie de mettre
de l'ordre partout, typique du petit autiste, sublimés chez le "génie".
Je me reconnais ce défaut: il se peut que comme
"manager",
j'ai un peu "poussé"
Maintenant, vous comprenez que,
dès le début, je me
suis peu préoccupé des "cadres"
inventés par Kant,
en morale et en logique. Je lui refuse le titre de "philosophe"
contre
celui de scientifique ayant viré à la vraie philosophie.
Dans le genre, en France, nous avons eu Comte mais le plus proche est
son meilleur continuateur, Wittgenstein. Vous comprenez pourquoi je
l'ai choisi comme "challenger".
Une manière de philosopher
différente.
Kant
procède scientifiquement,
commençant par un inventaire de l'existant, afin de
sélectionner, rectifier, les éléments à
retenir. Point souvent décrit[56]
qui le relie à
Darwin-Wallace, (ils
retinrent huit "contraintes") ou Einstein, (quatre
seulement).
Ce que je fis pour réaliser ma "gestion
intégrée". Ce que je recommande pour terminer
la "totalité". Empêché par une
rataille
auto-divinisée, je
laisserai des notes, une "queue de
chantier". Normal puisque la
philosophie est une "unending quest".
Selon règle, "Si je comprends
correctement ce que je lis", si cette distinction subtil entre un "je
transcendantal"
et un "je
phénoménal", est tout simplement une
intuition sur
le jeu des deux cerveaux, aujourd'hui Kant aurait
découvert le bicaméralisme
depuis plus de 50 ans, il
aurait réussit à programmer son cerveau droit, il aurait
hurlé quand on a lancé la CuniCuliCulture dans les
BabelBanlieues :
"Vous détruisez leurs Niches,
ils vous
casseront les Miches"
9/ Profs à l'Ecole de Guerre
ignorant Foch
et Eisenhower...
Les livres des Tacaut-Molette
indique une incapacité à se mettre à jour. On
pouvait le deviner puisqu'ils soutiennent la légende que tous
les philosophes sont égaux ! Dans cette hypothèse, pas de
progrès dans l'utilisation de notre cerveau depuis Gros-Magnon !
(comment pourraient-ils voir que l'ordinateur a déjà
changé notre manière d'apprendre ? ).
Alors, ils ronronner la
chansonnette aristotologique, (connaissent-ils l'utilisation du "syllogisme" aux
Dark Ages ?): Mon premier est «
catégorique" :
"A est B
».Mon deuxième est «hypothétique
», « Si A alors B
». Mon
dernier est «disjonctif »,
« Ou A ou
B.» En sauce
cartésienne, " dont le Cogito
cartésien fournit le modèle" : "A Implique B, B
Implique C, donc, A implique C".
(Pas même rencontré
BOOLE, qui ajoute "Nor A, nor B" ?), (pages 67-70). Apparemment,
nous ne sommes pas entrés ensemble à la WORLD TRADE, en
1956, pour résoudre le puzzle de Turing.
Mais qu'exiger en un
pays gouverné par des analphabètes informiques
Maintenant, vous avez compris
qu'une vraie philosophie se construit comme une science. Il y a un
progrès dans la vraie philosophie parce qu'elle est liée
à la science. Accepteriez-vous un professeur de science qui
s'arrêterait au phlogiston ? A partir de votre expérience,
vous rencontrez des philosophes qui "résonnent"
parce qu'ils ont
décrit parfaitement ce que vous avez vécu. Adopter ma
philosophie ? Elle est solide parce que je l'ai rôdée sur
la réalité, de la seule manière admissible, en
résolvant/dissolvant des grands problèmes, (mais à
quoi d'autre peut servir une philosophie ?) À condition de
toujours "falsify to fortify", comme je l'ai fait pour Kant.
Popper s'est prononcé sur les "philosophes" sortis
de
l'usine sorbonique. "Si vous
appelez philosophie ce que ces
messieurs écrivent, je ne suis pas philosophe!". Il parlait,
en 1945, d'Heid'Higgler, admiré par Ferry-Renaut and C°)
Il y a 30 ans, je prêchais
Popper en entreprise. A la SONATRACH, un expert-comptable m'a
demandé: "Il existe
votre Popper?" - "Ask the Queen, she made
him her baronet..." En Espagne,
j'ai installé plus de "Plan
57" qu'un expert-comptable. C'était le "bess-seller" Tous
le voulaient pour l'avoir, en complément des diverses
comptabilités, pour le fisc, pour la banque, les actionnaires,
et même pour la femme du patron. Donc chaque comptable faisait sa
cuisine à sa façon. J'ai trouvé un grand
hôtel géré par une comptabilité de caisse.
Le monde à l'envers: Les clients envoyaient leur
réservations en juin, c'était le meilleur mois. En
août, il fallait fermer: les clients venaient, mangeaient sans
payer! Une vision de certaine "philosophie".
Mon philo-prof particulier me
recommandait de ne lire que de bons livres, une tautologie: "Les bons
auteurs écrivent les bons livres qui révèlent les
bons auteurs...", (Les beaux chapeaux sont portés par la
Queen,
qui décide des beaux chapeaux...). Pas de problèmes
puisqu'il interdisait de lire les philosophes avant 30 ans. Sans le
savoir, il me préparait à mes "démos" par "solution-dissolution"
!
9.1
En finir avec charia,
charabia, charabinia ?
Je repars de la confidence de
Lucky Molette? "Plus
qu'aucun autre, c'est le livre de Rousset, "La Doctrine kantienne de
l'objectivité", qui m'a, lorsque j'étais
étudiant, aidé à le comprendre... C'est donc de
lui - en y adjoignant bien sûr l'indispensable lecture des
ouvrages de Cohen et de
Heid'Higler -
que je me suis le
plus souvent inspiré pour tirer la matière des pages qui
suivent..."
Attribuer
à Cohen ce qui
revient à Schopenhauer ? Kant l'interdit, (surtout que ce Cohen
attribue à Momoï ce qui revient à Kant!). Alors
que l'
Heid'Higler pullule dans la moindre
bibliothèque
municipale. Donc « Kant
et le
problème de la métaphysique », en "fast-reading":
le dernier chapitre
ahurissant. Je m'oblige à mâcher chaque mot. Je pense au
curé de campagne, qui proclamait : « Les idées me
manquent, les paroles
jamais !" Que ma petite Chinoise pique les mots, les
secoue dans un chapeau et s'en fassent un collier. On ne verra
aucun changement! Heidegger ayant été refusé
chez les "jèz", (pour
raisons non élucidées), je nous renvoie à deux de
ses copains, "Prix Wittgenstein",
pour 1973, (Brito
[57])
et 1979,
(Fessard,
passé par l'aNormale Sup, avec Sartre et Aron).
Après "Exercices
de St-Ignace",
il régénère, "pro
templo et deo amor", l'aquiquinade thomiste par la
thèse-antithèse-synthèse hégélienne:
"Père,
Fils,
donc Saint-Esprit", "Romain, Hébreu, donc Chrétien",
"Homme, Femme, donc Enfant-baptisé"... "Puisque la contamination
des dialectiques, Homme-Femme et Maître-Esclave, est l'origine
des relations de Paternité, de Maternité et de
Fraternité... la dialectique du Païen et du Juif est le
moteur principal de l'Histoire et le guide de la réflexion
chrétienne à la recherche de l'intelligence de sa foi. A
sa lumière se sont dégagés dès l'origine
les trois Mystères de la Trinité, de l'Incarnation et de
la Rédemption...",
(page 200). "On peut figurer
les trois Voies (de la vie spirituelle) par trois cercles égaux,
ayant leur centre, l'un au milieu des horizontales, les deux autres de
part et d'autre au milieu des deux moitiés de celle-ci...
après avoir noté que ces trois cercles symbolisent aussi
les trois extases du temps : passé, présent et futur,
j'ai rappelé que le symbole fondamental de la dialectique
hégélienne, issue elle-même d'une réflexion
sur la Trinité, consistait en "trois cercles ou syllogismes qui
n'en font qu'un". CE QUI M'A PERMIS D'EXPLIQUER LA CIRCULARITE DES
EXERCICES,...", (Fessard, "De
l'actualité historique : I/
A la recherche d'une méthode", page 261).
Je témoigne: de mon temps
on assurait son futur en avalant sans comprendre un des quatre
évangiles : bergsouille, marxouille, freudouille, xristouille.
Mais pourquoi ce cinquième larron ? Par besoin d'un Aristoto
pour une seconde aquiquinade, (est-ce la nouvelle religion entrevue
par Malrôt, baron de la Tourette ?). Alors apparurent en
coulée continue,
Lavinasse, (Wittgenstein 1970), Derry Dada,
(Wittgenstein 2004, programmé phiLauréat par nos "chefs
coutumiers"[58]),
et tant
d'autres
proposant leurs services comme
aujourd'hui nos "athéo-chrestiniques" se ruent au portillon.
Tous ces "filosofos
de cuchara" montrent qu'il y a pire engrenage que
la "disputatio
inter pares" :
le "charabinia coram populi et pro
deo amor".
En déché(Fr)ance,
le rididi ne tue plus. Mais Heidegger, (prix Wittgenstein 1964 [59]
et
1979 [60]
bat tous
les
philo-singes qu'il a engendrés,
qui l'ont sauvé par besoin d'engendreur, d'inspirateur, de
maître, de gourou, de prophète, de "texte fondateur". Comme un cureton
braille "Paraclet", Heidegger
rebache son "DASEIN",
24, (VINGT-QUATRE), fois en trois pages
(287-289)![60]).
(Rivelaygue,
l'intello-géniteur des
Tacaut-Bagnole, importateur d'Heid'Higler, n'est pas inférieur :
27, (VINGT-SEPT) DASEIN en trois petites pages!, ("Leçons de
métaphysique allemande tome II, pages 382-394). "Paraclet, Paraclet,
Paraclet !"
Intéressant ce bouquin. Auteur, présenté par
Tacaut-Renaut, (qui mentionne Ferry-Raffiot) : "Avec
une intelligence
époustouflante,... Avec la même limpidité... Une
des meilleures introductions aux questions centrales de la philosophie
contemporaine". Que pense Einstein, (qui avait lu Kant
à
treize ans!) Etude sur Kant buvable, juste obscurcie par le
burinage mental de l'auteur. Puis délire en 18ème
dimension: Rivelaygue commentant de Cassirer commentant l'
Heid'Higler
commentant Kant.
