Cette pré-édition est  texte-test de liberté d'opinion en francoChonnerie et yewRope

    Dédié à William James, modèle de synthèse philosophie-psychologie, ( alors que le problème, aujourd'hui, est de remettre la psycho à la philo). En 1877, il publia l'esquisse de son "pragmatism" dans la Revue, (française), de Philosophie, la dédiant à Charles Renouvier à qui il attribuait la guérison de sa névrose phobique, (en ce temps la France produisait de vrais philosophes).
               
LA  PHILOSOPHIE  POUR  LE  3ème  MILLENAIRE

Chapitre II:__"Critique  des  Critiqueurs  des  "Trois Critiques"
0/ Intro pour philosophie à l'opposé des kioskosophies
  0.1 Call to papers to falsify and fortify Kant
1/ Critiquer les Critiques des "3 Critiques" ?
  1.2 les 10 pages léchées, (au début)
  1.3 les 10 pages de la dernière chance!
  1.4 Sondage statistique :
  1.5 Twin-sophers, l'aveugle porte le cul-de-jatte?
  1.6 Impression générale

2/ Recherche impératif catégorique, désespérément
  2.1 Déconstruction du "synthétique a priori".
  2.2 Contribution d'Olivier DEKENS,
        "Comprendre KANT"
  2.3 "Piétisme" n'est pas "quiétisme",

3/ Solution-dissolution pour "synthétique a priori"
  3.1 Kant, jongleur en analogie
  3.2 Sérieuses raisons de Kant pour stopper
  3.3 Kant expliqué par le Grillon de Pinocchio
  3.3 Qui fait renaître le Sphinx de ses cendres ?
  3.4 Recherche désespérément continuateur de Kant

4/ Schopenhauer, continuateur de Kant
 
4.1 "Critique de la Philosophie Kantienne"
  4.2 Pourquoi démolir si  'solution-dissolution' suffit?
  4.3 Le seul philosophe autorisé à parler d'art
  4.4 Limites de Schopenhauer ?

5/ Commentateur de Kant : Delbos,
       "De Kant aux postkantiens", (1916)
6/ Rawls utilisateur de Kant
       "Théorie de la justice", (1971),
   6.1 Leçons sur histoire de la philosophie morale
   6.2 Remarques sur la "Théorie de la justice",
7/ Le vrai "Kant aujourd'hui" ? Dennett ?
        "La Conscience Expliquée"
   7.1 Maintenant, je me cache derrière Dennett.
   7.2 "Je n' invente que ce j'ai déjà inventé"

8/ L'hautisme source de "génies" ?
   8.1 Quid de "Kant aujourd'hui" ?
  
8.2 Retour sur le paradoxe de la philosophie
9/ Profs à l'Ecole de Guerre ignorant Foch...
   9.1 En finir avec charia, charabia, charabinia ?

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fSatamm.htm

  0/ Intro pour philosophie à l'opposé des kioskosophies
            Ma méthode d'exposition peut paraître bizarre, (commenter un livre au lieu de faire une présentation doctorale de ma propre philosophie), mais c'est une longue tradition, celle de l'Aquiquinas, toujours en usage au temps de Kant, (qui l'utilisa bon gré, mal gré) : "Il ne dictait pas ses cours mais parlait librement quoiqu'il prit toujours un manuel de base pour satisfaire aux prescriptions académiques prussiennes." Et Lucky Molette, (ministrosophe du club Raffiot-Cesarito), la perpétue, (en masquant): "C'est donc de lui, (Rousset) - en y adjoignant bien sûr l'indispensable lecture des ouvrages de Cohen et de Heidegger - que je me suis le plus souvent inspiré pour tirer la matière des pages qui suivent...", (un coup d'œil aux profs formateur de nos profs montrent un charabiniant [1] et un jèz mal froqué...).
        Le "public cultivé" visé par Ferry-Raffiot remarquera vite que ma philosophie est à l'extrême de ce que vous trouvez dans les kiosques de gare et les kawasophies. Laissons juges les "étudiants exigeant des profs avec expérience de l'entreprise". Durant une télé-émission, Molette, monisopher "traduit en plus de 25 pays", (par éditeur confondant pays et langue?), vint vendre ses notes de potache. Un philo-prof expliqua son désespoir. Mon opinion de "philo-manager"? "En entreprise, lorsque le vendeur ne vend pas, on envoie l'inspecteur. Si ce dernier ne vend pas, on envoie le directeur. Si ce dernier ne vend pas, on vire tout le monde." Ministre Molette, au lieu de montrer l'utilité de la philosophie pour les collégiens, resta totalement indifférent. Est-ce lui qui a déclaré: "La philosophie ne sert à rien, ce qui fait son intérêt,... elle ne sert pas pour un examen d'embauche..." ? (moi, elle m'a inscrit Expert International BIT, sans quémandage !)
        Un professeur rêve d'une classe homogène mais ce n'est pas nécessaire. La diversité maximum se trouve dans les classes-promenade du Louvre, (on y trouve des "maîtresses" remarquables). Les débutants font le bond réservé aux pays en décollage, les "raffinés", (amateurs du rendu de peaux lapins et des vieux tapis), repartent avec perles et saphirs. Nos introductrice dans le royaume de l'art, (très fermé aux "philosophes"), ignorent la vraie difficulté, (que j'ai bien connue comme prof d'anglais): l'examen de fin d'année et le contrôle-surprise par la direction. Donc, je devais choisir entre bachoter, (par crainte d'un examinateur incapable de se commander a "cup of cha" à Londres), ou enseigner l'anglais, (en reconstituant l'atmosphère qui m'entoura dans les "English-speaking countries"). Aujourd'hui, décidé à régler le problème de l'enseignement de la philosophie, je dois choisir : bachoter en pensant aux philo-diplomôculs, (formant un clergé plus unis que les vaticanants), ou m'adresser à ceux qui sont cent fois mieux préparés pour être ces "philo-profs avec expérience de l'entreprise", dont rêvent les étudiants, (je pense aux collégiens et aux futurs certifiés Philo-Histoiriens).
        Pour vous dire à quel point ma philosophie est à l'extrême de la sorbonico-sophie, je commence par un Kant-cassage comme personne ne l'a fait, pas même Schopenhauer. Restez assis, cette irrespectueuse "solution par dissolution" cache un "falsify is fortify" pour Kant et une débandade à la vaticanante pour les récupérateurs de Kant en mal d'un tremplin "Ad Majorem Moni Gloriam".
        "Solution par dissolution". C'est bête comme chou: imaginez un gosse sous un cocotier, expliquant qu'un éléphant rose lui est apparu, qu'il peut guérir ceux qui croient en lui, (l'aReligion, c'est kif la restauration, "ne jamais cuisiner pour des repus!"). Les "pélerins" accourent, avec "besoin de reconnaissance sociale"... Excité par une mère rapide, il démarre un commerce pouvant atteindre la taille du Vatican. "Solution par dissolution" si le père l'empoigne et le ramène à la maison. Mi ans après, l'opération, est toujours possible, logiquement mais pratiquement, on risque un tsunami ! Voir ma "démo", (en gentleman pour ne pas aider le soviétisme), en réponse à la seconde faute historique des "vaticanants", la séquestration-destruction de ma fille, (la première erreur fut de construire une "religion" sur les élucubrations financières du Saul de Farce. Premier vrai philosophe à se risquer en entreprises, je me fis, sans grand mérite, une réputation, que je commente: "Just imagine there my "philo-challenger" son of a businessman and creator of a businesslike philosophy".
        Dans les entreprises, des cloisons séparent les départements, plus étanches que celles d'un cuirassé en bataille. Pas dû à Fayol car le "fayolisme" suinte naturellement des groupes. Il fut cause du désastre en informatique de gestion, surtout que les "médecins d'entreprise", (les cons-sultants), étaient encore plus "fayolisés" que leurs clients. Ayant absorbé toutes les "fonctions", je pouvais appliquer une de mes règles d'or: "La clef du problème n'est plus sur le lieu du problème" Succès assuré en ajoutant: "Les gestionnaires l'auraient trouvée..." Ayant occupé tous les fauteuils, je n'avais aucun mal à rencontrer et négocier avec n'importe quel directeur.
        Je trouvais des enthousiastes devant mes "démos" mais pas d'auditeurs, (ni en entreprise ni en université), prêts pour ma vision de l'informatique, (prolongement de celle de Turing!): "L'ordinateur ne pensera jamais mais il nous oblige déjà à modifier l'usage de notre cerveau... La vraie philosophie réside dans le "monde deux" de Popper, et c'est la créativité... La vraie philosophie se prouve en résolvant de grands problèmes dans tous les secteurs de la connaissance." Pire, pour trouver une occase de "démo", (le droit de tout chambouler sans trop montrer), il me fallait chercher dix/vingt ans et souvent l'occase avait été bousillée par un con-sultant, (90% furent inutiles, 9% étonnants/détonnants, si on leur donnait leur toro. Moi, je fus accepté dans/par le dernier pourcent).
        Ne désirant pas être un marchand de recettes pour gestionnaire fatigué, j'ai arrêté mon cours en 1976, (malgré son succès). Je pensais le redonner pour mes 75 ans, (2002) mais quatre années dans un champ d'ondes électromagnétiques, ça casse un bonhomme, (ma programmation hautiste m'obligea à assumer cette mission très spéciale pour les générations suivantes).
        Donc je commence par un


0.1 Call to papers to falsify and fortify Kant

  Opinion de Ferry-Raffiot: "Pourquoi l'œuvre de Kant demeure présente, de façon si accentuée et à dire vrai unique, dans des courants aussi divers de la philosophie contemporaine ?" Donnes ta liste !
  Contribution de Lenoble et Berten soulignant la présence actuelle du kantisme qui « semble essentiellement prendre la forme d'une réflexion sur la raison pratique, c'est-à-dire d'une philosophie morale, juridique et politique ». Et parlant d'un « néo-rationalisme kantien » avec « K.O. Appel, J. Habermas, L. Ferry et A. Renaut, J. Rawls... ou encore, du côté épistémologique, Putnam et bien d'autres, philosophes non négligeables, ni inconnus....»
  "Rawls dont la "Théorie de la Justice" constitue l'ouvrage philosophique avec le plus de travaux au XXè Siècle, indique que toute sa recherche est «de nature profondément kantienne".
  Cassirer, ("Rousseau, Kant, Goethe, deux essais" Belin, 1991, page 51) le présente comme "Disciple de Newton", il ne songeait pas à fonder la métaphysique sur l'expérience mais à la limiter au domaine de l'expérience possible."
  Ma contribution: En mon temps, (1945-2000), la mode était à la "systémique", prêchée dans le grand public par Laborit, (scientifique venu à la philosophie). Facile d'accorder la création de cette science à Kant, surtout que
  Alain, (autre contribution), avait parfaitement décrit l'apport de Kant: "Un changement est lié à tous les changements contemporains, il est modifié par eux, il les modifie... La terre gravite autour du soleil mais chaque changement de position de Jupiter imprime une inflexion à la trajectoire de la terre. Tout dépend de tout". (désormais, j'évacuerai en notes tout texte indigeste, à lire une fois dans sa vie.[2]
      Maintenant imaginez que j'aies rédigé un traité de philosophie, comme tout un "philosophe". Vous seriez incapables de me distinguer du pétosophe de Saint-Cucufa. Exactement mon problème comme consultant. En concurrence avec un "Business Councillor", je n'avais aucune chance. Parce qu'à la question: "Pouvez-vous...", moi je cherche et pèse mes mots et les conséquences avant de dire: "Personne ne peut le faire!", tandis que mon challenger a déjà répondu: "Evidemment, nous l'avons fait cent fois!" Il est fou, on l'attendra à la sortie! Nenni: en quarante ans de "carrière", je n'ai rencontré qu'un enculé pour pleurnicher, suicidaire, un jouet entre les mains des "businessmen", ayant signé sans comprendre les "rapports de progrès hebdomadaires". Les juges ? H.S ! Ensuite ? Le pauvre perdit la confiance de son banquier, des actionnaires, des fournisseurs et clients, de sa femme. Et pire: ses meilleurs collaborateurs passèrent à la concurrence... L'Usine Nouvelle partit en guerre contre les "Business Councillors" ? Stop au bout de trois semaines. Les con-sultants "sérieux" intervinrent: leurs propres clients croyaient les reconnaître ! Vraiment, l'entreprise peut être une école formidable pour la formation à la vraie philo, (comme les BTP préparaient les paysans : ils poussaient une brouette avant d'aller à Billancourt). Ready pour vivisecter une douzaines de "philosophes" pavanant en kiosques de gare ?

1/ Conditions pour critiquer les Critiqueursdes "Trois Critiques"
Cette vivisection d'un livre nul m'oblige à mener de front quatre "philosophies" à quatre étages différents de ma tour Parnasse. Kant réside de droit au 56ème. La Ferry-Sophie ? Peut-être au 40èmes vagissant? La mienne? au 56ème j'espère, et pensant le 60ème. (Quel étage pour la vôtre ? En préparation ?). Péter un monisopher est perte de temps pour moi, formé à faire trois choses à la fois dès l'âge de douze ans. Donc je descendrai en flammes, (par "solution-dissolution"):
  la philo-sorbonique pondant ce genre de diplômoculs et
  les protecteurs fortement déçus par leur protégé, le "philosophe le plus admiré de nos chefs coutumiers après Derry Dada", (dont ils attendaient protection, un badigeon d'inteligentsia), surtout CésarKazi, (le "commis d'office", qui veut se faire aussi gros qu'un "grand commis"). Bizarre, "Brico-Bagnole pas invité au couronnement de Speedy Gonzalès. Il swappe vers GlouGlouck et FKK? Lui indiquer l'étage de ses nouveaux protégés-protecteurs et lui adapter la "Règle du Boss":

"Pour choisir un philo-conseilleur, il faut en savoir autant que lui; dans ce cas, on peut s'en passer!"

Corollaire et moralité:

"Seul Léonard peut expliquer Vinci."

        Le "philosophe" ressemble à ces économistes de Sauvy, "costume anthracite, voix creuse et regard condescendant, qui se mirent aux dérivées pour donner un badigeon scientifique à leurs oeuvres". L'important est que vous compreniez que vous avez déjà construit votre philosophie, sur du réel, vos expériences; philosophie qu'il suffit d'améliorer, qu'elle vous permet déjà de juger un "certifié-philo-histoirien'. Vraiment, la philosophie est "la chose la plus répandue au monde". On va régler ça, (par "solution-dissolution").
        Attaque du Kant ferry-sophiqué, en fast-reading : rapide coup d'œil sur l'index, (faut se le faire!) Puis dix pages au début, dix à la fin, et sondage statistique.

1.1 Index des auteurs.

        "L'Index", permet d'identifier qui a buriné le crâne du "philosophe". Page 8, Lucky promet de traiter les interprétations de Kant "longuement dans la deuxième partie..." On y saute : des inconnus, (Jacobi, Maïmon...), des besogneux honnêtes, (Mendelssohn, Alquié, Cassirer, Arendt...), des dangereux : Heidegger, Fichte, Hegel; et le Cohen qui accusa Kant de plagier son Momoï! Même Jonas vomi par baleine d'eau douce, avec l'Hannah, missi-dominici yideo-cathos, proposé aujourd'hui comme patron des "Feldgrau") Quel intérêt de ressusciter ces demi-sels, dans un livre "expliquant la philo au grand public" ? Mais il y a un millier de "philosophes" de leur taille ! 
        Apparemment Lucky, auteur du "Religieux sans l'aReligion" veut contribuer au soutien du "néo-monithéisme". Tiens, il donne ses profs: RivesLaygue et Philonenko.... Un étudiant devenu célèbre sort de l'ombre son nouricier pour rehausser sa valeur! (ce qui assure une survie provisoire à Deleuze, Heid'Higgler... et Conche célébré par Conte-PondVite, kioskosophe national...) C'est le jeu de l'homme qu'a lu l'homme..." Qui décroche le "Guiness for comment on comment on..."
  3 maillons : "Fichte sort des contradictions kantiennes, Schelling des contradictions de Fichte; enfin Hegel des contradictions ultimes de Schelling, (Philonenko, 'Critique de la Philosophie de Kant", Page 9)
  Moi ? 5 maillons, en commentant, (2007), Philonenko, (1996) commentant Delbos, (1916), commentant Schopenhauer, (1824) commentant Kant, (1785).
  Le Guinness reste à la théosophie, au Cardinaval deTrayCourt expliquant Malebranche, (qui purifia Descartes, (chargé de re-écrire l'Aquiquinade, (récupération de l'Aristote, (qui copia Platcon, (qui pilla les Vrais Grecs...), et de sept !))))


1.2 Les 10 pages léchées, (au début)

        Je pense à Newton disant de Descartes, "You call that 'geom" ? Mais lisez-moi ça !
        Dès la première phrase: "On pourra chercher tant qu'on voudra à tourner la difficulté, fréquenter les cafés de philosophie et les lieux initiatiques en tout genre, au final, rien n'y fera : il est impossible d'entrer vraiment dans la philosophie si l'on ne prend pas le temps de comprendre en profondeur au moins un grand philosophe.... Hors le fait qu'il est peut-être le plus grand d'entre tous, c'est d'abord et avant tout Kant que je conseillerai de lire en raison de sa position charnière entre le monde des Anciens et celui des Modernes. Découvrir la pensée de Kant, c'est se donner la chance d'une perspective incomparable sur l'Histoire de la philosophie occidentale. Son œuvre rompt avec ... (pour alléger-abréger, extrait des 4ème et 5ème pages en note [3]
        Donc nous entrerons dans la "philosophie" en sachant "prendre le temps de comprendre en profondeur au moins un grand philosophe", (complètement philocouille!). Il nous a choisi Kant, à lire "en raison de sa position charnière entre Anciens et Modernes... C'est se donner la chance d'une perspective incomparable..." (attendez, je règle cette connerie!) Ensuite, ayant acquis "une bonne compréhension de la Critique de la Raison Pure"..., nous pourrons 'bien lire Nietszche, Husserl, Heidegger, Arendt", (choix hyper-douteux !) Va-t-il résoudre la dernière préoccupation kantienne : "on me comprendra dans cent ans..." (c'est toujours à faire). Il faut une vie pour comprendre Kant; plus une seconde pour avaler tous les livres prétendant l'expliquer. Alors j'écoute Jankélévitch qui se moquait des besogneux passant leur vie à expliquer celle d'un mort.
        Je relève une expression classant son auteur, "les trois œuvres majeures", (page 13). L'auteur les voit comme un bloc inséparable. Moi, je détache la "Première" et rejoint immédiatement le vrai continuateur de Kant, Schopenhauer, (Molette le mentionne à peine). Autre expression typique, page 2: "J'ai voulu donner des clefs de lecture aussi "efficaces" que possible..." (Pourquoi "efficaces" entre guillemets? Une clef ouvre ou n'ouvre pas !); moi, je dis "grille d'interprétation", (comme Laborit), à perfectionner toute sa vie. C'est très différent, c'est une religion, la recherche de la "totalité".


1.2.1 Philo? "amélioration continue de notre "grille d'interprétation"

        La "grille d'interprétation" d'un philosophe est un passe-partout, à la fois force et faiblesse, (le siècle dernier a produit des carcans mentaux remarquables, chez Heid'Higler, Lavinasse, Derry Dada).  
        Normalement, elle permet de laïusser de "omni re tele-visibili", aussi bien de la religion que de l'art. Kant tient la route. Hegel et Platcon sont des tests pour détecter un manque d'humour britannique. Le seul autorisé à l'ouvrir sur les artistes ? Schopenhauer, sans mérite. Que n'a-t-il cultivé les dons reçus, (de la Nature et de ses parents). Le dandysopher pouvait faire mieux que quelques gris-gris, sur air de "la Pie Voleuse").
        Page 11 apparaît la "Grille Molette" : "Theoria - Praxis - Soteriologia". Lucky a perfectionné un binôme utilisé des premiers Grecs à Bergsouille, "penser pour agir et agir pour penser". A "Theoria et Praxis", il ajoute un fond de sauce aquiquinade,... "ces deux sphères resteraient privées de signification si elles ne nous permettaient d'accéder à une troisième dimension de la philosophie qui constitue pour ainsi dire son point culminant, celle de la sotériologie ou «doctrine du salut » [4]; La sotériologie, le dernier 'impératif catégorique', (que les vrais Grecs vont enfin connaître, malgré les laborieux de mon temps[5] Molette peut rédactionner un "catéchisme", devenir le leader des "athéo-chrestiniques" volant au secours du joKriss et de Momoï...
        Donc, Molette, avec "clefs efficaces" va nous expliquer "les raisons pour lesquelles la morale prend la forme, elle aussi fort abstraite, au premier abord, d'un « impératif catégorique», dès lors que le propre de l'homme, ce qui fait cette unité et le distingue des animaux, est situé dans sa liberté ou dans sa perfectibilité". (Quel charabinia!) Moi, je mets dans le même sac l'aReligion et la Philosophie, car la première ne peut être qu'une "philosophie", une explication du monde, une "cosmologie", la première apparue, refusant de laisser la place aux suivantes, essayant de les détruire, au pire de les absorber.

        Ergo: si je règle par
"solution-dissolution
" le "jugement synthétique a priori", "l'impératif catégorique" aura vécu. Même pondus par l'inKANTournable, je n'avale pas ces postulats comme l'Incarnation ou la Trinité. Occasion de comparer nos "préparations religieuses".Le ministrosophe patauge dans le catéchisme diocésain, j'ai pété les vaticanants, Paul@Cujus et C°, Lulu, cardinaval@cademifrancisé, (maintenant SDF-errant sur Air-France). Et Jojo Bas-Varois, autre copain d'études maintenant Bénêt Hexadécimal, (nous avonsi exactement le même âge).
        Tous d'accord pour sortir une morale pour notre temps ! Celle que Kant envisageait déjà: une morale fonctionnant avec une gens totalement criminel.[6]Moi, je pense que l'ordinateur peut aider, pour le contrôle au moins. Je laisserai des notes, car des années dans un champ d'ondes électromagnétiques cassent le plus blindé des "hautistes".

       


1.3 les 10 pages de la dernière chance!

Derniers chapitres inexplicables. Remplissage parce que l'éditeur exigeait 400 pages ? Nous retrouvons le petit théâtre de la "Philo-Niche" BricoBagnole :Hegel, Maïmon, Jacobi, Fichte... Un sosie de Molette les a importés, le Cousin premier philo-ministre, (il fit moins de fric, mais tourne en rond à la Sorbonne et se croit grand explorateur).
        L'éditeur impose-t-il d'imposer  Heid'Higler et Arendt comme représentants exclusifs de Kant ? Mes favoris forment une chaîne de progrès, Schopenhauer et Comte au 19ème siècle, puis Wittgenstein, Popper et Bachelard au 20ème, (avec aux USA, James et Pierce).


1.4 Sondage statistique :

    la(Hurie)Vinasse décroche le Wittgenstein,[7]avec option pour "Dalle d'Important".[8] :
        "... à la considérer de plus près, l'architectonique kantienne est remplie d'enseignements, et c'est seulement en se plaçant à son point de vue qu'on peut véritablement comprendre le projet philosophique kantien. Plus qu'aucun autre, c'est le livre de Rousset, La Doctrine kantienne (le l'objectivité, qui m'a, lorsque j'étais étudiant, aidé à le comprendre. Je n'ai jamais rencontré Rousset et je ne sais rien de lui, mais j'aime bien rendre à César ce qui est à César, et je dois dire qu'aujourd'hui encore, la relecture de son livre est une formidable source de réflexions et de lumières. C'est donc de lui - en y adjoignant bien sûr l'indispensable lecture des ouvrages de Cohen et de Heidegger - que je me suis le plus souvent inspiré pour tirer la matière des pages qui suivent. Je ne saurais trop recommander à mon lecteur d'aller y voir lui-même de plus près pour compléter ce qu'il pourra comprendre ici..."
        Vous connaissez une variante à "se placer à son point de vue pour véritablement comprendre le projet philosophique kantien". J'apprécie le charitable "compléter ce que je pourrai comprendre ici"! Quant à une indigestion de  Heid'Higler, (le malfroqué jèz), et de Cohen, (qui raconte que Kant a copié Moïse[9]... Peut-être vaudrait-il mieux suivre son conseil, ("aller y voir soi-même de plus près !") et fermer ce livre "Ad Majorem Autoris Gloriam".


1.5 Twin-sophers , l'aveugle qui porte le cul-de-jatte?

        Bizarre, le "Kant" à Molette se trouve dans la collection "Le Collège de Philosophie" dirigée par Alain Renaut, lequel a également traduit/trahit l'inKANTournable mais placé dans la collection Aubier son 14ème bouquin "Kant aujourd'hui". Je suis attiré par le titre inquiété par le ratifia alambiqué au dos [10]Et la date de publication, 1996, (en 1994 Jules Vuillemin, dans "L'intuitionisme kantien", (VRIN), dès le premier paragraphe, mentionne "Kant aujourd'hui".
Bizarre: ils eurent les mêmes burineurs mentaux, (aussi connus que le Conche de Conte PondVite ou le monsieur B. de Guitton), l'un prof de l'autre: Riveslaygue génuit Philonenko, qui genuit les "twin-sophers" Raffiot-Tacot, (je demande "qui est le 'négue' de l'autre?", (question valable pour leur curieux "Philosopher à 18 ans", (autre livre ultra-décevant, de la compile à la limite de l'honnêteté intello-morale [11] sans aucune relation avec l'attente de parents).
        Ce qui permet de comparer nos méthodes. Moi, je préfère une bonne heure avec un vrai philosophe à une semaine dans un amphi surpeuplé. La philosophie doit commencer par traiter des problèmes qui angoissent les "twelves-to-twenties". (Popper approuve mais recycler les philo-profs omnibus exigerait du temps... j'ai une solution plus rapide et garantie).


1.6 Impression Générale
        Ce genre de livre cadre bien dans la mission actuelle des "philosophes", empêcher l'apparition d'un Bachelard. Même Alain-Charretier suffirait à volatiliser ces diplômoculs memoris causa, des "produits de "Philo-Niches"[12] chargées de protéger des "cul-cul-pousette". Tous posent un problème national.[13]Nos bibliothèques doivent-elles les financer? Combien d'emprunteurs pour ces chefs-d'œuvre ? supposant qu'emprunter c'est lire et lire c'est comprendre".
        Au moment de fermer le Kant rabaissé au niveau Molette, je me rappelé un cours IBMerde, (1970, personne n'a rien compris!), se terminant:
"L'informatique, c'est difficile. si vous voulez y passer, téléphonez-nous et nous viendrons, à notre prix"). Temps d'appliquer aux philo-profs le logiciel coinçant les étudiants jongleurs du "copier-coller" ! La "solution par dissolution" fera le reste. Moi, je continue sur ce qui m'angoisse :

2/ Recherche "impératif catégorique", désespérément...
        Comprendre Kant ? Il y a longtemps que j'essaie, de la seule bonne manière, ("cum-prendere": le prendre dans ma liste d'hautistes). Le "Chinois de Koenigsberg", a un coté enfantin, "asperger", comme Schopenhauer, (manie du détail, élaboration de règles auto-contraignantes, définitions donnant un air scientifique...) Il collectionne les manies [14] de petits autistes, sublimées par les hautistes, (j'ai longuement expliqué ce phénomène). Donc, si vous avez des infos [15]sur sa jeunesse dès l'âge de six mois, envoyez, j'achète.
        Je règle cette impossibilité à comprendre un vrai philosophe par un "IF... THEN", id est: "Si je comprends ce qu'il raconte, alors je peux..." Et si je me trompe ? Une bonne affaire, assure Popper. "Because we profit more by our errors than by our successes..." A tous les imprudents qui ont commenté l'inKANTournable [15] j'offre ma "Règle du T", (et leur place exacte dans ma Tour Parnasse).

