4/ Ai-je eu tort de
stopper mon cours dès
1976,
par manque d'auditeurs. Détecter un "bras long" par dix
séances,
c'était payant. Ai-je fait le mauvais choix en dédiant
tout à la seule
synthèse totale ? J'imaginais l'efficience du résultat.:
5/
Shananhan,
"Language, Feeling and the Brain"
(Transaction Pub. 2007, page 31): “ K. T. Strongman in "
The
Psychology of Emotion". (1996),
says in his final chapter: “... approximately 150 theories of
emotion
have been canvassed in it. Why are there so many? Is there any other
area of psychology in which so many people have had a go at putting
forward a theory? I can think of no other, so perhaps it is the nature
of emmotion that causes people to have a rush of theory to the head.:
6/
“In 1872,
Darwin published a companion volume to his 1871 book The Descent of
Man;
the 1872 book was entitled The Expression of
the Emotions in Man and Animals. Darwin was intrigued by the
rich diversity of emotional displays among animals. Dogs snarl to
threaten, and certain birds lower their tail feathers to achieve the
same end. Mating displays broadcast "come hither"
desires. Darwin believed the capacity to interpret emotional
expressions played an important role in the survival of species. Put
simply, if you can't tell the difference between a grin and a grimace,
you could find yourself in deep trouble",
(Denise D.
CUMMINS, "The Other Side of Psychology", Library of Congress, 1995,
page 92)
En cette année, (double
anniversaire darwinien,
j'ajoute un troisième aussi
important),
j'aimerais que l'on
commence à classer les cerveaux en pré- et
post-darwiniens.:
7/
Un directeur
commenta
ma manière d'attaquer par le plus grand problème. Je
répondis: "
Une
fois celui-ci
résolu, les autres disparaîtront. Autrement, au lieu d'une
douzaine,
nous en aurons 13". Evidemment, ma "gestion
intégrée" fit
disparaître
les problèmes par centaines.:
8/
Le savant, de plus en plus
spécialisé, ne peut
faire des synthèses à la manière des vrais grecs
ou même de Leibnitz,
Russell ou Poincaré. Le vrai philosophe ne peut tout savoir mais
il
doit être capable de tout comprendre, de sortir une
synthèse totale, faire ce que le savant ne peut faire; ce
qui impose la fermeture immédiate de la Sorbonne.:
9/
Je tiens pour signe de vrai philo, le
savant
qui s'y reconnaît. Ainsi Monod commente la "Logic of the
Scientific
Discovery" de Popper : "One of the rare books in which a man of science
can recognise, even discover, the movement of his thought, the true,
rarely written, history of progress to which he could contribute
personally.":
10/
Urgent de lire ma biographie : "Mon Incroyable
Traversée du 20è Siècle".:
11/
J'ai toujours compris l'histoire de la pomme ou
de rayon de lumière d'Einstein comme un "story-tale" charitable.
Je
préfère le "cookie" pour Marie-Chantal voulant
connaître MV2 :
"
pourriez-vous expliquer vos petits
gâteaux à un martien
ignorant
farine, sucre, sel, beurre, œufs... Il trouvera étrange que vous
utilisez trois blancs et deux jaunes pour votre moulage...:
12/ Un problème très
intéressant : le cerveau "muet" a-t-il un "langage" : "
Now, however, there
is increasing caution about the
tendency toward seeing language as
strictly a left-brain function. Deacon (L997) makes this strong
remark:
"The right hemisphere is not the
non-language hemisphere. It is
critically and intimately involved in language processing at many
levels during both development and maturity. Perhaps most importantly,
it is critical for the large-scale, semantic processing of language,
not word meaning so much as the larger symbolic constructions that
words and sentences contribute to: complex ideas, descriptions,
narratives and arguments. (Shananhan, "Language, Feeling and the
Brain" Transaction Pub. 2007, page 54). Je ne vois pas la
nécessité d'un langage pour agir et beaucoup d'animaux le
prouvent. D'ailleurs en des circonstances dramatiques; le cerveau doit
prendre, et prend, sa décision en une demi-seconde, ("Agir
comme un sauvage", René Char). C'est la Théorie de
l'Esprit qui doit être revue. Parler de "mentalese", OK mais pour
une vraie description.:
13/
article cité par GARY LYNCH AND RICHARD
GRANGER: "BIG
BRAIN, THE ORIGINS AND FUTURE OF HUMAN INTELLIGENCE".