Schopenhauer les
avait déjà jugés : "«Ces messieurs trahissent leur
complète incapacité de comprendre
Kant... On peut espérer que la génération suivante
se gardera de perdre
son temps et se gâter le cerveau à lire leurs histoires de
la
philosophie et autres écrits » (Parerga, page 89)
Alors qu'un livre termine par des
conclusions, sur une vue d'avenir, les 22 phrases des deux
dernières pages heid'higlériennes cumulent 21 questions,
(la seule phrase sans point d'interrogation étant de type
explicatif, je la remets dans la précédente avec
parenthèses). Dernière ligne en grec, non traduite, pour "faire savant",
rappelant
qu'Heidegger se blinda les neurones d'aristotologie. A tous les "philosophes" diffusant sa "phobie de la
technique", je
suggère "mon
incroyable
parcours", construction d'une usine en Centre-Afrique, (tout
seul, avec initiation dans tribu perdue), puis vrai diplôme
d'informatique à Londres. La vraie philosophie leur sera
donnée de surcroît et sans bavures ! La Sorbonique
cessera de fabriquer du "kantien", du "spinozien".
Vous comprenez pourquoi je me
souciais peu de la
"loi morale"
kantienne, ("ni
un bledo/pedo", "not a damn"),
réservant ce temps pour fouiller cette "Philosophe
de l'aMorale"
qui fait courir les "philosophes" aujourd'hui. Et je pense
vérifier de nouveau ma règle: "résoudre/dissoudre
un grand problème est plus que préparation à
résoudre un problème plus difficile; c'est se rendre apte
à voir un problème pas encore vu, menaçant".
Pétosophes-rentiers,
phillionnaire, sorboniqueurs, monimakers, s'abstenir.
Les Beaux-Arts ne
haussent
personne au niveau de Vinci,
l'Ecole de Guerre ne
remet pas des
bâtons de maréchal.

G.
Lelarge,
"philoManager",
Ingénieur
informaticien,
(Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit
expert
au Bureau
international du travail, (1971 à retraite) suite
à
contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes
du Management. Intervention comme consultant dans 175
entreprises,
(50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE,
SONATRACH,
Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...
Annexe : Christain ANSPERGER,
"L'économie, c'est nous", Ed.
érès 2006
1/
Besoin du "philosophe", (mais lequel ?):
Page 15
"l'économiste
est à la fois fonctionnaire et ingénieur... il ne
réfléchit jamais vraiment sur la signification de
l'autonomie des individus, du bien commun, de la justice sociale, de la
démocratie authentique, etc. Réfléchir sur ces
questions est la tâche de notre troisième figure, celle du
philosophe... (là, dis-moi qui tu hantes, (ta liste de
philosophes...) Le fantasme de base
du philosophe, au moins depuis Platon, est qu'il ferait un bien
meilleur usage du pouvoir... Ne pouvant réaliser ce fantasme,
les philosophes ont eux aussi eu tendance à accepter des charges
de conseiller du prince, de Platon à Machiavel et Descartes..."
2/
Appliquer aux "philosophes" ces réflexions sur
l'économiste...
page 45:
".. le
sociologue, l'économiste, le socio-psychologue ou le
criminologue ont souvent la possibilité de définir les
problèmes urgents dont l'étude leur assurera ensuite
revenus et prestige. Ils peuvent donc être juge et partie. Dans
ce cas, l'extraction ou le captage de rentes peut devenir une
véritable industrie..."
C'est ce que l'économiste Paul Krugman appelle le
problème de la circularité... ce cadre qui sert à
l'économiste ou au sociologue pour justifier la pertinence de sa
théorie... seul l'expert serait, en fin de compte,
habilité à se prononcer sur la qualité de sa
propre expertise... briser ce monopole du jugement ouvre la boîte
de Pandore de l'évaluation sociale..."
3/
Même en économie, on se soucie aujourd'hui de l'aMorale",
(urgent que la vraie philosophie la reprenne en
main!)
page 118:
"... inculquer
aux enfants des règles accompagnées d'un « Surmoi
» déplace la répression du dehors vers le
dedans. Il s'agit d'émettre des règles collectives qui
puissent être acceptées sans pression et sans menace par
des êtres raisonnables. C'est cette propriété de la
raison qui, par exemple, pousse John Rawls à penser que ses
principes de justice seront adoptés aujourd'hui et qu'ils
seront stables au cours du temps et se renforceront de
génération en génération..."
page 35:
"En ce sens,
la question des flux optimaux de trafic et la question de la juste
distribution des revenus sont des problèmes sociaux...".
et
de l'éducation: "La manière
de produire et de distribuer biens et services dépend
crucialement de la distribution du savoir au sein de la
société..." Mais, "les personnes ressentent: 1/ les
phénomènes agrégés leur
échapper 2/ une grande maîtrise de leurs initiatives
personnelles et une grande clarté dans ce qui est attendu
d'elles au sein de la structure sociale (?).
4/
J'apprécie la discussion sur les rôles entre "l'économie politique",
(le domaine aussi réservé que la "philosophie"
aux Derry Dada et Tacaut-Bagnole), et "l'économie
d'entreprise",
(ce que fait
le manager comme cet autre parlant en
prose). Lorsque de jeunes diplômés algériens me
démandèrent ce que faisaient les "économistes
d'entreprises" en France, je répondis "à la master
Trichet", (je qualifiais le "doctorat de gestion",
copier-coller de l'expertise comptable à la hâte pour
calmer des étudiants little-ratés, de "ticket prioritaire
à l'embauche"...). Alors que Sauvy souriait des "vieux
économistes" se mettant à "dériver"
pour faire scientifique, dans les entreprises, on m'expliquait que la "règle de
trois" était bien suffisante. Je tenais
déjà la "stat" pour
la langue de la gestion...
page 24:
"La distinction appuyée entre deux domaines relativement
semblables semble abusive après ma "démo"
que l'entreprise est une mine d'or pour la formation à la vraie
philosophie. Mais on pourrait créer une branche spéciale,
pour le "monithéisme"
apparu par confiscation de l'ordinateur, comme l'écriture
confisquée donna la "soft slavism" et la papier confisqué
donna les "indulgences"
et les "assignats",
(j'aime le titre: "L'énigme de !a création
monétaire, page 58).
Question
centrale à l'Economie: "La
monnaie fut-elle inventée pour payer les salaires ou ne pas les
payer ?"
5/
Popper connu en Belgique : page 33
: "Popper
s'est rendu fameux par cette phrase :« Tout, dans l'existence,
est affaire de résolution de problèmes. » Il
voulait dire par là que tout au long de nos existences, nous
sommes à la recherche de savoirs et nous comptons sur les
savoirs des autres parce que nous devons sans cesse résoudre des
problèmes : Comment fonctionne cet appareil ménager ?
À quelle école envoyer nos enfants ? Pour quel candidat
voter aux élections locales ou présidentielles ? Cette
maladie peut-elle être soignée ? Que faire pour partir en
vacances avec un petit budget ? Est-ce que l'avion que je vais prendre
est en bon état de fonctionnement ? Et ainsi de suite..."
6/
Réhabilitation de la compta, (donc de la "micro-économie),
page 54:
"Commençons
par les identités comptables et les mécanismes
institutionnels. Pour certains économistes, comme le
récent prix Nobel Thomas Schelling, les identités
comptables forment la base même du savoir économique... ce
sont des identités qui sont trivialement vraies mais qui
contredisent souvent nos intuitions non expertes ou spontanées.
Ces intuitions, en effet, sont souvent ancrées dans des erreurs
de définition que nous commettons régulièrement."
7/
Toute unification est un progrès pour la "grille
d'évaluation":
page 37:
" l'individu
qui réfléchit sur ses possibilités de vie
rencontre les réoccupations des sciences sociales. La
différence se situe dans la manière dont le niveau
d'analyse des phénomènes sociaux se manifeste dans la
réflexion... l'individu « laïc » accède
aux phénomènes sociaux à travers sa
réflexion sur les problèmes locaux dans son champ de
vision et d'action...."
2/ Alain,
"Eléments de
philosophie" , page 146, Chapitre XV "DES PRINCIPES"
"Un
système des principes est toujours sujet à discussion;
car on peut dire les mêmes choses avec d'autres mots. Et les
principes ne sont que de brefs discours, en forme de règle ou de
maxime... Il faut distinguer les principes de l'entendement d'avec les
préceptes de la raison. Nul ne l'a fait aussi bien que Kant,
chez qui vous trouverez aussi un exposé systématique des
uns et des autres,... La mathématique forme par elle-même
un système des principes de l'entendement, c'est-à-dire
un inventaire des formes sous lesquelles il nous faut saisir
n'importe
quoi dans l'expérience, sous peine de ne rien saisir du tout.
Qu'on dise hypothèse ou
idée directrice, c'est toujours principe. La raison humaine est
composée de principes, qui sont des règles de la
recherche... d'après Kant, il y a trois principes, ou trois
modes de la réduction du donné à l'unité du
"Je Pense".

1er
Principe du
changement ou de conservation.
Traditionnellement c'est le principe de Substance... en langage commun
: ce qui change ne change pas. Le physicien dira, en tout changement
d'un système clos, il reste une énergie invariable
d'où l'on a tiré (témérairement!)

2°
Principe
de causalité. Ce principe énonce
la nécessité du changement. mais a ses paradoxes. La
cause, c'est le système clos, c'est l'ensemble des
énergies. En langage commun : l'état nouveau d'un
système clos dépend absolument d'un autre état
très proche ou très voisin qui ne pouvait subsister.

3°
Principe
de l'action d'échange (ou action
réciproque). Un changement est lié à tous les
changements contemporains, il est modifié par eux, il les
modifie. Le système solaire est un bel exemple de changements
ainsi liés et modifiés les uns par les autres. La terre
gravite autour du soleil; mais il ne faut pas croire que Jupiter n'y
est pour rien. Chaque changement de position de cette grosse
planète imprime une inflexion à la trajectoire de la
terre. Tout dépend de tout.
3/
4ème page:
"Je voudrais d'entrée de
jeu
qu'il soit bien clair que mon intérêt pour la
pensée de Kant n'est pas seulement historique ou muséal.
Pour m'en expliquer, j'aimerais donner encore, en guise d'introduction,
quelques points de repère qui permettent d'en saisir mieux les
enjeux fondateurs en la situant brièvement dans la trajectoire
de l'histoire générale de la philosophie."