2.1 Déconstruction du "synthétique a priori".
       "Il y a une obligation morale, ne nécessitant aucune démonstration,[17]
Affirmer qu'une simple affirmation entraîne l'existence, Aristote lui-même proteste ! c'est trop facile à descendre. Suffit de laisser le travail à Kant lui-même ! Qui donne une piste ? Kant prend des "précautions" ? Il arrive à cette "idée", 18 ans avant la "Critique de la Raison Pure" !
        "Dans sa "Recherche sur l'évidence des principes de la théologie naturelle et de la morale", (1763), Kant, à cette époque, a déjà le pressentiment qu'il y a une raison pratique, qui n'est pas la raison théorique, une raison morale qui ne peut se réduire d'aucune façons à la raison connaissante... On trouve également dans cet essai, l'affirmation selon laquelle l'évidence métaphysique et l'évidence morale sont identiques. Ainsi s'affirme, avant le système qui les justifiera, les évidences philosophiques..." "Donc, Kant découvre aussi l'idée qu'il y a une sens moral inné, c'est-à-dire naturel... (Alquié, "La formation morale de Kant", pages 17 et 19).
        Le seul titre de ce petit essai donne une autre piste, la distinction entre "théologies", celle des théo-docteurs et celles du peuple. Curieuse jonglerie pour le logicien réputé pour ses définitions et distinctions, qui a démonté la preuve ontologique d'Anselme et Descartes, (probablement un des meilleurs exemples de "solution par dissolution"). Schopenhauer témoigne, [18] . Mill règle sobrement:
        "Kant, homme remarquable, dont le système marquera longtemps une date dans l'histoire de la spéculation philosophique, ... échoue d'une façon presque ridicule à en déduire nos obligations morales réelles... les conséquences de leur adoption universelle seraient telles que personne ne jugerait bon de s'y exposer'" (L'UTILITARISME, 1863, page 42 [19] )
        Selon ma règle: "Si je comprends ce qu'il a écrit..." Je cours à la question suivant la déconstruction de la théosophie: "Comment a pu survivre le théisme ?" A mon avis, Kant lui-même ne pouvait arrêter l'ouragan qu'il avait déchaîné. Faut l'expliquer à nos athéo-laïcons de tout niveau: il est urgent qu'ils atteignent le niveau intellectuel de ceux qu'ils prétendent combattre...
    On règle le paradoxe kantien par "solution-dissolution
"? Je n'admets pas ce dogme intouchable du "synthétique a priori", mais je vois les conséquences, d'une descente en flammes, tellement grave que je relance mon "call to papers", pour vite monter Kant au niveau de Newton. Ce dernier contribue:

"Dans une grande découverte, la méthode vaut plus que la découverte..."

        De fait, Newton a compris cette règle lorsque Leibnitz tenta de lui piquer son "calculus". La découverte, c'est point final. La gravité, inventée, était classée. La méthode, c'est une ouverture. Avant Newton, les ouvriers utilisaient les outils des bâtisseurs de pyramides. Immédiatement après, apparaissent les machines à faire des machines. C'est la spécialité de hautistes d'ouvrir un siècle de recherches et surtout d'aborder les thèmes les plus divers [20] (c'est pourquoi je varie les secteurs de mes "démos" et je suis surpris d'avoir réussi même en médecine, (grâce à "l'Affaire de la Faisanderie") Chercher ! C'est facile de trouver ce "scope" chez Kant !

2.2 Contribution d'Olivier DEKENS,
        ("Comprendre KANT", Armand Colin, 2003), qui dès la page 2, propose sa définition du kantisme: "une philosophie de la philosophie" [21] et repique page 16 en disant "la métaphysique, (de Kant), n'est pas la métaphysique de tout un chacun" [22]. Et capot page 23, [23] : "Elle est un traité de la méthode, [24]non un système de la science même ; mais elle en établit tout le tracé, en ce qui regard aussi bien ses limites que toute sa structure interne..." (j'ai renvoyé tout ça en note : pour deuxième lecture, si vous avez encore assez de force, preuve que vous portez un jean soudé-rivé, (c'est rare chez les "philosophes")..
    Et Einstein ? Invité à une tea-party par Chantal, et ses copines, qui voulait comprendre MV2 avant tout le monde, il réduisit à :"Expliquez donc votre dough-nut à un martien qui ne connaît pas farine, sucre, beurre, sel..." Les profs de physique  font ce travail. Moi, j'explique Kant aux sixièmes: "Comment reconnaître un bon ouvrier ? Il perd un quart d'heure à ranger son poste et à affûter ses outils. Lorsque ça résiste, il ne force pas, au point de  casser matière et matériel... Il utilise ses outils pour fabriquer un nouvel outil. La Nature nous a fabriqués de cette manière. ... Kant avait peur de se tromper. Qu'est-ce qui arrive quand on se trompe ? Alors, il a dit faut améliorer l'outillage. Quels sont les outils de Kant ? Maintenant, expliquez  aux philo-profs !"  Pour parler de "Kant, aujourd'hui",  il faut imaginer Kant oubliant de mourir...
        Je sens un besoin d'aide, genre "nègue". Aujourd'hui on prend une "recueilleuse à propos" ? Alors j'embauche la petite Chinoise du PivotSophe. Qu'elle exploite ses études sur le libre-arbitre, (Kant classe cette variété de liberté comme la plus basse), pour expliquer ce "piétisme", (le rêve de Calvin réalisé!), aux Français qui le confondent avec le "quiétisme", (lavasse suintée par le ménage Guyon-Fénelon, n'osant franchir le Rubicon de la Baise).
        Confondre ces extrêmes ne surprend pas chez les "philo-spiritualistes français", bâtards de Sorbon, (créant la Sorbonne pour fabriquer des théosophistes), et de Nabot, (déçu par les vaticanants, il confia le dressage des bestiaux à l'Université). Aucun changement aujourd'hui: des "enfants pauvres" préparés en Philo-Niches besogneuses, (brico-bagnole, gaveur d'oies, cantonnier, menuisier, gars de ferme...), subissent un burinage final irréversible, (gommer l'aristoto-cartésiânsime une fois gravé, c'est kif changer les moteurs d'un avion en vol...). Prouvé par la facilité des reconversions actuelles en "athéo-chrestiniques".
        Donc, un vrai philosophe refusant a priori la vénération générale pour le dogme du "synthétique a priori", force, (avec forcing et forceps), pour le démolir , par "falsify to fortify", (pas vu une seule tentative de ce genre parmi la foule des commentateurs commentant les commentaires sur Kant). En cas de réussite, la "loi morale sauce kantienne" part à la corbeille.
        En cas d'échec on continuera le "falsify", on essaiera d'autres pistes, par exemple sur le "fondement de la démocrassie", thème présentant le même besoin de fondation que la morale, pas mieux résolu mais plus facile à traiter. Le kantisme se portera mieux en ridiculisant les "penseurs" qui l'ont tant expliqué, (Alain d'accord, il avait besoin d'un turco-sophe pour démarrer); et ils se divisent en deux groupes:
        - les doués pour "l'argusophie", (Hegel, Fichte,Heid'Higler...), qui l'admirent d'abord immodérément et se retournent contre lui.
        - les besogneux, qui, incapables de voir pourquoi Kant tourne en rond, le battent au jeu de la toupie. Parce que la manière bonne est celle de Kant. Sans faire parler un mort, je tiens pour preuve d'hautisme le fait que Kant tourne "around the bush": il n'arrive pas à "conceptualiser" une intuition fulgurante, tout comme Schopenhauer avec sa "volonté". En "hautistes", ils la promenèrent toute leur vie.

2.3 "Piétisme" n'est pas "quiétisme",
        Le rapport de ma petite Chinoise l'établit parfaitement. Heureusement, elle cite sa source. Sinon elle se faisait renvoyer en Chine pour "copier-coller". Donc, il nous suffit de lire la longue et parfaite description du "piétisme" par Mai Lequan, ("La Philosophie morale de Kant"") qui mérite un Prix d'Excellence. Elle souligne :
  l'admiration kantienne pour Rousseau, provoquant un lyrisme délirant chez le plus rigoureux des philosophes:
        "Deux choses remplissent le cœur d'une admiration et d'une vénération toujours nouvelles et toujours croissantes: "le ciel étoilé, au-dessus de moi et la loi morale en moi »"... "On ne peut point considérer sans admiration combien, dans l'intelligence commune de l'humanité, la faculté de juger en matière pratique l'emporte de tout point sur la faculté de juger en matière théorique..."
et cet acharnement mordicus à soutenir un "impératif catégorique" pièce centrale d'un ensemble insoutenable, auto-contradictoire, volonté de fonder la morale sur un "synthétique a priori", réduisant Kant à couper les cheveux en quatre: [25]« Comme il existe trois types d'impératifs énonçant la nécessitation objective, il y aura trois types de bonté qui leur correspondent. 1° L'imperativus problematicus est celui qui affirme qu'une chose est bonne comme moyen en vue d'une fin arbitraire : il concerne la bonitas problematica. 2° L'impératif pragmatique, ... (page 169).
        Ensuite Mai Lequan tourne en rond: n'ayant pas vu que Kant tourne en rond, [26] elle ne peut en chercher le "pourquoi". Moi, je ne considère pas l'influence maternelle suffisante pour expliquer l'autisme de Kant par. Enfant, il était peut-être maladif, (comme Newton, Descartes...) Cela provoque un type de vie rigoureux, réglé. Ma petite Chinoise, pour son bon travail, mérite un problème plus compliqué, (c'est la règle en vraie philosophie): maintenant elle doit démontrer que Kant n'est pas un "philosophe". Ce n'est pas un paradoxe.
        Vous ? Vous partez à la chasse de "l'impératif catégorique". Où se trouve cet "empire" ? Questionnez votre entourage surtout s'il inclut Fleury-la-Roquette. "Est-ce mal de voler ? de mentir, de prêter ses enfants pour une bière ?" Unanimité totale ! Les chouchoutés d'Outreau en connaissent un rayon sur la morale catégorique de leurs voisins de chambrée, intransigeante, vigilante. Attention: à Mérogis, les questions sur la morale sont peut-être mal comprises, trop directives: dans "Il ne faut pas voler"?, le truand comprend "Touche pas à mon grisbi!". Devant le pédéraste, il voit celui qui pourrait, en son absence, "pointer" son gosse...
        La vérité sort de la bouche des enfants ? dans l'impératif catégorique, ils reconnaissent immédiatement le petit grillon de Pinocchio. Alors Professeur Kant réagit: "Qui a éduqué cette bestiole?" - "On ne dit pas 'éduquer' mais 'programmer', parce qu'aujourd'hui le grillon est un micro..."

3/ Solution-dissolution pour le "synthétique a priori"
        L'étonnement de Kant devant les maths est considéré comme la genèse de la fameuse "synthèse a priori". "(il enseigna les maths en signalant leurs limites; sans suivre Russell et Wittgenstein, qui les voyaient comme de la tautologie, on y reviendra).
        Ferry  soi-même, dans un style rédactionniste à donner la tournis, (page 57): "... pour être tout à fait clair et faire apparaître le paradoxe de la question :comment de tels concepts, par exemple ceux des mathématiques, peuvent-ils être particularisés et temporalisés (faute de quoi ils ne pourraient être représentés dans ma conscience particulière et temporelle), sans perdre pour autant leur validité universelle et nécessaire (faute de quoi nous tomberions dans le scepticisme) "...les concepts doivent être considérés justement comme des schèmes, c'est-à-dire comme des méthodes générales de construction des objets... Ce sont ainsi les règles ou les procédures elles-mêmes qui sont pour tout un chacun les mêmes en tout lieu et en tout temps..."
        Un schème est un schème, statique; une méthode est une méthode, dynamique..., confusion qui semble indiqué page 58, (toujours dans le même style gnan-gnan) :
        "On remarquera d'abord, comme nous l'annoncions, que, du point de vue de l'histoire de la philosophie, la conception kantienne du concept comme schème représente une véritable révolution. Avec elle, en effet, la connaissance n'est plus pensée essentiellement comme une contemplation, une theoria, mais comme une activité. Nous sortons du vocabulaire de la vision pour entrer dans celui de l'action : connaître, c'est « synthétiser » ou, comme le dit Kant, « penser c'est juger », c'est-à-dire relier entre elles les représentations en suivant certaines règles. Les empiristes et les cartésiens pensaient encore en termes « d'idées », d'images mentales générales ou particulières. Avec Kant, la connaissance ne se définira plus comme « Idée » (terme dont l'étymologie renvoie au registre de la vision), mais comme concept, Begriff (terme dont l'étymologie renvoie à une activité de synthèse, à une pratique, puisqu'il signifie : mettre ensemble).
        "Activité" plaît à Wittgenstein mais "créativité" est préférable. Je vois le "concept" comme résultat d'une méthode. Dans une usine, il y a le bâtiment et la machinerie. La "véritable révolution kantienne" n'est pas sa "nouvelle conception du concept", (qui existait bien avant), mais la synthèse entre empirisme et idéalisme, Einstein voyant tantôt un boulet tantôt une onde... (retenir cette transition vers une nouvelle définition du vrai philosophe). Le binaire est partout et je l'attribue au duo temps-espace. Faraday unit électricité; (qui existe dans le temps), et magnétisme, (qui s'étale dans l'espace). La raisonnement veut du séquentiel et l'intuition globale capte l'espace. La lecture commence par le syllabique et n'est efficace que par le global. L'ouie est une capteur du temps et l'oeil, celui de l'espace.

  µµµ        Poincaré d'accord: les maths nécessitent un cerveau créatif pour apparaître. Ensuite, elles sont livrées à des "matheux d'exploitation", ( des "kuhniens"), produisant de la solution sans client, qui me rappellent un polytechnicien sûr de résoudre la "gestion intégrée" avec ses dérivées. Son diplômocul en fit un cloporte. La solution par dissolution, était dans ma tête et la "méthode", (comme toujours plus intéressante que la trouvaille), peut faire beaucoup pour clarifier les "sciences humaines", l'aReligion inclue.
       Moi, j'ai réservé à la "stat. mon enthousiasme pour les maths. Devenu "philo-manager", elle m'apparut comme le langage de la vie et des entreprises. J'entrepris de la posséder de manière inconsciente Et l'entreprise offraient des techniques peu connues, comme les observations instantanées ou la morphodimensionnelle, (qui exigent énormément de temps avant de livrer leur "euréka").
        Pour l'émerveillement kantien devant les maths, "solution par dissolution" ! J'apporte une caisse et un bâton dans la cage du singe; et je lui accroche des bananes au plafond. Il arrive à une solution pour lui aussi complexe que les premiers problèmes de la géométrie, (Descartes eut l'idée de "remettre ça". Que n'at-il pensé pas à calculer les surfaces, il aurait coiffé Newton au poteau). Pourquoi chercher dans sa tête ce qui existe dans la première molécule . C'est la seconde règle de l'Evolution "Le "neuf sort du vieux". Schopenhauer confondit Darwin avec Lamarck, mais ses réflexions misogynes annonçaient le "selfish gene" de Dawkins : "La nature a atteint son but en représentant comme intérêt personnel de l'individu, « qui croit travailler pour lui-même alors qu'il travaille pour l'espèce » ("Le Monde", n° 1293,). Profitons des émissions sur les plantes, sur les insectes. Alors, je singe Kant: "L'émergence émerge, donc elle existe", (elle me permettra de révolutionner la définition de la philosophie; en constatant son fonctionnement en moi). Descartes se met à jour: "Je crée donc je suis!". Recherchant le "ready-made" qui détourne de moi les colères sorboniques, je consulte Comte et Alain:
        "La géométrie est un inventaire des formes... Sa loi est de compliquer progressivement les formes en partant des plus simples; son succès est tel qu'il n'est point de problème géométrique qui ne se puisse résoudre par des triangles égaux ou semblables... Ainsi la géométrie a pour fin l'orientation, l'arpentage et le cubage, applications qui couvrent le domaine entier des sciences. Et l'artifice principal que nous y employons, comme Comte l'a fait remarquer, c'est de mesurer le moins de lignes qu'il se peut et le plus possible d'angles, ce qui jette dans de grands calculs.
        ... On sait, d'après la logique même, que les raisonnements géométriques n'iraient pas loin, si quelque nouvelle donnée, en forme de proposition non ambiguë, ne leur était fournie. Et c'est toujours quelque figure nouvelle, obtenue par combinaison des anciennes... Ainsi la droite est définie au mieux par le mouvement d'un point constamment dirigé vers un autre; la droite est ainsi la direction même." (Alain, "Eléments de Philosophie", page 182). (texte complet ?
[27]
  Ce démarrage dans l'hyper-simplicité existe dans beaucoup de techniques, comme en cuisine se faire cuire un œuf; au piano, des gammes; en lecture le "B.A.-BA"... Mon amateur de bananes découvrit la "créativité", (en lui-même, point important) : "compliquer progressivement les formes en partant des plus simples..." Alors, je conseil Kant: chercher en soi la "morale", comme résultat, pas comme loi. Il reste un mystère des maths: à un moment, elles n'ont plus besoin d'objets pour fonctionner. En revanche, plus rien ne les contrôle ni ne les garantit. Moi, je cherche la même phénomène ailleurs.
        A une époque, je fus le visiteur le plus assidu de la Joconde. Je voulais percer ce mystère. Rapidement, mon esprit dut fonctionner au delà de l'objet. J'en arrivai à déduire "l'erreur de Locke", que le cerveau de Vinci était bien supérieur à celui de Newton comme base de relance de la philosophie. Valéry n'en était pas loin, lorsqu'il souriait du sourire comme explication de la Monna. Donc, nos matheux sont plus forts que Pascal en stats, mais lui les avait créées. Pour Popper, "Philosophy is an unending Quest". Je complète : "an Unending Questioning". Ce n'est pas par hasard que les maths ont-elles pris la place du latin dans son rôle d'éblouir les "bestiaux" ? La latin, (qui me fut enseigné "à l'ancienne"), nécessite la règle de l'apprentissage: "Pour apprendre, il faut découvrir; et pour ce, il faut inventer..." Mais il ne donne pas cette impression de progrès dû à une capacité personnelle, vérifiable intimement, par conquête d'un domaine réservé, par "pont-aux-ânes" stoppant la concurrence. Mais ce phénomène est repérable en peinture: une figure noire s'obtient par mélange judicieux de marron et de rouge. Durant ma tentative de guérison de la "prosopagnosie", par le portrait, je collais mes travaux sur un mur pour provoquer/vérifier ce sentiment de progrès, (j'imagine l'enthousiasme du jeune Descartes trouvant des "démos" de la relation image-formule, un type de "bicaméralisme").
        C'est un appel à la plus grande réforme en éducation-instruction. Einstein a parfaitement raison de dire qu'il y a peu d'idées en sciences, aucune en théosophie et guère mieux en "philosophie". Mais la créativité est encore plus rare puisque les petits Alberts piquent une douzaine d'idées chacun. Mention à Marie Curie: pour ne pas humilier les Jules, elle envoya sa fille chercher son troisième Nobel. "Bis repetitur", c'est rare à Stockholm.

3.1 Kant, jongleur en analogie
        Un des livres de Kant qui m'a le plus frappé, "L'essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative" : "La mort est une naissance négative... La punition est une récompense négative... L'état de la matière ne peut être modifiée que de l'extérieur; l'état d'un esprit doit l'être par une cause extérieur..." Comme le monde est divisé, (ou divisable?), en binaire, la liste est infinie: " le haut est négatif du bas... Le blanc, négatif du noir..." Et on peut inverser: le noir devient négatif du blanc... "La vertu négatif du vice" ? (difficile à admettre autant que la mésalliance : "l'intuition intellectuelle",
[28] (prégonnée par Philonenko, formateur-déformateur de notre ministrosophe), ou la "Transcendence-Immanence" chère aux philosophes de l'aMorale, (j'utilise cette appellation contrôlée pour désigner les gnomes protégé du théo-coco-logien, "auto-élus pour élire le grand Elu élisant ses électeurs").  Pas absolument fou, dit le vrai poisson-chat: : "dehors-dedans",  permet de voir, (du dehors) et vivre, (dedans). Le problème est de trouver un point commun: je le tiens: "la peur est enthousiasme négatif", (et réciproquement). Deux moyens pour programmer mon cerveau droit, la première est plus rapide.
        Moi, j'aime cette analogie inattendue entre maths et philo. Comme recommandé, je vais "partir des formes les plus simples" pour "compliquer progressivement". Une de mes préoccupations fut de rapprocher théorème et syllogisme: "Comment donner à la logique d'
Aristote la solidité des maths d'Euclide? Où trouver en logique courante une base kif les parallèles ?" (pas dans un "copier-coller": la logique de la vie n'étant pas de type séquentiel, l'aristotologie singe les maths, sans trouver cet enchaînement mathématique dont révèrent tous les scientifiques venus à la philosophie, Leibnitz, Russell et même Saint-Raymond Lulle intifadé. Le syllogisme reste un présentoir en trois temps, destiné à convertir les déjà-convertis. Or les hautistes, (de Zénon à Vinci) réussissent, par facilité à détecter les analogies les plus cachées, à empiler des "pagodes", (voir mes "trois récupérations de Dreyfus", ma "série des joKriss",... )
        Les
analogies pullulent. Elles compensent le manque d'idées signalé par Einstein et on les ressert continuellement. Toute argumentation, tout jugement juge le juge. Ce qui fait des télé-forums des joutes d'aristotologie-cartésiänisme délirant. Je ne connais aucun télé-radioteur, (ni aucun de ses invités, par définition pris dans les étages inférieurs), plus difficile à descendre en flammes qu'un vulgaire cardinaval...
        La plus intéressante des analogies, celle qui jongle sur les deux mondes, "hard" et "soft". Je l'ai rencontrée, en juin 1940: un touriste feldgrau vient à la ferme et demande un lapin. La fermière demande à 20 Frs. et le soldat donne un mark. Le mois précédent le Franc valait un Mark. Mais le touriste avait un Mauser. La fermière consulte le curé qui lui explique que la France avait péché. Lui-même prêta son église à son collègue parpaillot et nos visiteurs chantèrent le "Te Deum Hitlerus". "Cours forcé" m'expliqua l'instit. La relation entre "coup de fusil" et "coût du lapin" m'avait révélé l'analogie entre "soft world" et "hard world". Et bien plus: la monnaie pouvait avoir la violence du fusil et détruire tout autant.
        J'ai donc remarqué la curieuse réponse de grand argentier actuel de l'Europe : « La définition de la monnaie? une question philosophique, demandez donc aux philosophes!". En retour je lui demande sa
définition de la "philosophie" et sa liste de "philosophes", (arrêt sur intution remarquable, et blocage immédiat ?)  Inquiètante sa curieuse mise en examen le mois précédent sa nomination. A quelles conditions Mas'Trichet fut-il absous? Fut-il traîné au tribunal pour l'obliger à accepter cette charge? Je pense donc qu'une définition de la monnaie, (laissée significativement à la vraie philosophie), est la meilleure introduction pour comprendre notre monde et j'ai planché plus qu'un Sup-de-Con-lès-Asnières sur tous les genres de compta, (je connais même la compta industrielle d'Hitler, (inventée pour prouver que les Krupps le volaient !), admirée de Pétain qui créa le corps des experts-comptables, (je pense qu'il faudra créer une "philosophie de la comptabilité"). De fait les "philosophes" parlent d'une "philosophie des valeurs", (qui tourne en rond!). Je pensais trouver dans les entreprise, (où les "philosophes" ne se risquent guère), la solution de la valeur, surtout la fameuse "valeur ajoutée", (qui me calculerait combien mon patron me pique!) . Vous voyez se constituer une "valeur", (pas mieux mais plus vite), aux enchères chez Drouot.   (Occasion de placer une "annexe-introduction à Mon point de vue sur l'Economie".)
       Mais le petit livre de Kant montre et confirme une autre
analogie, (encore plus riche), entre les mondes "hard" et "soft", entre sciences dures et sciences diffuses. Kant "annonce", (pour parler Molette), Poincaré, et sa théorie du chaos et son gentil papillon. Grâce aux affaires de Valladolid et de la Faisanderie, j'ai montré que l'effet papillon, (qui déclenche une tornade à la Nouvelle-Orléans en battant des ailes à Hawai), se trouve dans la monde soft. Voilà Kant nominé pour le titre d'hautiste.
        Un vrai philosophe ne court pas, (à la moindre découverte), pour exposer sa dernière ponte dans les kiosques de gare ! "Publish and get rich !" Moi, je déduis la définition idéale pour la philosophie, "an unending quest", (Popper). Ce qui justifie de sauter à pieds joints vers les vrais continuateurs de Kant: Schopenhauer, Renouvier, Comte, James, Peirce, Bachelard, Popper; et surtout l'égal de Kant, mon "challenger", Wittgenstein, (à coté Ferry-Renault semblent pré-darwiniens), et deux représentants en vie, Dawkins et Dennett. Mais je peux également imaginé que Kant développant, non-stop, sa philosophie à lui seul jusqu'à la "solution par dissolution"
actuelle, (indiquée à la suite); ce qui pose la question: "Pourquoi même les "génies" bloquent, (même ceux qui deviennent philosophes et posent la grande question: "Pourquoi mon cerveau bloque?"). Comme l'Affaire de la Faisanderie vous le confirme

3.2 Kant avait de sérieuses raisons de bloquer/stopper,
        Je ne crois pas à l'aPensée par images mais je l'utilise.  Elle peut certainement aider à expliquer Kant. C'est la manière d'Einstein. Invité à une tea-party par Chantal et ses copines, qui voulaient comprendre MV2 avant tout le monde, il réduisit son cours à une image :"Expliquez donc votre dough-nut à un martien qui ne connaît farine, sucre, beurre ni sel..." Les profs de physique  y arrivent.  Donc, j'explique Kant aux sixièmes: "Comment reconnaître un bon ouvrier ? Il perd un quart d'heure à ranger son poste et à affûter ses outils. Lorsque ça résiste, il ne force pas, au point de  casser matière et matériel... Il utilise ses outils pour fabriquer un nouvel outil. La Nature nous a fabriqués de cette manière. ... Kant avait peur de se tromper. Qu'est-ce qui arrive quand on se trompe ? Alors, il  s'est dit:  "La matière n'y peut rien. Faut améliorer l'outillage". Quels sont les outils de Kant ?"  Maintenant, expliquez Kant à vos philo-profs !"              
        Alors, je démarre simple, en introduisant une "chronologie" comme celle d'Ole Hansen-Love, (page 134 de "Fondement pour la métaphysique des mœurs, Hatier), axée sur 1785) : Le Grand Frédéric, le "despote éclairé" règne depuis 45 ans. Kant n'a pas d'illusion sur l'héritier, (heureusement, il ne régnera qu'onze ans). Ce petit livre contient déjà le fameux "impératif catégorique" et presque tous les thèmes de la "Critique Pratique". Schopenhauer ne s'y trompera pas en faisant de ce petit livre une plaque tournante dans l'œuvre de Kant:
        " ... je prendrai pour guide... le "Fondement de la métaphysique des moeurs"... il sera tout à fait nécessaire au lecteur de prendre ce livre... et de le relire d'abord avec attention, afin de l'avoir bien présent à la mémoire dans son ensemble".
        (pour vous éviter le tournis, renvoi en note du commentaire par Renaut sur le mystère des "Fondements" [29]). En prime dans le schéma Ole, orientations philosophiques de l'époque, comme la recherche sur l'entendement [30]Faits manquants ? Les dates des exécutions de Callas, du chevalier de la Barre, de la dernière femme brûlée en Europe.
    Les "philosophes" sortis de "Philo-Niches" considèrent que la biographie n'apporte rien pour la connaissance des œuvres. Lucky Molette réduit à rien, (en très petites lettres page 336 enfin !), une "ordonnance de Frédéric-Guillaume II, il fut interdit à Kant, à compter du 1er octobre 1794, de publier quoi que ce soit sur la religion". Renaut, aussi con-cis, page 291 "Après la mort de Frédéric II (1788), la politique de censure développée par le ministre Wôllner... exposa Kant, lors de la parution de "La Religion dans les Limites de la Simple Raison (1793), à des démêlés tels qu'il devenait douteux de pouvoir publier librement des ouvrages traitant de morale et de politique..". Moi, je préfère un autre décret sur "La Religion dans les Limites de la Simple Raison", lors de sa publication en Espagne, (1969),[31] sous le règne du dernier dictateur éclairé.
        Alors que Kant aurait condamné le mensonge jusqu'à la stupidité, (je dois dire à la Gestapo que je cache un pilote anglais, en pélerinage vers Compostelle), il est beaucoup plus nuancé devant son propre risque d'être condamné: "...se ha conservado un papel escrito por Kant con estas palabras: «Retractarse y negar la propia convicción interior es infame; pero callar en un caso como le presente es deber de súbdito; y, si todo lo que se dice ha de ser verdad, no por ello es deber decir públicamente toda la verdad». (une "démo" vaut cent pages de "philosophie")
        Problème facile à régler en passant au monde "hard": "Puis-je utiliser des tanks pour lutter contre Hitler?" Si je peux utiliser un tank, je peux mentir pour sauver les victimes d'Hitler..."
        Ma préparation exceptionnelle me permet de dire plus. Une tradition en "religion" est de condamner des idées, rarement le pécheur. Seul Lamennais a fait l'objet de (deux!) condamnations personnelles. Donc, la condamnation personnelle de Kant devait être prise au sérieux. Connaître l'aReligion est plus difficile que de devenir médecin ou ingénieur. J'en suis la preuve.
        Visitez donc la "Faisanderie", possible grâce aux lois du théo-coco-logien, Gay-Sot et de la "subsidiaritas ecclesiastica". Suite à promesse sacrée j'ai "pété" le montage Xristouille, en gentleman, attendant la Chute du Mur, et 22 ans pour ne pas aider le soviétisme. Réaction hystérique en notre démocrassie, un véritable acharnement socio-religieux. Vraiment, Kant fut admirable de courage. Alors que Fichte-moi-ça et Hetagel, (prêcheurs qui avaient l'un et l'autre écrit une vie du joKriss!), baissaient leur froc pour du fric, il resta fidèle à lui-même. Vraiment le "piétisme" c'était pas ânonner son rosaire.