Il faut joindre la
théorie de Jaynes, (1976), refusée parce que mal
basée scientifiquement : "A l'origine simples formes de
remémoration du
discours, ces hallucinations se développèrent pendant que
les sociétés
et le langage devenaient plus complexes, jusqu'à devenir des
agrégats
culturels (« cultural concretions ») bientôt
désignés sous le terme de
« dieux ». Ces voix hallucinées ordonnaient ce qu'il
convenait de faire
à leurs auditeurs, en particulier pendant les moments de stress,
tout
comme c'est encore le cas à notre époque chez les
schizophrènes, mais à
la notable différence que ces voix avaient alors un rôle
d'adaptation
sociale. Selon Jaynes, les ordres provenaient de
l'hémisphère droit du
cerveau, puis étaient « entendus » et obéis
par l'hémisphère
gauche...." Pour Bick et Kinsbourne, "les hallucinations auditives
seraient une discussion silencieuse avec soi-même ; position
pourtant
défendue par Dennett lui-même, le plus « Jaynesien
» des philosophes de
l'esprit à l'heure actuelle.:

14/
Théorie assez semblable aux "
objects" qui
finirent par s'imposer en programmation informatique. Le cerveau droit
pourrait être une immense accumulation d'expériences
réussies, comme
semble l'affirmer Dennett.
Evidemment je collectionne les "statements" qui
confirment cette idée de "objects" ; faits pour recevoir des
messages et répondre par des décicions : "There is
no cortical region which is only recipient - all cortical areas have
inputs as well as inputs... The rule is profound... for it implies that
there is no cortical terminus, no final destination where the soul or
consciousness... may reside, (Semir Zeki).:
15/
A l'âge de 5 ans,
considéré comme attardé, mon jeu
était de deviner si mon cerveau rêvait toute la
nuit. Si oui, pour qui travaillait-il ? Si non, j'expliquais
pourquoi tant de gens mourraient dans leur lit. Je me
créé un reflexe rapide pour examiner une idée
fugitive.
Damasio, interprete la demi-seconde de Libet, comme
un retard, je préferre une “recherche ultra-rapide”: “By
the time you get "delivery" of consciousness for a given object, things
have been ticking arway in the machinery of your brain for what would
seem like an eternity to a molecule.-if molecules could think. We are
always hopelessly late for consciousness and because we all suffer from
the same tardiness no one notices it. The idea that consciousness is
tardy, relative to the entity that initiates the process of
consciousness, is supported by Benjamin Libet's pioneering experiments
on the time it takes for a stimulus to be made conscious. “ (”The
Feeling of What Happens...", page 127):

16/
Ce qui pose un problème : un
médecin
est-il un scientifique? J'en connais. Moi-même, ayant choisi la
technique informatique, je ne me considère pas scientifique.
Mais
admettez, que choisir l'ordinateur, dès 1956, était le
bon choix, qui
assurait le mariage du silicium avec le carbone, mon cerveau.:
17/
Lorsque "La 5 - Médecine" a
mentionné
l'article, juste "
on est
créatif ou on ne l'est pas", j'ai fait une note qui eut son
succès
sur
INTERNET, sans plus; et rien en France, (où les gens dits
cappés sont
un stock politique que l'on se dispute, uniquement les "moteurs").:
18/
Quoted by Arthur Miller, "Imaginery in
Scientific Thought ", MIT Press, 1986, (un des livres de niveau "La
Philosophie du NON" de Bachelard... (je n'aime pas les ajouts des
livres suivants...) Les "
philosophes"
n'aiment
pas les savants qui les
bousculent et prennent leur place ! "Ne s'est jamais
considéré comme
philosophe...
A
l'université de Vienne, (rival de Mach), il s'assure une
grande
notoriété. Ses idées, également
méprisées par ses contemporains,
reposent sur un rejet respectueux de la métaphysique de Hegel ou
Schopenhauer, qu'il juge stérile. Il estime que la philosophie
doit
permettre d'élaborer concrètement de nouvelles voies
d'investigation du
savoir, en particulier du savoir scientifique...:
19 Cas de "psy" pré-darwinien
; "...
Fondé
sur
des conduites
instinctives, le comportement social de l'homme a été
soumis aux règles de l'éducation et de la culture.
Dès lors, les connaissances humaines ont connu une croissance
exponentielle. Ce progrès a une rançon: la
dépendance de la pensée à l'égard du
langage expose à la contrainte des idées reçues,
à la soumission aux façons de faire conventionnelles.
Qu'il s'agisse d'invention scientifique, de spéculation
mathématique ou de création artistique, le progrès
est souvent l'œuvre de génies
qui ont su faire taire ce qu'ils
avaient appris pour donner libre cours à l'intuition
révélatrice d'une pensée sans langage.
D'Archimède à Einstein les exemples ne manquent pas...'