5ème page,
(pour vendre sa "peu-sérieuse-logique") : "Que le lecteur me permette un bref
détour touchant cette définition de la philosophie avant
de revenir à la pensée, kantienne proprement dite afin de
mettre davantage en relief ce qui me semble être la
problématique générale de soit œuvre. Comme nous
l'apprennent les dictionnaires, le salut réside dans « le
fait d'être sauvé d'un grand malheur ou d'un grand danger
». De quel malheur ou de quel danger la philosophie
prétend-elle nous sauver? De la finitude, bien sûr,
c'est-à-dire de la mort, sous toutes ses formes - on tout au
moins des angoisses qu'elle suscite et qui nous empêchent de bien
vivre. La mort, en effet, n'est pas seulement la fin de la vie. Elle
peut légitimement désigner, à l'intérieur
de l'existence humaine elle-même, tout ce qui relève de
l'irréversibilité..."
4/
Le grand apport de Molette à la
théosophie, la sotériologie est peu mentionnée
dans son Kant: "C'est ici le lieu
où la Troisième Critique dépasse infiniment la
simple problématique de l'esthétique. Loin de se borner
à apporter une solution, si élégante et profonde
soit-elle, à la question des critères du jugement de
goût, elle devient doctrine du sens, pour ne pas dire du salut.... (page 183). Qui comprend ?
5/ Par exemple Alquié :
"Le sage grec est conduit par la raison,
une raison théorique qui engendre la moralité par
l'extension des connaissances ..." (Introduction à
Critique de la Raison Pratique, page XII). Les vrais Grecs
s'intéressaient aux relations entre vertu et bonheur, pas au
salut !
6/ Schopenhauer, CPK, page 177 :" ... s'il est impossible à tous les professeurs d'esthétique de donner à quelqu'un la faculté de productions géniales, c'est-à-dire le pouvoir de faire une œuvre d'art authentique, il n'est pas davantage possible à tous les professeurs d'éthique et à tous les prêcheurs de vertu de changer un caractère bas en caractère vertueux et noble... l'impossibilité d'une pareille transformation est bien plus évidente que celle de la transmutation du plomb en or ; vouloir établir une éthique et son principe suprême, qui exerceraient une influence pratique et auraient vraiment le pouvoir de transformer et d'améliorer l'espèce humaine, équivaut à la recherche de la pierre philosophale"
7/ Le Prix Wittgenstein récompense un record de phrases vides remplies de mots creux; avec écolo-obligation de replanter la cellulose gaspillée. En souvenir du seul cerveau qui "aurait proposé deux philosophies" et qui déclarait: "My father was a businessman and my philosophy is businesslike" et "La 'philosophie' mérite un quart d'heure d'attention, le temps de voir que c'est du charabia..."
8/ Qu'a-t-il fait qu'un Autre n'aurait fait? Il empêcha l'Autre de faire ce que cet Autre allait faire..."
9/ Cf. Schopenhauer: "CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE KANTIENNE", page 123: "Quant à Platon, je suis d'opinion qu'il doit aux Juifs ses accès périodiques de théisme. C'est pourquoi Numenius l'appelle Moses graecisans :« Car Platon n'est autre qu'un Moïse atticisant » ; et il lui reproche d'avoir volé dans les écrits de Moïse ses doctrines sur Dieu et la création. Clément d'Alexandrie répète que Platon a connu Moïse et s'en est servi...
10/ "Après tant de bouleversements
intellectuels, politiques, sociaux, esthétiques ou culturels qui
nous en séparent, comment peut-il se faire que l'œuvre de Kant
demeure présente, de façon si accentuée et
à dire vrai unique, dans des courants aussi divers de la
philosophie contemporaine?
Une approche ici défendue, à travers
une confrontation avec les objections, parfois sévères
issues de ces courants (éthique de la discussion. théorie
de la justice. etc..),
souligne l'originalité de la fécondité d'une
pensée qui a su développer une profonde mise en cause de
la raison métaphysique sans détruire la
rationalité comme telle. En vue de mesurer l'ampleur des
transformations criticistes de la raison. cet ouvrage conduit le
lecteur. dans un libre dialogue avec l'œuvre de Kant. des
interrogations les plus radicales sur la finitude humaine jusqu'aux
questions les plus concrètes et les plus présentes sur le
choix de l'immigration ou sur les renouvellements contemporains du
cosmopolitisme..."
Vraiment les éditeurs
n'ont pas résolu le dilemme du boss: "Pour choisir un "philosophe", il faut
en savoir autant que lui; et dans ce cas, on peut s'en passer..."
11/ Page 33: "Penser sa vie, parce
qu'elle est
mortelle, et le faire par soi-même, parce que les grandes
cosmologies comme les grandes religions ne fournissent plus de
réponses toutes faites, voilà à mes yeux une assez
bonne définition de la philosophie. C'est en quoi, du reste,
elle fut toujours, avec plus ou moins d'amitié ou
d'hostilité, la grande concurrente de la religion. On trouvera
plus loin, dans ce livre même, une explicitation plus ample de
cette perspective qu'on peut bien sûr ne pas partager'. A tout le
moins, ceux qui la contestent m'accorderont sans doute qu'il faut
tenter, quel que soit l'objet dont on s'y inquiète,..."
Et cela continuera tant qu'on ne
verra pas que l'aReligion est une "philosophie" comme les autres, ayant
réussi à conserver son droit d'aînesse en
détruisant, récupérant tous les progrès
suivants. A quand l'enseignement du "satammisme" en guise de
catéchisme" ?
12/ La
philo-niche,
(avec variantes, "Charretier",
"Gaveur d'oies
argentaises", "Cantonnier", 'Gars de Ferme", "Tacot", "BricoBagnole"...),
explique pourquoi l'aristotologie est la chose la plus répandue
au monde. Comme l'enseigne la psychologie, le burinage mental est
réalisé avant 4 ans, les parents ont transmis à
l'enfant la 'logique'
nécessaire à sa future 'condition'... Cette
capacité de raisonner urbi et orbi, ('Zeusio est tout puissant... Il peut
avoir un fils... joKriss est fils de Dieu!) Semble bien connue de
Molette, (mais connaît-il l'utilisation du "syllogisme" aux Dark Ages ?)
13/ Ayant travaillé dans 17 pays et visité bien plus, j'allais voir ce que traînait dans les "Librairies françaises". La France des Lumières servant de tremplin pour l'aPensée merdique ! Qu'en reste-t-il de ces publications, "avec aide du Ministère de l'aCulture" ?
14/
Http://wikisource.org/wiki/Les_Derniers_jours_d'Emmanuel_Kant:
"...jamais de jarretières, par
crainte d'arrêter la circulation du sang. Pour garder ses bas
tirés, il avait inventé à son usage un appareil
extrêmement élaboré. Dans un petit gousset,
placé au-dessus de chaque cuisse, une petite boîte avec un
ressort de et une cordelette élastique dont la force
était réglée par un mécanisme
spécial; des crochets passaient à travers une petite
ouverture du gousset, et allaient saisir deux œillères
fixées à la partie extérieure et intérieure
de chaque bas. de cette spirale était placée une
cordelette élastique dont la force était
réglée par un mécanisme spécial. Aux deux
extrémités de cette cordelette étaient
attachés des crochets : ces crochets passaient à travers
une petite ouverture du gousset et allaient saisir deux œillères
fixées à la partie extérieure et intérieure
de chaque bas. Une machinerie si compliquée était soumise
à des dérangements occasionnels".
15 /"De l'avis des biographes qui l'ont connu de son vivant, le trait marquant de sa personnalité semble avoir été son effort constant pour agir en toute chose selon une maxime qu'il s'était préalablement donnée par un libre examen de sa raison, et qu'il ne modifiait que pour des motifs d'importance, soumis à la même procédure", (Fondement, Hatier, 2000, page 139)
16/ Attention : "cette subjectivité n'est pas une partialité, qui laisserait les individus en proie aux opinions biaisees et autoriserait les sceptiques à affirmer que l'homme ne peut, an fond, rien savoir. Tout au contraire, cette subjectivité dite « transcendantale » est notre humaine nature, le socle commun à partir duquel nous ordonnons, non seulement nos connaissances et nos actions, mais aussi, plus généralement, l'ensemble de nos perceptions et des phénomènes qu'il nous est donné d'envisager, fut-ce seulement en imagination. Cette révolution-là est donc, en un sens, le contraire d'une blessure narcissique pour l'humanité... Semblerait presqu'anodin, tant il est finalement... C'est pourtant grâce à la reprise et, pour tout dire...", (Lagier dans Marianne, 23/07/05, page 73).
17/ Je reste ébaubi devant cette avalanche d'affirmations gratuites: "tout homme usant de son jugement connaît son devoir... Il n'y a donc pas lieu d'enseigner le devoir... le devoir est ce qui doit être, quand bien même cela n'a encore jamais été... La raison pratique doit donc déterminer lu volonté a priori. L'exigence morale subsiste, même si nous n'avons aucune preuve de ce qu'elle a déjà été satisfaite... Il faut admettre qu'il est rigoureusement impossible d'établir ne serait-ce qu'un seul cas de moralité pure...
18/ Kant est resté théologien. Sa philosophie pratique est « un pur déguisement de la morale théologique » ... L'impératif ? « Ce concept, avec tous ses voisins, ceux de loi, de commandement, de nécessité morale et autres, si on le prend en ce sens absolu, est emprunté à la morale théologique... «... la notion du devoir, la forme impérative prise par la morale, n'appartiennent qu'à la morale théologique » et, plus précisément, à la loi mosaïque. La doctrine de l'autonomie n'est donc qu'un avatar du Décalogue ...» " Dès qu'on sépare ces idées des hypothèses théologiques, dont elles sont un rejeton, elles perdent toute signification... parler de nécessité morale absolue et de devoir inconditionnel c'est vouloir payer de mots le lecteur, et même lui faire avaler, une vraie contradictio in adjecto... "Kant avait commencé par emprunter sans en rien dire, en cachette, cette forme impérative de l'éthique à la morale des théologiens ... Kant eut beau jeu de faire sortir de sa morale, une théologie morale..." (page 18).
19/ Ce que Mill dit de Kant, ( "... tous les partisans de la morale à priori... ne peuvent se dispenser d'avoir recours à des arguments utilitaristes... exemple, Kant. dans "La Métaphysique des mœurs, ", homme remarquable, dont le système marquera longtemps une date dans l'histoire de la spéculation philosophique, e : « Agis de telle sorte que la règle selon laquelle tu agis puisse être adoptée... » Mais il échoue d'une façon presque ridicule à en déduire nos obligations morales réelles... les conséquences de leur adoption universelle seraient telles que personne ne jugerait bon de s'y exposer'. (L'UTILITARISME, 1863, page 42) , Mill récupère la maxime de Kant : "Pour donner un sens au principe de Kant, il faut l'interpréter ainsi : nous devons diriger notre conduite d'après une règle que tous les êtres raisonnables puissent adopter avec avantage pour leur intérêt [collectif]", (page 136). "Pour Kant, ses maximes fournissent seulement le critérium de l'appréciation morale, sans obligation morale... (page 164).
