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Dedicated
to William James, model of synthesis philosophy-psychology, (the
problem being today, to return the psycho to the philosophy). In 1877,
he published the draft off his “pragmatism” in the Revue
(française) de Philosophie, dedicating it to Charles Renouvier
acknowledging his help in the cure of his neurosis, (in this time
France produced true philosophers).

LA
PHILOSOPHIE POUR LE 3ème MILLENAIRE
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Chapitre
I: Choisir
un philosophe ?
c'est adopter un challenger
Chapitre
Un: Choisir un philosophe ? c'est adopter un challenger
"La philosophie ? outil utile
uniquement contre les "philosophes", surtout contre ce "philosophe" en
nous", (Ludwig)
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La
philosophie est-elle un "art" ? Sûr, elle montre beaucoup de
similitudes avec cette branche trop négligée des
"intellos". Chaque fois que vous "pénétrez"
un grand peintre,
vous vous dites: "C'est le plus grand
!".
Lautrec, aussi fascinant que Goya, exige plus de temps, (et
peut-être de jongler avec le
portrait). Mais la philosophie ne forme pas la main, elle burine le
cerveau et la première rencontrée peut buriner un cerveau
sans défenses. Mais pourquoi chaque
connaissance se fabrique une "philosophie",
le Droit, l'Education,
l'aReligion... Pour se libérer totalement de son Alma
Mater? Preuve que la vraie philosophie
détient un domaine propre et "quelque chose"
indélégable, indispensable à toutes les
branches qu'elle a crées puis remises à des "savants
d'exploitation". Corollaire plus difficile
à avaler par
les "philosophes":
elle conserve le droit de reprendre la
main,
(comme tout manager
lorsqu'un
collaborateur perd la tête et met l'entreprise en péril)
Un peu haut-la-barre ? alors pour
présenter une
philosophie à cent lieues de toute "philosophie",
j'embauche un
philosophe à mille lieues de tout "philosophe".
Wittgenstein est difficile à comprendre, comme tout vrai savant.
Ce qui en fait un "plouckomètre"
pour les autres "philosophes".
En philosophie, c'est comme au
Louvres, chacun prend ce qu'il est prêt à prendre. Beaucoup
d'explications ont un goût de
réchauffé, par exemple "j'existe",
une "tautologie", puisque "je" contient "existe". Et personne ne dit "mon chien existe". Kant
avait critiqué le "je"
cartésien depuis longtemps. Je me demande pourquoi Descartes
conserve sa place totalement artificielle, résultant de la
demande d'un cardinal, effrayé de la montée de
l'athéisme et pensant améliorer sa théologie
en la libérant de l'aristotologie. René, se voyant
déjà à la place du Gros Thomas, lance sa philosophie avec un jeu de
mot: les athées "doutent",
donc "ils
pensent", donc "ils existent". Et il déduit l'existence
d'un Zeusio. Moi, je pense qu'une telle
affirmation
suppose une trop longue marche pour être le premier pas en
philosophie. Mais
lorsqu'il entreprend de réécrire la théologie,
c'est le clash. Il se
venge en écrivant la "méthode"
dont il retarde la publication à la
suite du procès Galilée.
L'expression
ultra-connue "Ne demandez pas la signification, demandez l'usage",
exige une explication. "Plutôt que la signification, je devrais l'usage du
cartésianisme" ? Je connais l'usage qu'en fit Malebranche,
chargé par Bérulle
de récupérer Descartes, de le "mettre en forme
canonique". Qui
m'indique l'usage des Tractatus, des Carnets ? Devons-nous
le
demander aux étudiants ? Sans préparation critique,
choisissant
Wittgenstein parce qu'un prof avec peu d'étudiants rend le
diplôme
plus facile. Plutôt que l'usage
rencontré, je préfère l'usage
possible,
quite à me tromper. Car, selon Popper, on profite plus de ses
erreurs
que de ses succès. Donc, je sors le maximum d'hypothèses,
(importance
d'une grille d'interprétation very extended). Puis "falsify ti
fortify".
Pour simplifier, Wittgenstein pensait
en allemand, s'exprimait en anglais, ensuite traduit en
français. Lorsque je rassemble des expressions comme
"Le
monde est la totalité des faits, non des choses",
"Un
état de choses est une combinaison d'objets".
je
remarque que "chose" se dit "thing"
et qu'il n'est pas facile d'expliquer le sens d'object en
informatique... En général
le terme saxon est de type "hard"
tandis que le terme latin exprime le "soft". "La philosophie doit rendre les
propositions claires". Surtout si on traite les
problèmes par "solution-dissolution"...
