"The EINSTEIN SYNDROME", Thomas Sowell        Dedicated to William James, model of synthesis philosophy-psychology, (the problem being today, to return the psycho to the philosophy). In 1877, he published the draft off his “pragmatism” in the  Revue (française) de Philosophie, dedicating it to Charles Renouvier acknowledging his help in the cure of  his neurosis, (in this time France produced true philosophers).
   
LA  PHILOSOPHIE  POUR  LE  3ème  MILLENAIRE

Chapitre I:  Choisir un philosophe ? c'est adopter un challenger


4/  La "pensée en images" n'existe pas mais  je l'utilise!
  4.1  Gilgamesh, test d'imbécillité irréversible
  4.2  Le dernier philo-raffiot, la "Philosophie de l'aMorale"
  4.3  Apport du  dessin à l'aPensée judiciaire d'Outreau
  4.4  Occasion de rencontrer le "rédactionnisme", urbi et orbi
  4.5  Extensions infinies sur un seul modèle, le "satammisme"
5/  Moralité: ne prenez pas Wittgenstein comme  philosophe
  5.1  Le grand mystère de Wittgenstein
  5.2   Voluntary Late-talkers au couvent
  5.3  Une "méthode de sélection des vrais philosophes"
6/  Maintenant, le "philosophiquement incorrect"
  6.1  La vraie philosophie ne s'achète ni s'enseigne..
.
  6.2  Retour / recours à Paul Valéry pour  solution / dissolution
  6.3  Hommage à Popper, numéro 2, derrière Wittgenstein


http://www.prosopautism.com/fSatamm.htm#french

Chapitre Un:  Choisir un philosophe ? c'est adopter un challenger
"La philosophie ? outil utile uniquement contre les "philosophes", surtout contre ce "philosophe" en nous", (Ludwig)
          La philosophie est-elle un "art" ? Sûr, elle montre beaucoup de similitudes avec cette branche trop négligée des "intellos". Chaque fois que vous "pénétrez" un grand peintre, vous vous dites: "C'est le plus grand !". Lautrec, aussi fascinant que Goya, exige plus de temps, (et peut-être de jongler avec le portrait). Mais la philosophie ne forme pas la main, elle burine le cerveau et la première rencontrée peut buriner un cerveau sans défenses. Mais pourquoi chaque connaissance se fabrique une "philosophie", le Droit, l'Education, l'aReligion... Pour se libérer totalement de son Alma Mater?  Preuve que la vraie philosophie détient un domaine propre et  "quelque chose" indélégable, indispensable à toutes les branches qu'elle a crées puis remises à des "savants d'exploitation".  Corollaire plus difficile à avaler par les "philosophes": elle conserve le droit de reprendre la main,
        (comme tout manager lorsqu'un collaborateur perd la tête et met l'entreprise en péril)
      Un peu haut-la-barre ? alors pour présenter une philosophie à cent lieues de toute "philosophie", j'embauche un philosophe à mille lieues de tout "philosophe". Wittgenstein est difficile à comprendre, comme tout vrai savant. Ce qui en fait un "plouckomètre" pour les autres "philosophes". En philosophie, c'est comme au Louvres, chacun prend ce qu'il est prêt à prendre.   Beaucoup d'explications ont un goût de réchauffé, par exemple "j'existe", une "tautologie", puisque  "je" contient "existe". Et personne ne dit "mon chien existe".  Kant avait critiqué le "je" cartésien depuis longtemps. Je me demande pourquoi Descartes conserve sa place totalement artificielle, résultant de la demande d'un cardinal, effrayé de la montée de l'athéisme et pensant améliorer  sa théologie en la libérant de l'aristotologie. René, se voyant déjà à la place du Gros Thomas, lance sa philosophie avec un jeu de mot:  les athées "doutent", donc "ils pensent", donc "ils existent". Et il déduit l'existence d'un Zeusio. Moi, je pense qu'une telle affirmation suppose une trop longue marche pour être le premier pas en philosophie. Mais lorsqu'il entreprend de réécrire la théologie, c'est le clash. Il se venge en écrivant la "méthode" dont il retarde la publication à la suite du procès Galilée.
     L'expression ultra-connue "Ne demandez pas la signification, demandez l'usage", exige une explication.  "Plutôt que la signification, je devrais l'usage du cartésianisme" ?  Je connais l'usage qu'en fit Malebranche, chargé par Bérulle de récupérer Descartes, de le "mettre en forme canonique".  Qui m'indique l'usage  des Tractatus, des Carnets ?  Devons-nous le demander aux étudiants ?  Sans préparation critique, choisissant Wittgenstein  parce qu'un prof avec peu d'étudiants rend le diplôme plus facile.  Plutôt que l'usage rencontré, je préfère l'usage possible, quite à me tromper. Car, selon Popper, on profite plus de ses erreurs que de ses succès. Donc, je sors le maximum d'hypothèses, (importance d'une grille d'interprétation very extended). Puis "falsify ti fortify".
       Pour simplifier, Wittgenstein pensait en allemand, s'exprimait en anglais, ensuite traduit en français. Lorsque je rassemble des expressions comme
"Le monde est la totalité des faits, non des choses",
"Un état de choses est une combinaison d'objets".
     je remarque que "chose" se dit "thing" et qu'il n'est pas facile d'expliquer le sens d'object en informatique... En général
 le terme saxon est de type "hard" tandis que le terme latin exprime le "soft". "La philosophie doit rendre les propositions claires".  Surtout si on traite les problèmes par "solution-dissolution"...