20/ "Acquérir beaucoup d'habileté, en vue de toutes sortes de fins, est un des buts généraux de l'éducation", ( Propos de pédagogie, introduction où Kant semble adopter ma recette: "si je comprends ce que je lis, voilà ce que je peux faire...").
21
"Kant ne propose
en
aucun cas une philosophie ultime, qui regrouperait en les unifiant les
tentatives antérieures,... mais Kant ne se limite pas à
cet exercice convenu qui consiste à se poser la question «
qu'est-ce que la philosophie ? ». ... il invente la forme
même de la réflexivité que toute philosophie met en
œuvre. Il fait deux choses à la fois : d'une part, il
élabore, et fort bien, les conditions de possibilité de
la connaissance, de la morale ou du jugement esthétique (entre
autres) ; d'autre part, il détermine, comme en passant,
l'instrument même de sa pensée, ce qui doit en somme
être au principe de toute démarche philosophique.
L'œuvre kantienne est une
philosophie de la philosophie pour une raison plus profonde encore.. la
pensée critique se veut l'élaboration d'une philosophie
de l'homme comme animal philosophique. Kant considère en effet
qu'il y a au plus profond de l'être humain un désir, une
tension vers l'au-delà de l'expérience qu'il serait
illusoire de prétendre contrôler. La nature
métaphysique de l'esprit est une donnée, ou plutôt
une disposition originaire de la pensée, que la philosophie peut
et doit exprimer, mais qu'elle n'a pas vocation à combattre.
Kant va plus loin. Cette tendance à penser Dieu. la
liberté, le monde, cette orientation de l'homme vers
l'inconditionné est précisément ce qu'il s'agit de
préserver et de sauver... La critique peut ainsi être
entendue comme un dispositif intellectuel destiné à dire
le droit d'une disposition de l'homme à l'égard de la
métaphysique.
Le kantisme est donc une
philosophie de la philosophie par sa lettre - l'élaboration de
la réflexion comme principe de toute pensée - et par sa
finalité - sauver le naturel philosophe de tout homme.
22/ Kant "fait un
usage immodéré du terme métaphysique" :

1er sens:
"disposition naturelle de la raison"
"Dès les
Rêves
d'un visionnaire, Kant déclare être amoureux de la
métaphysique, même si celle-ci ne lui offre pas souvent
ses faveurs'. La Critique de la raison pure le dit de manière
beaucoup plus explicite : la métaphysique est avant tout une
tendance inhérente à l'esprit humain, qui ne peut pas se
satisfaire de la seule expérience sensible, et pose
inévitablement dans le monde suprasensible les concepts dont la
raison a besoin, en vertu de sa nature propre... Mais, dans tous les
cas, la métaphysique doit être protégée plus
que détruite. L'homme n'y renoncera jamais, pas plus qu'il ne
renonce à respirer' ; plus encore, elle a pour vocation
d'achever la culture de la raison, en la conduisant à sa
véritable destination.

2ème
sens
"connaissance théorique du suprasensible,
"...transcendante et ratiocinante, le fait
des penseurs qui n'ont pas su percevoir les limites réelles de
la connaissance humaine, qui contribue à la discréditer
par les absurdités auxquelles elle conduit
inévitablement. En ce sens, elle est une « pseudo-science
sophistique' », un bavardage dogmatique... Kant disqualifie ici
la quasi-totalité de ses prédécesseurs, au moins
dans le champ de la philosophie allemande... On peut et on doit penser
Dieu, l'âme, la liberté : mais prétendre les
connaître relève de l'imposture.

3ème
sens:
"comme science"
"Au premier sens, la
métaphysique est une disposition ; au second, elle est une
erreur. Kant n'exclut pas qu'elle puisse être qualifiée de
science,... . Une connaissance théorique absolument certaine et
universelle est possible, pour autant qu'elle se contente
d'établir le système complet des conditions de
possibilité de la connaissance théorique. La
métaphysique est alors une science des limites de la raison
humaine, et elle contient tous les principes purs de la raison'. Elle
est au fond identique à la philosophie transcendantale dans son
ensemble."

4ème
sens:
"La métaphysique comme doctrine de la
liberté",
"Cette quatrième acception du
terme n'est pas incompatible avec la troisième... Kant appelle
cette branche de la métaphysique la métaphysique des
mœurs, un domaine en soi, puisque sa possibilité n'est
établie qu'une fois posé le système de la
philosophie transcendantale. Sans critique de la raison
théorique - propédeutique à la métaphysique
comme science -. la liberté n'est même pas envisageable,
et le concept de devoir dénué de signification. Il semble
bien que ce dernier sens du terme soit le plus important, si l'on se
souvient que pour Kant la philosophie est finalement une doctrine de la
liberté."
23/ "Sur le terme
"Critique", Kant est fort bavard, sans qu'on puisse toutefois fixer les
différentes approches qu'il propose en une définition
unique... elle est ce qui prend pour objet la disposition
métaphysique ; elle est ce par quoi le bon et le mauvais usage
de cette métaphysique sont séparés ; elle est
enfin ce que produit l'exercice de la réflexion. Même si
elle semble active dans la totalité du travail philosophique,
elle ne se confond pas avec elle. Son rapport à la philosophie
en général est peut-être d'ailleurs ce qui la
détermine le mieux. Kant est à cet égard
très précis, au tout début de la Première
introduction à la Critique de la faculté de juger :
« S'il est vrai que la
philosophie est le système de la connaissance rationnelle par
concepts, elle se trouve déjà suffisamment
distinguée par là d'une critique de la raison pure ;
celle-ci contient sans doute une investigation
philosophique touchant la possibilité d'une pareille
connaissance. mais n'appartient pas comme partie à un tel
système... au contraire, elle esquisse en premier lieu
l'idée de ce système...»
Les deux verbes qui concluent
cette citation sont essentiel : la critique est à la fois
l'esquisse de la philosophie comme système et sa mise à
l'épreuve. Elle précède donc la philosophie comme
le plan de l'architecte précède la construction de
l'édifice ; mais elle continue d'agir au long du travail de la
pensée, en tant que mauvaise conscience de cette pensée,
si prompte à aller au-delà de sa sphère de
légitimité.
La critique n'est pas une
entreprise de destruction. Elle se demande plutôt comment
transformer en science ce qui est donné comme une disposition
naturelle de l'esprit humain. Elle procède d'une démarche
de réorientations de cette disposition, de consolidation de sa
tendance générale, dont nous avons vu la valeur,
accompagnée d'une stricte limitation de ses prétentions
théoriques.
24/ « Elle est un traité de la
méthode, non un système de la science même ; mais
elle en établit tout le tracé, en ce qui regard aussi
bien ses limites que toute sa structure interne. »
La définition souligne ma grande règle, "que la méthode de
découverte est bien plus importante que la découverte..."
Kant ne se contredit pas, il construit, améliore, avance. "Philosophy is an Unending Quest".
J'en reste donc à ma théorie et pratique, attendre 80 ans
pour publier son premier livre.
25/
page 175: " la Critique de
la raison pure entend
d'abord maxime au sens étroit et premier d'opinion subjective.
Cependant, la maxime ne désigne pas exclusivement une
règle ou opinion subjective, empirique, contingente, mais aussi
un précepte ayant une validité durable pour l'individu
qui la choisit et une portée générale pour
plusieurs individus. La maxime, en ce second sens, est donc plus
générale que l'opinion, quoique moins universelle que la
loi. Elle n'est plus entièrement subjective mais contient en
elle un élément d'objectivité. Enfin, la maxime
peut même se transformer en loi pratique pure...
page 180: "La
typique est
une sorte de schématisme moral, qui diffère du
schém:atisme catégorial assuré par l'imagination
transcendantantale dans la Critique de la raison pure 64, mais assume
une fonction analogue, celle de lier l'universel au particulier.
page 183: " La typique a donc aussi pour enjeu
la juxtaposition d'un monde intelligible moral au monde sensible, la
double appartenance de
l'homme à ces deux règnes. Il s'agit de trouver, dans la
faculté de juger pratique, le point de contact, le nœud, le
troisième terme qui rattache certaines maximes
particulières d'action à la loi morale. La solution se
trouve dans l'entendement, qui nous fournit, à travers le
concept formel de nature la représentation d'une
légalité universelle en général.
page 189: "La typique prouve donc qu'universel
et particulier ne sont pas irréductiblement opposés et
que la morale kantienne est une morale de la médiation. ...La
typique confirme que l'impératif catégorique est
parfaitement applicable par tout homme, le jugement pratique commun
consistant à rapporter l'action à une loi universelle...
La typique prend en compte la réalité sensible où
agit l'homme, tout en évitant de réduire l'agir moral
à un processus naturel. Elle se tient au carrefour entre deux
ordres hétérogènes, sans privilégier aucun
des deux. Si on lui ôtait sa double face, on la priverait
d'efficacité dans la résolution du problème de la
subsomption du particulier sous l'universel.
26/ Schopenhauer, CPK, page 43: "dont Kant expose ses idées, (de
manière), indécise, hésitante, insuffisante,
parfois même obscure... un écrivain qui a conçu
clairement son sujet ne vient pas toujours expliquer à nouveau
ce qu'il a déjà expliqué une fois, comme Kant le
fait pour l'entendement, les catégories, et autres concepts
capitaux.
Schopenhauer, CPK, page 68: "A
cet effet, il répète à satiété les
mots recognition, reproduction, association, appréhension,
unité transcendantale de l'aperception, sans parvenir à
être clair.... Il ne fait que tourner tout autour, et tous les
kantiens ont suivi ses traces....
27/ La
géométrie est un inventaire des formes... Sa loi est de
compliquer progressivement les formes en partant des plus simples; son
succès est tel qu'il n'est point de problème
géométrique qui ne se puisse résoudre par des
triangles égaux ou semblables, le triangle étant la plus
simple des figures terminées, comme la droite est la plus simple
des lignes, et qu'il n'est point de courbe qui ne s'inscrive toute sur
trois axes rectilignes. Ce sont d'abord le point et la droite, à
la fois distance et direction; et puis la distinction de deux
mouvements, le mouvement le long d'une droite et la rotation de la
droite autour d'un point fixé, d'où sortent l'angle et le
cercle, qui ne font qu'un. En partant de là se
développent deux ordres de recherches : l'un, des figures planes
et des rapports des lignes aux surfaces et enfin aux volumes; l'autre,
des angles et de leur rapport à des droites convenablement
choisies comme sinus et tangente. La dernière conquête est
celle des courbes, dont les coniques sont les principales... la
connaissance n'a d'autre objet que les choses mêmes, en vue de
prévoir les mouvements que nous avons à faire pour nous
procurer certaines impressions et en écarter d'autres. Ainsi la
géométrie a pour fin l'orientation, l'arpentage et le
cubage, applications qui couvrent le domaine entier des sciences. Et
l'artifice principal que nous y employons, comme Comte l'a fait
remarquer, c'est de mesurer le moins de lignes qu'il se peut et le plus
possible d'angles, ce qui jette dans de grands calculs.