3.3 Kant expliqué par le Grillon de Pinocchio
        La philosophie, veut "totaliser", (s'auto-unifier, comme la science). Elle a déjà trois groupes: la physique, (ce qui est), l'éthique, (ce qui doit être), et la "logique", les règles, le garde-fou, les "conditions formelles" pour exposer des idées. Donc, la philosophie couvre tout, même la science, ce qui me plaît, car il faut rappeler que la philosophie est à l'origine de toute connaissance. OK ? Kant distingue pour ces trois groupes leur "matière" et leur "forme", ( ça commence à puer l'aristotologie!). Le maximum est donc six cases. .

Mondes/ Groupes "logique" "physique" "éthique"
réel rien Monde-en-soi Morale-en-soi ?
représentation Logique (de la logique ?) Logique (de la science) Logique (de l'éthique)

            Entre parenthèses: que faire de la "métaphysique" ? une "logique" ? une "science" ? (Kant en donne quatre définitions. A chaque utilisation il devrait dire sous quel sens. Nous avons 18 "Louis" mais les historiens les numérotent et le peuple les adjective: "le Pieux", "le Soleil", "la Poire").
        La forme, c'est de la logique, (structure représentation, concept...) et la logique n'a pas de matière, elle n'est que "logique". La pensée s'en prend à elle-même. La "Critique de la Raison", c'est la raison qui critique la raison. Y'a bon !
        Donc, dans la physique, (la science), je trouve la forme, (MV2: dans la Nature, il y a des lois) et la matière, (MV2 à Hiroshima). Vraiment banania. Pour l'éthique, une forme, (j'ai étudié le catéchisme, elle permet le mystère boule de gomme). Mais Kant me complique la vie: il veut me vendre une matière morale, (de la morale en bouteille ou en barres, j'ai le tournis !) Pour lui faire plaisir, pour connaître la suite, j'accepte, momentanément. Un philosophe ne se contente pas d'exposer, il doit expliquer et ce texte de Schopenhauer est peut-être un modèle[32]
        Dans le "monde des formes", j'apprends "eau = H2O" et que "je dois payer mes dettes". Dans le "monde-matière", je mélange H2O et je paie mes dettes. Mon créditeur m'assure que je m'enrichis. Convertissez ma poche au kantisme! Stop ! ma petite Chinoise déboule, quel beau travail! "Kant n'est pas un "philosophe", ce qui explique cette histoire du "Sphinx qui renaît de ses cendres".


3.3 Qui fait renaître le Sphinx de ses cendres ?

        Ma petite Chinoise est convertie: Kant n'est pas un "philosophe", (genre Tacot-Bagnole), mais un scientifique,[33], avec formation, expérience et références en "problem-solving". Comme ses confrères, (Newton, Darwin, Poincaré, Einstein, Fourastié...), un jour de curiosité ou de panne, il se demanda : "Comment fonctionne mon cerveau ?" J'espère que beaucoup d'entre vous se sont posé la question. Mais les chances de solution des savants sont plus solides grâce à une expérience réelle. Aide spontanée d'Althusser, (ser@quoi? on va savoir enfin). A l'occasion de l'entrée de Monod au Collège de France, ce "caïman", pour écarter des penseurs remarquables, (Lwoff, Jacob, Laborit... que je prêchais en entreprise), leur fabriqua une "philosophie des savants". La "philosophie des philosophes" étant réservée à ses associés, (Foucault, Barthes, Derry Dada, Lavinasse, et tout ses protégés, pétosophes-rédactionnistes de l'aNormale Sup ou de la Sorbonique...) Suffisait de retourner l'argument d'Althusser contre son auteur.
        Apparaît une chaîne ininterrompue, de Zénon jusqu'à Wittgenstein, de savants préoccupés par "Comment fonctionne mon cerveau?" Certains franchissent le Rubicon[33] et se retrouvent dans le petit groupe qui révolutionne régulièrement la philosophie, cas de Comte, Peirce, James, Russell, Whitehead, Wittgenstein, et, de nos jours, Isabelle Stengers, la modeste petite Belge... Les "filosofos de cuchara" les adoptent et parlent du "Sphinx qui renaît de ses cendres"! Puisque les savants se convertissent en très bons philosophes, parfois révolutionnaires, peut-être que la méthode pour classer les savants vaut pour les philosophes ? A ce groupe, GEMINI m'intègre des philosophes avec une formation scientifique solide, Hume, Schopenhauer, Bachelard, Popper, (lequel décrit la "méthode d'Einstein", que ce dernier avait largement décrite dans ses lettres de 1920-1925) et Locke qui relança la vraie philosophie, (enterrée par PlatCon et l'Aristoto), en posant la question: "Comment a fonctionné le cerveau de Newton?". Voilà une piste pour créer votre collection de vrais philosophes.
        Creusons encore cette facilité de passer de "science dure" à "science molle". Nous devons trouver chez les uns des caractéristiques reconnues aux autres. Comme les "savants", les vrais philosophes laissent une "queue de chantier", (j'ai le droit de parler "bâtiment", ayant cassé une grève de maçons en posant des parpaings). De fait,  tout comme Newton ou Pasteur, Kant, Schopenhauer, Comte, James, ont laissé des "miscellanous" utiles. Les recordmen sont Peirce et Wittgenstein. Moins évident pour des philosophes avec formation scientifique, Popper, Bachelard. Quid de Derry Dada ou  Lavinasse ? A ces derniers, j'offre le terme de "science molle" puisque nous avons une autre caractéristique entre  nos deux groupes : ils résident dans le "monde deux" de Popper.
        Une secousse pour la légende que "les philosophes apparaissent tard", (un paradoxe pour la Sorbonne capable de fabriquer des pétosophes-rentiers à 22 ans). Restons-en à la Règle: "On ne devient pas philosophe, on cesse de l'être et c'est bien différent!" Molette et Tacot, chahutés par la méthode GEMINI, représente une "philosophie" qui aurait dû disparaître bien avant leur naissance, au temps où la seule préoccupation de l'Université était de se fabriquer des pièces de rechange. Résultat ? aujourd'hui le problème de la "philosophie" n'est pas son enseignement dans les collèges mais l'utilisation utile des "certifiés-philo-histoiriens" sortant de la chaîne sorbonique. Comme pour les postiers, on offre 100 places pour 3000 candidats, (garanti par Tacot-Bagnole, "Philosopher à 18 ans"). Je ne les imagine pas en entreprises !

        Mais continuons

3.4 "Recherche désespérément continuateur de Kant"
        Popper explique le kantisme aux enfant: "une photo, (représentation), fixe un paysage, (réel) mais il faut un acteur, (actif et créatif)..
  

  Elément à saisir: paysage   Acteur: le Photographe  Résultat: Photographie

Dans le schéma kantien, cet acteur est insinué sous les noms "d'intuition", "imagination".
Schéma de Kant.
  "Monde-noumène", réel  "Monde-intuition"  "Monde-phénomène", concept 
        L'intuition chez Kant a fait l'objet d'études qui me dépassent parfois, par exemple, "L'intuitionisme kantien", par Jules Vuillemin, (VRIN, 1994) où je lis: "Un mathématicien est dit intuitionnel quand il requiert d'une preuve d'existence qu'elle fournisse le moyen de construire l'objet. De même un philosophe est intuitionnel, au sens utilisé dans ce livre, qu'il repuiert des objets de la connaissance qu'ils fassent voir quelle méthode les rend légitime..."
        Traduisons en "poppérien": Qui réside dans le monde deux ? Pour moi, la philosophie, qui elle-même ne peut être que la créativité, (Wittgenstein disait "la philosophie est activité" mais la différence n'est pas grande...)

 Schéma de Popper

  "Monde Un",
 (à connaître) 
   "Monde Deux":
(notre créativité)
 "Monde Trois":
notre production

        Donc le "monde trois", (phénomène), est le "monde un", (noumène), construit par le "monde deux", (l'observateur, la créativité).
        Peu de différence entre le schéma de Kant et celui de Popper.  La recherche du "synthétique a priori" et la "démarcation poppérienne" se réduit à une présentention. Kant analyse et  conclut à une "démarcation", cinglante pour les théosophies. Popper annonce sa conclusion dans le titre. Puis il rejette des "nouveautés" comme le freudisme pour non-scientifiques. Il refusa même Darwin mais revint sur sa condamnation. Moi, as usual, je demande, "Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?" Hop vers une révolution, dans la pédagogie, (une réponse à "pourquoi si peu de créatifs?"), dans le management, (une réponse à "comment prenons-nous nos décisions"), dans la psychologie, ("quel souci devait dominer le 20ème siècle..." La Maison blanche y pensa in extremis: "La "House Joint Resolution" N° 174 décida que la decade 1990-1999 serait "Decade of Brain"! "Décade" c'est de la famille "décadence"?)
        Je souris des schémas Molette, (page 51/52), aussi pauvres que ceux de Descartes, (qui les unit par intervention divine)
 "objet en soi'  "conscience de soi" "objet en nous"
et le créatif de sorbonique repart dans le charabia: "... interrogation qui pouvait sembler étrange à première vue mais qui trouve, on le comprend maintenant, sa justification dans le renversement de perspective radical qu'opère la première Critique par rapport aux anciennes théories de l'objectivité. Il nous reste à montrer comment elle va trouver sa fondation ultime dans un des passages les plus commentés, les plus profonds et les plus difficiles de l'œuvre de Kant : la théorie du schématisme. Comme on le voit, ainsi mis en perspective, il devient en vérité d'une grande et élégante simplicité..."
        Maintenant, il est facile d'imaginer, (et on le souhaite presque), Kant disparaissant après la "Première Critique", (une sacrée "solution-dissolution"!). Il resterait l'inKANTournable mais plus de disputatio sur "les trois critiques font-elles un bloc inséparables?", plus rien sous la dent des amateurs essayant de ressusciter la "philosophie de l'aMorale", (notre quatrième chapitre). Je les classe en deux groupes:
ceux qui ont compris que Kant n'a pas de morale, (et même pas de système selon Schopenhauer [34]):
        "En ce sens, il faut dire et redire qu'il n'y a pas de « morale kantienne ... mais qu'il n'y a et qu'il ne peut y avoir qu'une élucidation (kantienne) de la moralité, juste une mise à jour, par analyse et distinctions, de ce qui constitue l'expérience morale, accompagnée de l'examen de ce qui fonde les éléments constitutifs de la moralité qui sera ainsi dégagée, ("Fondements", Hatier, page 142) et
ceux qui comptent sur l'impératif catégorique comme dorsale pour leur catéchisme. Qui pense réussir là où échouèrent le prétentieux Descartes et la naïve Arendt, (accouplée à Saint Jonas-la-Baleine)? Leur mission?

"Avant ça marchait. Maintenant ça ne marche plus. Que faire pour que ça remarche ?" 

        (Descartes fut chargé par le cardinaval Bérule de réécrire l'aquiquinade, (et de liquider l'aristotologique), sans toucher à la trinicouille et autres boules de gomme.
        Le petit boulot est toujours à prendre. Voir ruée au portillon de ceux que je nomme, les "athéo-chrestiniques", que je place en fin de liste, (bi-millénaire), des moralistes, moralisants, moralisateurs: prophètes, apôtres, pères, docteurs, théosophistes...
        Imaginons Kant disparaissant après la "Première Critique", (une sacrée "solution-dissolution") : nos philo-moralistes actuels se trouverait cul-par-terre, (sans argument pour soutenir la prétendue résurrection de la "philosophie de l'aMorale"). Kant serait tout de même l'inKANTournable mais plus de disputatio sur "les trois critiques font-elles un bloc inséparable ?"

4/ Schopenhauer, continuateur de Kant
                    Des philosophes que j'ai analysés, (vivisectés?), deux dominent. A coté de Kant-la puissance, Schopenhauer-la finesse. Dandysopher, à la fois le plus facile et le plus difficile de tous les philosophes. Sa clarté est due à son éducation française, (deux ans au Havre et autant pour son père, à Bordeaux). Avec Kant, qui l'a "réveillé", (mais pas sorti), du Platconisme, il fait un couple unique. L'un et l'autre donne une grande place à l'intuition. Ils en arrive à la "raison intuitive". Par une intuition lumineuse, les deux compères avaient flairé la "relativité", 80 ans avant Einstein, Kant pour la spatiale et Schopenhauer ajouta finement la relativité temporelle. Je reste sur mon point de vue, on ne pense pâs par images, on visualise. J'ai beaucoup utilisé, par exemple pour voir le même schéma dasn tous les documents. Ou pour montrer l'illogique des "évangiles". Donc, Kant dans le port de Koenigsberg regarde deux navires qui s'éloignent et il  comprend la relativité. Schopenhauer à Leipzig regarde le haut et la bas d'un immeuble et prétend voir la même chose. C'est le cas extrême de visualisation. Kant et la terre sont fixes, les deux bateaux bougent. Schopenhauer et les deux points du bâtmients son fixes. La "relativité" ne peut apparaître que s'il y a mouvement. Où le situez-vous ?
           Je suis surpris du peu de place accordée à Schopenhauer par Tacot-Bagnole et par leur professeur, qui atteint l'ignorance .  "Philo" est certainement un terme international mais j'aimerais savoir ce que veut dire en russe "nenko", probablement "époustouflant". Car je lis page 58 : « Schopenhauer fut un enfant très pauvre qui ne réussit à faire des études que grâce à la disposition d'un homme de bien. Il n'a pas évacuer  l'orgueil du pauvre entièrement..." Seul Wittgenstein le dépassa pour la fortune. Depuis Philonenko, a bien rectifié, en 472 pages.:  « Schopenhauer critique Kant", Belles-Lettres, 2005?
          Cette fois, on  trouve un index, ce qui permet  d'analyser les influences :  Bossuet en tête, cité 40 fois, (que pouvais bien penser  l'aigle de Meaux sur Schopenhauer ? Puis :
                             Platon, 39 ; Descartes, 24; Heidegger, 15; Aristote, 9 ; Locke, 8.

  4.1  Passons à la  "Critique de la Philosophie Kantienne",[35]
par Schopenhauer, (1818
, traduite par Jean Lefranc).

        "En faisant le partage entre l'apport décisif de la critique kantienne... et la tradition judéo-chrétienne, dont Kant n'a jamais pu se détacher complètement, Schopenhauer se veut en quelque sorte plus kantien que Kant et entreprend un examen rigoureux de la Critique de la Raison Pure relue dans la première édition, c'est-à-dire dans l'audace première de sa radicalité critique..."c'est Kant qui a introduit le sérieux en philosophie et c'est moi qui l'entretiens » (V. page 52) - mais «Kant n'avait pas mené sa pensée jusqu'au bout ; j'ai simplement continué son Œuvre..."[36]
         Et il tenta de vendre sa théorie en la collant sur le kantisme, identifiant sa "volonté" avec le noumène kantien !   
       "Goethe fut très intéressé par les pages de la Quadruple Racine consacrées à la critique de la géométrie euclidienne et au souhait d'une géométrie fondée non pas sur les démonstrations mais sur la connaissance intuitive et affranchie de toute prétention de mathématisation, donc d'un aspect central pour les thèses méthodiques de la Théorie des couleurs qui, chez Goethe, venait d'une élaboration de la thématique de Spinoza de la connaissance intuitive. Et il l'invita le jeune Schopenhauer - qu'il avait défini entre-temps comme « jeune homme remarquable et intéressant » - de participer à ses études et à ses expériences sur les phénomènes chromatiques." (Sandro Barbera, "Une philosophie du conflit", p. 4).
       Mais Schoppy souffrait d'un complexe le poussant à "faire mieux que son interlocuteur". En bizarreries, (type hautisme),  il bat Kant.  Je l'ai compris en lui attribuant l'intuition du bicaméralisme, (j'ai montré la possibilité d'y arriver par la vraie philosophie).  A certain moment, c'est de la récupération pro domo, presque mesquine, "à coté de la plaque". Il se brouilla avec Goethe en écrivant son propre traité des couleurs. 
        Donc Schopenhauer  cultive un coté "teigneux", récupérant, (mais améliorant),  tout ce qui lui tombe sous la main: « Kant, chaque fois qu'il parle de la chose en soi, se représentait déjà vaguement et dans les profondeurs les plus obscures de son esprit la volonté libre  ... Chaque fois qu'il examine de plus près la chose en soi, elle apparaît toujours à travers son voile sous forme de volonté ... dans la Critique de la Raison pure, partout où cette mystérieuse chose en soi apparaît en un jour moins obscur, on peut, deviner qu'elle est l'élément moral en nous, la volonté. Mais ce sont là choses dont Kant se soucie peu... L'action du corps n'est que l'acte de volonté objectivé, c'est-à-dire vu dans la représentation. On peut dire encore : la volonté est la connaissance a priori du corps; le corps est la connaissance a posteriori de la volonté ... (page 264).
        Schopenhauer souligne l'importance d'un livre court mais contenant toute la recherche religieuse de Kant: "Je prendrai pour guide... le Fondement de la métaphysique des mœurs... il sera tout à fait nécessaire au lecteur de prendre ce livre... et de le relire d'abord avec attention, afin de l'avoir bien présent à la mémoire dans son ensemble... (page 15).
        A ce moment, Kant pouvait, (en stoppant ses recherches religieuses), éviter ce déséquilibre dans ses thèmes de recherches. Il se peut que Kant ait senti le besoin intello-raciste d'aider le peuple de la seule manière possible, lui laisser son Zeuzio. Cela expliquerait cette curieuse distinction entre théosophie savante et croyance sincère. Donc, je tiens pour peu d'intérêt la présentation de Kant comme théologien qui s'ignore.[37] (je préfère l'histoire du coq!). Il faut comparer avec la charité de Stuart Mill et demander

4.2 Pourquoi démolir si une solution-dissolution suffit ?
        "Tout le monde a connu de ces médecins qui, pour avoir une fois obtenu d'un certain remède le plus heureux succès, l'ordonnent quasi dans toutes les maladies: eh bien ! voilà Kant... Dès lors, il faudra que la morale aussi soit composée de deux éléments, l'un pur, c'est-à-dire connu a priori, l'autre empirique", (page 26) "des concepts purs a priori, des concepts qui ne contiennent rien, voilà les points d'appui de la morale. Des coquilles sans noyau", (page 27)
        Mais Schopenhauer est bien moins aimable envers les faux "kantiens".[38]


4.3 Le seul philosophe autorisé à parler d'art
        Il est sûr que l'enthousiasme des artistes, à cette Belle Epoque où le "pessimisme" était de rigueur, fut le piédestal puis le tombeau pour Schopenhauer. A quel étage placer les "artistes" dans ma tour Parnasse? Seul Vinci intéresse. Il est donc plus que temps d'évacuer ces admirateurs et de découvrir le vrai Schopenhauer, (ce que fait Sandro Barbera, "Une philosophie du Conflit", PUF, 2004) .Le monde de l'art est un milieu dans lequel il faut être accueilli et cela coûte des années. Difficulté signalée par Cassirer, "Rousseau, Kant, Goethe, deux essais" Belin, 1991, page 84: "La troisième Critique me semble confondre le Bien, (la Morale) et le Beau, (l'art), deux mondes bien différents, le second étant difficile à pénétrer, ne donnant beaucoup que si on lui donne beaucoup." 
        N'ayant jamais travaillé, notre dandysopher aurait pu approfondir cette discipline. A cette époque, les traités sur l'art pullulent et Schopenhauer cite divers, "Home, Burke, Winckelmann, Lessing, Herder, et d'autres..." Goethe présente même une théorie des couleurs. En Angleterre le grand nom sera Ruskin. Lucky Molette connaît juste l'abbé du Bos et Bouhours. Je possède "Art in Theory", Blackwell,  "Artists on Art", (Murray, 1976). Ce dernier, de 1000 pages, prouve qu'un critique d'art anglais en sait plus en philosophie[39] qu'un ministrosophe en philosophie anglo-autro-saxonne... (même ignorant l'anglais, Molette n'a aucune excuse à ignorer Popper et Wittgenstein, sauf s'il a traduit Kant par négue interposé).
        Schopenhauer ne voit que la formation artistique pauvre de Kant.[40] Pourtant, la théorie kantienne est bien la seule utilisable pour interpréter l'art philosophiquement. Schopenhauer l'admet, à sa manière :
         " De même que, dans la Critique de la raison pure, les formes du jugement devaient lui permettre de se prononcer sur l'ensemble de notre connaissance intuitive; de même, dans cette critique du jugement esthétique, il ne part point du beau lui-même, du beau intuitif et immédiat, mais du jugement formulé sur le beau, et qu'on appelle d'une expression fort laide, jugement de goût. C'est là son problème. Ce qui le frappe surtout, c'est qu'un tel jugement est manifestement l'expression d'un processus du sujet et qu'il a pourtant une généralité telle, qu'il semble se rapporter à une propriété de l'objet. Voilà ce qui l'a frappé, et non pas le beau lui-même...", (Schopenhauer, "Critique de la philosophie de Kant, page 664).
         
  " A Kant était réservé aussi ce mérite d'analyser sérieusement et profondément l'excitation même, à la suite de laquelle nous appelons beau l'objet qui l'a produite,... Ses recherches sur ce point étaient donc entièrement dirigées vers le côté subjectif. C'était là évidemment la bonne voie... Pourtant le mérite de Kant ne va guère plus loin que d'avoir montré la route à suivre... il a ouvert la carrière, mais pour le reste, il a manqué le but, ("Critique de la Philosophie Kantienne", page 182).
          Il suffit mainteant de retrouver les définitions de l'impressionise, de l'expressionisme, "
entièrement dirigées vers le côté subjectif", pour admettre que le kantisme peut expliquer l'art.


4.4 Limites de Schopenhauer ?
        Schopenhauer commença par se buriner le cerveau au platconisme. Donc sa "volonté" habite le monde des "idées". Comment pourrait-il la chercher en lui-même, dans son cerveau droit en priorité. La vraie conclusion qu'il tira de son œuvre, ne fut pas "on me comprendra dans un siècle" mais "pourquoi tant parler si nous sommes menés par la "volonté", espérant que quelqu'un le ferait !  Alors Nietzsche et Freud sautèrent dans le bateau, confisquèrent l'héritage et nous firent perdre un siècle.
        Freud eut beaucoup de mal à admettre la priorité de Schopenhauer: "Ce que Schopenhauer dit de la manière dont nous nous raidissons pour refuser d'admettre une réalité pénible, est rigoureusement superposable à ma théorie du refoulement. C'est au fait d'avoir si peu lu que je devais une fois de plus l'originalité de ma doctrine »[41]

5/ Commentateur de Kant : Delbos,
"De Kant aux postkantiens", (1916) :
        Le meilleur de Delbos étant son affirmation décidée que "la philosophie est une méthode". On apprend que "Delbos songea à se tourner résolument vers le spiritualisme français..." Aujourd'hui, tournant général, que je nomme "athéo-chrestinisme". Parmi les "philosophes", il y a toujours eu beaucoup d'intello-racistes, persuadés que l'aReligion peut aider à vivre les "bestiaux", (indigènes et aborigènes con-fondus).
        Nous trouvons également :
commentaire de Kant par Schopenhauer, le vrai continuateur de Kant,
commentaire de Philonenko, (98 pages!), commentant Delbos, (155 pages), commentant Schopenhauer commentant Kant...
Blondel, ("le meilleur élève de Delbos! important pour ma généalogie, autant que Riveslaygue-Philonenko dans celles des Tacot-Bagnole), d'une classe autre que le kioskosophe Conte PondVite, (comparer leurs études sur Descartes, Spinoza, Malebranche...). Mais je suis d'accord : la préface de Maurice Blondel est "philosophiquement assez pauvre et écrite dans un style emphatique".
        J'ai retenu des confirmations :
Origine du "synthétique a priori": "Kant a été ébloui (toute sa vie) par la fécondité du jugement mathématique, ce qui lui a prouvé que la raison pouvait parler du réel dans une perspective entièrement a priori. La métaphysique consisterait à faire l'inventaire de toutes nos connaissances a priori, et c'est à quoi la Critique de la raison pure, en tant que traité de la méthode, s'est appliquée. (Page 12).
Schopenhauer ne dit pas mieux: "Pour Kroner "Kant, un « scientifique », Fichte, un « prédicateur » et Schelling, un «amoureux des Idées», Hegel était un « théologien", (page 10)
Origine du "synthétique a priori": "Kant a été ébloui (toute sa vie) par la fécondité du jugement mathématique, ce qui lui a prouvé que la raison pouvait parler du réel dans une perspective entièrement a priori. La métaphysique consisterait à faire l'inventaire de toutes nos connaissances a priori, et c'est à quoi la Critique de la raison pure, en tant que traité de la méthode, s'est appliquée. (Page 12).
Définition par Delbos de la Métaphysique kantienne: "...un effort pour déterminer par l'analyse les notions élémentaires constitutives de nos propositions sur la nature du réel' » V. Delbos souligne avec pertinence que le « modèle » de la Métaphysique serait à rechercher ; « dans cette philosophie naturelle qu'a instituée Newton », (page 15) Logique puisque Kant posa/résolu le problème attribué à Laplace, (qui confirma): "Comment les planètes ne se tamponnent pas ?" Et Kant, comme date d'apparition de la terre, demanda trois milliards d'années, (contre les 80 millions de Buffon. J'aime bien  la définition de la "Raison Pure" comme traité de la physique newtonienne).
Les Trois critiques forment-elles un bloc ? "Fichte voulait opérer la fusion des trois grandes « Critiques » de Kant en un tout ..., (page 19) (Pourquoi t'as pas fait ?)
"La Critique de la raison pure regardée comme une œuvre mal faite. ... "Pour Fichte, elle est remplie de digressions, d'innombrables répétitions et serait, réduite de moitié, bien plus claire'. Pour Schopenhauer, Kant était un écrivain se perdant dans les répétitions inutiles, particulièrement dans la Critique de la faculté de juger où il avait montré un rare talent pour retourner dans tous les sens une idée, jusqu'à en faire un livre, alors que clairement exposée, elle n'eût mérité que quelques pages", (page 23)
Sur le Jacobi, indispensable pour expliquer Kant, selon Lucky Molette: "... personnage de premier plan dans les matières de philosophie... Mais resté à l'époque de Voltaire et sa manière de philosopher... affectionnait la forme littéraire", (page 24)
Tenons-nous un mystère ? Pourquoi Kant a passé si longtemps sur les questions "religieuses". Il est tombé dans la "disputatio sorbonica":  "Tous les adversaires de Kant attaquèrent, plus ou moins clairement, Reinhold, S. Maimon, J.Fr. Flatt... Personne ou presque personne ne savait du temps de Delbos qui était Flatt... Flatt n'est pas davantage connu de nos jours... "
Note sur Fichte, prédicateur avant d'être un penseur spéculatif.. Dans "Sur les intentions de la mort de Jésus", il écrit avec vigueur que le Christ n'enseignait que dans un certain « clair-obscur ", un prédicateur savant, expliquant un pur savant comme Kant", (page 38). (Hegel a écrit une "Vie du joKriss" sur conseil de Kant...)
Kant, créateur de la systémique, avec des caractéristiques autistes: "Tous les postkantiens et même Schopenhauer doivent à Kant l'idée de système. Schopenhauer dénoncera aussi cet amour du rangement qui habitait l'esprit de Kant, qui déposait toutes ses pensées comme s'il s'agissait d'une horloge, avec ses roues, ses pivots, ses multiples rouages. ..
Dédié aux Tacot-Bagnole: "La Philosophie est une méthode": Delbos a consacré ses conférences terminales à la méthode de démonstration chez Fichte, Schelling et Hegel. On peut se demander s'il est légitime de distinguer une philosophie et sa méthode de démonstration. La philosophie n'est-elle pas tout entière dans sa méthode?", (page 74). CE QUE JE RAPPROCHE DE LA PAGE 88: "... la révolution copernicienne ne concerne pas les objets de notre connaissance, mais les concepts qui les fondent, c'est-à-dire nos méthodes." (Les informaticiens parlent d'"objects" avec "méthodes" et "données".
Philonenko devrait mentionner le pire démolisseur des "Hegel et Fichte-Moi-ça", avant d'attribuer les mérites de Schopenhauer à: "La fameuse Ecole de Magdebourg qui signa contre l'aberrante Naturphilosophie de Hegel le manifeste « Retour à Kant », c'est-à-dire retour à Newton et aux mathématiques".
Curieuse introduction après l'introduction: V. Delbos termine avec Schopenhauer ... "Pendant la guerre de 1914-1918, nombre de soldats français avaient dans leur musette les Méditations sur l'Evangile de Bossuet; le soldat allemand, lui, possédait le Monde comme volonté et représentation de Schopenhauer... (Il semble que le Kaiser l'avait imposée, sans plus, dans la bibliothèque de chaque régiment), (page 101).
Beaucoup plus à dire sur le burinage d'un cerveau par le PlatConisme. Je lui attribue le blocage de Schopenhauer, alors qu'il avait deviné le bicaméralisme: "Comme l'a remarqué Delbos, l'influence platonicienne distinguant les phénomènes, objets sans consistance ontologique de la doxa, et les Idées, a eu beaucoup de poids chez Schopenhauer qui n'hésite pas à le confondre avec Kant en ce que Lask appelait - la théorie des deux mondes ». Il se serait tout d'abord appliqué à la lecture intensive de Kant et de Platon. Mais, en bien d'autres documents, Schopenhauer expliqua comment son système s'était formé d'un coup dans son cerveau tel un cristal. C'est pourquoi on ne peut suivre Delbos suggérant une évolution. Il y a plutôt une intuition centrale, qui a connu plusieurs rédactions, si l'on ose s'exprimer ainsi... Schopenhauer n'a jamais évolué quant au fond. Mais là où Delbos a été très avisé, c'est en soulignant que, lisant Platon, Schopenhauer cherchait une métaphysique qui pût se concilier avec une éthique et il crut trouver la connexion dans l'œuvre de Kant", (page 103).
Pour moi, DIVIN PLATON est le CREATEUR DES DARK AGES:
        "Selon Paul Deussen, " Schopenhauer est à Kant ce que Platon est à Socrate; les autres continuateurs de Kant sont comparables, tout au plus, aux Socratiques imparfaits. « L'effet que produisent les écrits de Kant sur un esprit qui s'en pénètre véritablement est tout à fait semblable à l'opération de la cataracte..." La philosophie de Kant est la seule nécessaire pour entendre celle de Schopenhauer. Cependant si le lecteur avait fréquenté dans l'école du divin Platon, il serait encore mieux préparé à le comprendre. Avec l'initiation à la vieille sagesse indoue, il serait tout à fait en état de trouver dans la philosophie de Schopenhauer, non une ennemie, non pas même une étrangère, mais la plus proche parente de son esprit », (page 254).
Confirmation du démolissage de Schopenhauer par le PlatCon: "Il semble que Schopenhauer ait trouvé dans ce Platonisme une doctrine plus directement et plus complètement assimilable à sa nature que le Kantisme.... Mais dans des notes de 1814 - l'identification s'opère dans l'esprit de Schopenhauer entre l'Idée de Platon et la Chose en soi de Kant. « La doctrine de Platon, selon laquelle ce ne sont pas les choses qui tombent sous les sens, mais les Idées, les formes éternelles, qui sont réelles, est simplement une autre expression de la doctrine de Kant...", (page 257).
Un vrai philosophe n'en reste pas à une remarque remarquable ! "Le monde est ma représentation... l'autre face de la vérité, moins évidente, mais tout aussi sûre, est : le monde est volonté et c'est le monde comme Chose en soi; mais la volonté dont il fait la chose en soi, loin d'être morale, est même irrationnelle", (page 263)
En identifiant sa "volonté" et le "noumène" de Kant, Schopenhauer s'est fourré dans un cul-de-sac: "...c'est par une autre voie que Schopenhauer détermine comme volonté la réalité en soi du monde... la connaissance, par laquelle est rendue possible la représentation du monde entier, a pour condition nécessaire l'existence d'un corps qui est donné de deux façons : d'un côté, une représentation, un objet comme les autres; et, d'un autre, manifestation d'un principe interne, qui est la volonté... l'acte de volonté et l'action du corps ne sont pas deux phénomènes objectifs différents . L'action du corps n'est que l'acte de volonté objectivé, c'est-à-dire vu dans la représentation. On peut dire encore : la volonté est la connaissance a priori du corps; le corps est la connaissance a posteriori de la volonté... Qu'entendre par volonté ? - La volonté de vivre, avec toutes les spécifications qu'elle comporte", (page 264).