(Jean Cambier et Patrick Verstichel, 'LE CERVEAU
RÉCONCILIÉ', Masson 1998)" "...
génies
qui ont su faire taire ce
qu'ils avaient appris..." Si ces "psys" avaient
passé autant de
temps que moi à observer les "low-tistes", ils sauraient que les
"
overloadings"
mentaux finissent par éclater/exploser. Leur
opinion traduit au mieux un "
lamarkisme"
, (pas si mal puisqu'anti-créationnisme!) Mais avec cette
recette, je change les
moteurs d'un avion en vol! Par contre lorsque Verstichel s'octroie un
prix de la prosopagnosie français, (de quoi vous foutre la
coqueluche belge!),
j'ai
réagi
: avec
contre-réaction
en ligne...
20/
“In fact, in
his recent book “Consciousness Explained”, philosopher Dan Dennett
argues that consciousness is best described as multiple "
drafts", that is, as multiple
encodings of an event that are distributed throughout the brain. Every
time we perceive, think, or act, numerous brain systems are involved,
and each of these systems separately records some aspect of the
perception, thought, or action. No one "
draft" is
more correct than another, but they can and do influence one another.
(Denise D.
CUMMINS, "The Other Side of Psychology", page 72)
21
“For
example, if the word "
spoon" or a
picture of a spoon was flashed to the right brain, the patient had no
trouble reaching under .the partition with the left hand (the right
brain controls the left hand, feeling around, and selecting a spoon
from among the various objects under there. But when asked to name the
object the left hand was holding, the patient couldn't do it. on the
other hand (quite literally), when the word or picture was flashed to
the left brain, the patient had no trouble selecting the object with
the right hand and naming it. These results show that the right brain
was aware of the meaning of the word or picture it saw. It just
couldn't retrieve its name... The right knows the meaning of words, but
not their names. (
Denise
D.
CUMMINS, "The Other Side of Psychology", page 75 )
21a/ DENISE D.
CUMMINS, "The Other Side of Psychology",
“Do
animals
dream? The answer seems to be yes". (page 80).
“What happens
if we're deprived of sleep? ... sleepers become
extremely cranky and irritable, suffering from fatigue and loss of
concentration. They fantasise more during the day. When finally allowed
to sleep without interruption, they dream more (REM rebound), and their
dreams become more nightmarish with greater periods of deprivation.
(page 80).
“Why do REM and stage 4 sleep matter so much? REM is
needed to
restore brain tissues. Increases in stage 4 sleep usually occur after
heavy exercise, such as marathon running, while increases in REM sleep
usually occur after intense periods of learning. In fact, if REM sleep
is disrupted following learning,
memory for the learned material is severely impaired; disrupting other
sleep stages has little effect, (page 82).
“REM
sleep
seems to be intimately involved in forming permanent memories of
previous events... REM seems to facilitate memory for pre-REM
events, not current ones, and not ones that follow too closely after,
(page 83)

22/
Entre Descartes, (1596-1650) et Spinoza, (1632-1677, 18 ans à la
mort
de Descartes), Malebranche, de l'Oratoire, 12 ans à la mort de
Descartes, (curieux qu'il n'attira pas l'attention du Roi Soleil,
né et
mort aux mêmes dates,1638-1715...). Le dernier à pousser
le Malebranche
fut le cardinal@cademifrancisé, vraiment de très court.
Il implosa en
chambre. Damasio cite Malebranche, une fois : "The seventeenth-century
French philosopher Malebranche might have approved of this account
since he wrote as follows three hundred years ago: "It is through light
and through a clear idea that the mind sees the essence of things,
numbers, and extensions. It is through a vague idea or through feeling
that the mind judges the existence of creatures and that it knows its
own existence."

23/
"Descartes
avait tort", page 312: “Descartes était à la recherche
d’un fondement
logique pour sa philosophie, et sa formule n'est pas sans rappeler
celle de saint Augustin, (mentionnée par Damasio) : ”Fallor,
ergo sum” (“Je suis trompé, donc je
suis”). Descartes accroche
ceux qui doutent: “Vous
doutez? donc vous pensez"...
23b/
JEAN-DIDIER VINCENT “Voyage extraordinaire au centre du
cerveau”, (Odile Jacob, 2007), page 420:
"Nous avons tous à l'intérieur de
notre cerveau un buste de Descartes auquel il convient de faire la
révérence. Il ne fait pas bon de parler à la
légère de celui qui a donné aux Français le
trait le plus marquant de leur génie : l'esprit
cartésien. La représentation du cerveau proposée
par le grand philosophe n'en est pas pour autant moins extravagante que
celle de ses prédécesseurs
"Descartes a laissé à ses successeurs
un corps sans esprit et un esprit sans corps. Un corps sur lequel
peuvent s'affairer en toute tranquillité les savants pendant que
l'âme est ailleurs, c'est-à-dire nulle part. Mais jamais
la métaphysique ne fut l'ennemie de la science. Un autre courant
de pensée prend également sa source à Amsterdam
; une onde pure qui arrose l'intelligence du coeur, celle de
Spinoza, sauve l'unité du corps et de l'esprit. La
résistance à Descartes vient surtout des Anglais et de
Locke qui affirme l'existence d'une matière pensante... Quelle
triste destinée que celle de Descartes, confiée à
la cohorte bruyante de ses disciples et des sectaires. À trop
vouloir se protéger de la nuisance des prêtres avec son
âme de parade accrochée au revers du corps, l'auteur du
Discours de la méthode a recruté sous une même
bannière les bigots de tous bords, ceux de la religion et ceux
de la science.