... On sait, d'après
la
logique même, que les raisonnements géométriques
n'iraient pas loin, si quelque nouvelle donnée, en forme de
proposition non ambiguë, ne leur était fournie. Et c'est
toujours quelque figure nouvelle, obtenue par combinaison des anciennes
et définie en même temps dans le langage, ce qui fait
déjà assez voir que la géométrie ne se
passe pas d'objets... Ainsi la droite est définie au mieux par
le mouvement d'un point constamment dirigé vers un autre; la
droite est ainsi la direction même." (Alain,
"Eléments de Philosophie", page 182).
Rapprochons
avec Paul Valéry décrivant
la "méthode de Faraday", (qui utilise celle de Vinci):
"Faraday, aussi, voyait des
systèmes de lignes unissant tous les corps, remplissant tout
l'espace... ces lignes de force, nous les apprécions ici comme
celle de la moindre résistance de compréhension...
Faraday voyait, par les yeux de son esprit, des lignes de force
traversant tout l'espace où les mathématiciens voyaient
des centres de force..."
28/ "Mais Delbos tombe ici
dans le piège. Fichte n'avait (nous ne le soulignerons jamais
assez) strictement rien dit de l'intuition intellectuelle dans son
écrit fondateur de l'idéalisme transcendantal. C'est que
le lecteur sérieux s'interrogeant sur les propositions de la
première W-L devait parvenir à l'intuition
intellectuelle, qui lui ouvrait (l'Eingang) le système. On
pourrait dire, sans crainte d'être sérieusement contredit,
que jamais la W-L, dans ses différentes versions, n'a
débuté avec la W-L. Par exemple, en 1801, où il
est très vite question de l'intuition intellectuelle, une
très longue dialectique est nécessaire pour parvenir
à l'intuition intellectuelle en sa forme
développée qui donne l'accès au système de
la W-L. Delbos a cru, comme beaucoup de lecteurs, il faudrait dire
presque tous les lecteurs', que l'intuition intellectuelle est une
donnée immédiate de la conscience, alors que Fichte
soutient qu'il s'agit bien d'une donnée immédiate,..."
"A. Renaut, L. Ferry
sont bien d'accord sur ce point : la W-L 94-95 ne débute pas par
l'intuition intellectuelle. Le R.P. X. Tilliette, un des tenants de
l'interprétation classique, reconnaît que l'absence de
l'intuition intellectuelle pose un problème; manière
polie de se désolidariser de l'interprétation classique."
29/ Renaut page 282 "... en retardant lui-même le moment
de l'application pratique, Kant n'a-t-il pas laissé
apparaître qu'il y avait, dans ce travail de l'application, une
limite de sa philosophie pratique, comme le suggèrent tant
d'interprètes, voire une limite de la philosophie en tant que
telle ?"
Page 283: " Pourquoi, après la Fondation, la
Critique, qui, à certains égards, remplit une fonction
parallèle ?... certains commentateurs ont conclu que Kant ne
songeait nullement, dans un premier temps, à rédiger,
après l'opuscule fondateur, une Critique de la raison pratique
2. ...
Page 285: "Tout indique que la
réponse doit être cherchée dans ce qui
différencie du point de vue méthodique ... Encore
faudrait-il cependant cerner à la fois la signification
précise et surtout la logique de ce déplacement
- Suivre un ordre analytique d'exposition, c'est aller du
conditionné aux conditions
- une démarche synthétique part d'une théorie des
facultés (sensibilité, entendement, raison) pour montrer
comment, à travers le jeu de ces facultés humaines,
l'expérience est possible : en ce sens, elle va des conditions
au conditionné ...
30/ Le schéma de Hanse-Love montre une préoccupation pour l'entendement. Leibnitz meurt en 1716 mais son étude sur l'entendement est publiée seulement en 1765, (Kant a 61 ans); que Hume traite le même sujet vers 1748, (Kant a 44 ans). Ajouter les contributions de Spinoza et surtout de Locke qui lance la recherche et provoque la renaissance de la vraie philosophie par "Comment a fonctionné le cerveau de Newton ?", (je recommande un cerveau, bien mieux équilibré, celui de Vinci dont les carnets dormaient dans un meuble, en attente de vente-cadeau de la Révolution française au roi d'Angleterre, pour zéro shilling). Persuadé avec Ockham que nos deux lobes fonctionnent de la même manière, je ne comprends cette distinction entre un "entendement-kif-raison", (nécessitant un objet pour tourner rond) et une "raison-kif-entendement", (qui tourne naturellement en rond)...
31/ Sous le règne du dernier dictateur éclairé, (alors que je me débattais entre les griffes des trois dernier Torquemadas, ils en sont crevés!), fut publiée "LA RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN. Lire, page 243, le commentaire expliquant une seconde édition dès janvier 1794: "... una nueva edición se había hecho necesaria muy poco tiempo después de aparecida la primera. Entre tanto, otros escritos de Kant, ademas de éste, también habían disgustado a la ortodoxia. El 1 de octubre de 1794 se dirige a Kant un escrito real en le que se le reprocha haber abusado ya desde hace algún tiempo de su filosofía «para deformar y envilecer algunas doctrinas principales y fundamentales de la Escritura Santa y del Cristianismo», se hace a este respecto especial mención de LA RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN y se ordena al filosofo, bajo pena de la desgracia real con todas sus consecuencias, no incurrir en adelante en tales faltas. Kant respondió en un escrito de justificación negando los cargos, pero comprometiéndose «como fidelísimo súbdito de Vuestra Majestad» a abstenerse por completo de tratar de la Religión; con esto entendía, según su propia explicación posterior, referir tal compromiso solamente al rey Federico Guillermo II y por lo tanto a la duración de su reinado; de entonces se ha conservado un papel escrito por Kant con estas palabras: «Retractarse y negar la propia convicción interior es infame; pero callar en un caso como le presente es deber de súbdito; y, si todo lo que se dice ha de ser verdad, no por ello es deber decir públicamente toda la verdad». En efecto, Kant guarda en le silencio lo ocurrido, silencio que solo se rompió en 1798, en le prologo de EL CONFLICTO DE LAS FACULTADES; en 1797 había subido al trono Federico Guillermo III y el edicto «religioso» de Wöllner haba sido abolido.
32/ page 155: "Hume critique la théologie populaire pour montrer sa pauvreté et recommande la théologie rationnelle comme authentique et digne de respect. Kant découvre à son tour combien cette dernière manque de fondement, mais il ne touche pas à la théologie populaire... la présentant comme une foi appuyée sur un sentiment moral... Kant, connaissant les dangers de l'entreprise, avait seulement voulu établir par sa théologie morale quelques faibles soutiens provisoires, afin que l'écroulement ne l'atteignît pas et qu'il pût avoir le temps de s'éloigner.
33/
www.physics.umd.edu/robot/einstein/kant.html
"Einstein's special relativity was developed along Kant's line of
thinking: things depend on the frame from which you make observations.
However, there is one big difference. Instead of the absolute frame,
Einstein introduced an extra dimension. Let us illustrate this using a
CocaCola can. It appears like a circle if you look at it from the top,
while it appears as a rectangle from the side. The real thing is a
three-dimensional circular cylinder. While Kant was obsessed with the
absoluteness of the real thing, Einstein was able to observe the
importance of the extra dimension."
Avec explication: "Historically, this place was dominated
by several different countries with different ideologies . However,
Kant's view was that the people there may appear differently depending
on who look at them, but they remain unchanged. At the same time, they
had to entertain different ideologies imposed by different rulers. Kant
translated this philosophy into physics when he discussed the absolute
and relative frames. He was obsessed with the absolute frame, and this
is the reason why Kant is not regarded as a physicist in Einstein's
world in which we live".
34/ Noter l'admiration de vrais savants pour les vrais
philosophes, exemple Monod sur la "Logique
de la Découverte Scientifique" de Popper:
"L'un des rares ouvrages où un
homme de science puise reconnaître, sinon parfois
découvrir, le mouvement même de sa pensée,
l'histoire vraie, rarement écrite, du progrès auquel il a
pu personnellement contribuer".
Qui sait que Kant fut admiré par Paul@Cujus ?
" Alors intervient l'intuition
géniale de Karol Wojtyla. Il a su déceler chez Kant ce
qu'il y avait de vrai : la primauté du sujet ; et le
séparer de l'agnosticisme destructeur, qui le défigurait
et le rendait aveugle, en lui restituant sa pleine dignité de
sujet connaissant et conscient. Par-dessus tout, il trouvait chez Kant
que le sujet humain, la personne, est la seule réalité
que Dieu ait créée pour elle-même, qui ait en
elle-même sa propre fin, et qui ne puisse être
utilisée comme moyen. Cette notion de la personne allait devenir
le principe fondamental de l'anthropologie de Karol Wojtyla, qui se
situe donc dans la ligne de Kant.
En conclusion l'éthique
axiologique de Karol Wojtyla s'oppose au subjectivisme de
l'éthique de Kant exprimé dans l'impératif
catégorique : " Agis de telle
sorte que ton action puisse être érigée en loi pour
tous ". Cet axiome a conduit à l'écrasement de la
personne au nom de la raison par les idéologies et les
régimes totalitaires. (LIBERTÉ DE CONSCIENCE ET
LIBERTÉ RELIGIEUSE A LA LUMIÈRE DE LA PHILOSOPHIE DE
KAROL WOJTYLA, par Dom JOBERT Moine bénédictin,
professeur de philosophie et de théologie à l'Abbaye de
Solesmes).
(
http://www.cfjd.org/cupboard/documentations/html/cfjd00144.htm) Paul@Cujus
fit deux doctorats de philosophie en Pologne, jamais montrés.
Mais lorsqu'il essaya d'en faire une troisième à Rome, il
fut refusé !