1/
Pluie de notes sur "l'enfant
terrible de la philosophie" :
Aucun philosophe n'est facile,
problèmes de
traduction, d'environnement, (je dit "Philo-Niche")...
volonté
d'embrouiller et accouchement douloureux, (méfions-nous
des "philosophies
en construction"). [1] Wittgenstein les surpasse au
point qu'il se mérite. Un philo-besogneux lui
décerna le titre d'essayiste pour avoir écrit deux
philosophies! Wittgenstein fit une première
rédaction,
sur des carnets militaires, "à la Galois",
"à la
Châtelet", alors qu'il n'était pas sûr de
survivre,
ni le désirait.
Comme les "génies" qui
lèguent un siècle de recherches, Wittgenstein donne
l'impression que la "métaphysique normale" est indispensable
pour le comprendre, id est, la nécessité d'une
déduction "to falsify and
fortify" par une "démo".
Par exemple, il précise que "ses
recherches sur les fondements des mathématiques sont analogues
à son investigation de la psychologie". Mais si les
mathématiques nécessitent une créativité
pour naître, puis des "matheux d'exploitation" les se développent;
tandis que la psychologie appartient au monde soft, (que j'appelle "psychOS" et
réside dans le cerveau
droit). Cette séparation des deux mondes est confirmée
par : "Aucune ligne de conduite ne
saurait être déterminée par une règle,
puisque toute ligne de conduite peut être
considérée comme conforme à la règle",
Wittgenstein, § 201. La "règle"
est ce qui peut se mettre sur une "machine".
Wittgenstein est vraiment le penseur qui provoque une chaîne de "comment on comment on comment",
("à la rabbin"), et le groupe français qui l'a
adopté semble tourner sur une île isolée...
Comme Schopenhauer, Wittgenstein
est un peu
dandy-sopher. Inconvénient d'une trop grande facilité,
(aucun d'eux n'eut besoin de travailler). Mais, comme les
grands savants, ils laissèrent un siècle de recherches
tout en posant un
sacré problème à la "sorbonique":
alors que Kant
mûrit sa "Critique"
jusqu'à 50 ans, (puis la
rédigea en dix semaines), nos deux philo-outsiders, dès
leur entrée dans l'arène, montre une capacité
de juger, négliger, vivisecter, (mépriser ?), les
"philo-besogneux"
en place, (qui construisent leur
doctrine, durant des décades, progressivement,
laborieusement, par emprunts, ajouts et copies "à la portefaix",
finissant par se croire le point oméga de la philosophie).
Schopenhauer se colla sur
Hegel
et Fichte, sans résultats,
(malheureusement pour la vraie philo!) et Wittgenstein
remercia les deux grands philosophes qui le firent "docteur"
par: "De
toutes façons, vous n'avez rien compris!" Il parle
peu des
"philosophies" :
| "Elles
méritent juste un quart d'heure
d'attention, le temps de voir qu'elles ne sont que charabia..." |
J'ai
trouvé un curieux parallèle entre les deux "universitairement retardés",
(id est : entrés très tard en philosophie). Leur
première
publication portent sur la critique des "logiques"
rencontrées. Schoppy écrit sa thèse sur
"Les Quatre Racines". Wittgenstein
, encore plus tardif, entré à 22 ans, (en France, on est
déjà "pétosophe rentier"), publie dès l'année
suivante, son premier article, une critique sur "The Science
of Logic", de P. COFFEY, qui
étudia
à la Catho de Louvain, 831 pages limitées aux auteurs
aristotéliciens et scolastiques! Le jeune Ludwig signale
des erreurs
comme la
confusion entre "Deux et deux sont quatre"
et "Les hommes sont mortels"... (les "sont " ne sont pas le
même). Conclusion : "Un livre propre
à dégoutter de la logique". Autre commentaire, par Wolf:
"livre agressivement théologique".
Schopenhauer peut illustrer le danger du premier
philosophe rencontré. S'il
avait commencé par Kant,
il serait
allé beaucoup plus loin. Son premier amour, Platcon, lui burina
les "'IDEES"
dans le cerveau et l'empêcha de chercher en
lui-même, (dans le cerveau droit, le silencieux), cette
"volonté"
base de sa philosophie. Il avait flairé la
relativité temporelle, 80 ans avant Einstein, en
complétant Kant qui apporta la relativité spatiale mais
il
manqua l'inconscient, la théorie du "gène
égoïste" et le "bicaméralisme",
(ce
dernier pouvait se déduire par la voie philosophique,
comme je l'ai prouvé).
Alors, il passa sa vie à expliquer, commenter, affiner; et
termina logiquement: "Pourquoi tant
parler d'un phénomène
qui échappe à toute discussion? J'espère qu'un
jour, un "génie" résoudra ce mystère..."