6/ Rawls utilisateur de Kant
        "Théorie de la justice", (1971), par John Rawls, "kantien", professeur à Harvard
        En attente du chapitre, "Pourquoi cette ruée générale sur la philosophie de l'aMorale", je choisis ce "livre considéré comme le texte contemporain le plus important de la philosophie morale et politique, le plus commenté: "un livre de portée universelle... un livre de philosophe, engagé..."[42] Ouf ! Moi, je vois un "BigBook" (kif les deux "Production Handbooks", que je véhiculais dans les entreprises), à sa place dans la tradition "spiritualiste" française. Je remarque qu'Alain, (presque l'égal de Voltaire comme "philo-vulgarisateur"), a traité ce sujet simplement, clairement.[43]"Éléments de philosophie" , page 311-322).
Test acide pour grand prof: "Que peut-il  apporter  au problème des banlieues?" A-t-il prédit cette explosion? (il nous laisse ce travail!). Bonne note pour :
Excellent index matières-auteurs, permettant un fast-reading:
Peu d'appel à des confrères: Kant, Aristote, Mill, Bentham, Sidgwick. Rousseau ? peu. Arendt, Popper ? rien !
Thèmes profondément traités : justice, utilitarisme, égalité, éducation, ...
presque rien sur l'esclavage alors que l'on peut raconter toute l'histoire de l'humanité peut se ramener à une perfectionnement de l'esclavage !
Rien du tout sur des thèmes centraux comme "bicaméralisme" ou "religion"...

6.1 "Leçons sur l'histoire de la philosophie morale",
        (détour par son cours universitaire, 175 pages pour Kant).
        Je me demande comment en sortent les étudiants et ce qu'ils font de ce burinage! En résumé: Rawls, comme Schopenhauer, centre son étude sur les Fondements:"... le préliminaire d'une critique de la raison pure pratique que Kant affirme espérer pouvoir rédiger ultérieurement ... un échantillon à une échelle réduite... l'unique objectif en est « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité... une tâche complète à détacher de toute autre recherche morale ».. Je retiens : il cherche une solution dans "les principes sous-jacents qui sont implicites dans les jugements du sens commun sur la valeur morale.
        Régulièrement, Rawls renonce à expliquer, ("d'autres conceptions morales que celle de Kant peuvent également fournir cet arrière-plan". Parfois on se demande si l'effort de comprendre vaut la chandelle , ("la raison pure [pratique], si elle existe, n'a pas besoin de critique car elle contient en elle-même la règle pour la critique de tout son usage) De toute façon, la vraie question est "que pouvons-nous en faire ?", ("Si... Et si... alors nous aurons atteint les objectifs de la critique de la raison.".
        Kant semble s'excuse devant ceux qui croient ? il ne prend pas des précautions contre la colère du nouveau roi ? "Kant ne défend pas l'idée que les croyances de la foi raisonnable sont vraies en vertu d'un critère de vérité empirique et scientifique; il ne fournit pas des preuves destinées à soutenir une argumentation théorique convaincante... il nous présente des considérations permettant d'affirmer ces croyances sans contrevenir aux légitimes prétentions de la raison théorique... Notre affirmation de ces croyances trouve sa source dans notre sensibilité morale et dans notre dévouement à la loi morale, et répond aux besoins de notre raison pratique. La doctrine de Kant est une défense de la foi raisonnable et, plus généralement, de ce qu'il considère comme les intérêts fondamentaux de l'humanité.

6.2 Remarques sur la "Théorie de la justice",
        Apparemment, Rawls mentionne Kant comme un "must-know", comme les "philosophes" français parlent de Popper ou de Wittgenstein. Beaucoup de phrases étonnent et détonnent. Par ignorance totale de la possible programmation du cerveau droit au moment de l'erreur ?
Régulièrement l'auteur tourne en rond avec Kant qui tourne "around the bush":
        "...Tout d'abord, Kant commence par l'idée que.... Car dès que nous nous représentons ...il est clair que ces principes doivent non seulement être acceptables pour tous, mais ils doivent aussi être publics. Finalement, Kant suppose que ... Je n'ai pas l'intention de défendre ici ... D'autres sûrement le liront différemment. Peut-être vaut-il mieux comprendre les remarques qui suivent comme.... Kant soutient, il me semble, qu'une personne.... Les principes d'après lesquels elle agit ne sont pas adoptés en raison de .... (page 288)... "Bien entendu, l'argumentation en faveur de,... par exemple que... Mais je pense que ..., du moins quand on considère... En admettant, alors, que ..., nous pouvons dire ... En effet,... Bien entendu, ...Mais quand ...Une raison d'agir ainsi,... (page 289)... "Bien entendu, je me suis écarté, à bien des égards, de la doctrine de Kant. Je ne peux pas traiter ici ces questions, mais je voudrais noter deux points. J'ai admis que le choix fait par la personne en tant que moi nouménal est un choix collectif. ... Kant a, peut-être, voulu dire que sa doctrine s'appliquait à tous les êtres rationnels en tant que tels et que, par conséquent, la situation sociale des hommes dans le monde ne devait avoir aucun rôle dans la détermination des premiers principes de la justice. Dans ce cas, ceci serait une autre différence entre la théorie de la justice comme équité et la théorie de Kant... (Page 293).
Définition de "l'impératif catégorique" : " Par impératif catégorique, Kant entend un principe de conduite qui s'applique à une personne en vertu de sa nature, comme à un être rationnel, libre et égal aux autres.... Agir d'après les principes de la justice, c'est agir d'après des impératifs catégoriques, en ce sens qu'ils s'appliquent à nous quels que soient nos objectifs particuliers... (Pages 289-290)
Comme le 20ème siècle devait être le siècle de la psychologie, je sonde le rôle qui lui est attribué... J'aime les "trois lois psychologiques" du genre "IF... THEN" (page 530):
Première loi : à condition que les institutions familiales soient justes et que les parents aiment l'enfant,..., alors l'enfant apprend à les aimer en retour.
Deuxième loi : à condition qu'une personne ait développé sa capacité de sympathie par l'acquisition de liens affectifs, ... alors cette personne développe des relations d'amitié et de confiance...
Troisième loi : à condition qu'une personne ait développé sa capacité de sympathie... alors cette personne acquiert le sens de la justice...
Paragraphes à mettre à jour suite à possibilité de programmation du cerveau droit : "Imaginons ainsi que quelqu'un ressente les injonctions de son sens moral comme des inhibitions inexplicables... On peut lui indiquer les caractéristiques essentielles du développement du sens de la justice... En outre, son éducation morale elle-même a été commandée par les principes du juste et de la justice... Comme nous l'avons vu, la conception morale adoptée est indépendante des contingences naturelles et du contexte social accidentel; c'est pourquoi les processus psychologiques par lesquels il a acquis son sens moral sont conformes aux principes que lui-même aurait choisis dans des conditions reconnues comme justes et non déformées par la chance ou le hasard, (page 559).
        .... Le sens de la justice des personnes n'est pas un mécanisme psychologique coercitif que le pouvoir aurait produit en elles de façon à garantir leur obéissance inébranlable à des règles servant son propre intérêt. Le processus de l'éducation n'est pas non plus simplement une série causale ayant pour objectif de produire comme résultat les sentiments moraux appropriés. Dans la mesure du possible, chaque étape laisse prévoir dans son enseignement et ses explications la conception du juste et de la justice qu'elle vise et, grâce à celle-ci, nous comprendrons plus tard que les critères moraux qui nous sont présentés sont justifiés. (page 559).
L'interprétation kantienne, par Rawls, n'est pas une interprétation de la doctrine réelle de Kant, mais "plutôt de la théorie de la justice comme équité. La conception de Kant est caractérisée par certains dualismes profonds, en particulier entre la nécessité et la contingence, la forme et le contenu, la raison et le désir, les noumènes et les phénomènes. Abandonner ces dualismes, comme il les comprend, est, pour beaucoup, abandonner ce qui est remarquable dans sa théorie. Je ne suis pas de cet avis. Sa conception morale a une structure caractéristique qu'on peut mieux discerner quand ces dualismes ne sont pas pris au sens qu'il leur donne mais sont remaniés, et que leur portée morale est reformulée dans le cadre d'une théorie empirique. Ce que j'ai appelé l'interprétation kantienne montre comment ceci peut être réalisé."
Rawls embauche Kant plus qu'il ne le continue: "En suivant l'interprétation kantienne de la théorie de la justice comme équité, nous pouvons dire que des personnes qui agissent selon ces principes agissent de manière autonome : elles agissent selon des principes qu'elles reconnaîtraient dans des conditions exprimant au mieux leur nature d'être rationnels, libres et égaux....... nous finissons par défendre une conception du juste pour des motifs raisonnables que nous pouvons expliquer par nous-mêmes, de manière indépendante", (page 560).
Il est facile de s'accorder sur des évidences: "... Nous pouvons dire, en premier lieu, que, dans une société bien ordonnée, être une bonne personne (et avoir en particulier un sens efficace de la justice) est effectivement un bien pour cette personne et, en second lieu, que cette forme de société est une bonne société", (page 618).
Vraiment, les philosophes sont intéressants lorsqu'ils démolissent leurs confrères,
        "Les philosophes essaient de justifier les doctrines de l'éthiques deux façons :
                1/ Manière "cartésienne" : "trouver des principes évidents, dériver un ensemble de critères et de préceptes rendant compte de nos jugements. Les principes premiers sont considérés vrais; et la déduction transfère cette conviction des prémisses vers la conclusion.
                2/ introduire des définitions de concepts moraux en termes de concepts présupposés non moraux, (de type ou apparence scientifique), puis que les seconds mis en couple avec les jugements moraux soutenus sont vrais... (ainsi), la justification des convictions morales ne pose pas de difficultés.
(Rawls n'a adopté) "aucune de ces deux procédures... Une théorie claire de la signification est donc nécessaire au succès de la justification, mais elle semble faire défaut. Et, en tout cas, les définitions deviennent la partie principale de la doctrine éthique, et on doit donc à leur tour les justifier... C'est pourquoi il vaut mieux, je crois, envisager une théorie morale comme une théorie comme les autres,... (page 619)
L'auteur attend la page 621 pour définir "justification" !
        "... une argumentation qui s'adresse à ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, ou à... une réconciliation par la raison, (possible par tout ce que) les partenaires dans la discussion ont en commun. Idéalement, justifier une conception de la justice aux yeux de quelqu'un, c'est lui donner une preuve de ses principes basée sur des prémisses que nous acceptons tous deux, ..."
" ... une simple preuve n'est pas une justification. Une preuve montre des relations logiques entre des propositions. Elle devient une justification une fois les points de départ mutuellement acceptés, ... nous persuadent du bien-fondé des prémisses... L'argumentation en faveur des principes de la justice serait renforcée si l'on montrait qu'ils resteraient le meilleur choix sur une liste complète et évaluée systématiquement. Je ne sais pas jusqu'où cela peut être fait. Mais je doute que les principes de la justice (tels que je les ai définis) soient la conception qui serait préférée si la liste venait à s'approcher d'une liste raisonnablement complète. Même si l'argumentation que j'ai présentée est bien fondée, elle montrera seulement qu'une théorie définitivement adéquate (si elle existe) ressemblera plutôt à la doctrine du contrat qu'à toute autre des doctrines que nous avons examinées. Et même cette conclusion n'est pas prouvée au sens strict. (page 622).
Recette de Rawls "une liste des théories représentatives de la tradition de la philosophie morale, c'est-à-dire du consensus historique sur ce que semblent être les conceptions morales les plus raisonnables et applicables. Avec le temps, de nouvelles possibilités seront élaborées, fournissant ainsi une base plus convaincante pour la justification puisque la conception se révélant supérieure sera soumise à un examen plus sévère. Mais nous ne pouvons qu'anticiper tout ceci. Pour le moment, il convient de reformuler la doctrine du contrat et de la comparer avec quelques possibilités bien connues. Cette procédure n'est pas arbitraire; c'est la seule manière de progresser."
"... nous devrions insister sur le fait qu'un des buts de la philosophie morale est de chercher des bases d'accord possible là où aucune ne semble exister. Elle doit essayer d'élargir la gamme des consensus existants et présenter à notre réflexion davantage de conceptions morales judicieuses. Les bases de la justification ne sont pas évidentes : elles demandent à être découvertes et correctement exprimées, parfois grâce à une intuition heureuse, parfois en analysant les exigences théoriques. C'est en pensant à cet objectif que j'ai rassemblé les diverses conditions sur le choix des principes dans la notion de position originelle. (page 623)
Un art de vivre ? "... sans les principes de la justice et du juste, les objectifs de l'altruisme et les exigences du respect restent tous deux indéfinis; ils présupposent ces principes déjà dérivés indépendamment... Entre autres choses, le respect pour les personnes s'exprime en les traitant d'une façon dont elles peuvent comprendre qu'elle est justifiée. Mais, plus que cela, le respect est manifeste dans le contenu des principes auxquels nous faisons appel. Ainsi, respecter les personnes, c'est reconnaître qu'elles possèdent une inviolabilité fondée sur la justice que même au nom du bien-être de la société considérée dans son ensemble on ne peut pas outrepasser..." (page 627)
"Ces remarques nous ramènent à la conviction du sens commun que nous avions notée au début, à savoir que la justice est la vertu première des institutions sociales. J'ai essayé d'établir une théorie qui nous permette de comprendre et d'apprécier ces sentiments concernant la primauté de la justice... Et même si elle n'est pas, bien entendu, une théorie entièrement satisfaisante, elle constitue, je crois, une solution de remplacement pour l'utilitarisme qui a joué pendant si longtemps un rôle prédominant dans notre philosophie morale. J'ai essayé de présenter la théorie de la justice comme une doctrine systématique, mais viable, de façon à ce que l'idée de maximiser le bien ne l'emporte pas par manque de concurrence... Nous devons essayer de construire un autre type de doctrine mais qui ait les mêmes vertus de clarté et qui soit aussi systématique tout en procurant une interprétation plus perspicace de notre sensibilité morale", (page 627)
Conclusion des plus inattendues: la perspective de l'éternité !
        "Voir notre place dans la société de ce point de vue, c'est donc la voir sub specie aeternitatis... La perspective de l'éternité n'est pas la perspective que l'on a d'une certaine place au-delà du monde, ni le point de vue d'un être transcendant; c'est plutôt une forme de pensée et de sensibilité que les êtres rationnels peuvent adopter de l'intérieur du monde lui-même... La pureté du cœur, si l'on pouvait l'atteindre, ce serait de voir avec clarté et d'agir avec grâce et maîtrise de soi dans la perspective ouverte par la théorie de la justice", (page 628).

7/ Le vrai "Kant aujourd'hui" ? Dennett maybe
                pour "La Conscience Expliquée"
        Il y a trente ans, je promenais dans les entreprises le "Monde des Possibles" de Jacob, expliquant qu'il contenait plus de l'esprit de gestion que tous les handbooks de management. Je recommence avec "La Conscience Expliquée" de Dennett, que je retrouve chez les "Brights", (qui rampent au niveau intellectuel des fondateurs). Autre point commun: dans un forum connu,(<ShadowSyndromeKids@yahoogroups.com>), une mère me dit que Dennett était le parrain de son enfant autiste. Je le remercie surtout pour soutien dans une déduction que je ne pouvais prouver. Les grands changements en philosophie proviennent, (et il ne me contredira pas), de grands changements en sciences. Et ces derniers sont signalés par un changement de langage, qui assure une nouvelle philosophie, avec changement des définitions de base, le temps, l'espace, le mouvement, la force... Ce qui est facile à démontrer pour Newton, Einstein... Quid de Darwin ? Dennett avait la réponse.[44] Je choisis un autre philo-scientifique comme réincarnation de l'esprit de Kant, Dawkins, (également parrain des Brights), dont le "selfish gene" m'enthousiasma parce qu'il résolvait-dissolvait la freudouille. Si nous sommes à la fois gène, (qui veut se reproduire), et porteur, (qui doit mourir), il est normal de passer de la frénésie du sexe à l'angoisse de la mort. On peut en finir avec Freud, "savant-cul-cul-poussette": le traiter comme repreneur des "satammus", les fermiers généraux de NabuCousud'Or.[45]Freudy devient un besogneux, copiant tous ceux qui lui tombent sous la main, aussi bien Breuer, Charcot, Bernstein que Schopenhauer.

7.1 Maintenant, je me cache derrière Dennett.
  L'orientation de départ est capitale ,"« La conscience humaine, écrit Dennett, est peut-être le dernier mystère qui reste", (page 42)...[46] . Moi, je disais: "le dernier continent à explorer", nécessitant des morts comme toujours mais différents, des savants finissant enfermés, (comme Comte; moi je ne fus que "isolé"). Les pionniers montrent que "avoir un grain" est un gros avantage.[47](Je leur ai fabriqué un "label", hautisme, soulignant que le "génie" n'est peut-être qu'une utilisation efficace d'un excès d'anxiété). Schopenhauer, ("qui en tenait un grain"), devient le seul maillon possible entre nous et Kant, ("qui en tenait un grain"). Le dandysopher aurait pu faire mieux au lieu de trouver " la notion de conscience si profondément mystérieuse qu'il l'appela «le nœud du monde", un problème qu'aucun esprit humain ne pourra jamais résoudre", (Page 41).
Pour Dennett la philosophie ne peut se trouver que dans l'entourage des savants [48] avec une piste pour améliorer la "philosophie" : "Le seul moyen; (pour Quine), de révéler les imperfections de notre science est de développer une science meilleure", (Dennett, page 27).
Gouverner c'est prévoir. "Pour Dennett, la théorie darwinienne de l'évolution par sélection naturelle est la clé qui permet de comprendre notre étonnante capacité à prévoir le comportement des autres animaux. Au cours de l'histoire naturelle, ceux qui échouent à anticiper convenablement le comportement futur des individus pertinents meurent rapidement." (Page 48). Donc,
Conseils pour "chef coutumier", déduits de l'Evolution : "Il importe à chacun d'avoir un moyen efficace qui lui permette de déterminer le comportement de ses partenaires sociaux, de ses proies, de ses prédateurs potentiels, etc. (page 97).[49]
Critique de Descartes, à transformer en une facile "solution-dissolution", en révélant ses "donneurs d'ordre".[50]
Magique ! Le cerveau comme bloc-notes : "... chaque sous-processus neuronal pense par lui-même, (une idée plutôt contre-intuitive...) et ne pense qu'à un nombre plutôt limité d'objets, ne pouvant accomplir qu'un seul et unique type d'action... (page 138). Exactement la théorie de "l'object", possédant sa méthode et ses données. Approbation de Turing.[51] auteurs du "Cerveau Réconcilié", (Masson 1998). auraient dû lire "Le Cerveau Expliqué".[52]
Et nous arrivons au phénomène le plus fascinant de la psychologie: "Dans "La Conscience Expliquée", Dennett décrit comment le modèle des versions multiples permet de résoudre des énigmes aussi fascinantes que le phénomène de la couleur phi, le lapin cutané ou le « rapport en différé » des expériences sensorielles de Libet... ces phénomènes ont tous en commun un caractère surprenant. À chaque fois, comme nous allons le voir, l'esprit semble détecter un stimulus avant même que le cerveau n'ait pu avoir le temps de le traiter..." (Page 143).
        La lettre qui arrive avant d'être postée, c'est impossible, (voyez Popper pour "the arrow of time"). Mais le mécanisme Libet, soft-analogie de la ligne retard du SECAM? J'aime. "La Nature favorise les êtres capables de décider en une demi-seconde", à une condition: "avoir une solution, la meilleure", (comme durant la guerre, qui avait le meilleur moteur canardait le "baudet"). Comment expliquer ce mystère ?
        Un informaticien [53] me suivra mieux. Le "multitasking" fut la manière d'améliorer l'utilisation de l'ordinateur, faisant croire, (avant l'apparition des "multi-cœurs"), qu'il menait plusieurs projets à la fois.
        Imaginez une centrale de surveillance. Notre cerveau fonctionne probablement de cette manière, interrogeant les yeux, les oreilles,... et mille points sensibles de notre peau. Mais il ne peut reconnaître que ce qu'il est prêt à reconnaître parce qu'il a appris. Donc, toute interrogation est précise: "Est-ce un chat ?" La réponse négative stoppe l'enquête, sinon je savais déjà que c'était un chat.
        Ce qui peut donner l'impression que la lettre arrive avant d'être postée. Plus difficile à digérer:, l'implication 

7.2 "Je ne peux inventer que ce j'ai déjà inventé",
        (sous "formes très simples", rappelle Alain). Voilà pourquoi il faut étudier la petite enfance des "génies". Est-ce moral de passer aux tests sur enfants ? Ce n'est pas plus dangereux que d'abrutir les enfants avec notre aristotologisation.
Il semble que j'échappai à ce traitement en refusant de parler, contre le titre de Retardé. Ce sera de moins en moins infamant avec l'apparition de groupes prenant en charges ce type d'enfants, (les USA en avance de 20 ans![54]). Comme pour tout "anormal", comme chez les "autistes", il semble bien qu'il y a deux niveaux de "retardés", bas et haut. Donc, je fus mis à l'école à l'âge de 5 ans et 5 mois. Comment je m'occupais? Je fichais une "paix royale ", selon ma marraine), parce que ma mère me donnait quelques sous, j'achetais des pointes et dans l'appentis j'inventais le monde de mes rêves.
Je me répète ? "Pour comprendre un vrai philosophe, il faut inventer soi-même une idée qu'il a déjà inventée." J'ai compris Wittgenstein en reliant ses "tables de décisions pré-décidées" et ma "gestion intégrée"; et Popper en lisant: "To use a new technique, we must invent a theory of its application". Je vais illustrer ce phénomène de la "décision pré-décidée" par une anecdote de "Mon incroyable Traversée du 20ème siècle":

"Un jour, sur un chemin de montagne, sans aucune circulation, parut un camion, roulant aussi vite que moi. Dans la demi-seconde, j'étais dans le poteau EDF, planté dans le ruisseau par manque de place. Et il recula. Avec le temps, il était pourri, tenu par les voisins. Le camionneur, arrêté vingt mètres plus bas, n'eut qu'un réflexe: se couvrir, en braillant: "Y'a de la place pour tous le monde!". Dix ans après, ma marraine, dans les mêmes circonstances, dans les mêmes circonstances, perdit la vie. Je suppose qu'elle dépassa le temps autorisé par la système Libet. Je ne sais ce qu'a dit le camionneur.