1/  Pluie de notes sur "l'enfant terrible de la philosophie" :
J'ai donné le 20è siècle à Wittgenstein, (devant Popper et Bachelard, ex-aequos), et  le 19è à Schopenhauer, (devant Comte).
        Aucun philosophe n'est facile, problèmes de traduction, d'environnement, (je dit "Philo-Niche")... volonté d'embrouiller et  accouchement douloureux, (méfions-nous des "philosophies en construction"). [1] Wittgenstein les surpasse au point qu'il se mérite. Un philo-besogneux lui décerna  le titre d'essayiste pour avoir écrit deux philosophies!  Wittgenstein fit une première rédaction, sur des carnets militaires, "à la Galois", "à la Châtelet", alors qu'il n'était pas sûr de survivre, ni le désirait.
       Comme les "génies" qui lèguent un siècle de recherches, Wittgenstein donne l'impression que la "métaphysique normale" est indispensable pour le comprendre, id est, la nécessité d'une déduction "to falsify and fortify" par  une "démo". Par exemple, il précise que "ses recherches sur les fondements des mathématiques sont analogues à son investigation de la psychologie". Mais si les mathématiques nécessitent une créativité pour naître, puis
des "matheux d'exploitation" les se développent;  tandis que la psychologie appartient au monde soft, (que j'appelle "psychOS" et réside dans le cerveau droit). Cette séparation des deux mondes est confirmée par : "Aucune ligne de conduite ne saurait être déterminée par une règle, puisque toute ligne de conduite peut être considérée comme conforme à la règle", Wittgenstein, § 201. La "règle" est ce qui peut se mettre sur une "machine". Wittgenstein est vraiment le penseur qui provoque une chaîne de "comment on comment on comment", ("à la rabbin"), et le groupe français qui l'a adopté semble tourner sur une île isolée...
         Comme Schopenhauer, Wittgenstein est un peu dandy-sopher. Inconvénient d'une trop grande facilité, (aucun d'eux n'eut besoin de travailler). Mais, comme les grands savants, ils laissèrent un siècle de recherches tout en posant un sacré problème à la "sorbonique": alors que Kant mûrit sa "Critique" jusqu'à 50 ans, (puis la rédigea en dix semaines), nos deux philo-outsiders, dès leur entrée dans l'arène, montre une capacité de  juger, négliger, vivisecter, (mépriser ?), les "philo-besogneux" en place,   (qui construisent  leur doctrine, durant des décades,  progressivement, laborieusement, par emprunts, ajouts et copies "à la portefaix", finissant par se croire le point oméga de la philosophie). Schopenhauer se colla sur
  Hegel et Fichte, sans résultats, (malheureusement pour la vraie philo!) et Wittgenstein   remercia les deux grands philosophes qui le firent "docteur" par: "De toutes façons, vous n'avez rien compris!"  Il parle peu des "philosophies" :
"Elles méritent juste un quart d'heure d'attention, le temps de voir qu'elles ne sont que charabia..."
            J'ai trouvé un curieux parallèle entre les deux "universitairement retardés", (id est : entrés très tard en philosophie). Leur première publication portent sur la critique des "logiques" rencontrées. Schoppy écrit sa thèse sur "Les Quatre Racines".  Wittgenstein , encore plus tardif, entré à 22 ans, (en France, on est déjà "pétosophe rentier"),   publie dès l'année suivante, son premier article, une critique sur "The Science of Logic", de P. COFFEY, qui étudia à la Catho de Louvain, 831 pages limitées aux auteurs aristotéliciens et scolastiques! Le jeune Ludwig signale des erreurs comme la confusion entre "Deux et deux sont quatre" et "Les hommes sont mortels"... (les "sont " ne sont pas le même). Conclusion : "Un livre propre à dégoutter de la logique". Autre commentaire, par Wolf: "livre agressivement théologique".
        Schopenhauer peut illustrer le danger du premier philosophe rencontré.  S'il  avait commencé par Kant il serait allé beaucoup plus loin. Son premier amour, Platcon, lui burina les "'IDEES" dans le cerveau et l'empêcha de chercher en lui-même, (dans le cerveau droit, le silencieux), cette "volonté" base de sa philosophie. Il avait flairé la relativité temporelle, 80 ans avant Einstein, en complétant Kant qui apporta la relativité spatiale mais il manqua l'inconscient, la théorie du "gène égoïste" et le "bicaméralisme", (ce dernier pouvait se déduire  par la voie philosophique, comme je l'ai prouvé). Alors, il passa sa vie à expliquer, commenter, affiner; et termina logiquement: "Pourquoi tant parler d'un phénomène qui échappe à toute discussion? J'espère qu'un jour, un "génie" résoudra ce mystère..." L'appel fut entendu: il attira dans le bateau, le Freud et le Nietzsche, (avec la fourberie des copieurs-voleurs, ils obscurcirent le "géant qui les avait portés").
       Autre point commun, logique: 
Schopenhauer admet sur ses vieux jours : « Pourquoi tant discuter si tout est imposé par la 'Volonté'?" analogie chez Wittgenstein : "...si le langage impose une pensée pré-mâchée, sans possibilité d'y échapper." Aucun ne trouva un continuateur, pas même un rédactionniste décent. De même pour Saussure, (qui piocha le problème "langage" mais détruisit ses textes de cours). Ludwig improvisait durant son cours, modifiait, se contredisait. Au début, le disciple copiait pieusement. Ensuite? Il calait. Alors "notes bleues"? "notes brunes" ? Du "cualquier cosa".