35/ Schopenhauer, CPK, page 38: "... on peut déjà constater que les grands exploits de Kant ont été accompagnés de grandes fautes ; en effet bien qu'il ait accompli la plus grande révolution en philosophie et mis fin à la scolastique ... pour faire place à une troisième ère universelle et vraiment nouvelle en philosophie, néanmoins le résultat immédiat de son apparition ne fut pas positif, mais presque entièrement négatif Cela tient à ce qu'il n'avait pas établi un nouveau système complet, auquel ses partisans eussent pu s'attacher ne fût-ce qu'un instant, et ceux-ci sentaient bien tous qu'il venait de s'accomplir quelque chose de grand, mais aucun ne savait au juste quoi. Ils comprenaient bien que toute la philosophie jusqu'à ce jour n'avait été qu'un rêve stérile dont l'époque contemporaine commençait à sortir ; mais ils ne savaient pas à quoi ils devaient s'en tenir maintenant. Un grand vide, un grand besoin s'était produit; l'attention générale, celle même du grand public, était excitée...
36/ Lefranc,
"Critique de la Philosophie Kantienne":
page 9; :« ... ma philosophie procède de celle
de Kant et suppose donc une connaissance approfondie de cette
dernière; je tiens à le répéter ici »
page 15: " Schopenhauer est très conscient
de la révolution qu'il propose désormais : la
dualité de l'intellect et de la volonté se substitue
à l'antique dualisme de l'âme et du corps,
Page 16 : ":« celui qui ne s'est pas assimilé
la doctrine de Kant, quelle qu'ait été par ailleurs sa
pratique de la philosophie, est encore dans une sorte d'innocence
primitive ; il n'est pas encore sorti de ce réalisme naïf
que nous apportons tous en naissant ; il peut être apte à
tout, hormis à philosopher ». Il se peut que Schopenhauer
lui-même n'ait pas réussi à sortir de la crise
ouverte par Kant.
37/ pageXLVI: "Kant est resté théologien. Sa philosophie pratique est « un pur déguisement de la morale théologique... Ce concept, (l'impératif), avec tous ses voisins, ceux de loi, de commandement, de nécessité morale et autres, si on le prend en ce sens absolu, est emprunté à la morale théologique... «... la notion du devoir, la forme impérative prise par la morale, n'appartiennent qu'à la morale théologique » et, plus précisément, à la loi mosaïque. La doctrine de l'autonomie n'est donc qu'un avatar du Décalogue ..."Dès qu'on sépare ces idées des hypothèses théologiques, dont elles sont un rejeton, elles perdent toute signification... parler de nécessité morale absolue et de devoir inconditionnel c'est vouloir payer de mots le lecteur, et même lui faire avaler, une vraie contradictio in adjecto ... Kant avait commencé par emprunter sans en rien dire, en cachette, cette forme impérative de l'éthique à la morale des théologiens ... Kant eut beau jeu de faire sortir de sa morale, une théologie morale... nous n'avons pas le bonheur de pouvoir apprendre de l'expérience, si l'impératif catégorique existe en fait."
38/ "Hegel, au contraire,
réhabilite les preuves de la théologie rationnelle,
à commencer par l'argument ontologique... Un philosophe doit
avant tout être un mécréant» et «la
philosophie n'est pas faite pour apporter de l'eau au moulin de la
prêtraille »
"Sur
Fichte, ( "homme qui a
trop enseigné pour avoir eu le temps d'apprendre") :"Dans sa
Doctrine des mœurs réduite en système, nous voyons
l'impératif catégorique atteindre les proportions d'in
impératif despotique... (page 86).
39/ (After 1815), "the priority accorded to art was respectively challenged and affirmed in two major contributions to aesthetic theory. The supreme status to which art had been elevated by the German Romantics was put into question in the lectures on aesthetics which Hegel gave in Berlin, in the years between his call to the chair in 1818 and his death in 1831 (In 10). Hegel maintained that art was one of the forms in which `divine nature' and the 'deepest interests of humanity' are revealed. None the less, he sought to show that art could no longer be conceived as the highest mode in which the mind's genuine interests are brought to consciousness. As the sensible appearance of the ides, he argued, art is only capable of representing a `certain circle and grade of truth', and it bas, historically, been superseded by religion and by speculative philosophy. At the saine time, however, also in Berlin but in relative obscurity, Schopenhauer was constructing a metaphysical system in which art was accorded a uniquely important position. Through art alone, lie proposed, was it possible to achieve release from the endless cycle of desire and suffering constitutive of the human condition . Schopenhauer characterizes aesthetic experience as a state of will-lessness in which access is gained to the eternal Ideas behind the appearances of nature. In this scheme, the artist as 'genius' is accorded a privileged position by virtue of his capacity to see beyond the limitations of striving and ± reasoning humanity.
40/ Schopenhauer, "Critique de la Philosophie Kantienne", page 180: " Kant était presque entièrement étranger à l'art, selon toute apparence il était peu sensible au beau, très probablement il n'a jamais eu l'occasion de voir quelque œuvre d'art importante, enfin il semble n'avoir eu aucune connaissance de son émule en génie, Goethe, ce géant intellectuel qui seul, de son siècle comme de sa nation, puisse être placé à côté de lui. - Il faut s'émerveiller que cependant les considérations philosophiques de Kant sur l'art et le beau lui aient acquis un mérite si grand et si durable. Ce mérite consiste en ce que jusqu'à lui, on n'avait jamais considéré la question qu'au point de vue empirique ; on s'était borné à rechercher dans ce qu'on appelle un bel objet, la qualité qui le distingue d'autres objets de même sorte. Dans cette voie, on arriva d'abord à des énoncés très particuliers, et ensuite à d'autres plus généraux. On chercha à distinguer le beau artistique authentique de celui qui ne l'est pas, à en découvrir les caractères, pour les faire ensuite servir de règles. Ce qui plaît comme beau, ce qui déplaît, ce qui est à imiter, rechercher, éviter, quelles règles négatives à établir, bref quels sont les moyens d'éveiller le plaisir esthétique, c'est-à-dire quelles sont à cet effet les conditions appartenant à l'objet : voilà quel était presque exclusivement le thème des considérations sur l'art. C'est la voie qu'avait suivie Aristote... La généralité des énoncés esthétiques ainsi découverts fit, il est vrai, porter enfin l'attention sur le sujet, et l'on s'aperçut que si l'on connaissait bien l'effet produit sur celui-ci, l'on pourrait en déterminer a priori la cause dans l'objet... (A cette époque, paraissent beaucoup de traités d'esthétique, peut-être grâce à Goethe, dont il faut connaître les aquarelles).
41/ Freud, texte de 1914 - Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique de la priorité de Schopenhauer : « A coup sûr, lorsque je conçus cette doctrine du refoulement, mon indépendance était entière. Aucune influence ne m'avait, que je sache, incliné vers elle. Je tins donc mon idée pour originale jusqu'au jour où O. Rank me montra, dans Le Monde comme volonté et représentation, le passage où le philosophe s'efforce d'expliquer la folie. (...) Ce que Schopenhauer dit de la manière dont nous nous raidissons pour refuser d'admettre une réalité pénible, est rigoureusement superposable à ma théorie du refoulement. C'est au fait d'avoir si peu lu que je devais une fois de plus l'originalité de ma doctrine »
42/ "un livre de portée universelle... un livre de philosophe, engagé, donnant aux préoccupations morales et politiques de cette fin du 20ème siècle... une armature intellectuelle, une clarté déductive qui leur manquaient, les sauvant ainsi du pathos des hommes politiques ou du cynisme d'une certaine philosophie de la « mort de l'homme »... un livre souvent difficile mais exaltant, formulant ce qu'on pourrait appeler une charte de la social-démocratie moderne, avec ses forces et ses faiblesses." Bla, bla,bla...
43/ Alain, "Éléments
de philosophie" , page
311-322 "DE LA JUSTICE"
... on ne dit pas qu'un loup est injuste.
Toutefois le loup raisonneur de la fable est injuste, car il veut
être approuvé, que le mouton n'ait rien à
répondre, ou tout au moins qu'un arbitre permette; et l'arbitre,
c'est le loup lui-même.
"Retenons que la justice suppose
certainement un état de nos relations avec nos semblables qui
ait leur libre et franche approbation, et la nôtre... Cette
idée si simple trouve déjà son application dans
les échanges et dans tous les contrats... la pleine justice
exige que j'instruise mon acheteur de tout ce que je sais de la chose
que je lui vends; mais, pareillement, il doit m'instruire de ce qu'il
sait sur les pièces de monnaie qu'il me donne en échange.
J'ai connu des hommes qui jugeaient assez innocent de passer une
pièce suspecte qu'eux-mêmes avaient reçue sans y
faire attention; mais ce n'est pas juste, tant qu'on n'est pas
assuré de la libre approbation de celui à qui on la donne.
".... J'ai acheté une vieille gravure avec
son cadre; je n'ai point acheté ces billets de banque que j'y
trouve cachés; il n'est pas toujours facile de savoir à
qui ils sont, mais il est parfaitement clair qu'ils ne sont pas
à moi.... comme l'approbation de l'autre n'est alors ni libre,
ni durable, et que vous-même le jugez fou d'avoir consenti, je
dis encore une fois : contentez-vous d'être riche et renoncez
à être juste... D'où la règle d'or, assez
connue, (l'impératif catégorique en sauce Alain!)
:« Dans tout contrat et dans tout échange, mets-toi
à la place de l'autre, mais avec tout ce que tu sais, et vois
si, à sa place, tu approuverais cet échangea ce contrat.
»
44/ Daniel C. Dennett, "DARWIN'S DANGEROUS IDEA", (Simpson & Schuster, 1995, page 21: "If I were to give an award for the single best idea anyone has ever had, I'd give it to Darwin, ahead of Newton and Einstein and everyone else. In a single stroke, the idea of evolution by natural selection unifies the realm of life, meaning, and purpose with the realm of space and time, cause and effect, mechanism and physical law"
45/ En commentant le rêve, (ce que faisaient déjà les "satammus" de Babylone, et les Grecs, et les Egyptiens), Freud montre la recette, les limites du freudisme: on n'échappe pas à sa structuration mentale première. Moi, je situe le penseur cul-cul-poussette dans l'échelle des noodigmes: pré-zénonien. Le rêve doit être étudié dans le cadre Darwin. Ce que fait Journet. Il s'agit d'un tri pour récupérer les aventures de la journée et pouvoir les réutiliser dans la demi-seconde de Libet, (un vrai savant!). Car dans la vie, c'est comme dans l'aviation, survit celui qui a le moteur le plus rapide.
46/ "Dans le milieu des années 1960, Dennett comprit qu'une époque fascinante s'annonçait pour tous ceux qui désiraient savoir comment le cerveau fait fonctionner l'esprit", (page 38)...