        Un prof de psycho, (qui ne connaissait pas Newton), en me déclarant "le type le plus distrait jamais vu", (ans le groupe du haut, pas chez les saute-ruisseau)., me rendit encore plus angoissé: "Et si j'écrasais quelqu'un ?". Je commençais une ré-éducation, m'obligeant à donner une solution pour tout problème possible. Une vie sauvée une seconde fois. En Tunisie, jouait sur le bord de la route. Soudain, il la traversa. Son frère gardait les moutons de l'autre coté. Mais dès qu'il leva la tête, j'avais freiné. J'imagine son raisonnement: "Toto danger. Rejoindre grand frère..." La demi-seconde avait suffit, (le cerveau "bavard", chargé de mettre en forme la solution imposée est court-circuité).
        L'Hautiste se prépare continuellement. Avant de passer mon permis, j'avais "refait" un moteur. Plus 15.000 kms "accompagné". Je reçus le permis en cadeau. Pour le "transport en commun", je dus négocier. En Afrique, on refusait ce permis aux "Culs-Blancs". Donc je calai sur un panneau qui n'existe pas. Je l'obtins en disant qu'en pleine brousse je devrais diriger des chauffeurs possédant ce haut-niveau. Quant au permis moto, offert je ne sais pourquoi, je l'ai renvoyé disant que je ne l'avais pas demandé.
        Il semble donc que par de longs exercices, on se créée un stock de solutions possibles. Sur ce point, je rejoins Dennett, (et Wittgenstein, créateur des "tables de décisions décidées"). La fameuse "volonté" de Schopenhauer, serait le résultat d'un balayage du cerveau silencieux. Même la créativité en proviendrait, (ce qui expliquerait le petit nombre de créatifs) Mais lorsqu'un "étudiant" poignarde son prof, je ne suis pas surpris. Le cerveau droit est vraiment le "cerveau qui se programme par l'émoi". De mon temps, si le petit faisait des "bêtises", l'aîné était puni. ". Avec la CuniCuliCulture en BabelBanlieue détruisant les relations humaines dans la même rue, le cerveau du "petit délinquant" ne bloque pas son agressivité primitive. On comprend l'importance des "grands frères": en l'absence des parents, ils indiquaient, transmettaient et transmettaient le "dressage" officiel, qui fait les bons comptables, policiers, concierges... La "babylonisation" a fait mieux/pire, en créant des bandes de jeunes du même âge.
        J'attend beaucoup de ce "crime contre l'Être", des cerveaux échappant à l'aristotologie. Comme mes "voluntary late-talkers" qui, ne posant pas de questions, revivent le "miracle grec", au temps où l'analogie était la seule logique, tant pour expliquer les branchies par les poumons; déduire que la vie terrestre vint de la mer, et calculer le diamètre de la terre par comparaison de triangles. La vie intellectuelle devient une détection des similitudes, automatique et sans limite, (j'attribue la majeure partie des mes "légendes" à l'utilisation de l'analogie) La pomme de Newton, le rayon de lumière d'Einstein sont piste pour analphabètes comme au temps de la culture par portails de cathédrales.
        La créativité, comme la décision: c'est tout de suite, (dans la demi-seconde de Libet); ou jamais. Pas le cas pour choisir une cravate ou une copine. Devant un problème non-vital, non-urgent, le cerveau gauche, le "bavard",[55] peut tourner en rond et de se croire grand explorateur, comme tout ministre gastéropode L'idée vient sans crier gare, dans le cerveau d'une seule personne. Surtout pas forcer son talent, on obtiendrait le pire, la réponse par question de cours. Règle de judo: "Tu as perdu pour avoir cru gagner!". Comme si, pour résoudre un problème, il fallait renoncer à trouver la solution "logiquement", (cf. . Cette curieuse idée m'a permis de ramener à un seul mot, à un slogan, "BREAK!", toutes les méthodes enseignées par profs de créactivité, aussi nuisibles que leurs collègues psys).
        "Philosophy is an unending quest". Je complète: "une solution fait découvrir un problème pas vu". Donc "Est-ce que le cerveau a le temps de balayer tous ses souvenirs ou s'arrête-t-il à la première solution suffisante ? Difficile à dire, (évidemment, un "prosopamnésien" pense aux "normaux" qui reconnaissent un visage si vite alors que lui-même dépasse deux minute, dans le meilleur des cas... Quand vous rentrez dans une salle, vous inspectez: "Qui JE connais?" Moi, je regarde et dis: "Qui ME connaît?" En bon cartésien: "Je connais ceux qui me connaissent", s'ils lèvent le nez à ce moment et me sourient...
Mais nous avons peut-être la réponse à un problème crucial pour passer de la "civisation négrière" à la "civilisation des Lumières": "Pourquoi si peu de créatifs, et qui cumulent/confisquent les découvertes?" Et "Comment et qui rendre créatif "?
        Même Ockham a parfaitement vu que "La Nature réussit les nouveautés les plus complexes à partir d'éléments extrêmement simples". De même que nous avons montré que vrais philosophes et savants utilisent la même "méthode", la "créativité" utilise forcément le mécanisme de la "décision", (qui n'en est que l'aboutissement). Le cerveau gauche peut donner l'impression de "créer" lorsqu'il s'agit de choisir une voiture ou un lieu de vacances. Parce que je n'ai pas encore accumulé toutes les offres, (renouvelées continuellement). Mais lorsqu'il fut question de résoudre, (par solution-dissolution), aux problèmes de la gravité ou de la relativité, seul un cerveau préparé répondit.
        Mais tous mes amis ont une caractéristique commune: un certain désintéressement de l'argent. On ignore trop que Newton fut mis à la tête de la Monnaie, parce qu'il était honnête, (chose rare en ce temps!, il inventa l'étalon-or). Kant avait cette rigueur morale au point qu'il croyait que tous la portait en soi. Wittgenstein se suicida financièrement pour la liberté nécessaire à la vraie philosophie. Moi, j'aimerais savoir le "potosi" que valait ma "gestion intégrée", (en bon hautiste, j'ai refusé de donner la "solution-dissolution" avant création d'un copyright). Bien sûr, je me suis créé un "simili-droit d'auteur", le modèle pour scribouillard de "policiers". En regrettant de ne trouver le temps pour contrôler les utilisations et de comparer avec les possibilités entrevues dès 1965. Peu avant ma retraite, j'offris aux vingt plus grandes entreprises françaises de les leur montrer, contre calcul des économies qu'elles auraient faites. Ce fut un sacré remous parmi les codeurs-cobols auto-proclamés "informaticiens".
        Maintenant, suive qui pourra. Je vais insister sur cette déduction révolutionnaire de la proposition de Libet-Dennett: "je ne peux inventer que ce j'ai déjà inventé". (relier avec autre déduction aussi bizarre. Lors de l'étude d'une "nature morte", ma prof de dessin commença par disposer les objets, expliqua le jeu de volumes; et tous furent d'accord. Puis elle expliqua les inter-actions des couleurs. Ce fut encore compris. La suite fut plus difficile, preuve qu'elle était une artiste et qu'il faut entrer dans cette branche avec une modestie qui manque aux "philosophes"... Je ne la vois pas expliquant, "c'est le métier". Je ne sens donc pas le besoin de vous expliquer le "génie". On est du bâtiment ou on en est pas. Certains inventent comme ils respirent, d'autres semblent inventer une fois, comme celui qui m'a précédé en Sud-Afrique et m'a privé du Cullignam, comme le joueur du loto, comme tant de "Nobles". Qui dira, (peut-être vous ?), s'il est facile, possible de se dépoisser de l'aritotologie et du cartésiânime, (dont j'ai, dès le premier jour, (étudié et vomi), les "logiques").

8/ L'hautisme source des "génies" ?
        Le titre de "professionnel" se mérite.. Certaines professions impliquent un don. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer un comptable et un mécano de maintenance, différents même dans la manière de conduire leur bagnole. Dans les ateliers, ou sur les chantiers, je recherchais les ouvriers jonglant sur leurs techniques au point de fasciner mais incapables d'expliquer. Juste : « c'est le métier !»
        Tout métier nécessite une base technique mais c'est insuffisant. Il y a le phénomène du moteur en rodage; à un moment, il semble délivrer de la pesanteur et désire voler. Ma philosophie, différente, l'accepte pour elle-même. Parler de don, d'intuition, de créativité ne sert de rien: il faut prouver et une manière sera de créer des méthodes de sélection évitant les échecs.
Dans ce métier inexistant qu'est la consultance, il m'est arrivé de prendre l'avion à Roissy, avec des inconnus. Une nuit d'avion nous transformait en un "groupe soudé". Table ronde, tous au travail ! Chaque "médecin" donne son avis. Aussitôt apparaît l'exception française. Au lieu de retenir la solution qui donnera satisfaction au client et tranquillité pour la société, chacun, en vertu de diplômes difficilement comparables, prétend imposer sa solution, (en général piquée chez un client précédent). Moi je cherchais à repérer les "professionnels", en général bien rares, (pourquoi donner de l'or à des clients qui ne le distinguent pas du cuivre). Au premier tour, (de table), chacun rejoignait son étage, (dans ma Tour Parnasse).
        Y'a-t-il des "professionnels" en philosophie ? Question piège ! J'espère que vous avez pensé à définir "philosophie » ! Mes lecteurs n'ont aucune difficulté car maintenant ils connaissent la possibilité de grouper les "philosophes", en "rédactionnistes", (venus tard, sur un coup de foudre, une lecture ou une conférence), "prêcheurs", (complètement déformés par une théosophie indéfendable), et enfin ceux que maintenant vous "flairez", (capables de contribuer à la vraie philosophie et même de la révolutionner, capables de vous aider à former votre philosophie). Il est probable que ma loi de répartition des "con-sultants" s'appliquent aux "philosophes": 90% d'inutiles, 9% de bons, si on leur donne leur toro; 1% de génie et j'ai voulu être avec ces derniers, (en philo et en conseil).
        Maintenant, plus difficile : si l'on admet ma définition de la philosophie, il faut poser des questions gênantes pour les certifiés histoiriens, en psycho ou en philo. Il s'agit de définir le "génie" et de rechercher comment apparaissent les "génies".
        William James, (avec un "grain"), créa une définition circulaire en constatant: "L'anormal permet de connaître le normal", (puis ce "normal" permettrait d'étiqueter les "anormaux). Partons de l'anomalie la plus répandue, l'autisme, qui n'existe pas: il y a des autistes reconnus par des "spécialistes", selon des signes qu'ils choisissent. Des "normaux" se sont sentis capables de décrire, sélectionner, juger, défendre, soigner leurs "inférieurs", (car les "spécialistes" ne retiennent que les inférieurs). Ils ne sont pas d'accord entre eux mais constatent que l'autisme apparaît tôt et procurent les patient rêvés, "enfants qui ni ne meurent ni ne guérissent", que l'on abandonne adultes...
        L'autisme commence très jeune parce que le nouveau-né peut vivre ses propres événements avec intensité, peur du noir, découverte du cauchemar, sentiment d'abandon, d'inutilité, devoir de s'adapter au rythme des biberons. Mon opinion de "problem-inside"? le burinage autiste semble rapide à réaliser, profond, irréversible et définitif: les "guérisons" proviennent d'un "overloading", d'un sur câblage fragile. Malheureusement, les témoignages sur la très petite enfance de Kant sont rares.
        Certains "autistes", (selon DSM), développent des dons extraordinaires. Ils servent d'arguments aux "méthodistes" qui les sélectionnent et même en accepteraient quelques-uns comme "assistant". Mais ces "inférieurs" ont rapidement détecté des "oubliés" et les ont réclamés comme frères: Einstein, Vinci,... (j'ai ajouté Darwin, Descartes, mais tout génie, "avec un grain" doit être examiné). Curieux, Wittgenstein fut réclamé, (par Grandin); Kant, pas encore.
          Moi, je ne connais rien des "low-autistes". Je les ai rencontrés lorsqu'on m'a "aspergé", pour mon sens du détail, (aujourd'hui, je serais labellé "haut-fonctionnant"). Je le savais déjà: mon colon me traitait de "fouinard" parce que je lui résolvais les problèmes. Quand je refusais de marcher, il me racontait sa vie: "En Normandie, j'ai reçu 60 Ukrainiens, double déserteurs. Le jour de la victoire, ceux qui n'étaient pas morts au combat, je les avais fusillés". En réalité, je suis beaucoup plus fort en synthèse: suffit de me voir mes découvertes et je pense que ces distinctions bloquent l'esprit: le système solaire est-il un ensemble ou un détail de l'univers ? Alors, je vous indique que voir un détail dépend de votre capacité pour la synthèse. Pour cette jonglerie entre détails et globale, Kant battait tout le monde.
        En général, les spécialistes refusent d'étudier le "cas Einstein". Ils risquent de se fourvoyer: "...Le progrès est souvent l'œuvre de génies qui ont ... donné libre cours à L'INTUITION REVELATRICE d'une PENSEE SANS LANGAGE..." (L'intuition tient une grande place dans le système de Kant...) "Please, comment produire cette "intuition révélatrice" et cette "pensée sans langage" ? Avec votre formule, je change les moteurs d'un avion en vol !
        En regardant les critères DSM, je pouvais me les attribuer, sacrément sublimés. Par exemple, le besoin d'ordre se transforme en un besoin de mettre de l'ordre. Alors, en piste pour un comparatif: capacité de travail, résistance à la faim, au froid, à la souffrance, au sommeil, recherche de la solitude, (de la tranquillité), besoin d'apprendre, (et de résoudre!), et tendance auto-destructive... Rien ne manque. Pourquoi, c'est pas vu ? Parce que nos actions sont traduites en "langage normal": manies, bizarreries, retard...
        Ces "critères sublimés" se trouvent chez Newton, Darwin, Wittgenstein... et Kant. Personne ne les a tous ? pas grave : avec 4 sur 6 critères DSM, les "spécialistes" me reçoivent en "hôpital de jour". Reste un problème de classement, venant de "spécialistes", des "problem-outside", (sauf parents d'autiste, qui sont "problem-inside-home"), ils insistent sur l'associabilité lors que notre ressort est l'angoisse, (nous, on est "problem-inside").
        Je peux dresser un CV original avec les "appellations" qui me furent décernés, autiste bien entendu, asperger, idiot de village petit génie, hyper-distrait à patanoïa, (pour m'être opposé à des fanatiques), prosopamnésien, (comme Darwin), à "late-talker", (dans le genre "voluntary", comme Einstein et Wittgenstein). Avec des a-cotés, ambidextre, (comme Vinci). Avec des certifs bizarres, comme "esprit moitié logique, moitié illogique", (excellente définition pour "créatif"). Il est évident qu'un déficit peut être interprété très différemment.
        Les Universités recherchent les "génies ready-made". et les Etats essaient de les produire.  Je témoigne: je fis mon service dans une Université, (sans être séduit par un poste de "laborieux à vie"). La "gloire" de cette université avait un parcours on ne peut plus atypique. D'où le paradoxe: l'hautiste, pour se réaliser, nécessite protection mais il ne supporte pas la caserne, (Kant semble avoir bien toléré ce régime, il n'avait guère le choix). Elle est parfaite pour le produit de philo-niches, burinant le cerveau et préparant pour cantonnier, gars de ferme, gaveur d'oie, mécano mais parfaite pour la course aux diplômoculs. J'ai la solution pour produire ce genre de merveille: importer du muezzin de Khartoum, (capable de réciter le Khoran d'une traite, à l'envers) ou plus étonnant, le sorcier yourouba.
        Le "traitement de l'hautisme" devient signe de civilisation, preuve d'intelligence des "chefs coutumiers". L'élimination de l'hautisme fait passer l'humanité à coté d'une chance de progrès. Je prétend que l'autisme est conséquence de notre marche vers la conscience, dans le cadre de l'Evolution, par "essais et erreurs". Donc, la première mesure serait de confier le problème à ceux qui le vivent, certainement capables puisqu'ils fournissent des "génies".
        Je pense que le potentiel est important. Je le déduis d'une loi:
"Lorsque la Nature réussit un être, elle le multiplie par milliards, (virus),
par millions, (lapin), par milliers, (Einstein)
         Les "hautistes", (high-autists), seraient-ils produit en nombre égal aux "bas-autists" , (low-autists) ? Où sont-ils passés ? Eliminés par le dressage, la "normalisation" ?  Ce détour nous aura été utile si vous comprenez que je "lis" les philosophes différemment : idem pour l'anecdote de l'étudiant qui venair avec un bouton manquanr à sa tunique. Le jour où il le recousu, Kant lui demanda de l'enlever, (cela vaut l'anecdote du coq !) Maintenant savourez ma dernière cueillette , (dans "Le Monde" de Schoppy, qui en tenait un "grain") :
         "Kant définit les catégories comme « la simple règle de la synthèse des données a posteriori de la perception ». Kant semble concevoir ici le rôle des catégories par analogie avec celui des angles dans la construction des triangles; car les angles eux aussi nous donnent la règle de combinaison des lignes; tout au moins, grâce à cette image, il nous est possible d'expliquer de notre mieux ce que dit Kant... (Schopenhauer,  page 561)
     "... après avoir si heureusement inventé l'Esthétique transcendantale, il voulait à tout prix surmonter celle-ci d'un second étage, d'une Logique transcendantale qui lui fût analogue, c'est-à-dire qui lui répondît symétriquement. Il en vint ainsi au tableau des jugements; du tableau des jugements, il déduisit du mieux qu'il put celui des catégories, sous la forme d'une théorie de douze concepts a priori... de cette manière, à la sensibilité pure correspondait désormais symétriquement un entendement pur... (Schopenhauer,  page 563)
    " ...Kant, après son heureuse découverte des deux formes a priori de l'intuition, se laisse guider par l'analogie, et pour chaque mode de notre connaissannce empirique s'efforce de trouver un mode analogue de connaissance a priori; dans la théorie du schématisme, il finit par étendre ce procédé jusqu'à un fait purement psychologique; en même temps, l'apparente profondeur et la difficulté de l'exposition servent... à cacher qu'ils ne sont qu'une supposition parfaitement indémontrable et purement arbitraire... (Schopenhauer,  page 565).
       J'aimerais savoir si le professeur de latin de Kant lui anota jamais une version: "S'entête facilement dans un contre-sens..." C'est typique de l'espèce. Cela explique les commentaitres  de Schopenhauer, de la louange à la déconstruction.

8.1 Quid de "Kant aujourd'hui" ?
        Maintenant, les anecdotes sur l'inKANTournable changent de sens. Par exemple, son porte-chaussettes, (note 13), Schopenhauer était bien plus maniaque!. "Call to Papers" pour "légendes" confirmant son droit au titre d'hautiste:
Prix à Borowski, "Kant intime", Grasset : Kant voulut acheter un coq qui le dérangeait. Le propriétaire ayant refusé, il déménagea. Je témoigne personnellement que les "autistes", (haut et bas) abhorrent le bruit. A mentionner dans le même petit livre, les maxines de vie de Kant:
                    - Ne rien accepter sans examen,
                    - Regarder tout de ses propres yeux et examiner tout jusqu'au bout, etc..
Cassirer, "Rousseau, Kant, Goethe, deux essais" Belin, 1991 : "Anecdotes étranges sur sa vie si extraordinaires que nous ne pouvons guère nous empêcher de sourire quand nous les lisons. Et pourtant elles exprimaient tout le profond sérieux de sa nature, un sérieux qui lui interdisait de laisser au hasard la moindre circonstance de sa vie. La volonté doit faire la preuve de son indépendance, de son autonomie première, et se substituer au hasard dans la conduite de la vie, (page 35, explication que l'on peut attendre d'un "normal"!)
Selon Delbos: "Kant était, selon Brunschvicg, littéralement hanté par des déterminations non critiques, mais systématiques comme les catégories et il allait jusqu'à la pointe du ridicule en instaurant partout des tableaux, et notamment dans la Critique de la raison pratique une table des catégories de la liberté que les interprètes ont plutôt tendance à éviter." (manie de mettre de l'ordre partout, typique du petit autiste, sublimés chez le "génie". Je me reconnais ce défaut: il se peut que comme "manager", j'ai un peu "poussé"
        Maintenant, vous comprenez que, dès le début, je me suis peu préoccupé des "cadres" inventés par Kant, en morale et en logique. Je lui refuse le titre de "philosophe" contre celui de scientifique ayant viré à la vraie philosophie. Dans le genre, en France, nous avons eu Comte mais le plus proche est son meilleur continuateur, Wittgenstein. Vous comprenez pourquoi je l'ai choisi comme "challenger". Une manière de philosopher différente.
        Kant procède scientifiquement, commençant par un inventaire de l'existant, afin de sélectionner, rectifier, les éléments à retenir. Point souvent décrit[56] qui le relie à Darwin-Wallace, (ils retinrent huit "contraintes") ou Einstein, (quatre seulement). Ce que je fis pour réaliser ma "gestion intégrée". Ce que je recommande pour terminer la "totalité". Empêché par une rataille auto-divinisée, je laisserai des notes, une "queue de chantier". Normal puisque la philosophie est une "unending quest".
                  Selon règle, "Si je comprends correctement ce que je lis", si cette distinction subtil entre un "je transcendantal" et un "je phénoménal", est tout simplement une intuition sur le jeu des deux cerveaux,  aujourd'hui Kant aurait découvert le bicaméralisme depuis plus de 50 ans, il aurait réussit à programmer son cerveau droit, il aurait hurlé quand on a lancé la CuniCuliCulture dans les BabelBanlieues :
"Vous détruisez leurs Niches, ils vous casseront les Miches"

         Il serait intervenu pour stopper les chiots pisseux chassant le grabaPïerre comme chien puant, il aurait inventé la fameuse "gestion intégrée", blackboulé le Baladin, montré que l'attirance de la Joconde et de la Ségaulienne est liée au mythe de la Grande Déesse, montré que l'enchaînement euclidien existe en logique courante; il aurait rendu rididi le Saul de Farce et son joKriss, il aurait démontré que les ondes électromagnétiques peuvent augmenter la créativité, (chez les créatifs seulement) et détectent les "déficits" de santé. Il aurait fait disparaître les vaticanants des télés...
    Vous comprenez pourquoi je me souciais peu de la "loi morale" kantienne, ("ni un bledo/pedo", "not a damn"), réservant ce temps pour fouiller cette "Philosophe de l'aMorale" qui fait courir les "philosophes" aujourd'hui. Et je pense vérifier de nouveau ma règle: "résoudre/dissoudre un grand problème est plus que préparation à résoudre un problème plus difficile; c'est se rendre apte à voir un problème pas encore vu, menaçant".


8.2 Retour sur le paradoxe de la philosophie
        C'est le moment de revenir sur le problème qui nous concerne,  le paradoxe de la philosophie : en finale, elle nous transmettra le meilleur d'elle-même, un esprit critique, (qui nous protégera contre la charlatanerie), si, dès le départ,  nous abordons avec ce bouclier  un monde, un ramassis interlope, où chacun contredit chacun, où les idées les plus opposées sont soutenues, défendues et prouvées. Nous retrouvons le problème du Boss : "Pour choisir un conseilleur, il faut en savoir autant que lui, et dans ce cas on peut s'en passer. »
        La vraie philosophie, se définit, exige, amélioration continuelle de notre "grille de déchiffrage". Mais ce n'est pas suffisant : elle y arrive grâce à son outil de travail appelé logique, base de l'esprit critique, (l'Unending Quest de Popper); qui exige également une recherche, une amélioration continuelles. Il y a une philosophie "fondamentale", (autre analogie avec la science). Cette pierre de touche, dès nos deux premiers chapitres, nous a sélectionné Hume, (inspiré par Locke), Kant,  Schopenhauer, Wittgenstein... Une fois de plus, je vois apparaître la chaîne repérée par la méthode "Gemini, les a distingués de ces "philosophes-journalistes" qui prêchent un épicurisme délayé, la peur de la mort, du pur Falstaffisme. Et j'ajoute volontiers une nouvelle définition à transcendance, "trans-ascendere", cultiver un idéal impossible qui assure une traction illimitée.
        En déconstruisant la philosophie de la morale, on tiendra compte de la compétence acquise/prouvée par améliorations de la logique, ce qui inclut les contributions ridiculisant l'aristotologie et le cartésiânisme. L'effondrement de ces deux piliers de l'aMorale, provoqua l'effondrement du système de surveillance, d'encadrement de type carcéral assuré par les "prêcheurs". Un vrai philosophe ne peut que constater et doit proposer la  doctrine selon la règle : « Pour déconstruire, il faut remplacer ». Comme la logique, la morale a longtemps fait partie de la philosophie. Là encore, nous devrons résoudre un sacré problème de logique : ne pas se tromper d'adversaire, et de croire qu'en se déclarant athée, en se définissant stupidement par une négation, le problème sera résolu alors que nous aiderons à la survie de ce que nous prétendons combattre.

9/ Profs à l'Ecole de Guerre ignorant Foch et Eisenhower...
        Les livres des Tacaut-Molette indique une incapacité à se mettre à jour. On pouvait le deviner puisqu'ils soutiennent la légende que tous les philosophes sont égaux ! Dans cette hypothèse, pas de progrès dans l'utilisation de notre cerveau depuis Gros-Magnon ! (comment pourraient-ils voir que l'ordinateur a déjà changé notre manière d'apprendre ? ).
        Alors, ils ronronner la chansonnette aristotologique, (connaissent-ils l'utilisation du "syllogisme" aux Dark Ages ?): Mon premier est « catégorique" : "A est B ».Mon deuxième est «hypothétique », « Si A alors B ». Mon dernier est «disjonctif », « Ou A ou B.» En sauce cartésienne, " dont le Cogito cartésien fournit le modèle" : "A Implique B, B Implique C, donc, A implique C". (Pas même rencontré BOOLE, qui ajoute "Nor A, nor B" ?), (pages 67-70). Apparemment, nous ne sommes pas entrés ensemble à la WORLD TRADE, en 1956, pour résoudre le puzzle de Turing.
Mais qu'exiger en un pays gouverné par des analphabètes informiques

        Maintenant, vous avez compris qu'une vraie philosophie se construit comme une science. Il y a un progrès dans la vraie philosophie parce qu'elle est liée à la science. Accepteriez-vous un professeur de science qui s'arrêterait au phlogiston ? A partir de votre expérience, vous rencontrez des philosophes qui "résonnent" parce qu'ils ont décrit parfaitement ce que vous avez vécu. Adopter ma philosophie ? Elle est solide parce que je l'ai rôdée sur la réalité, de la seule manière admissible, en résolvant/dissolvant des grands problèmes, (mais à quoi d'autre peut servir une philosophie ?) À condition de toujours "falsify to fortify", comme je l'ai fait pour Kant. Popper s'est prononcé sur les "philosophes" sortis de l'usine sorbonique. "Si vous appelez philosophie ce que ces messieurs écrivent, je ne suis pas philosophe!". Il parlait, en 1945, d'Heid'Higgler, admiré par Ferry-Renaut and C°)
        Il y a 30 ans, je prêchais Popper en entreprise. A la SONATRACH, un expert-comptable m'a demandé: "Il existe votre Popper?" - "Ask the Queen, she made him her baronet..." En Espagne, j'ai installé plus de "Plan 57" qu'un expert-comptable. C'était le "bess-seller" Tous le voulaient pour l'avoir, en complément des diverses comptabilités, pour le fisc, pour la banque, les actionnaires, et même pour la femme du patron. Donc chaque comptable faisait sa cuisine à sa façon. J'ai trouvé un grand hôtel géré par une comptabilité de caisse. Le monde à l'envers: Les clients envoyaient leur réservations en juin, c'était le meilleur mois. En août, il fallait fermer: les clients venaient, mangeaient sans payer! Une vision de certaine "philosophie".
        Mon philo-prof particulier me recommandait de ne lire que de bons livres, une tautologie: "Les bons auteurs écrivent les bons livres qui révèlent les bons auteurs...", (Les beaux chapeaux sont portés par la Queen, qui décide des beaux chapeaux...). Pas de problèmes puisqu'il interdisait de lire les philosophes avant 30 ans. Sans le savoir, il me préparait à mes "démos" par "solution-dissolution" !

9.1 En finir avec charia, charabia, charabinia ?
        Je repars de la confidence de Lucky Molette?
"Plus qu'aucun autre, c'est le livre de Rousset, "La Doctrine kantienne de l'objectivité", qui m'a, lorsque j'étais étudiant, aidé à le comprendre... C'est donc de lui - en y adjoignant bien sûr l'indispensable lecture des ouvrages de Cohen et de  Heid'Higler - que je me suis le plus souvent inspiré pour tirer la matière des pages qui suivent..."
        