1.1   French Wittgensteinolâtrie
:
"Le philosophe est en somme, une sorte de spécialiste de l'universel ; caractère qui s'exprime par une sorte de contradiction. 
De plus, cet universel n'apparaît que sous forme verbale"
,
(Valéry, "Intro", page 127)
    La célébrité de Wittgenstein rendit une montagne de notes aussi précieuses que les mégots de Picasso.  Rapidement traduites en français avec rush de "commentateurs commentant les commentaires". Je me demande s'ils veulent/peuvent compenser un retard d'un demi-siècle, (durée qui nous fut nécessaire pour comprendre Newton en une autre époque). Les "introducteurs" de Wittgenstein en France, (un job très connu des "conseilleurs d'entreprise"), devraient savoir qu'Oxford tomba dans ce plaisir dangereux des «jeux de mots»: 
      "English philosophy became an infinite practice of translation - most especially, the translation of vague, figurative, confused or metaphysical expressions into the simplest and most austere language that could be devised.... Those who had been drilled in it would for ever after respond to questions by re-phrasing them; only then (if ever) would they proceed to an answer... Philosophy in this context was not a set of texts or theories, but a habit of prophylactic paraphrase, based on Rylean 'anti-nonsense rules", etc...[2] (Jonathan Rhée, « Philosophie dans les années 50 », RADICAL PHILOSOPHY automne 1993, page 11, (texte lu à la conférence de la philosophie de Paris, tenue en 1988, comptes-rendus en français avec « une version tronquée ahurissante »).

1.2 Occasion perdue par notre "importateur-chef":
 "Je ne pense pas illustration plus amusante que les opinions communes sur le "sourire de la Mona",
auquel l'épithète de "mystérieux" est irréversiblement collé",  (Valéry, "Intro")
   Le jeune Bouveresse semble le mieux préparé pour percer le mystère Wittgenstein, (je regrette que ce « clamans in desertum », ne donne pas les vraies raisons de son adoption de mon «challenger »). Saluons ses mérites pour :
commentaire excellent; original, de l'éthique et l'esthétique de Wittgenstein, (indiquant que la sécheresse algébrique de Tractatus cache goût et sentiments réels).
suggestion de Paul Valéry comme notre Wittgenstein.
    "
La différence essentielle est évidemment que Wittgenstein pense que les problèmes philosophiques sont importants et exigent un traitement qui ne peut être que difficile et compliqué, alors que Valéry estime qu'ils sont négligeables et devraient pouvoir être purement et simplement ignorés". (Je résume/réduit la "méthode Witty" à "dissoudre au lieu de résoudre" !)[3] Faudrait préciser: cette anti-philosophie.[4] vise la philo-sorbonique qu'une définition de la vraie philosophie réglerait, (par "solution/dissolution).[5]
            Fast-re-reading  de l'introduction à la "méthode de Léonard de Vinci".  Une fois de plus, j'y remarque surtout la comparaison des "méthodes Vinci-Faraday", (il serait temps de mettre Faraday, (synthèse électricité et magnétisme), et Maxwell, (découverte de l'atome), au niveau de Newton et Einstein, (ce qui rend les "Lumières anglaises" aveuglantes). Chaque intuition de Valéry est perçante et courte. Sa réflexion sur les "lignes d'univers, qu'on ne peut plus voir." est fascinante.
[6] Je prétends qu'on peut les voir dans certains textes "fondateurs". Il ne fut pas fasciné par le "sourire" : "Je ne pense pas illustration plus amusante que les opinions communes sur le "sourire de la Mona", auquel l'épithète de "mystérieux" est irréversiblement collé. Ce pli dans un coin eut la fortune de lancer la phraséologie... Il mérite des études plus sérieuses. Léonard n'utilisait pas des observations imprécises et des signes arbitraires. Monna Lisa n'aurait pas existé".  Faudrait expliquer la fascination sur le populo, de Seattle à Tokyo.
        En cherchant à percer le mystère de Monna Lisa, (l'attraction lourdesque), on arrive à penser à un meilleur choix que Newton pour lancer, baser la philosophie moderne, (toute avancée en connaissances favorise Vinci mais faut pas s'arrêter
[7]). Bouveresse, également, stoppe court sur une thèse pour laquelle il semble préparé, (je propose un "mano-a-mano"!) Peut-être se réserve-t-il pour "rédactionner" sur le "spiritualisme français" ?  Wittgenstein a certainement vu ce point se contentant d'attirer l'attention, laissant à chacun doit traiter ce problème, en son temps, selon ses besoins. [8]