47/ Darwin, (évidemment un "prosopamnésien"), domine et guide le
Siècle qui découvre la Psychologie. Ces philosophes
semblent sélectionnés par l'Evolution, qui, à
cette époque, arrive au dernier "noodigme" et commence
l'exploration du dernier continent, notre cerveau. Pour ce faire, elle
embauche des soft-explorateurs acceptant des risques psychiques;
jusqu'à la mort de l'esprit, i.e. la folie... Un brin
d'étrangeté était donc habituel et utile parmi les
vrais philosophes de ce 19ème siècle: Kant, Comte, James,
Jung, Mill, Peirce furent avantagés!... Parfois, la folie
était dans la famille: Kierkegaard enterra la moitié de
sa famille avant 20 ans. Wittgenstein se contenta d'un "suicide financier"
mais trois de ses frères se suicidèrent.
Auguste Comte explora "psychOS" et, sans sa femme, il
finissait à Charenton. Mais, à peine libre, il produisit
son meilleur travail, sans profiter de cette plongée dans
l'inconscient: il proposa une copie ridicule de la religion qu'il
voulait détruire! William James fit meilleur emploi de son
expérience mais tombât dans le ridicule: "My Bergson"! Jung avait plus de
goût, Tony et Sabrina...
Moins connu, mais premier de
cordée, Maine de Biran, (1766-1824), le "créateur de la psychologie". Pour cause de mauvaise
santé, il commença ses "humanités"
à 15 ans, (comme Schopenhauer., bon exemple du "latin formateur de l'esprit"), étude basée
sur la philosophie stoïque et "Les Vies Exemplaires", (je
connais!).
Il décida de laisser un "monument de son
passage sur terre..." Ce Proust de la Philosophie, haut
fonctionnaire aussi souple que Talleyrand et Fouché,
établit sa réputation, sur quelques papiers
envoyés à l'Institut, (comme Rousseau ou Schopenhauer).
Persuadé que "seule
une personne dérangée a la sensation de l'existence..."
(un précurseur pour Kierkegaard et les existentialistes?), cet
esprit anxieux dans un corps malade, laissa une montagne de
pensées éparses, (plus que Pascal et Peirce), et fut
proclamé "maître de
l'introspection". Un
esprit refusant de changer dans un monde changeant, mais perspicace:
"La substitution de
"JE VEUX" à " JE PENSE" exige pour "JE SUIS", un sujet en marche
vers "J'AGIS"... (un précurseur de Schopenhauer?)
"Chrétien
Platoniste"? "Agnostique
Théiste"? Un salade russe de Platon, Augustin, Plotin,
Molina, Teresa et St François... Le titre de certains chapitres,
(comme "La vie intérieure de
l'homme religieux", ou "La
Religion comme fait psychologique"), pourraient être
attribués à James ou au Bergson des "Deux sources de l'aMorale et de
l'aReligion". Il commenta ridiculement l'Evangile de Jean,
sans comprendre ni chercher à comprendre le "pourquoi et comment" de cet ajout
de 26è heure aux "synoptiques", et tomba dans le
prêchi-prêcha:
"Les mêmes choses sont
enseignées par Jésus et l'Esprit; l'un enseigne de
l'extérieur et l'autre à l'intérieur; voilà
pourquoi ils sont réellement deux maîtres... "
Maine de Biran termina dans
l'Imitation du Christ, et mourut avec les "sacrements". Parfait représentant
de l'agitation brownienne qui précède un grand changement
dans l'Histoire de la Pensée, ce "dérangé", entre deux mondes, ne put
trouver un " point d'ancrage";
pas plus que Pascal..
48/ Page 35: "Les naturalistes pensent qu'il n'existe aucun moyen solide qui permette de distinguer les affirmations d'un philosophe de celles d'un physicien ou d'un biologiste... À son meilleur, la philosophie est la pratique qui pense les conséquences de notre conception scientifique du monde. Elle est la réflexion informée de la science sur elle-même... le philosophe naturaliste participe lui-même activement à la pratique scientifique,... Où Dennett serait ainsi d'accord avec Quine pour dire que la philosophie et la science sont d'inclusivité réciproque"...
49/ " Pour des raisons qui sont évidentes, les animaux ont besoin d'anticiper le comportement de possibles compagnons, prédateurs, proies ou rivaux... En regardant les yeux, la posture et le mouvement des autres mammifères, nous pouvons généralement prévoir avec une certaine précision quel sera son comportement dans un futur proche... Serions-nous capables de connaître directement l'esprit des autres personnes ou des autres animaux ? (Page 48).
50/ "Depuis Descartes, la plupart des philosophes sont persuadés que notre propre existence en tant que chose pensante est la seule chose dont nous puissions être parfaitement certains. En ne sachant absolument rien de la nature du monde physique, sans même savoir si nous avons un corps, nous sommes pour Descartes capables de comprendre une multitude de choses à propos de nous-mêmes", (page 132). En réalité, la distinction forme-matière remonte à Aristote et Descartes accepta la curieuse mission de débarrasser la théosophie de cette aristotologie.
51"Le grand mathématicien et philosophe Alan Turing... a montré que l'intelligence peut être décomposée en une série de tâches pouvant être réalisées par une simple machine... Dans le cas des processus qui se déroulent dans le cerveau; les mécanismes qui accomplissent les discriminations perceptives individuelles sont autant de petites machines, astucieusement élaborées par la sélection naturelle pour faire leur travail, sans qu'aucun spectateur dans le théâtre cartésien ne les supervise ou en ait même connaissance, (page 140)
52/
"...Le progrès est souvent l'œuvre
de génies qui ont ... donné libre cours à
L'INTUITION REVELATRICE. d'une PENSEE SANS LANGAGE. "Please,
comment acquérir cette "intuition
révélatrice" et cette "pensée sans langage" ? comme
on change les moteurs d'un avion en vol ?"
Ces "génies"
vivaient dans le "Monde-Deux".
Ils ne firent pas "taire
ce qu'ils avaient appris": tout jeunes, ils
refusèrent la formation-dressage, échappèrent
à la "normalisation"... Voilà la piste:
empêcher le "dressage" de
les détruire.
53/ Je trouve chez les "informiciens", la répartition trouvée chez les conseilleurs: "90% d'inutiles, (la loi Gay-Sot interdit de donner les nuisibles!), 9% de super si on leur donne leur toro, (je les ai pris comme profs particuliers); enfin le pourcent restant, hors-classe, ils ont bien voulu m'accepter, (ce qui explique mon inscription au Bureau International du travail, sans quémandage, par note manuscrite du Sous-Directeur Général).
54Thomas SOWELL, "The Einstein Syndrome" et Agin, Geng, Nicholl, "The Late Talker".
55/ Freud
aurait pu améliorer son ratafia en indiquant le cerveau gauche
comme son "Moi" et le droit, comme "Surmoi". Ce texte deviendrait plus
intéressant "... le pouvoir que son Surmoi exerce sur
son Moi, puisque ce sont justement ses parents qui ont
été, comme nous savons, l'origine de ce Surmoi. Le
nouveau Surmoi a donc la possibilité de procéder à
une post-éducation du névrosé et peut rectifier
certaines erreurs dont les parents furent responsables dans
l'éducation qu'ils donnèrent..." ("Abrégé
de la Psychanalyse, page 43, P.U.F.)
Il s'agit d'un overloading, et
les rechutes sont fréquentes. Freudouille-Fricouille veut
ignorer.
56/ De la doctrine de Spener,
promoteur du piétisme, Kant semble avoir retenu la conception
rigide de la loi, le sentiment de la difficulté du devoir, et
surtout l'idée que le principe de la morale et de la religion
n'est pas dans l'entendement, mais dans la volonté. Mais Kant
repense aussitôt le piétisme...
Chez Leibniz, l'unité des deux
raisons est â la fois celle de leur essence et celle de leur
usage : c'est par une connaissance plus claire que s'obtient le
progrès moral. Pour Kant, l'usage humain de la raison
théorique et celui de la raison pratique demeurent tout à
fait séparés : il n'y a rien de commun entre
connaître un objet et connaître son devoir.
"A Wolf, Kant emprunte l'idée que
la conduite parfaite est la conduite conséquente avec
elle-même.. Mais le rationalisme de Kant ne se borne point
à un tel intellectualisme. La raison y apparaît en toute
sa force, construisanie et posante, et comme source d'autonomie... Kant
se souvient des moralistes anglais, qui lui ont enseigné
à rattacher la moralité à la profondeur d'un
élan intérieur... Il a appris d'eux à
réduire les concepts moraux à des éléments
de l'expérience interne, il a découvert chez eux une
doctrine de l'autonomie de conscience.
"On connaît enfin l'influence qu'a eu sur Kant
la doctrine de Rousseau. (qui le) persuada que tous les hommes
étaient égaux en dignité et se délivra
à jamais de l'idée selon laquelle le bien moral se
démontre et se déduit... dans l'appel que fait Rousseau
à l'instinct divin, il aperçoit l'appel à la
raison pure, faculté d la fois intérieure et
suprasensible, et qui n'est pas le sentiment...
"Ainsi Kant cherche en toutes les doctrines les
principes premiers des jugements moraux... il pressent qu'ils peuvent
se déduire d'une unique origine... L'exigence de ce philosophe
n'est pas de transformation du monde, mais de compréhension et
de justification...
57/
Prix Wittgenstein 1979, Emilio Brito, S.J:
"La
Résurrection est simplement l'intuition de l'Umkehrung
déjà contenue dans la Mort, c'est-à-dire la
subjectivation de la double négation exposée par la
dissolution effective de la finitude naturelle dans son
exaspération même... le lien contrasté par lequel
l'individualité effective du Christ se dégage de la tombe
de son objectivité unilatérale et gagne communautairement
l'actualité subjective du culte, tandis que,
réciproquement, la foi s'attache à l'intuition sensible
et, se détachant de soi comme subjectivité
immédiate, s'extériorise dans la représentation
dogmatique médiatrice de l'immanence cultuelle... (page
130).
"L'humanisation de l'Idée comme être-là
immédiat d'un individu présent immergé dans
l'indigence humaine habituelle est déjà comme finitude la
Entausserung du divin... Seule la douleur de la Mort est l'ultime
devenir-autre du divin, sa négation naturelle suprêmement
abstraite. C'est ici seulement l'hétéron, le
différent limité négatif. Non l'éternel
Etre-en-et-pour-soi dans lequel l'Autre est déterminé
seulement comme Fils, et où la différenciation,
n'étant pas encore accomplie -pur jeu de l'Amour avec
soi-même- n'atteint pas le sérieux de l'être-autre,
mais le point extrême de l'Entausserung de l'idée divine,
où le Fils acquiert la détermination de l'autre comme
tel, de l'être-autre comme réalité, moment
d'effectivité extérieure "sans Dieu" dans lequel
l'Idée divine se contredit..." (page 132).