Attribuer à Cohen ce qui revient à Schopenhauer ? Kant l'interdit, (surtout que ce Cohen attribue à Momoï ce qui revient à Kant!). Alors que  l'Heid'Higler pullule dans la moindre bibliothèque municipale. Donc  « Kant et le problème de la métaphysique », en "fast-reading": le dernier chapitre ahurissant. Je m'oblige à mâcher chaque mot. Je pense au curé de campagne, qui proclamait : « Les idées me manquent, les paroles jamais !"  Que ma petite Chinoise  pique les mots, les secoue dans un chapeau et  s'en fassent un collier. On ne verra aucun changement!  Heidegger ayant été refusé chez les "jèz", (pour raisons non élucidées), je nous renvoie à deux de ses copains, "Prix Wittgenstein", pour 1973, (Brito [57]) et 1979,  (Fessard, passé par  l'aNormale Sup, avec Sartre et Aron). Après "Exercices de St-Ignace",   il régénère, "pro templo et deo amor", l'aquiquinade thomiste par la thèse-antithèse-synthèse hégélienne:
    "Père, Fils, donc Saint-Esprit", "Romain, Hébreu, donc Chrétien", "Homme, Femme, donc Enfant-baptisé"... "Puisque la contamination des dialectiques, Homme-Femme et Maître-Esclave, est l'origine des relations de Paternité, de Maternité et de Fraternité... la dialectique du Païen et du Juif est le moteur principal de l'Histoire et le guide de la réflexion chrétienne à la recherche de l'intelligence de sa foi. A sa lumière se sont dégagés dès l'origine les trois Mystères de la Trinité, de l'Incarnation et de la Rédemption...", (page 200). "On peut figurer les trois Voies (de la vie spirituelle) par trois cercles égaux, ayant leur centre, l'un au milieu des horizontales, les deux autres de part et d'autre au milieu des deux moitiés de celle-ci... après avoir noté que ces trois cercles symbolisent aussi les trois extases du temps : passé, présent et futur, j'ai rappelé que le symbole fondamental de la dialectique hégélienne, issue elle-même d'une réflexion sur la Trinité, consistait en "trois cercles ou syllogismes qui n'en font qu'un". CE QUI M'A PERMIS D'EXPLIQUER LA CIRCULARITE DES EXERCICES,...", (Fessard, "De l'actualité historique : I/ A la recherche d'une méthode", page 261).
        Je témoigne: de mon temps on assurait son futur en avalant sans comprendre un des quatre évangiles : bergsouille, marxouille, freudouille, xristouille. Mais pourquoi ce cinquième larron ? Par besoin d'un Aristoto pour une seconde aquiquinade, (est-ce la nouvelle religion entrevue par  Malrôt, baron de la Tourette ?). Alors apparurent en coulée continue,
Lavinasse, (Wittgenstein 1970), Derry Dada, (Wittgenstein 2004, programmé phiLauréat par nos "chefs coutumiers"[58]),  et tant d'autres proposant leurs services comme aujourd'hui nos "athéo-chrestiniques" se ruent au portillon. Tous ces "filosofos de cuchara" montrent qu'il y a pire engrenage que la "disputatio inter pares" : le "charabinia coram populi et pro deo amor".
        En déché(Fr)ance, le rididi ne tue plus. Mais Heidegger, (prix Wittgenstein 1964 [59] et 1979 [60]   bat tous les philo-singes qu'il a engendrés, qui l'ont sauvé par besoin d'engendreur, d'inspirateur, de maître, de gourou, de prophète, de "texte fondateur". Comme un cureton braille "Paraclet", Heidegger rebache son "DASEIN", 24, (VINGT-QUATRE), fois en trois pages (287-289)![60]).  (Rivelaygue, l'intello-géniteur des Tacaut-Bagnole, importateur d'Heid'Higler, n'est pas inférieur : 27, (VINGT-SEPT) DASEIN en trois petites pages!, ("Leçons de métaphysique allemande tome II, pages 382-394).  "Paraclet, Paraclet, Paraclet !" Intéressant ce bouquin. Auteur, présenté par Tacaut-Renaut, (qui mentionne Ferry-Raffiot) : "Avec une intelligence époustouflante,... Avec la même limpidité... Une des meilleures introductions aux questions centrales de la philosophie contemporaine". Que pense Einstein, (qui avait lu Kant à treize ans!) Etude sur Kant  buvable, juste obscurcie par le burinage mental de l'auteur. Puis délire en 18ème dimension: Rivelaygue commentant de Cassirer commentant l'
Heid'Higler commentant Kant.
      
    Schopenhauer les avait déjà jugés : "«Ces messieurs trahissent leur complète incapacité de comprendre Kant... On peut espérer que la génération suivante se gardera de perdre son temps et se gâter le cerveau à lire leurs histoires de la philosophie et autres écrits » (Parerga, page 89)
        Alors qu'un livre termine par des conclusions, sur une vue d'avenir, les 22 phrases des deux dernières pages heid'higlériennes cumulent 21 questions, (la seule phrase sans point d'interrogation étant de type explicatif, je la remets dans la précédente avec parenthèses). Dernière ligne en grec, non traduite, pour "faire savant", rappelant qu'Heidegger se blinda les neurones d'aristotologie.  A tous les "philosophes" diffusant sa "phobie de la technique",  je suggère "mon incroyable parcours", construction d'une usine en Centre-Afrique, (tout seul, avec initiation dans tribu perdue), puis vrai diplôme d'informatique à Londres. La vraie philosophie leur sera donnée de surcroît et sans bavures !  La Sorbonique cessera de fabriquer du "kantien", du "spinozien".
        Vous comprenez pourquoi je me souciais peu de la "loi morale" kantienne, ("ni un bledo/pedo", "not a damn"), réservant ce temps pour fouiller cette "Philosophe de l'aMorale" qui fait courir les "philosophes" aujourd'hui. Et je pense vérifier de nouveau ma règle: "résoudre/dissoudre un grand problème est plus que préparation à résoudre un problème plus difficile; c'est se rendre apte à voir un problème pas encore vu, menaçant".
        Pétosophes-rentiers, phillionnaire, sorboniqueurs, monimakers, s'abstenir.

Les Beaux-Arts ne haussent personne au niveau de Vinci, 
l'Ecole de Guerre ne remet pas des bâtons de maréchal.

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...

Annexe :  Christain ANSPERGER, "L'économie, c'est nous", Ed. érès 2006
1/ Besoin du "philosophe", (mais lequel ?):
    Page 15 "l'économiste est à la fois fonctionnaire et ingénieur...  il ne réfléchit jamais vraiment sur la signification de l'autonomie des individus, du bien commun, de la justice sociale, de la démocratie authentique, etc. Réfléchir sur ces questions est la tâche de notre troisième figure, celle du philosophe... (là, dis-moi qui tu hantes, (ta liste de philosophes...) Le fantasme de base du philosophe, au moins depuis Platon, est qu'il ferait un bien meilleur usage du pouvoir... Ne pouvant réaliser ce fantasme, les philosophes ont eux aussi eu tendance à accepter des charges de conseiller du prince, de Platon à Machiavel et Descartes..."

2/ Appliquer aux "philosophes" ces réflexions sur l'économiste...

       page 45: ".. le sociologue, l'économiste, le socio-psychologue ou le criminologue ont souvent la possibilité de définir les problèmes urgents dont l'étude leur assurera ensuite revenus et prestige. Ils peuvent donc être juge et partie. Dans ce cas, l'extraction ou le captage de rentes peut devenir une véritable industrie..."
    C'est ce que l'économiste Paul Krugman appelle le problème de la circularité... ce cadre qui sert à l'économiste ou au sociologue pour justifier la pertinence de sa théorie... seul l'expert serait, en fin de compte, habilité à se prononcer sur la qualité de sa propre expertise... briser ce monopole du jugement ouvre la boîte de Pandore de l'évaluation sociale..."

3/ Même en économie, on se soucie aujourd'hui de l'aMorale",
    (urgent que la vraie philosophie la reprenne en main!)
    page 118: "... inculquer aux enfants des règles accompagnées d'un « Surmoi »  déplace la répression du dehors vers le dedans. Il s'agit d'émettre des règles collectives qui puissent être acceptées sans pression et sans menace par des êtres raisonnables. C'est cette propriété de la raison qui, par exemple, pousse John Rawls à penser que ses principes de justice seront  adoptés aujourd'hui et qu'ils seront stables au cours du temps et se renforceront de génération en génération..."
    page 35: "En ce sens, la question des flux optimaux de trafic et la question de la juste distribution des revenus sont des problèmes sociaux...".
    et de l'éducation: "La manière de produire et de distribuer biens et services dépend crucialement de la distribution du savoir au sein de la société..." Mais, "les personnes ressentent: 1/ les phénomènes agrégés leur échapper  2/ une grande maîtrise de leurs initiatives personnelles et une grande clarté dans ce qui est attendu d'elles au sein de la structure sociale (?).

4/ J'apprécie la discussion sur les rôles entre  "l'économie politique"
,
(le domaine aussi réservé que la "philosophie" aux Derry Dada et Tacaut-Bagnole), et "l'économie d'entreprise",
(ce que fait le manager comme cet autre parlant en prose). Lorsque de jeunes diplômés algériens me démandèrent ce que faisaient les "économistes d'entreprises" en France, je répondis "à la master Trichet", (je qualifiais le "doctorat de gestion", copier-coller de l'expertise comptable à la hâte pour calmer des étudiants little-ratés, de "ticket prioritaire à l'embauche"...). Alors que Sauvy  souriait des "vieux économistes" se mettant à "dériver" pour faire scientifique, dans les entreprises, on m'expliquait que la "règle de trois" était bien suffisante. Je tenais déjà la "stat" pour la langue de la gestion...
    page 24: "La distinction appuyée entre deux domaines relativement semblables semble abusive après ma "démo" que l'entreprise est une mine d'or pour la formation à la vraie philosophie. Mais on pourrait créer une branche spéciale, pour le "monithéisme" apparu par confiscation de l'ordinateur, comme l'écriture confisquée donna la "soft slavism" et la papier confisqué donna les "indulgences" et les "assignats", (j'aime le titre: "L'énigme de !a création monétaire, page 58).
         Question  centrale à l'Economie: "La monnaie fut-elle inventée pour payer les salaires ou ne pas les payer ?"

5/ Popper connu en Belgique
:   page 33 : "Popper s'est rendu fameux par cette phrase :« Tout, dans l'existence, est affaire de résolution de problèmes. » Il voulait dire par là que tout au long de nos existences, nous sommes à la recherche de savoirs et nous comptons sur les savoirs des autres parce que nous devons sans cesse résoudre des problèmes : Comment fonctionne cet appareil ménager ? À quelle école envoyer nos enfants ? Pour quel candidat voter aux élections locales ou présidentielles ? Cette maladie peut-elle être soignée ? Que faire pour partir en vacances avec un petit budget ? Est-ce que l'avion que je vais prendre est en bon état de fonctionnement ? Et ainsi de suite..."
6/ Réhabilitation de la compta, (donc de la "micro-économie)
,
        page 54: "Commençons par les identités comptables et les mécanismes institutionnels. Pour certains économistes, comme le récent prix Nobel Thomas Schelling, les identités comptables forment la base même du savoir économique... ce sont des identités qui sont trivialement vraies mais qui contredisent souvent nos intuitions non expertes ou spontanées. Ces intuitions, en effet, sont souvent ancrées dans des erreurs de définition que nous commettons régulièrement."

7/ Toute unification est un progrès pour la "grille d'évaluation":

   page 37: " l'individu qui réfléchit sur ses possibilités de vie rencontre les réoccupations des sciences sociales. La différence se situe dans la manière dont le niveau d'analyse des phénomènes sociaux se manifeste dans la réflexion... l'individu « laïc » accède aux phénomènes sociaux à travers sa réflexion sur les problèmes locaux dans son champ de vision et d'action...."

fSatamm.htm

-  NOTES -

1/ "Hermann Cohen présente son concept des attributs de Dieu dans une dépendance beaucoup plus étroite des philosophes médiévaux, islamiques et juifs, particulièrement de Maimonide.
       
Le concept de l'unité de Dieu dans le judaïsme selon Cohen ne doit pas être confondu avec celui de la simple « unité », qui est simplement négative. Cohen adopte le terme d'unicité (Einzigheit) qui dénote Dieu comme le seul être au vrai sens du mot et signifie aussi son incomparabilité (Es XL, 25), son éternité, son caractère créateur (Religion der Vernunft [1929], 51-54, 70). Il interprète la théorie des attributs négatifs de Maimonide comme la négation absolue de la négativité et l'affirmation de la positivité. Donc, des propositions comme « Dieu n'est pas faible » sont données sous la forme logique « Dieu n'est pas non actif »(Jüdische Schriften, 3 [1924], 252, 257 ; Religion der Vernunft, 72-73) ; de plus il lie son interprétation à son propre concept d' Ursprung (principium, arché) comme la pensée qui seule peut produire ce qui peut être considéré comme être et qui ne doit pas dépendre des données de l'expérience des sens. Cohen interprète les attributions d'action de Maimonide comme exprimant la « corrélation » entre Dieu et les hommes. Ils proposent des exemples pour l'action humaine plutôt qu'ils dénotent des qualités en Dieu (Religion der Vernunft, 109 s. ; 252, 313). Les attributs d'action peuvent être réduits à deux; amour et justice qui deviennent dans le monothéisme éthique de Cohen les concepts de la vertu pour l'homme...
    "Les affirmations bibliques à propos de Dieu mettent l'accent sur sa justice (Mishpat) et son équité (Zedaka), d'une part, et sa miséricorde (Rahamim) et sa grâce (Hesed), d'autre part. La justice et la miséricorde de Dieu sont affirmées toutes deux dans la proclamation de Dieu au Sinaï avant le don du Décalogue... sont les fondements de l'alliance entre Dieu et les Israélites. La miséricorde de Dieu se révèle par le fait qu'il a racheté le peuple d'Israël de l'esclavage en Égypte pour en faire son peuple et établir une alliance avec eux : « Quand Israël fut enfant, je l'aimai, j'appelai mon fils hors d'Égypte » (Os Xi, I), J.L Vieillard-Baron, ("INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE DE LA RELIGION", Cerf, 1989).

  2/ Alain, "Eléments de philosophie" , page 146, Chapitre XV "DES PRINCIPES"
        "Un système des principes est toujours sujet à discussion; car on peut dire les mêmes choses avec d'autres mots. Et les principes ne sont que de brefs discours, en forme de règle ou de maxime... Il faut distinguer les principes de l'entendement d'avec les préceptes de la raison. Nul ne l'a fait aussi bien que Kant, chez qui vous trouverez aussi un exposé systématique des uns et des autres,... La mathématique forme par elle-même un système des principes de l'entendement, c'est-à-dire un inventaire des formes sous lesquelles il nous faut saisir n'importe quoi dans l'expérience, sous peine de ne rien saisir du tout.
        Qu'on dise hypothèse ou idée directrice, c'est toujours principe. La raison humaine est composée de principes, qui sont des règles de la recherche... d'après Kant, il y a trois principes, ou trois modes de la réduction du donné à l'unité du "Je Pense".
1er Principe du changement ou de conservation. Traditionnellement c'est le principe de Substance... en langage commun : ce qui change ne change pas. Le physicien dira, en tout changement d'un système clos, il reste une énergie invariable d'où l'on a tiré (témérairement!)
2° Principe de causalité. Ce principe énonce la nécessité du changement. mais a ses paradoxes. La cause, c'est le système clos, c'est l'ensemble des énergies. En langage commun : l'état nouveau d'un système clos dépend absolument d'un autre état très proche ou très voisin qui ne pouvait subsister.
3° Principe de l'action d'échange (ou action réciproque). Un changement est lié à tous les changements contemporains, il est modifié par eux, il les modifie. Le système solaire est un bel exemple de changements ainsi liés et modifiés les uns par les autres. La terre gravite autour du soleil; mais il ne faut pas croire que Jupiter n'y est pour rien. Chaque changement de position de cette grosse planète imprime une inflexion à la trajectoire de la terre. Tout dépend de tout.

 3/ 
        4ème page: "Je voudrais d'entrée de jeu qu'il soit bien clair que mon intérêt pour la pensée de Kant n'est pas seulement historique ou muséal. Pour m'en expliquer, j'aimerais donner encore, en guise d'introduction, quelques points de repère qui permettent d'en saisir mieux les enjeux fondateurs en la situant brièvement dans la trajectoire de l'histoire générale de la philosophie."

        5ème page, (pour vendre sa "peu-sérieuse-logique") : "Que le lecteur me permette un bref détour touchant cette définition de la philosophie avant de revenir à la pensée, kantienne proprement dite afin de mettre davantage en relief ce qui me semble être la problématique générale de soit œuvre. Comme nous l'apprennent les dictionnaires, le salut réside dans « le fait d'être sauvé d'un grand malheur ou d'un grand danger ». De quel malheur ou de quel danger la philosophie prétend-elle nous sauver? De la finitude, bien sûr, c'est-à-dire de la mort, sous toutes ses formes - on tout au moins des angoisses qu'elle suscite et qui nous empêchent de bien vivre. La mort, en effet, n'est pas seulement la fin de la vie. Elle peut légitimement désigner, à l'intérieur de l'existence humaine elle-même, tout ce qui relève de l'irréversibilité..."

4/ Le grand apport de Molette à la théosophie, la sotériologie est peu mentionnée dans son Kant: "C'est ici le lieu où la Troisième Critique dépasse infiniment la simple problématique de l'esthétique. Loin de se borner à apporter une solution, si élégante et profonde soit-elle, à la question des critères du jugement de goût, elle devient doctrine du sens, pour ne pas dire du salut.... (page 183). Qui comprend ?

5/ Par exemple Alquié :
        "Le sage grec est conduit par la raison, une raison théorique qui engendre la moralité par l'extension des connaissances ..." (Introduction à Critique de la Raison Pratique, page XII). Les vrais Grecs s'intéressaient aux relations entre vertu et bonheur, pas au salut !

6/  Schopenhauer, CPK, page 177 :" ... s'il est impossible à tous les professeurs d'esthétique de donner à quelqu'un la faculté de productions géniales, c'est-à-dire le pouvoir de faire une œuvre d'art authentique, il n'est pas davantage possible à tous les professeurs d'éthique et à tous les prêcheurs de vertu de changer un caractère bas en caractère vertueux et noble... l'impossibilité d'une pareille transformation est bien plus évidente que celle de la transmutation du plomb en or ; vouloir établir une éthique et son principe suprême, qui exerceraient une influence pratique et auraient vraiment le pouvoir de transformer et d'améliorer l'espèce humaine, équivaut à la recherche de la pierre philosophale"

7/ Le Prix Wittgenstein récompense un record de phrases vides remplies de mots creux; avec écolo-obligation de replanter la cellulose gaspillée. En souvenir du seul cerveau qui "aurait proposé deux philosophies" et qui déclarait: "My father was a businessman and my philosophy is businesslike" et "La 'philosophie' mérite un quart d'heure d'attention, le temps de voir que c'est du charabia..."

 8/ Qu'a-t-il fait qu'un Autre n'aurait fait? Il empêcha l'Autre de faire ce que cet Autre allait faire..."

9/ Cf. Schopenhauer: "CRITIQUE DE LA PHILOSOPHIE KANTIENNE", page 123: "Quant à Platon, je suis d'opinion qu'il doit aux Juifs ses accès périodiques de théisme. C'est pourquoi Numenius l'appelle Moses graecisans :« Car Platon n'est autre qu'un Moïse atticisant » ; et il lui reproche d'avoir volé dans les écrits de Moïse ses doctrines sur Dieu et la création. Clément d'Alexandrie répète que Platon a connu Moïse et s'en est servi...

10/  "Après tant de bouleversements intellectuels, politiques, sociaux, esthétiques ou culturels qui nous en séparent, comment peut-il se faire que l'œuvre de Kant demeure présente, de façon si accentuée et à dire vrai unique, dans des courants aussi divers de la philosophie contemporaine?
        Une approche ici défendue, à travers une confrontation avec les objections, parfois sévères issues de ces courants (éthique de la discussion. théorie de la justice. etc..), souligne l'originalité de la fécondité d'une pensée qui a su développer une profonde mise en cause de la raison métaphysique sans détruire la rationalité comme telle. En vue de mesurer l'ampleur des transformations criticistes de la raison. cet ouvrage conduit le lecteur. dans un libre dialogue avec l'œuvre de Kant. des interrogations les plus radicales sur la finitude humaine jusqu'aux questions les plus concrètes et les plus présentes sur le choix de l'immigration ou sur les renouvellements contemporains du cosmopolitisme..."
        Vraiment les éditeurs n'ont pas résolu le dilemme du boss: "Pour choisir un "philosophe", il faut en savoir autant que lui; et dans ce cas, on peut s'en passer..."

11/ Page 33: "Penser sa vie, parce qu'elle est mortelle, et le faire par soi-même, parce que les grandes cosmologies comme les grandes religions ne fournissent plus de réponses toutes faites, voilà à mes yeux une assez bonne définition de la philosophie. C'est en quoi, du reste, elle fut toujours, avec plus ou moins d'amitié ou d'hostilité, la grande concurrente de la religion. On trouvera plus loin, dans ce livre même, une explicitation plus ample de cette perspective qu'on peut bien sûr ne pas partager'. A tout le moins, ceux qui la contestent m'accorderont sans doute qu'il faut tenter, quel que soit l'objet dont on s'y inquiète,..."
        Et cela continuera tant qu'on ne verra pas que l'aReligion est une "philosophie" comme les autres, ayant réussi à conserver son droit d'aînesse en détruisant, récupérant tous les progrès suivants. A quand l'enseignement du "satammisme" en guise de catéchisme" ?

12/ La philo-niche, (avec variantes, "Charretier", "Gaveur d'oies argentaises", "Cantonnier", 'Gars de Ferme", "Tacot", "BricoBagnole"...), explique pourquoi l'aristotologie est la chose la plus répandue au monde. Comme l'enseigne la psychologie, le burinage mental est réalisé avant 4 ans, les parents ont transmis à l'enfant la 'logique' nécessaire à sa future 'condition'... Cette capacité de raisonner urbi et orbi, ('Zeusio est tout puissant... Il peut avoir un fils... joKriss est fils de Dieu!) Semble bien connue de Molette, (mais connaît-il l'utilisation du "syllogisme" aux Dark Ages ?)

13/ Ayant travaillé dans 17 pays et visité bien plus, j'allais voir ce que traînait dans les "Librairies françaises". La France des Lumières servant de tremplin pour l'aPensée merdique ! Qu'en reste-t-il de ces publications, "avec aide du Ministère de l'aCulture" ?

14/ Http://wikisource.org/wiki/Les_Derniers_jours_d'Emmanuel_Kant:
        "...jamais de jarretières, par crainte d'arrêter la circulation du sang. Pour garder ses bas tirés, il avait inventé à son usage un appareil extrêmement élaboré. Dans un petit gousset, placé au-dessus de chaque cuisse, une petite boîte avec un ressort de et une cordelette élastique dont la force était réglée par un mécanisme spécial; des crochets passaient à travers une petite ouverture du gousset, et allaient saisir deux œillères fixées à la partie extérieure et intérieure de chaque bas. de cette spirale était placée une cordelette élastique dont la force était réglée par un mécanisme spécial. Aux deux extrémités de cette cordelette étaient attachés des crochets : ces crochets passaient à travers une petite ouverture du gousset et allaient saisir deux œillères fixées à la partie extérieure et intérieure de chaque bas. Une machinerie si compliquée était soumise à des dérangements occasionnels".

15 /"De l'avis des biographes qui l'ont connu de son vivant, le trait marquant de sa personnalité semble avoir été son effort constant pour agir en toute chose selon une maxime qu'il s'était préalablement donnée par un libre examen de sa raison, et qu'il ne modifiait que pour des motifs d'importance, soumis à la même procédure", (Fondement, Hatier, 2000, page 139)

 16/ Attention : "cette subjectivité n'est pas une partialité, qui laisserait les individus en proie aux opinions biaisees et autoriserait les sceptiques à affirmer que l'homme ne peut, an fond, rien savoir. Tout au contraire, cette subjectivité dite « transcendantale » est notre humaine nature, le socle commun à partir duquel nous ordonnons, non seulement nos connaissances et nos actions, mais aussi, plus généralement, l'ensemble de nos perceptions et des phénomènes qu'il nous est donné d'envisager, fut-ce seulement en imagination. Cette révolution-là est donc, en un sens, le contraire d'une blessure narcissique pour l'humanité... Semblerait presqu'anodin, tant il est finalement... C'est pourtant grâce à la reprise et, pour tout dire...", (Lagier dans Marianne, 23/07/05, page 73).

 17/ Je reste ébaubi devant cette avalanche d'affirmations gratuites: "tout homme usant de son jugement connaît son devoir... Il n'y a donc pas lieu d'enseigner le devoir... le devoir est ce qui doit être, quand bien même cela n'a encore jamais été... La raison pratique doit donc déterminer lu volonté a priori. L'exigence morale subsiste, même si nous n'avons aucune preuve de ce qu'elle a déjà été satisfaite... Il faut admettre qu'il est rigoureusement impossible d'établir ne serait-ce qu'un seul cas de moralité pure...

 18/ Kant est resté théologien. Sa philosophie pratique est « un pur déguisement de la morale théologique » ... L'impératif ? « Ce concept, avec tous ses voisins, ceux de loi, de commandement, de nécessité morale et autres, si on le prend en ce sens absolu, est emprunté à la morale théologique... «... la notion du devoir, la forme impérative prise par la morale, n'appartiennent qu'à la morale théologique » et, plus précisément, à la loi mosaïque. La doctrine de l'autonomie n'est donc qu'un avatar du Décalogue ...» " Dès qu'on sépare ces idées des hypothèses théologiques, dont elles sont un rejeton, elles perdent toute signification... parler de nécessité morale absolue et de devoir inconditionnel c'est vouloir payer de mots le lecteur, et même lui faire avaler, une vraie contradictio in adjecto... "Kant avait commencé par emprunter sans en rien dire, en cachette, cette forme impérative de l'éthique à la morale des théologiens ... Kant eut beau jeu de faire sortir de sa morale, une théologie morale..." (page 18).

 19/ Ce que Mill dit de Kant, ( "... tous les partisans de la morale à priori... ne peuvent se dispenser d'avoir recours à des arguments utilitaristes... exemple, Kant. dans "La Métaphysique des mœurs, ", homme remarquable, dont le système marquera longtemps une date dans l'histoire de la spéculation philosophique, e : « Agis de telle sorte que la règle selon laquelle tu agis puisse être adoptée... » Mais il échoue d'une façon presque ridicule à en déduire nos obligations morales réelles... les conséquences de leur adoption universelle seraient telles que personne ne jugerait bon de s'y exposer'. (L'UTILITARISME, 1863, page 42) , Mill récupère la maxime de Kant : "Pour donner un sens au principe de Kant, il faut l'interpréter ainsi : nous devons diriger notre conduite d'après une règle que tous les êtres raisonnables puissent adopter avec avantage pour leur intérêt [collectif]", (page 136). "Pour Kant, ses maximes fournissent seulement le critérium de l'appréciation morale, sans obligation morale... (page 164).

 20/ "Acquérir beaucoup d'habileté, en vue de toutes sortes de fins, est un des buts généraux de l'éducation", ( Propos de pédagogie, introduction où Kant semble adopter ma recette: "si je comprends ce que je lis, voilà ce que je peux faire...").

21 "Kant ne propose en aucun cas une philosophie ultime, qui regrouperait en les unifiant les tentatives antérieures,... mais Kant ne se limite pas à cet exercice convenu qui consiste à se poser la question « qu'est-ce que la philosophie ? ». ... il invente la forme même de la réflexivité que toute philosophie met en œuvre. Il fait deux choses à la fois : d'une part, il élabore, et fort bien, les conditions de possibilité de la connaissance, de la morale ou du jugement esthétique (entre autres) ; d'autre part, il détermine, comme en passant, l'instrument même de sa pensée, ce qui doit en somme être au principe de toute démarche philosophique.
L'œuvre kantienne est une philosophie de la philosophie pour une raison plus profonde encore.. la pensée critique se veut l'élaboration d'une philosophie de l'homme comme animal philosophique. Kant considère en effet qu'il y a au plus profond de l'être humain un désir, une tension vers l'au-delà de l'expérience qu'il serait illusoire de prétendre contrôler. La nature métaphysique de l'esprit est une donnée, ou plutôt une disposition originaire de la pensée, que la philosophie peut et doit exprimer, mais qu'elle n'a pas vocation à combattre. Kant va plus loin. Cette tendance à penser Dieu. la liberté, le monde, cette orientation de l'homme vers l'inconditionné est précisément ce qu'il s'agit de préserver et de sauver... La critique peut ainsi être entendue comme un dispositif intellectuel destiné à dire le droit d'une disposition de l'homme à l'égard de la métaphysique.
Le kantisme est donc une philosophie de la philosophie par sa lettre - l'élaboration de la réflexion comme principe de toute pensée - et par sa finalité - sauver le naturel philosophe de tout homme.

 22/ Kant "fait un usage immodéré du terme métaphysique" :
1er sens: "disposition naturelle de la raison"
"Dès les Rêves d'un visionnaire, Kant déclare être amoureux de la métaphysique, même si celle-ci ne lui offre pas souvent ses faveurs'. La Critique de la raison pure le dit de manière beaucoup plus explicite : la métaphysique est avant tout une tendance inhérente à l'esprit humain, qui ne peut pas se satisfaire de la seule expérience sensible, et pose inévitablement dans le monde suprasensible les concepts dont la raison a besoin, en vertu de sa nature propre... Mais, dans tous les cas, la métaphysique doit être protégée plus que détruite. L'homme n'y renoncera jamais, pas plus qu'il ne renonce à respirer' ; plus encore, elle a pour vocation d'achever la culture de la raison, en la conduisant à sa véritable destination.
2ème sens "connaissance théorique du suprasensible,
"...transcendante et ratiocinante, le fait des penseurs qui n'ont pas su percevoir les limites réelles de la connaissance humaine, qui contribue à la discréditer par les absurdités auxquelles elle conduit inévitablement. En ce sens, elle est une « pseudo-science sophistique' », un bavardage dogmatique... Kant disqualifie ici la quasi-totalité de ses prédécesseurs, au moins dans le champ de la philosophie allemande... On peut et on doit penser Dieu, l'âme, la liberté : mais prétendre les connaître relève de l'imposture.
3ème sens: "comme science"
"Au premier sens, la métaphysique est une disposition ; au second, elle est une erreur. Kant n'exclut pas qu'elle puisse être qualifiée de science,... . Une connaissance théorique absolument certaine et universelle est possible, pour autant qu'elle se contente d'établir le système complet des conditions de possibilité de la connaissance théorique. La métaphysique est alors une science des limites de la raison humaine, et elle contient tous les principes purs de la raison'. Elle est au fond identique à la philosophie transcendantale dans son ensemble."
4ème sens: "La métaphysique comme doctrine de la liberté",
"Cette quatrième acception du terme n'est pas incompatible avec la troisième... Kant appelle cette branche de la métaphysique la métaphysique des mœurs, un domaine en soi, puisque sa possibilité n'est établie qu'une fois posé le système de la philosophie transcendantale. Sans critique de la raison théorique - propédeutique à la métaphysique comme science -. la liberté n'est même pas envisageable, et le concept de devoir dénué de signification. Il semble bien que ce dernier sens du terme soit le plus important, si l'on se souvient que pour Kant la philosophie est finalement une doctrine de la liberté."