1.3  Le décevant Congrès de Montpellier, (1982)
      "En ce non-lieu entre les médias qui parlent de tout sans jamais rien en dire et la niche du spécialiste qui dit tout de presque rien ou qui, comme l'avoue Wittgenstein, parvient au rigoureux parfait sans avancer d'un pouce, vit celui qui cherche au plus une synthèse, au moins une perspective", (Serres, prêcheur saulien en la cathédrale des Pruneaux)
      Ayant viré vers la culture anglaise vers 1950,  les seuls articles du jeune Bouveresse, (l'importateur de Wittgenstein en France), intéressants pour moi, se trouvent dans  "Fonctions de l'esprit", 13 savants redécouvrent Paul Valéry".  Mais il n'arrive pas à vendre Valéry et l'importance du langage aux autres intervenants, qui parfois connaissent le problème-langage autant que notre "auto-wittgensteinien" :
Dieudonné, [B1] (matheux pour qui Valéry est "un Leibnitz avec le génie poétique  en plus et le génie mathématique en moins...")
Lhermitte, (remarquable pour décrire l'intuition prémonitoire de Valéry, admirateur de Vinci,
[B2] et rappelant sa "déconstruction" des philosophes du vide remplissant peu à peu leur panier...[B3]))
Prigogine
, qui ne semble pas voir pas que le blocage mental vient du langage, (nous pensons ce qu'il nous permet de penser!)
 "Valéry se repose sans cesse la question fondamentale qui a dominé sa vie intérieure ... savoir quelle est la nature de la pensée humaine, quels en sont les mécanismes, et quelles en sont les possibilités et les limites ". Or, le problème des possibilités et des limites de la pensée  humaine est sans doute le problème central de la science du vingtième siècle",  (page 256).
       Ce congrès est typique du retard français. Des savants garantis qui se livre à un poly-logue, un échange de phrases courtoises. Célébrer un confrère est occasion de parler de soi . Les "médecins" abondent mais pas un mot sur le rôle, le fonctionnement du cerveau muet. Alors que le "bicaméralisme" est connu/décrit depuis plus de trente ans, que j'ai réussi à  programmer mon cerveau droit, (opération qui m'a sauvé la vie).
       De mes démonstrations destinées à montrer que la vraie philosophie ne peut être que du "problem-solving", (donc de la créativité et peut-être "la" créativité), je retiens la capacité de blocage d'un grain de sable. Lorsque je sortis ma "gestion intégrée", je me dis: "C'est tellement couille que quelqu'un  a trouvé", (je mis 13 ans pour me convaincre du contraire). Je devais d'abord comprendre qu'une grande découverte suppose la création d'une nouvelle méthode de découvrir, (Leibnitz réveilla Newton en décrivant/s'attribuant la "méthode de Newton", le "calculus", combien plus important pour le progrès que la solution du jeu de boules planétaires!)


1.4 Etudiants-universitaires et universitaires-étudiants
:
" Wittgenstein possède le don merveilleux de voir toute chose comme si c'était la première fois mais combien difficile de collaborer,
 il suit toujours l'inspiration du moment et démollit ce qu'il avait lui-même proposé..."
    Deux types d'étudiants  nous alimentent de leurs notes et prouvent qu'il y a un monde entre
les étudiants purs, (voir "Les cours de Cambridge 1946-47, énorme pavé  tri-synoptique",  anglais et français pour transmettre une pensée en allemand) On aimerait savoir le profit qu'ils ont tirer d'une telle chance, (juste un doctorat décroché plus facilement avec un prof ayant peu d'élèves?)   et