L'appel
fut entendu: il attira dans le bateau, le Freud et le Nietzsche,
(avec la fourberie des copieurs-voleurs, ils obscurcirent le
"géant
qui les avait portés").
Autre point commun, logique: Schopenhauer admet sur ses vieux
jours : «
Pourquoi tant discuter si tout est imposé par la
'Volonté'?"
analogie chez
Wittgenstein : "...si le langage impose
une pensée pré-mâchée, sans
possibilité d'y échapper." Aucun ne trouva
un continuateur, pas même un
rédactionniste
décent.
De même pour Saussure, (qui piocha le problème "langage"
mais détruisit ses textes de cours). Ludwig improvisait durant
son
cours, modifiait, se contredisait. Au début, le disciple copiait
pieusement. Ensuite? Il calait. Alors "notes bleues"?
"notes brunes"
?
Du "cualquier
cosa".
1.1
French Wittgensteinolâtrie:
"Le
philosophe est en somme, une sorte de
spécialiste de l'universel ; caractère qui s'exprime par
une sorte de contradiction.
De
plus, cet universel n'apparaît
que
sous forme verbale", (Valéry, "Intro", page
127) |
La
célébrité de Wittgenstein
rendit une montagne de notes aussi précieuses que les
mégots de Picasso. Rapidement traduites en français
avec rush de "commentateurs
commentant les commentaires". Je me demande
s'ils veulent/peuvent compenser un retard d'un demi-siècle,
(durée qui nous fut nécessaire pour comprendre Newton en
une
autre époque). Les "introducteurs"
de Wittgenstein en France,
(un job très connu des "conseilleurs
d'entreprise"), devraient
savoir qu'Oxford tomba dans ce plaisir dangereux des «jeux de
mots»:
"English philosophy
became an infinite
practice of translation - most especially, the translation of vague,
figurative, confused or metaphysical expressions into the simplest and
most austere language that could be devised.... Those who had been
drilled in it would for ever after respond to questions by re-phrasing
them; only then (if ever) would they proceed to an answer... Philosophy
in this context was not a set of texts or theories, but a habit of
prophylactic paraphrase, based on Rylean 'anti-nonsense rules",
etc...[2]
(Jonathan Rhée, « Philosophie dans les années 50
», RADICAL PHILOSOPHY automne 1993, page 11, (texte lu à
la conférence de la philosophie de Paris, tenue en 1988,
comptes-rendus en français avec « une version
tronquée ahurissante »).
1.2 Occasion perdue
par notre
"importateur-chef":
"Je ne pense pas
illustration plus amusante que les
opinions communes sur le "sourire de la Mona",
auquel
l'épithète de "mystérieux" est
irréversiblement collé", (Valéry,
"Intro") |
Le jeune
Bouveresse semble le mieux
préparé pour percer le mystère Wittgenstein, (je
regrette que ce « clamans
in desertum
», ne donne pas les
vraies raisons de son adoption de mon «challenger »).
Saluons ses mérites pour :

commentaire
excellent;
original, de l'éthique et l'esthétique de
Wittgenstein,
(indiquant que la sécheresse algébrique de Tractatus
cache goût et sentiments réels).

suggestion
de Paul
Valéry comme notre Wittgenstein.
"La différence essentielle est
évidemment que Wittgenstein pense que les problèmes
philosophiques sont importants et exigent un traitement qui ne peut
être que difficile et compliqué, alors que Valéry
estime qu'ils sont négligeables et devraient pouvoir être
purement et simplement ignorés". (Je résume/réduit
la "méthode
Witty" à "dissoudre
au lieu de
résoudre" !)[3]
Faudrait préciser: cette anti-philosophie.[4]
vise la philo-sorbonique qu'une définition de la vraie
philosophie réglerait, (par "solution/dissolution).[5]
Fast-re-reading de l'introduction à la
"méthode
de Léonard de Vinci". Une fois de plus,
j'y remarque surtout la comparaison des "méthodes
Vinci-Faraday", (il serait temps de mettre Faraday,
(synthèse
électricité et magnétisme), et Maxwell,
(découverte de l'atome), au niveau de Newton et Einstein, (ce
qui rend les "Lumières
anglaises" aveuglantes). Chaque intuition
de Valéry est perçante et courte. Sa réflexion sur
les "lignes
d'univers, qu'on ne peut plus voir." est fascinante. [6] Je
prétends qu'on peut les voir dans certains textes "fondateurs".