 23/ "Sur le terme "Critique", Kant est fort bavard, sans qu'on puisse toutefois fixer les différentes approches qu'il propose en une définition unique... elle est ce qui prend pour objet la disposition métaphysique ; elle est ce par quoi le bon et le mauvais usage de cette métaphysique sont séparés ; elle est enfin ce que produit l'exercice de la réflexion. Même si elle semble active dans la totalité du travail philosophique, elle ne se confond pas avec elle. Son rapport à la philosophie en général est peut-être d'ailleurs ce qui la détermine le mieux. Kant est à cet égard très précis, au tout début de la Première introduction à la Critique de la faculté de juger :
        « S'il est vrai que la philosophie est le système de la connaissance rationnelle par concepts, elle se trouve déjà suffisamment distinguée par là d'une critique de la raison pure ; celle-ci contient
sans doute une investigation philosophique touchant la possibilité d'une pareille connaissance. mais n'appartient pas comme partie à un tel système... au contraire, elle esquisse en premier lieu l'idée de ce système...»
        Les deux verbes qui concluent cette citation sont essentiel : la critique est à la fois l'esquisse de la philosophie comme système et sa mise à l'épreuve. Elle précède donc la philosophie comme le plan de l'architecte précède la construction de l'édifice ; mais elle continue d'agir au long du travail de la pensée, en tant que mauvaise conscience de cette pensée, si prompte à aller au-delà de sa sphère de légitimité.
        La critique n'est pas une entreprise de destruction. Elle se demande plutôt comment transformer en science ce qui est donné comme une disposition naturelle de l'esprit humain. Elle procède d'une démarche de réorientations de cette disposition, de consolidation de sa tendance générale, dont nous avons vu la valeur, accompagnée d'une stricte limitation de ses prétentions théoriques.

 24/ « Elle est un traité de la méthode, non un système de la science même ; mais elle en établit tout le tracé, en ce qui regard aussi bien ses limites que toute sa structure interne. »
        La définition souligne ma grande règle, "que la méthode de découverte est bien plus importante que la découverte..." Kant ne se contredit pas, il construit, améliore, avance. "Philosophy is an Unending Quest". J'en reste donc à ma théorie et pratique, attendre 80 ans pour publier son premier livre.

 25/ page 175: " la Critique de la raison pure entend d'abord maxime au sens étroit et premier d'opinion subjective. Cependant, la maxime ne désigne pas exclusivement une règle ou opinion subjective, empirique, contingente, mais aussi un précepte ayant une validité durable pour l'individu qui la choisit et une portée générale pour plusieurs individus. La maxime, en ce second sens, est donc plus générale que l'opinion, quoique moins universelle que la loi. Elle n'est plus entièrement subjective mais contient en elle un élément d'objectivité. Enfin, la maxime peut même se transformer en loi pratique pure...
page 180: "La typique est une sorte de schématisme moral, qui diffère du schém:atisme catégorial assuré par l'imagination transcendantantale dans la Critique de la raison pure 64, mais assume une fonction analogue, celle de lier l'universel au particulier.
page 183: " La typique a donc aussi pour enjeu la juxtaposition d'un monde intelligible moral au monde sensible, la double appartenance de l'homme à ces deux règnes. Il s'agit de trouver, dans la faculté de juger pratique, le point de contact, le nœud, le troisième terme qui rattache certaines maximes particulières d'action à la loi morale. La solution se trouve dans l'entendement, qui nous fournit, à travers le concept formel de nature la représentation d'une légalité universelle en général.
page 189: "La typique prouve donc qu'universel et particulier ne sont pas irréductiblement opposés et que la morale kantienne est une morale de la médiation. ...La typique confirme que l'impératif catégorique est parfaitement applicable par tout homme, le jugement pratique commun consistant à rapporter l'action à une loi universelle... La typique prend en compte la réalité sensible où agit l'homme, tout en évitant de réduire l'agir moral à un processus naturel. Elle se tient au carrefour entre deux ordres hétérogènes, sans privilégier aucun des deux. Si on lui ôtait sa double face, on la priverait d'efficacité dans la résolution du problème de la subsomption du particulier sous l'universel.

 26/  Schopenhauer, CPK, page 43: "dont Kant expose ses idées, (de manière), indécise, hésitante, insuffisante, parfois même obscure... un écrivain qui a conçu clairement son sujet ne vient pas toujours expliquer à nouveau ce qu'il a déjà expliqué une fois, comme Kant le fait pour l'entendement, les catégories, et autres concepts capitaux.
Schopenhauer, CPK, page 68: "A cet effet, il répète à satiété les mots recognition, reproduction, association, appréhension, unité transcendantale de l'aperception, sans parvenir à être clair.... Il ne fait que tourner tout autour, et tous les kantiens ont suivi ses traces....

27/ La géométrie est un inventaire des formes... Sa loi est de compliquer progressivement les formes en partant des plus simples; son succès est tel qu'il n'est point de problème géométrique qui ne se puisse résoudre par des triangles égaux ou semblables, le triangle étant la plus simple des figures terminées, comme la droite est la plus simple des lignes, et qu'il n'est point de courbe qui ne s'inscrive toute sur trois axes rectilignes. Ce sont d'abord le point et la droite, à la fois distance et direction; et puis la distinction de deux mouvements, le mouvement le long d'une droite et la rotation de la droite autour d'un point fixé, d'où sortent l'angle et le cercle, qui ne font qu'un. En partant de là se développent deux ordres de recherches : l'un, des figures planes et des rapports des lignes aux surfaces et enfin aux volumes; l'autre, des angles et de leur rapport à des droites convenablement choisies comme sinus et tangente. La dernière conquête est celle des courbes, dont les coniques sont les principales... la connaissance n'a d'autre objet que les choses mêmes, en vue de prévoir les mouvements que nous avons à faire pour nous procurer certaines impressions et en écarter d'autres. Ainsi la géométrie a pour fin l'orientation, l'arpentage et le cubage, applications qui couvrent le domaine entier des sciences. Et l'artifice principal que nous y employons, comme Comte l'a fait remarquer, c'est de mesurer le moins de lignes qu'il se peut et le plus possible d'angles, ce qui jette dans de grands calculs.
... On sait, d'après la logique même, que les raisonnements géométriques n'iraient pas loin, si quelque nouvelle donnée, en forme de proposition non ambiguë, ne leur était fournie. Et c'est toujours quelque figure nouvelle, obtenue par combinaison des anciennes et définie en même temps dans le langage, ce qui fait déjà assez voir que la géométrie ne se passe pas d'objets... Ainsi la droite est définie au mieux par le mouvement d'un point constamment dirigé vers un autre; la droite est ainsi la direction même."
(Alain, "Eléments de Philosophie", page 182).
        Rapprochons avec Paul Valéry décrivant la "méthode de Faraday", (qui utilise celle de Vinci):
        "Faraday, aussi, voyait des systèmes de lignes unissant tous les corps, remplissant tout l'espace... ces lignes de force, nous les apprécions ici comme celle de la moindre résistance de compréhension... Faraday voyait, par les yeux de son esprit, des lignes de force traversant tout l'espace où les mathématiciens voyaient des centres de force..."

 28/ "Mais Delbos tombe ici dans le piège. Fichte n'avait (nous ne le soulignerons jamais assez) strictement rien dit de l'intuition intellectuelle dans son écrit fondateur de l'idéalisme transcendantal. C'est que le lecteur sérieux s'interrogeant sur les propositions de la première W-L devait parvenir à l'intuition intellectuelle, qui lui ouvrait (l'Eingang) le système. On pourrait dire, sans crainte d'être sérieusement contredit, que jamais la W-L, dans ses différentes versions, n'a débuté avec la W-L. Par exemple, en 1801, où il est très vite question de l'intuition intellectuelle, une très longue dialectique est nécessaire pour parvenir à l'intuition intellectuelle en sa forme développée qui donne l'accès au système de la W-L. Delbos a cru, comme beaucoup de lecteurs, il faudrait dire presque tous les lecteurs', que l'intuition intellectuelle est une donnée immédiate de la conscience, alors que Fichte soutient qu'il s'agit bien d'une donnée immédiate,..."
         "A. Renaut, L. Ferry sont bien d'accord sur ce point : la W-L 94-95 ne débute pas par l'intuition intellectuelle. Le R.P. X. Tilliette, un des tenants de l'interprétation classique, reconnaît que l'absence de l'intuition intellectuelle pose un problème; manière polie de se désolidariser de l'interprétation classique."

29/  Renaut page 282 "... en retardant lui-même le moment de l'application pratique, Kant n'a-t-il pas laissé apparaître qu'il y avait, dans ce travail de l'application, une limite de sa philosophie pratique, comme le suggèrent tant d'interprètes, voire une limite de la philosophie en tant que telle ?"
Page 283: " Pourquoi, après la Fondation, la Critique, qui, à certains égards, remplit une fonction parallèle ?... certains commentateurs ont conclu que Kant ne songeait nullement, dans un premier temps, à rédiger, après l'opuscule fondateur, une Critique de la raison pratique 2. ...
Page 285: "Tout indique que la réponse doit être cherchée dans ce qui différencie du point de vue méthodique ... Encore faudrait-il cependant cerner à la fois la signification précise et surtout la logique de ce déplacement
- Suivre un ordre analytique d'exposition, c'est aller du conditionné aux conditions
- une démarche synthétique part d'une théorie des facultés (sensibilité, entendement, raison) pour montrer comment, à travers le jeu de ces facultés humaines, l'expérience est possible : en ce sens, elle va des conditions au conditionné ...

 30/ Le schéma de Hanse-Love montre une préoccupation pour l'entendement. Leibnitz meurt en 1716 mais son étude sur l'entendement est publiée seulement en 1765, (Kant a 61 ans); que Hume traite le même sujet vers 1748, (Kant a 44 ans). Ajouter les contributions de Spinoza et surtout de Locke qui lance la recherche et provoque la renaissance de la vraie philosophie par "Comment a fonctionné le cerveau de Newton ?", (je recommande un cerveau, bien mieux équilibré, celui de Vinci dont les carnets dormaient dans un meuble, en attente de vente-cadeau de la Révolution française au roi d'Angleterre, pour zéro shilling). Persuadé avec Ockham que nos deux lobes fonctionnent de la même manière, je ne comprends cette distinction entre un "entendement-kif-raison", (nécessitant un objet pour tourner rond) et une "raison-kif-entendement", (qui tourne naturellement en rond)...

 31/ Sous le règne du dernier dictateur éclairé, (alors que je me débattais entre les griffes des trois dernier Torquemadas, ils en sont crevés!), fut publiée "LA RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN. Lire, page 243, le commentaire expliquant une seconde édition dès janvier 1794: "... una nueva edición se había hecho necesaria muy poco tiempo después de aparecida la primera. Entre tanto, otros escritos de Kant, ademas de éste, también habían disgustado a la ortodoxia. El 1 de octubre de 1794 se dirige a Kant un escrito real en le que se le reprocha haber abusado ya desde hace algún tiempo de su filosofía «para deformar y envilecer algunas doctrinas principales y fundamentales de la Escritura Santa y del Cristianismo», se hace a este respecto especial mención de LA RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN y se ordena al filosofo, bajo pena de la desgracia real con todas sus consecuencias, no incurrir en adelante en tales faltas. Kant respondió en un escrito de justificación negando los cargos, pero comprometiéndose «como fidelísimo súbdito de Vuestra Majestad» a abstenerse por completo de tratar de la Religión; con esto entendía, según su propia explicación posterior, referir tal compromiso solamente al rey Federico Guillermo II y por lo tanto a la duración de su reinado; de entonces se ha conservado un papel escrito por Kant con estas palabras: «Retractarse y negar la propia convicción interior es infame; pero callar en un caso como le presente es deber de súbdito; y, si todo lo que se dice ha de ser verdad, no por ello es deber decir públicamente toda la verdad». En efecto, Kant guarda en le silencio lo ocurrido, silencio que solo se rompió en 1798, en le prologo de EL CONFLICTO DE LAS FACULTADES; en 1797 había subido al trono Federico Guillermo III y el edicto «religioso» de Wöllner haba sido abolido.

32/ page 155: "Hume critique la théologie populaire pour montrer sa pauvreté et recommande la théologie rationnelle comme authentique et digne de respect. Kant découvre à son tour combien cette dernière manque de fondement, mais il ne touche pas à la théologie populaire... la présentant comme une foi appuyée sur un sentiment moral... Kant, connaissant les dangers de l'entreprise, avait seulement voulu établir par sa théologie morale quelques faibles soutiens provisoires, afin que l'écroulement ne l'atteignît pas et qu'il pût avoir le temps de s'éloigner.

 33/ www.physics.umd.edu/robot/einstein/kant.html
        "Einstein's special relativity was developed along Kant's line of thinking: things depend on the frame from which you make observations. However, there is one big difference. Instead of the absolute frame, Einstein introduced an extra dimension. Let us illustrate this using a CocaCola can. It appears like a circle if you look at it from the top, while it appears as a rectangle from the side. The real thing is a three-dimensional circular cylinder. While Kant was obsessed with the absoluteness of the real thing, Einstein was able to observe the importance of the extra dimension."
    Avec explication: "Historically, this place was dominated by several different countries with different ideologies . However, Kant's view was that the people there may appear differently depending on who look at them, but they remain unchanged. At the same time, they had to entertain different ideologies imposed by different rulers. Kant translated this philosophy into physics when he discussed the absolute and relative frames. He was obsessed with the absolute frame, and this is the reason why Kant is not regarded as a physicist in Einstein's world in which we live".

34/ Noter l'admiration de vrais savants pour les vrais philosophes, exemple Monod sur la "Logique de la Découverte Scientifique" de Popper:
        "L'un des rares ouvrages où un homme de science puise reconnaître, sinon parfois découvrir, le mouvement même de sa pensée, l'histoire vraie, rarement écrite, du progrès auquel il a pu personnellement contribuer".
Qui sait que Kant fut admiré par Paul@Cujus ?     
        " Alors intervient l'intuition géniale de Karol Wojtyla. Il a su déceler chez Kant ce qu'il y avait de vrai : la primauté du sujet ; et le séparer de l'agnosticisme destructeur, qui le défigurait et le rendait aveugle, en lui restituant sa pleine dignité de sujet connaissant et conscient. Par-dessus tout, il trouvait chez Kant que le sujet humain, la personne, est la seule réalité que Dieu ait créée pour elle-même, qui ait en elle-même sa propre fin, et qui ne puisse être utilisée comme moyen. Cette notion de la personne allait devenir le principe fondamental de l'anthropologie de Karol Wojtyla, qui se situe donc dans la ligne de Kant.
        En conclusion l'éthique axiologique de Karol Wojtyla s'oppose au subjectivisme de l'éthique de Kant exprimé dans l'impératif catégorique : " Agis de telle sorte que ton action puisse être érigée en loi pour tous ". Cet axiome a conduit à l'écrasement de la personne au nom de la raison par les idéologies et les régimes totalitaires. (LIBERTÉ DE CONSCIENCE ET LIBERTÉ RELIGIEUSE A LA LUMIÈRE DE LA PHILOSOPHIE DE KAROL WOJTYLA, par Dom JOBERT Moine bénédictin, professeur de philosophie et de théologie à l'Abbaye de Solesmes).
    ( http://www.cfjd.org/cupboard/documentations/html/cfjd00144.htm)  
Paul@Cujus fit deux doctorats de philosophie en Pologne, jamais montrés. Mais lorsqu'il essaya d'en faire une troisième à Rome, il fut  refusé !

 35/ Schopenhauer, CPK, page 38: "... on peut déjà constater que les grands exploits de Kant ont été accompagnés de grandes fautes ; en effet bien qu'il ait accompli la plus grande révolution en philosophie et mis fin à la scolastique ... pour faire place à une troisième ère universelle et vraiment nouvelle en philosophie, néanmoins le résultat immédiat de son apparition ne fut pas positif, mais presque entièrement négatif Cela tient à ce qu'il n'avait pas établi un nouveau système complet, auquel ses partisans eussent pu s'attacher ne fût-ce qu'un instant, et ceux-ci sentaient bien tous qu'il venait de s'accomplir quelque chose de grand, mais aucun ne savait au juste quoi. Ils comprenaient bien que toute la philosophie jusqu'à ce jour n'avait été qu'un rêve stérile dont l'époque contemporaine commençait à sortir ; mais ils ne savaient pas à quoi ils devaient s'en tenir maintenant. Un grand vide, un grand besoin s'était produit; l'attention générale, celle même du grand public, était excitée...

36/ Lefranc, "Critique de la Philosophie Kantienne":
page 9; :« ... ma philosophie procède de celle de Kant et suppose donc une connaissance approfondie de cette dernière; je tiens à le répéter ici »
page 15: " Schopenhauer est très conscient de la révolution qu'il propose désormais : la dualité de l'intellect et de la volonté se substitue à l'antique dualisme de l'âme et du corps,
Page 16 : " celui qui ne s'est pas assimilé la doctrine de Kant, quelle qu'ait été par ailleurs sa pratique de la philosophie, est encore dans une sorte d'innocence primitive ; il n'est pas encore sorti de ce réalisme naïf que nous apportons tous en naissant ; il peut être apte à tout, hormis à philosopher ». Il se peut que Schopenhauer lui-même n'ait pas réussi à sortir de la crise ouverte par Kant.

37/ pageXLVI: "Kant est resté théologien. Sa philosophie pratique est « un pur déguisement de la morale théologique... Ce concept, (l'impératif), avec tous ses voisins, ceux de loi, de commandement, de nécessité morale et autres, si on le prend en ce sens absolu, est emprunté à la morale théologique... «... la notion du devoir, la forme impérative prise par la morale, n'appartiennent qu'à la morale théologique » et, plus précisément, à la loi mosaïque. La doctrine de l'autonomie n'est donc qu'un avatar du Décalogue ..."Dès qu'on sépare ces idées des hypothèses théologiques, dont elles sont un rejeton, elles perdent toute signification... parler de nécessité morale absolue et de devoir inconditionnel c'est vouloir payer de mots le lecteur, et même lui faire avaler, une vraie contradictio in adjecto ... Kant avait commencé par emprunter sans en rien dire, en cachette, cette forme impérative de l'éthique à la morale des théologiens ... Kant eut beau jeu de faire sortir de sa morale, une théologie morale... nous n'avons pas le bonheur de pouvoir apprendre de l'expérience, si l'impératif catégorique existe en fait."

38/ "Hegel, au contraire, réhabilite les preuves de la théologie rationnelle, à commencer par l'argument ontologique... Un philosophe doit avant tout être un mécréant» et «la philosophie n'est pas faite pour apporter de l'eau au moulin de la prêtraille »
   
"Sur Fichte, ( "homme qui a trop enseigné pour avoir eu le temps d'apprendre") :"Dans sa Doctrine des mœurs réduite en système, nous voyons l'impératif catégorique atteindre les proportions d'in impératif despotique... (page 86).

39/ (After 1815), "the priority accorded to art was respectively challenged and affirmed in two major contributions to aesthetic theory. The supreme status to which art had been elevated by the German Romantics was put into question in the lectures on aesthetics which Hegel gave in Berlin, in the years between his call to the chair in 1818 and his death in 1831 (In 10). Hegel maintained that art was one of the forms in which `divine nature' and the 'deepest interests of humanity' are revealed. None the less, he sought to show that art could no longer be conceived as the highest mode in which the mind's genuine interests are brought to consciousness. As the sensible appearance of the ides, he argued, art is only capable of representing a `certain circle and grade of truth', and it bas, historically, been superseded by religion and by speculative philosophy. At the saine time, however, also in Berlin but in relative obscurity, Schopenhauer was constructing a metaphysical system in which art was accorded a uniquely important position. Through art alone, lie proposed, was it possible to achieve release from the endless cycle of desire and suffering constitutive of the human condition . Schopenhauer characterizes aesthetic experience as a state of will-lessness in which access is gained to the eternal Ideas behind the appearances of nature. In this scheme, the artist as 'genius' is accorded a privileged position by virtue of his capacity to see beyond the limitations of striving and ± reasoning humanity.

 40/ Schopenhauer, "Critique de la Philosophie Kantienne", page 180: " Kant était presque entièrement étranger à l'art, selon toute apparence il était peu sensible au beau, très probablement il n'a jamais eu l'occasion de voir quelque œuvre d'art importante, enfin il semble n'avoir eu aucune connaissance de son émule en génie, Goethe, ce géant intellectuel qui seul, de son siècle comme de sa nation, puisse être placé à côté de lui. - Il faut s'émerveiller que cependant les considérations philosophiques de Kant sur l'art et le beau lui aient acquis un mérite si grand et si durable. Ce mérite consiste en ce que jusqu'à lui, on n'avait jamais considéré la question qu'au point de vue empirique ; on s'était borné à rechercher dans ce qu'on appelle un bel objet, la qualité qui le distingue d'autres objets de même sorte. Dans cette voie, on arriva d'abord à des énoncés très particuliers, et ensuite à d'autres plus généraux. On chercha à distinguer le beau artistique authentique de celui qui ne l'est pas, à en découvrir les caractères, pour les faire ensuite servir de règles. Ce qui plaît comme beau, ce qui déplaît, ce qui est à imiter, rechercher, éviter, quelles règles négatives à établir, bref quels sont les moyens d'éveiller le plaisir esthétique, c'est-à-dire quelles sont à cet effet les conditions appartenant à l'objet : voilà quel était presque exclusivement le thème des considérations sur l'art. C'est la voie qu'avait suivie Aristote... La généralité des énoncés esthétiques ainsi découverts fit, il est vrai, porter enfin l'attention sur le sujet, et l'on s'aperçut que si l'on connaissait bien l'effet produit sur celui-ci, l'on pourrait en déterminer a priori la cause dans l'objet... (A cette époque, paraissent beaucoup de traités d'esthétique, peut-être grâce à Goethe, dont il faut connaître les aquarelles).

41/ Freud, texte de 1914 - Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique de la priorité de Schopenhauer : « A coup sûr, lorsque je conçus cette doctrine du refoulement, mon indépendance était entière. Aucune influence ne m'avait, que je sache, incliné vers elle. Je tins donc mon idée pour originale jusqu'au jour où O. Rank me montra, dans Le Monde comme volonté et représentation, le passage où le philosophe s'efforce d'expliquer la folie. (...) Ce que Schopenhauer dit de la manière dont nous nous raidissons pour refuser d'admettre une réalité pénible, est rigoureusement superposable à ma théorie du refoulement. C'est au fait d'avoir si peu lu que je devais une fois de plus l'originalité de ma doctrine »

 42/ "un livre de portée universelle... un livre de philosophe, engagé, donnant aux préoccupations morales et politiques de cette fin du 20ème siècle... une armature intellectuelle, une clarté déductive qui leur manquaient, les sauvant ainsi du pathos des hommes politiques ou du cynisme d'une certaine philosophie de la « mort de l'homme »... un livre souvent difficile mais exaltant, formulant ce qu'on pourrait appeler une charte de la social-démocratie moderne, avec ses forces et ses faiblesses." Bla, bla,bla...

 43/ Alain, "Éléments de philosophie" , page 311-322 "DE LA JUSTICE"
        ... on ne dit pas qu'un loup est injuste. Toutefois le loup raisonneur de la fable est injuste, car il veut être approuvé, que le mouton n'ait rien à répondre, ou tout au moins qu'un arbitre permette; et l'arbitre, c'est le loup lui-même.
        "Retenons que la justice suppose certainement un état de nos relations avec nos semblables qui ait leur libre et franche approbation, et la nôtre... Cette idée si simple trouve déjà son application dans les échanges et dans tous les contrats... la pleine justice exige que j'instruise mon acheteur de tout ce que je sais de la chose que je lui vends; mais, pareillement, il doit m'instruire de ce qu'il sait sur les pièces de monnaie qu'il me donne en échange. J'ai connu des hommes qui jugeaient assez innocent de passer une pièce suspecte qu'eux-mêmes avaient reçue sans y faire attention; mais ce n'est pas juste, tant qu'on n'est pas assuré de la libre approbation de celui à qui on la donne.
    ".... J'ai acheté une vieille gravure avec son cadre; je n'ai point acheté ces billets de banque que j'y trouve cachés; il n'est pas toujours facile de savoir à qui ils sont, mais il est parfaitement clair qu'ils ne sont pas à moi.... comme l'approbation de l'autre n'est alors ni libre, ni durable, et que vous-même le jugez fou d'avoir consenti, je dis encore une fois : contentez-vous d'être riche et renoncez à être juste... D'où la règle d'or, assez connue, (l'impératif catégorique en sauce Alain!) :« Dans tout contrat et dans tout échange, mets-toi à la place de l'autre, mais avec tout ce que tu sais, et vois si, à sa place, tu approuverais cet échangea ce contrat. »

44/ Daniel C. Dennett, "DARWIN'S DANGEROUS IDEA", (Simpson & Schuster, 1995, page 21: "If I were to give an award for the single best idea anyone has ever had, I'd give it to Darwin, ahead of Newton and Einstein and everyone else. In a single stroke, the idea of evolution by natural selection unifies the realm of life, meaning, and purpose with the realm of space and time, cause and effect, mechanism and physical law"

 45/ En commentant le rêve, (ce que faisaient déjà les "satammus" de Babylone, et les Grecs, et les Egyptiens), Freud montre la recette, les limites du freudisme: on n'échappe pas à sa structuration mentale première. Moi, je situe le penseur cul-cul-poussette dans l'échelle des noodigmes: pré-zénonien. Le rêve doit être étudié dans le cadre Darwin. Ce que fait Journet. Il s'agit d'un tri pour récupérer les aventures de la journée et pouvoir les réutiliser dans la demi-seconde de Libet, (un vrai savant!). Car dans la vie, c'est comme dans l'aviation, survit celui qui a le moteur le plus rapide.

46/ "Dans le milieu des années 1960, Dennett comprit qu'une époque fascinante s'annonçait pour tous ceux qui désiraient savoir comment le cerveau fait fonctionner l'esprit", (page 38)...