"Portée
à l'extrême, la négation se transmue (Umkegrung) en
identité: dans l'exacerbation de sa déhiscence, elle
retourne circulairement sur soi; c'est un acte d'identification avec
soi par voie de négation de la négation: moment
doublement négatif, intime conversion à partir de
l'altérité, Idée arrivée à son
être-par- soi qui supprime comme négativité
absolue, la désappropriation naturelle du concept. Dans
l'Idée divine, le moment négatif qui n'appartient
qu'à l'Esprit comme tel, la gloire de sa
négativité absolue: "Herrlichkeit... Abstreifen... de
Negativen"), ne peut avoir d'autre ex-position que la Mort: cette
finitisation (sic) suprême qui se dissout dans son
exaspération même, supprimant ainsi
l'immédiateté de l'Idée... (page 133).
"Pour
nous
en tenir à Hégel: les lacunes de cette pensée
dominée par une négativité ordinaire sont
évidentes: on perd, en elle, tout d'abord, la connaissance
positive de la transcendance divine en faisant résider
l'être de l'Absolu dans la négation de la négation
finie. On perd en même temps le sens de la consistance positive
du fini. Le fini est posé, non point comme une participation
positive à une surabondance libérale, mais en vue de sa
négation crucifiante par un Absolu nécessiteux de la
contradiction de sa nullité afin d'atteindre sa coïncidence
avec soi... (page
144).
"La résurrection du
principe
idéal plongé dans l'effectivité, moyennant la
négation de sa nullité mortelle, à l'intime
réconciliation de l'Esprit, et le resurgissement de la
subjectivité réflexive, détachée de son
immédiateté naturelle, dans l'Univers escha-tologique de
l'Essence égale, en son autre, à soi-même sont les
phénomènes qui, en se compénétrant, dans
leur mutuelle evanescence, manifestent l'impartiale
ré-partition, l'éternelle et mondaine présence du
Verbum Crucis: l'absolue Résurrection de l'Absolu
négatif... Elle émerge comme le lien contrasté qui
absorbe l'individualité effective du Christ, et avec elle toute
objectivité représentative, dans l'actualité
spirituelle du Culte, et, réciproquement, pose la foi
communautaire, et avec elle toute la subjectivité
immédiate, l'arrachant à l'intuition sensible, dans
l'universalité du Dogme et du Logos; en se dessaisissant de soi
jusqu'au sommet de la finitude naturelle et subjective, l'Idée
divine meurt, elle aussi, à son abstraction, afin de retourner
absolument en soi, en faisant des extrêmes mutuellement
négatifs dans lesquels elle se scinde ses manifestations
disparaissantes...", (page 145, "Hegel et la
tâche actuelle de la Christologie", Lethielleux, 1979 (et "La Christologie de Hegel ",
Beauchesne, 1983).
Ces textes présentent
quatre intérêts:
(1) montrer où en arrive
la
pensée fausse, en
théologie ou théo-sophie;
(2) poser le mystère de
ce
besoin de mystère en
religion et philou-sophie fausses;
(3) montrer que les textes des
sophi-peddlers actuels ne sont
pas nouveaux;
(4) donner raison à
Unamuno, "La agonia de
Christo", Ed.
Losada, Buenos Aires, 1975).
"Le
Jèz arrive à couper un cheveu en quatre, dans le sens de
la longueur et en fait une tresse. Il tourne en rond quinze ans dans la cour du couvent
et prétend avoir beaucoup voyagé...
Tratando de entontecer a los
demàs se han entontecido ellos. Tratando a todos como a
niños, ellos se han infantilizado en el màs triste
sentido. Y hoy apenas hay màs tonto que un jesuita: por lo
menos, un jesuita español. Todo lo de su astucia es pura
leyenda. Les engaña cualquiera y se creen las màs gordas
patrañas..."
Mon commentaire sur Unamuno: "son enfance mériterait une étude pour promotion à "hautiste", ("altista")
58/ Derry Dada, phiLauréat par nos "chefs coutumiers" :
Jacques
Chirac,
éluséen par la grâce de moi-dieu: « Avec Jacques Derrida, la France avait
donné au monde l'un des plus grands philosophes contemporains,
l'une des figures majeures de la vie intellectuelle de notre temps.
Jacques Derrida était lu, admiré, traduit, publié,
enseigné, et discuté dans le monde entier. Il n'aura eu
de cesse d'embrasser et d'interroger la tradition occidentale dans la
diversité de ses sources. Il cherchait à retrouver le
geste libre qui est à l'origine de toute pensée. Il avait
la même passion pour la pensée grecque et la pensée
juive, la philosophie et la poésie (...) Penseur de l'universel,
Jacques Derrida se voulait aussi citoyen du monde. Il restera comme un
inventeur, un découvreur, un maître d'une extraordinaire
fécondité. »
Jean-Pierre Raffarin de Mont-Quignon : « Jacques Derrida, auteur
hermétique ? Il faut opposer à cette vision celle d'un
homme profondément engagé dans la vie de la cité.
Autrui est secret parce qu'il est autre : ce beau titre de l'un de ses
entretiens évoque la pudeur et la volonté de comprendre
l'autre, deux exigences que chacun doit apporter à notre monde
souvent fait d'intolérance. »
Donnedieu de Vabres, (ministre de l'aCulture et de
l'aCommunication)
: « Jacques Derrida a su allier la
grande tradition philosophique à des sources plus
mystérieuses, plus silencieuses, notamment en puisant dans la
pensée juive, son legs familial, ou encore dans la
poésie, où il cherchait sans doute l'alternative à
la tyrannie de la structure qu'il quêtait sans cesse à
travers le thème de la déconstruction.»
LangSaignant, (conseilleur
spéciale
de Chabichou): « La pensée de Jacques Derrida a
conduit notamment à la grammatologie et au travail de la
déconstruction. Il savait comme personne traquer les
incertitudes de la pensée. Son apport rare se double d'une
qualité littéraire exigeante (...) J'ai pu, au cours des
premières années de la présidence de
François Mitterrand, l'aider à jeter les bases du
collège international de philosophie dont le rayonnement est
aujourd'hui planétaire.»
(Voir témoignages de néo-Noé,
soutien de Paul@Cujus, ("Mergitur
nec flutuat"), de la Cantinière Coco... A tous, je
demande de nous lire les pages qui les ont nourris depuis le clamsage
du grand panseur).
59/
Prix WITTGENSTEIN 1964: Heil'Higler
"Un outil n'est
jamais isolé mais toujours pour un autre outil (par exemple un
sous-main pour une feuille de papier, une feuille de papier pour
l'encre, l'encre pour une plume, et ainsi de suite. Un outil renvoie
donc à un complexe d'outils, il est de l'essence de l'outil de
s'inscrire dans un "système de renvois constitutifs
pour"... lorsque la série de renvois s'interrompt brutalement
(en cas de panne, lorsque l'outil est hors de portée, ou lorsque
l'accès à celui-ci est entravé par un obstacle...)
que l'étant devenu indisponible nous révèle la
nature profonde de l'instrumentalité, à savoir
l'étant disponible. La profonde ambiguité de la technique
apparaît dans la phrase suivante : "Que le monde ne se manifeste
pas est la condition pour que l'étant disponible puisse ne pas
cesser de n'être pas remarqué", (Heidegger L'Etre et
l'Etant" , Gallimard, 1964, page 100).
Commentaire par Schopenhauer:
"L'Allemagne, revenue quarante ans en
arrière... s'est laissée conduire par le bout du nez...
pantalonades philosophiques, renouvelées de certaines
fêtes funéraires, au milieu d'un légitime
éclat de rire de toutes les nations,...". (mon
commentaire: on nous veut 'fascistes' mais qui apporta, en France, les
pires nazistes, les Hétagel et autres Heild'igler? Qui a
détruit nos 'Lumières' pour les remplacer par leur
merdique?
60/
PRIX WITTGENSTEIN 1970: Heil'Higler
"Si le travail est simplement "dirigé contre la
matière morte, l'outil est essentiellement l'acte même de
donner la mort". Or si l'outil est le prolongement de
l'action du Moi, la machine en tant qu'outil autonomisé,
émancipé des bornes physiques de la force humaine, rendu
capable d'"autoactivité", est la pure traduction de l'essence
négative du Soi... Ce qui dans le machinisme fascine Hegel ,
(c'est) le
rang élevé que la machine occupe dans l'action
universelle de la négativité. Comme il
écrivait en 1801, la machine est la force par laquelle la
dévorante inquiétude humaine et, ce qui revient au
même, la coléreuse
négativité divine acquièrent une existence
objective autonome : la machine n'est autre que "l'inquiétude du
subjectif du Concept, posée en dehors du sujet". Grâce à la
technique, la négativité fonctionne toute seule : l'homme peut dormir mais
le monde sera en agonie jusqu'à la fin des temps." (Heid'Higler: "La raison dans
l'Histoire", 10/18).
Mon commentaire : "l'outil essentiellement l'acte
même de donner la mort",
me rappelle un "con-sultant" qui me corrigea, en 1970 au Zaïre: je
faisais vieux jeu en disant "client"
au lieu de "destructeur",
(j'aurais pu le rectifier en proposant la dernière mode,
"déconstructeur", mais je ne tenais pas à
être classé parmi les "little-ratés" rebaptisés
"docteur de gestion sauce
mai 68".
61/
Heid'Higler, « Kant
et le problème de la métaphysique », page 287,
(dernier chat-pitre) :
"La question de l'essence de l'homme, question nécessaire pour l'instauration du fondement de la métaphysique, appartient à la métaphysique du Dasein... L'expression « métaphysique du Dasein» est positivement ambiguë. La métaphysique du Dasein n'est pas seulement la métaphysique qui traite du Dasein, elle est aussi la métaphysique qui se réalise nécessairement comme Dasein. Il s'ensuit que celle-ci ne pourra ën aucun cas parler du Dasein comme la zoologie parle des animaux. La métaphysique du Dasein n'est d'aucune manière un "organon" clos et achevé...
"Son destin demeure lié au devenir caché de la métaphysique dans le Dasein. Et c'est ce devenir qui permet à l'homme de dater ou d'oublier les heures, les jours, les années et les siècles qu'il a consacrés à ses efforts... Les exigences internes d'une métaphysique du Dasein et la difficulté de la déterminer ont été suffisamment mises en lumière par la tentative kantienne... Ainsi se trouve mise en lumière la nécessité d'une réflexion s'interrogeant sur la manière dont une métaphysique du Dasein peut concrètement se réaliser..."