Il ne fut pas fasciné par le "sourire" : "Je ne pense pas
illustration plus amusante que les opinions communes sur le "sourire de
la Mona", auquel l'épithète de "mystérieux" est
irréversiblement collé. Ce pli dans un coin eut la
fortune de lancer la phraséologie... Il mérite des
études plus sérieuses. Léonard n'utilisait pas des
observations imprécises et des signes arbitraires. Monna Lisa
n'aurait pas existé". Faudrait expliquer la
fascination
sur le populo, de Seattle à Tokyo.
En cherchant à percer le
mystère de
Monna Lisa, (l'attraction lourdesque), on arrive à penser
à un meilleur choix que Newton pour lancer, baser la philosophie
moderne, (toute avancée en connaissances favorise Vinci mais
faut pas s'arrêter [7]). Bouveresse, également,
stoppe court
sur une thèse pour laquelle il semble préparé, (je
propose un "mano-a-mano"!) Peut-être se réserve-t-il pour
"rédactionner"
sur le "spiritualisme
français" ?
Wittgenstein a certainement vu ce point se contentant d'attirer
l'attention, laissant à chacun doit traiter ce problème,
en son temps, selon ses besoins. [8]
1.3 Le
décevant Congrès de Montpellier, (1982)
|
"En
ce non-lieu entre les médias qui parlent de tout sans jamais
rien en
dire et la niche du spécialiste qui dit tout de presque rien ou
qui,
comme l'avoue Wittgenstein, parvient
au rigoureux parfait sans avancer
d'un pouce, vit celui qui cherche au plus une synthèse,
au moins une
perspective", (Serres,
prêcheur saulien en la cathédrale des Pruneaux) |
Ayant
viré vers la culture
anglaise vers 1950, les seuls articles du jeune Bouveresse,
(l'importateur de Wittgenstein en France), intéressants pour
moi, se trouvent dans "Fonctions
de
l'esprit", 13 savants redécouvrent Paul Valéry".
Mais il n'arrive pas à vendre Valéry et l'importance du
langage aux autres intervenants, qui parfois connaissent le
problème-langage autant que notre "auto-wittgensteinien" :
Dieudonné,
[B1], (matheux
pour qui Valéry est "un Leibnitz avec le génie
poétique en plus et le génie mathématique en
moins...")
Lhermitte,
(remarquable pour décrire l'intuition prémonitoire de
Valéry, admirateur de Vinci,[B2] et rappelant sa "déconstruction" des
philosophes du vide remplissant peu à peu leur panier...[B3]))
Prigogine, qui ne semble pas voir pas que le blocage mental
vient du langage, (nous pensons ce qu'il nous permet de penser!)
"Valéry se repose sans
cesse la question fondamentale qui a dominé sa vie
intérieure ... savoir quelle est la nature de la pensée
humaine, quels en sont les mécanismes, et quelles en sont les
possibilités et les limites ". Or, le problème des
possibilités et des limites de la pensée humaine
est sans doute le problème central de la science du
vingtième siècle", (page 256).
Ce
congrès est typique du retard français. Des savants garantis qui se livre
à un poly-logue, un échange de phrases courtoises. Célébrer un
confrère est occasion de parler de soi .
Les "médecins"
abondent mais pas un mot sur le rôle, le
fonctionnement du cerveau muet. Alors que le "bicaméralisme"
est connu/décrit depuis plus de trente ans, que j'ai
réussi à programmer mon cerveau droit,
(opération qui m'a sauvé la vie).
De mes démonstrations
destinées à montrer que la vraie philosophie ne peut
être que du "problem-solving",
(donc de la
créativité et peut-être "la"
créativité), je retiens la capacité de blocage
d'un grain de sable. Lorsque je sortis ma "gestion
intégrée", je me dis: "C'est tellement couille que
quelqu'un a trouvé", (je mis 13 ans pour me
convaincre du contraire). Je devais d'abord comprendre qu'une grande
découverte suppose la création
d'une nouvelle méthode de découvrir, (Leibnitz
réveilla Newton en décrivant/s'attribuant la
"méthode de Newton",
le "calculus", combien plus
important pour
le progrès que la solution du jeu de boules planétaires!)
1.4
Etudiants-universitaires et universitaires-étudiants :
"
Wittgenstein possède le don merveilleux de voir toute chose
comme si c'était la première fois mais combien difficile
de collaborer,
il suit toujours l'inspiration du moment et démollit ce
qu'il avait lui-même proposé..." |
Deux types
d'étudiants nous alimentent
de leurs notes et prouvent qu'il y a un monde entre

les étudiants purs,
(voir "Les cours de Cambridge 1946-47, énorme pavé
tri-synoptique", anglais et français pour transmettre une
pensée en allemand) On aimerait savoir le profit qu'ils ont
tirer d'une telle chance, (juste un doctorat décroché
plus facilement avec un prof ayant peu
d'élèves?) et