 47/ Darwin, (évidemment un "prosopamnésien"), domine et guide le Siècle qui découvre la Psychologie. Ces philosophes semblent sélectionnés par l'Evolution, qui, à cette époque, arrive au dernier "noodigme" et commence l'exploration du dernier continent, notre cerveau. Pour ce faire, elle embauche des soft-explorateurs acceptant des risques psychiques; jusqu'à la mort de l'esprit, i.e. la folie... Un brin d'étrangeté était donc habituel et utile parmi les vrais philosophes de ce 19ème siècle: Kant, Comte, James, Jung, Mill, Peirce furent avantagés!... Parfois, la folie était dans la famille: Kierkegaard enterra la moitié de sa famille avant 20 ans. Wittgenstein se contenta d'un "suicide financier" mais trois de ses frères se suicidèrent.
        Auguste Comte explora "psychOS" et, sans sa femme, il finissait à Charenton. Mais, à peine libre, il produisit son meilleur travail, sans profiter de cette plongée dans l'inconscient: il proposa une copie ridicule de la religion qu'il voulait détruire! William James fit meilleur emploi de son expérience mais tombât dans le ridicule: "My Bergson"! Jung avait plus de goût, Tony et Sabrina...
        Moins connu, mais premier de cordée, Maine de Biran, (1766-1824), le "créateur de la psychologie". Pour cause de mauvaise santé, il commença ses "humanités" à 15 ans, (comme Schopenhauer., bon exemple du "latin formateur de l'esprit"), étude basée sur la philosophie stoïque et "Les Vies Exemplaires", (je connais!).
        Il décida de laisser un "monument de son passage sur terre..." Ce Proust de la Philosophie, haut fonctionnaire aussi souple que Talleyrand et Fouché, établit sa réputation, sur quelques papiers envoyés à l'Institut, (comme Rousseau ou Schopenhauer). Persuadé que "seule une personne dérangée a la sensation de l'existence..." (un précurseur pour Kierkegaard et les existentialistes?), cet esprit anxieux dans un corps malade, laissa une montagne de pensées éparses, (plus que Pascal et Peirce), et fut proclamé "maître de l'introspection". Un esprit refusant de changer dans un monde changeant, mais perspicace:
    "La substitution de "JE VEUX" à " JE PENSE" exige pour "JE SUIS", un sujet en marche vers "J'AGIS"... (un précurseur de Schopenhauer?)
        "Chrétien Platoniste"? "Agnostique Théiste"? Un salade russe de Platon, Augustin, Plotin, Molina, Teresa et St François... Le titre de certains chapitres, (comme "La vie intérieure de l'homme religieux", ou "La Religion comme fait psychologique"), pourraient être attribués à James ou au Bergson des "Deux sources de l'aMorale et de l'aReligion". Il commenta ridiculement l'Evangile de Jean, sans comprendre ni chercher à comprendre le "pourquoi et comment" de cet ajout de 26è heure aux "synoptiques", et tomba dans le prêchi-prêcha:
        "Les mêmes choses sont enseignées par Jésus et l'Esprit; l'un enseigne de l'extérieur et l'autre à l'intérieur; voilà pourquoi ils sont réellement deux maîtres... "
        Maine de Biran termina dans l'Imitation du Christ, et mourut avec les "sacrements". Parfait représentant de l'agitation brownienne qui précède un grand changement dans l'Histoire de la Pensée, ce "dérangé", entre deux mondes, ne put trouver un " point d'ancrage"; pas plus que Pascal..

 48/ Page 35: "Les naturalistes pensent qu'il n'existe aucun moyen solide qui permette de distinguer les affirmations d'un philosophe de celles d'un physicien ou d'un biologiste... À son meilleur, la philosophie est la pratique qui pense les conséquences de notre conception scientifique du monde. Elle est la réflexion informée de la science sur elle-même... le philosophe naturaliste participe lui-même activement à la pratique scientifique,... Où Dennett serait ainsi d'accord avec Quine pour dire que la philosophie et la science sont d'inclusivité réciproque"...

 49/ " Pour des raisons qui sont évidentes, les animaux ont besoin d'anticiper le comportement de possibles compagnons, prédateurs, proies ou rivaux... En regardant les yeux, la posture et le mouvement des autres mammifères, nous pouvons généralement prévoir avec une certaine précision quel sera son comportement dans un futur proche... Serions-nous capables de connaître directement l'esprit des autres personnes ou des autres animaux ? (Page 48).

 50/ "Depuis Descartes, la plupart des philosophes sont persuadés que notre propre existence en tant que chose pensante est la seule chose dont nous puissions être parfaitement certains. En ne sachant absolument rien de la nature du monde physique, sans même savoir si nous avons un corps, nous sommes pour Descartes capables de comprendre une multitude de choses à propos de nous-mêmes", (page 132). En réalité, la distinction forme-matière remonte à Aristote et Descartes accepta la curieuse mission de débarrasser la théosophie de cette aristotologie.

 51"Le grand mathématicien et philosophe Alan Turing... a montré que l'intelligence peut être décomposée en une série de tâches pouvant être réalisées par une simple machine... Dans le cas des processus qui se déroulent dans le cerveau; les mécanismes qui accomplissent les discriminations perceptives individuelles sont autant de petites machines, astucieusement élaborées par la sélection naturelle pour faire leur travail, sans qu'aucun spectateur dans le théâtre cartésien ne les supervise ou en ait même connaissance, (page 140)

52/ "...Le progrès est souvent l'œuvre de génies qui ont ... donné libre cours à L'INTUITION REVELATRICE. d'une PENSEE SANS LANGAGE. "Please, comment acquérir cette "intuition révélatrice" et cette "pensée sans langage" ? comme on change les moteurs d'un avion en vol ?"
   
Ces "génies" vivaient dans le "Monde-Deux". Ils ne firent pas "taire ce qu'ils avaient appris": tout jeunes, ils refusèrent la formation-dressage, échappèrent à la "normalisation"... Voilà la piste: empêcher le "dressage" de les détruire.

 53/  Je trouve chez les "informiciens", la répartition trouvée chez les conseilleurs: "90% d'inutiles, (la loi Gay-Sot interdit de donner les nuisibles!), 9% de super si on leur donne leur toro, (je les ai pris comme profs particuliers); enfin le pourcent restant, hors-classe, ils ont bien voulu m'accepter, (ce qui explique mon inscription au Bureau International du travail, sans quémandage, par note manuscrite du Sous-Directeur Général).

 54Thomas SOWELL, "The Einstein Syndrome" et Agin, Geng, Nicholl, "The Late Talker".

55/ Freud aurait pu améliorer son ratafia en indiquant le cerveau gauche comme son "Moi" et le droit, comme "Surmoi". Ce texte deviendrait plus intéressant "... le pouvoir que son Surmoi exerce sur son Moi, puisque ce sont justement ses parents qui ont été, comme nous savons, l'origine de ce Surmoi. Le nouveau Surmoi a donc la possibilité de procéder à une post-éducation du névrosé et peut rectifier certaines erreurs dont les parents furent responsables dans l'éducation qu'ils donnèrent..." ("Abrégé de la Psychanalyse, page 43, P.U.F.)
        Il s'agit d'un overloading, et les rechutes sont fréquentes. Freudouille-Fricouille veut ignorer.

  56/ De la doctrine de Spener, promoteur du piétisme, Kant semble avoir retenu la conception rigide de la loi, le sentiment de la difficulté du devoir, et surtout l'idée que le principe de la morale et de la religion n'est pas dans l'entendement, mais dans la volonté. Mais Kant repense aussitôt le piétisme...
    Chez Leibniz, l'unité des deux raisons est â la fois celle de leur essence et celle de leur usage : c'est par une connaissance plus claire que s'obtient le progrès moral. Pour Kant, l'usage humain de la raison théorique et celui de la raison pratique demeurent tout à fait séparés : il n'y a rien de commun entre connaître un objet et connaître son devoir.

    "A Wolf, Kant emprunte l'idée que la conduite parfaite est la conduite conséquente avec elle-même.. Mais le rationalisme de Kant ne se borne point à un tel intellectualisme. La raison y apparaît en toute sa force, construisanie et posante, et comme source d'autonomie... Kant se souvient des moralistes anglais, qui lui ont enseigné à rattacher la moralité à la profondeur d'un élan intérieur... Il a appris d'eux à réduire les concepts moraux à des éléments de l'expérience interne, il a découvert chez eux une doctrine de l'autonomie de conscience.
    "On connaît enfin l'influence qu'a eu sur Kant la doctrine de Rousseau. (qui le) persuada que tous les hommes étaient égaux en dignité et se délivra à jamais de l'idée selon laquelle le bien moral se démontre et se déduit... dans l'appel que fait Rousseau à l'instinct divin, il aperçoit l'appel à la raison pure, faculté d la fois intérieure et suprasensible, et qui n'est pas le sentiment...  
    "Ainsi Kant cherche en toutes les doctrines les principes premiers des jugements moraux... il pressent qu'ils peuvent se déduire d'une unique origine... L'exigence de ce philosophe n'est pas de transformation du monde, mais de compréhension et de justification...

57/ Prix Wittgenstein 1979, Emilio Brito, S.J:
    "La Résurrection est simplement l'intuition de l'Umkehrung déjà contenue dans la Mort, c'est-à-dire la subjectivation de la double négation exposée par la dissolution effective de la finitude naturelle dans son exaspération même... le lien contrasté par lequel l'individualité effective du Christ se dégage de la tombe de son objectivité unilatérale et gagne communautairement l'actualité subjective du culte, tandis que, réciproquement, la foi s'attache à l'intuition sensible et, se détachant de soi comme subjectivité immédiate, s'extériorise dans la représentation dogmatique médiatrice de l'immanence cultuelle... (page 130).
    "L'humanisation de l'Idée comme être-là immédiat d'un individu présent immergé dans l'indigence humaine habituelle est déjà comme finitude la Entausserung du divin... Seule la douleur de la Mort est l'ultime devenir-autre du divin, sa négation naturelle suprêmement abstraite. C'est ici seulement l'hétéron, le différent limité négatif. Non l'éternel Etre-en-et-pour-soi dans lequel l'Autre est déterminé seulement comme Fils, et où la différenciation, n'étant pas encore accomplie -pur jeu de l'Amour avec soi-même- n'atteint pas le sérieux de l'être-autre, mais le point extrême de l'Entausserung de l'idée divine, où le Fils acquiert la détermination de l'autre comme tel, de l'être-autre comme réalité, moment d'effectivité extérieure "sans Dieu" dans lequel l'Idée divine se contredit..." (page 132).
    "Portée à l'extrême, la négation se transmue (Umkegrung) en identité: dans l'exacerbation de sa déhiscence, elle retourne circulairement sur soi; c'est un acte d'identification avec soi par voie de négation de la négation: moment doublement négatif, intime conversion à partir de l'altérité, Idée arrivée à son être-par- soi qui supprime comme négativité absolue, la désappropriation naturelle du concept. Dans l'Idée divine, le moment négatif qui n'appartient qu'à l'Esprit comme tel, la gloire de sa négativité absolue: "Herrlichkeit... Abstreifen... de Negativen"), ne peut avoir d'autre ex-position que la Mort: cette finitisation (sic) suprême qui se dissout dans son exaspération même, supprimant ainsi l'immédiateté de l'Idée...
(page 133).
    "Pour nous en tenir à Hégel: les lacunes de cette pensée dominée par une négativité ordinaire sont évidentes: on perd, en elle, tout d'abord, la connaissance positive de la transcendance divine en faisant résider l'être de l'Absolu dans la négation de la négation finie. On perd en même temps le sens de la consistance positive du fini. Le fini est posé, non point comme une participation positive à une surabondance libérale, mais en vue de sa négation crucifiante par un Absolu nécessiteux de la contradiction de sa nullité afin d'atteindre sa coïncidence avec soi... (page 144).
"La résurrection du principe idéal plongé dans l'effectivité, moyennant la négation de sa nullité mortelle, à l'intime réconciliation de l'Esprit, et le resurgissement de la subjectivité réflexive, détachée de son immédiateté naturelle, dans l'Univers escha-tologique de l'Essence égale, en son autre, à soi-même sont les phénomènes qui, en se compénétrant, dans leur mutuelle evanescence, manifestent l'impartiale ré-partition, l'éternelle et mondaine présence du Verbum Crucis: l'absolue Résurrection de l'Absolu négatif... Elle émerge comme le lien contrasté qui absorbe l'individualité effective du Christ, et avec elle toute objectivité représentative, dans l'actualité spirituelle du Culte, et, réciproquement, pose la foi communautaire, et avec elle toute la subjectivité immédiate, l'arrachant à l'intuition sensible, dans l'universalité du Dogme et du Logos; en se dessaisissant de soi jusqu'au sommet de la finitude naturelle et subjective, l'Idée divine meurt, elle aussi, à son abstraction, afin de retourner absolument en soi, en faisant des extrêmes mutuellement négatifs dans lesquels elle se scinde ses manifestations disparaissantes...",
(page 145, "Hegel et la tâche actuelle de la Christologie", Lethielleux, 1979 (et "La Christologie de Hegel ", Beauchesne, 1983).
Ces textes présentent quatre intérêts:
(1) montrer où en arrive la pensée fausse, en théologie ou théo-sophie;
(2) poser le mystère de ce besoin de mystère en religion et philou-sophie fausses;
(3) montrer que les textes des sophi-peddlers actuels ne sont pas nouveaux;
(4) donner raison à Unamuno, "La agonia de Christo",
Ed. Losada, Buenos Aires, 1975).
           
"Le Jèz arrive à couper un cheveu en quatre, dans le sens de la longueur et en fait une tresse. Il tourne en rond quinze ans dans la cour du couvent et prétend avoir beaucoup voyagé... Tratando de entontecer a los demàs se han entontecido ellos. Tratando a todos como a niños, ellos se han infantilizado en el màs triste sentido. Y hoy apenas hay màs tonto que un jesuita: por lo menos, un jesuita español. Todo lo de su astucia es pura leyenda. Les engaña cualquiera y se creen las màs gordas patrañas..."

Mon commentaire sur Unamuno: "son enfance mériterait une étude pour promotion à "hautiste", ("altista")

 58/ Derry Dada, phiLauréat par nos "chefs coutumiers" :

Jacques Chirac, éluséen par la grâce de moi-dieu: « Avec Jacques Derrida, la France avait donné au monde l'un des plus grands philosophes contemporains, l'une des figures majeures de la vie intellectuelle de notre temps. Jacques Derrida était lu, admiré, traduit, publié, enseigné, et discuté dans le monde entier. Il n'aura eu de cesse d'embrasser et d'interroger la tradition occidentale dans la diversité de ses sources. Il cherchait à retrouver le geste libre qui est à l'origine de toute pensée. Il avait la même passion pour la pensée grecque et la pensée juive, la philosophie et la poésie (...) Penseur de l'universel, Jacques Derrida se voulait aussi citoyen du monde. Il restera comme un inventeur, un découvreur, un maître d'une extraordinaire fécondité. »
Jean-Pierre Raffarin de Mont-Quignon : « Jacques Derrida, auteur hermétique ? Il faut opposer à cette vision celle d'un homme profondément engagé dans la vie de la cité. Autrui est secret parce qu'il est autre : ce beau titre de l'un de ses entretiens évoque la pudeur et la volonté de comprendre l'autre, deux exigences que chacun doit apporter à notre monde souvent fait d'intolérance. »
Donnedieu de Vabres, (ministre de l'aCulture et de l'aCommunication) : « Jacques Derrida a su allier la grande tradition philosophique à des sources plus mystérieuses, plus silencieuses, notamment en puisant dans la pensée juive, son legs familial, ou encore dans la poésie, où il cherchait sans doute l'alternative à la tyrannie de la structure qu'il quêtait sans cesse à travers le thème de la déconstruction
    LangSaignant, (conseilleur spéciale de Chabichou): « La pensée de Jacques Derrida a conduit notamment à la grammatologie et au travail de la déconstruction. Il savait comme personne traquer les incertitudes de la pensée. Son apport rare se double d'une qualité littéraire exigeante (...) J'ai pu, au cours des premières années de la présidence de François Mitterrand, l'aider à jeter les bases du collège international de philosophie dont le rayonnement est aujourd'hui planétaire
    (Voir témoignages de néo-Noé, soutien de Paul@Cujus, ("Mergitur nec flutuat"), de la Cantinière Coco... A tous, je demande de nous lire les pages qui les ont nourris depuis le clamsage du grand panseur).

 59/ Prix WITTGENSTEIN 1964: Heil'Higler
    "Un outil n'est jamais isolé mais toujours pour un autre outil (par exemple un sous-main pour une feuille de papier, une feuille de papier pour l'encre, l'encre pour une plume, et ainsi de suite. Un outil renvoie donc à un complexe d'outils, il est de l'essence de l'outil de s'inscrire dans un "système de renvois constitutifs  pour"... lorsque la série de renvois s'interrompt brutalement (en cas de panne, lorsque l'outil est hors de portée, ou lorsque l'accès à celui-ci est entravé par un obstacle...) que l'étant devenu indisponible nous révèle la nature profonde de l'instrumentalité, à savoir l'étant disponible. La profonde ambiguité de la technique apparaît dans la phrase suivante : "Que le monde ne se manifeste pas est la condition pour que l'étant disponible puisse ne pas cesser de n'être pas remarqué", (Heidegger L'Etre et l'Etant" , Gallimard, 1964, page 100).
Commentaire par Schopenhauer:
        "L'Allemagne, revenue quarante ans en arrière... s'est laissée conduire par le bout du nez... pantalonades philosophiques, renouvelées de certaines fêtes funéraires, au milieu d'un légitime éclat de rire de toutes les nations,...". (mon commentaire: on nous veut 'fascistes' mais qui apporta, en France, les pires nazistes, les Hétagel et autres Heild'igler? Qui a détruit nos 'Lumières' pour les remplacer par leur merdique?

 60/  PRIX WITTGENSTEIN 1970: Heil'Higler
    "Si le travail est simplement "
dirigé contre la matière morte, l'outil est essentiellement l'acte même de donner la mort". Or si l'outil est le prolongement de l'action du Moi, la machine en tant qu'outil autonomisé, émancipé des bornes physiques de la force humaine, rendu capable d'"autoactivité", est la pure traduction de l'essence négative du Soi... Ce qui dans le machinisme fascine Hegel , (c'est) le rang élevé que la machine occupe dans l'action universelle de la négativité. Comme il écrivait en 1801, la machine est la force par laquelle la dévorante inquiétude humaine et, ce qui revient au même, la coléreuse négativité divine acquièrent une existence objective autonome : la machine n'est autre que "l'inquiétude du subjectif du Concept, posée en dehors du sujet". Grâce à la technique, la négativité fonctionne toute seule : l'homme peut dormir mais le monde sera en agonie jusqu'à la fin des temps." (Heid'Higler: "La raison dans l'Histoire", 10/18).
    Mon commentaire
: "l'outil essentiellement l'acte même de donner la mort", me rappelle un "con-sultant" qui me corrigea, en 1970 au Zaïre: je faisais vieux jeu en disant "
client" au lieu de "destructeur", (j'aurais pu le rectifier en proposant la dernière mode, "déconstructeur", mais je ne tenais pas à être classé parmi les "little-ratés" rebaptisés "docteur de gestion sauce mai 68".

 61/  Heid'Higler, « Kant et le problème de la métaphysique », page 287, (dernier chat-pitre) :

"La question de l'essence de l'homme, question nécessaire pour l'instauration du fondement de la métaphysique, appartient à la métaphysique du Dasein... L'expression « métaphysique du Dasein» est positivement ambiguë. La métaphysique du Dasein n'est pas seulement la métaphysique qui traite du Dasein, elle est aussi la métaphysique qui se réalise nécessairement comme Dasein. Il s'ensuit que celle-ci ne pourra ën aucun cas parler du Dasein comme la zoologie parle des animaux. La métaphysique du Dasein n'est d'aucune manière un "organon" clos et achevé...

"Son destin demeure lié au devenir caché de la métaphysique dans le Dasein. Et c'est ce devenir qui permet à l'homme de dater ou d'oublier les heures, les jours, les années et les siècles qu'il a consacrés à ses efforts... Les exigences internes d'une métaphysique du Dasein et la difficulté de la déterminer ont été suffisamment mises en lumière par la tentative kantienne... Ainsi se trouve mise en lumière la nécessité d'une réflexion s'interrogeant sur la manière dont une métaphysique du Dasein peut concrètement se réaliser..."

fSatamm.htm

http://classiques.uqac.ca/classiques/delbos_victor/harmonies_pensee_kantienne/harmonies_pensee_kantienne.html
 C’est là ce que signifie, dans l’usage légitime que nous en pouvons faire, le principe de finalité ; il consiste à nous représenter, non pour en tirer une connaissance, mais pour en satisfaire notre entendement, des groupes de phénomènes particuliers sous l’idée du tout. Cependant, loin qu’ainsi compris, le principe de finalité entrave l’usage scientifique des conceptions mécanistes, il l’autorise plutôt et le stimule jusqu’au point où ces conceptions manqueraient à leur rôle, qui est de nous fournir des explications déterminées et saisissables dans l’intuition sensible ; elles ne sauraient jamais nous représenter l’origine absolue de la vie ; mais elles peuvent, par exemple, intervenir pour interpréter les données de l’anatomie et de la morphologie comparées dans le sens de la réduction de toutes les espèces à un type unique primitif dont elles seraient issues ; comme il avait ailleurs annoncé Laplace, Kant paraît pressentir ici Lamarck et Darwin.

http://pagesperso-orange.fr/fillosophe/traductions/philoRickert.htm
c.       Un cas de "comment on comment on comment"  sur la "trosième critique". Intéressant de voir ce que j'aurais dû me mettre dans le crâne pour devenir "doktor", en reliant le herr professor que la chance m'aurait dévolu. Comme expliqué plus haut, j'ai choisi de sauter la deuxième critique, dangereuse pour qui se lance à fabriquer une "morale" direct vers Scoppy et Popper, (on va d'ailleurs trouver des propositions autoi-bloquantes piour la fameuse démarcation". Kant est un des rares philsophes pouvant parler de l'Art, non parce qu'il fut "artiste" mais parce, une philosohie solide ne trébuche pas sur cette "pierre de touche" qu'est l'Art.
        Donc, la troisième critique fut exploitée pour créée une "philosophie de la valeur", que j'ai tant cherché dans l'activité entrepreuneuriale. Lange (1828-1875) insiste sur ce "point de vue de l'idéal" qui "complète la réalité par un monde idéal" produit par l'homme lui-même,....  "la valeur, qui n'a pas d'existence". Windelband (1848-1915) pose cet idéal comme fondement de tous les actes de la conscience, en lui conférant la transcendance du devoir absolu. La philosophie devient pour lui la science des valeurs universellement valables, ou, la science de ce qu'il nomme la "conscience normale", c'est-à-dire la "conscience"...  et en appelle surtout à la Critique de la faculté de juger : Kant pose le problème d'un "passage" entre nature et liberté, y fait intervenir   d'abord  l'histoire des sciences, puis  l'histoire des progrès de la culture et du droit... le kantisme apparaît comme une "philosophie de la culture orientée historiquement".
        Apparaît la démarcation entre sciences "hard" et sciences "soft", les premières fournissent des lois générales, (sciences des lois), les secondes décrivent des événements singuliers, (ce qui ne s'est produit qu'une fois).  Mais pour Dilthey, les sciences "soft" se distingueraient  non par leur méthode, mais par leur objet : elles viseraient selon lui le "monde intérieur de l'esprit", tandis que les "hard" saisissent le "monde extérieur des corps",. De fait, les deux défendent l'autonomie des sciences de l'esprit et de leur méthode face aux sciences de la nature...
    " Pour Dilthey, les sciences historiques visent à "comprendre" et non à expliquer, encore faut-il préciser que comprendre ne consiste pas à revivre les mêmes états psychiques qu'autrui, mais à saisir quelle prise de position par rapport à une valeur ils expriment, en en dégageant ainsi le sens, purement abstrait, que nous ne pourrons justement jamais vivre ; et ajouter que c'est à la philosophie, et non au sciences historiques elles-mêmes qui ne doivent jamais se contenter que de décrire la réalité, que revient la tâche de proprement comprendre ces valeurs en en interprétant le sens, comme l'affirmera finalement Rickert en 1921 dans son System der Philosophie distinguant alors radicalement la tâche des sciences de celle de la philosophie..."
       Et en voilà pour une centaine de thèses ! "C'est pour cette raison que Habermas parlera du "postulat implicitement vitaliste" de Rickert, puisqu'il pose en fait la réalité comme ..., et que, pour préserver son unité face aux deux manières opposées de l'appréhender -- soit comme... soit comme... il est même contraint d'en faire un "continuum hétérogène", totalement insaisissable par l'entendement. Contrairement à Cohen qui, avec sa "logique de l'origine", réduit le dualisme kantien des sources de la connaissance en faisant de la pensée l'origine du donné intuitif puisque c'est d'elle que...
        Comme chacun ignore les hautistes raffolent de logolalie :" ...ayant saisi l'acte de définir, la définition en un premier sens fondamental, on découvrira son produit, qui sera à la fois le défini et la définition au sens de definitum, puisque définir est simultanément constituer le défini. Cette analyse constitue l'essentiel de Théorie de la définition... à précisément parler, ce n'est pas le mot qui constitue une réalité définie au sens de circonscrite, mais uniquement le signifié auquel il renvoie, donc il est inexact d'affirmer que c'est le mot qui est défini ; ensuite et surtout, ...  exprimer celle-ci ne signifie pas définir le mot puisque c'est le renvoyer à une réalité elle-même indéfinie.
       
Passons au sérieux: "La forme que prend cette étude choquera peut-être dans la mesure où ce qui lui est le plus essentiel, la tentative de transformer la théorie traditionnelle du concept, dépasse le cadre du sujet, et n'a donc pu être que très rapidement évoqué. Un exposé systématique aurait exigé une organisation et un développement essentiellement différents. J'ai néanmoins préféré m'en tenir à la forme présente, car elle indique la voie qui, au cours de mon travail, m'a contraint d'en arriver à ce résultat que la grande confusion qui grève la théorie de la définition repose sur une conception erronée du concept"
      
Alors apparaît cette valeur ! (ajoutée ?)  : ""Et c'est là que surgit pour la première fois la notion de valeur. Car le concept apparaît comme étant en lui-même prise de position par rapport à la vérité, et donc reconnaissance de celle-ci comme valeur transcendante qu'il faut rechercher inconditionnellement. Et c'est uniquement en tant que tel qu'il permet de dépasser toute indétermination et d'ouvrir la véritable sphère de la signification.  Il n'y a de signification rigoureuse que si celle-ci prétend être vraie ; sinon, elle n'est jamais qu'une représentation dont l'être peut être réduit à un processus psychique, un"état d'âme" sans teneur logique. Ainsi l'exigence apparemment modeste d'une signification strictement déterminée...
       Rickert développe en  effet au cœur de sa théorie de la connaissance une théorie du concept sur laquelle repose toute sa philosophie des valeurs, et dont, comme on vient de le voir, les éléments essentiels sont apparus dès 1888 dans Théorie de la définition. Le problème central en devient ensuite celui de la conceptualisation de l'individuel, ou plus exactement celui de la saisie de l'individuel au moyen de concepts généraux, puisque tout concept est général. Windelband n'avait guère théorisé cette question, faisant de l'appréhension de l'individuel une saisie purement intuitive.
      
Moi, j'arrêterais mais faut en finir avec ces enculeurs, parfois "baiseur d'Arendt" : "Comme le révèle déjà la vie quotidienne, c'est la relation à une valeur qui permet de distinguer au sein de l'infini sensible des singularités hétérogènes, à la fois au sens de réalités déterminées en tel point de l'espace et du temps, et surtout au sens d'individualités qui cesseraient d'être si on les privait d'une partie d'elles-mêmes, c'est-à-dire au sens "d'in-dividus".  Un exemple illustre clairement cette thèse : le diamant le plus gros du monde, le"Kohinoor", n'est un véritable individu singulier et historique qu'en tant qu'on le rapporte à la valeur du diamant. En revanche, la couleur de la capote que portait Frédéric II à la bataille de Rossbach ne contribue en rien à la singularité historique de l'événement, car il est impossible de la rapporter à une valeur quelconque tant qu'on ne s'intéresse qu'à la bataille elle-même.
       Rickert a donné une réponse, mais si abstraite, si éloignée de la science réelle,qu'elle est vaine", tandis que Cassirer reste plus nuancé : "Il se voit cependant aussitôt contraint d'admettre que la science elle-même, dans son travail concret, ne suit absolument pas les préceptes du logicien mais les viole constamment" ... finalement, comme l'écrit Golo Mann, "il a sans doute été un assez bon logicien ; c'était du moins l'opinion de Max Weber... Pourtant, la philosophie de Rickert a intéressé le jeune Heidegger au point qu'il lui a dédié en 1915 sa thèse d'Habilitation, "Traité des catégories et de la signification chez Duns Scot", alors même qu'il la présentait sous la direction du Professeur A. Schneider.
   
Ouf ! paragraphe final : "C'est en effet précisément la distinction kantienne entre domaine empirique et domaine transcendantal, avec son opposition rigoureuse entre nature et esprit, qui est remise en cause  par l'analyse de l'esprit comme réalité factuelle que proposent les nouvelles sciences historiques et herméneutiques. La méthodologie des sciences humaines tient compte du fait que la conscience transcendantale s'incarne empiriquement, que ce soit dans des valeurs historiquement déterminées ou dans des formes symboliques"26. Et si les analyses de Cassirer échappent assurément à l'abstraction tant reprochée à celles de Rickert en ce qu'elles se réfèrent aux représentations symboliques effectives, elles présentent néanmoins l'important défaut d'en négliger la dimension historique, pourtant essentielle à toute réalité concrète...
       Je demande que tout philo-diplomocul soit accompagné des mentions permettant de contrôler l'outil de déformation mental de l'auteur :
"La philosophie des valeurs de Heinrich Rickert
(extrait de mon mémoire de DEA -- Université Paris IV-Sorbonne, septembre 92,
sous la direction de monsieur le Professeur Marquet).