23c/
Michel Jouvet, (dans Jean-Didier VINCENT “Voyage
extraordinaire au centre du cerveau”, (Odile Jacob, 2007), page
420) : “
Le fameux «
Je pense donc je suis » indique la primauté de la
conscience qui permet de penser l'âme en tant que substance
pensante d'une manière indépendante du corps. Dès
lors, la science en se consacrant
exclusivement à la substance étendue n'a plus à se
préoccuper de l'âme devient l'affaire exclusive des
philosophes et théologiens ... En bref,
résume Jouvet, « Descartes a inventé une machine.
Le problème, comme le montrera Stenon, est que cette machine n'a
aucun rapport avec l'anatomie... Thomas Willis, docteur d'Oxford,
prouve que le reta mirabilis n'existe pas chez l'homme et abandonne la
théorie ventriculairc quand, à la même
époque, Descartes en fait le coeur de sa machine."
24/
Listez les oratoriens-conseilleurs qui aident, entourent Descartes, et
le coupent du monde: Mersenne, qui se veut l'aumônier des
savants,
Picot, qui gère ses biens; nous connaissons sa vie par un
prêtre,
Baillet. Comment appeler une biographie écrite par un
prêtre? Il part
en "retraite" en Hollande (1629). Oui mais les petits besoins d'un
laïc
? Remède très sacerdotal: "planter un cierge". Par
"amours
ancillaires", Descartes aura une petite Francine, qui mourra
très jeune.
25/
Gilson,
"La Pensée
Médiévale dans le Système Cartésien";
"Si nous
savons déjà que le monde
extérieur existe, nous pouvons déduire a priori que
c'est Dieu qui l'a
créé, mais nous n'atteignons en Dieu
lui-même qu'un
créateur possible et la distinction
réelle
de l'âme et du corps demeure la distinction réelle d'une
âme et d'un corps en quelque sorte possibles. On ne peut pas
aller plus loin en partant du Dieu cartésien, parce qu'il n'y a
rien dans la nature d'un Dieu infini qui permette d'en déduire
«a priori l'existence contingente d'êtres finis, et c'est
ce que Descartes constate finalement ... (page
306)
"Spinoza
prend son point de départ là
même où Descartes l'a placé, dans le Cogito, et c'est seulement à la fin de
la métaphysique, après la démonstration de
l'existence de Dieu, qu'il entreprend d'établir l'existence du
monde extérieur. Mais... si l'existence d'un Dieu
véridique peut bien garantir dans le cartésianisme la
vérité des idées claires et distinctes, quelle
idée claire et distincte viendrait l'existence des corps et non
plus de leur essence ? Malebranche,
qui part de Dieu comme Spinoza,
mais qui comme Descartes ne veut pas déduire le monde, se
reconnaît incapable d'en prouver l'existence à l'aide
d'arguments cartésiens ; car enfin cette existence n'est
démontrable ni à partir de Dieu, ni à partir du
monde. Elle n'est pas évidente à partir de Dieu,.... Elle ne l'est pas davantage à
partir de notre pensée, car une inclination à conclure
n'est pas une idée claire et n'a par conséquent aucune
garantie de Dieu ... D'où la
conclusion de Malebranche :
"Certainement il n'y a que la foi qui puisse nous convaincre qu'il y a
effectivement des corps", (page
307) Spinoza semble avoir fort bien senti la
faiblesse de la position cartésienne sur ce point, et rien n'est
plus intéressant que l'habileté consommée avec
laquelle il a su défendre une preuve à laquelle il ne
croyait pas. Comment réussir à faire descendre sur
le
curieux : clare videre
nobis videmur de
Descartes une garantie divine à laquelle il n'a pas droit ?"
26/ Azouvi, "
Descartes
et
la France - Histoire d'une passion nationale". "Fayard,
2002 , (à mettre à coté de "
Descartes,
c'est la France" ? (par
Gloucksmann, 1987), correctement catalogué ""Le silence
serait le mieux sur ce livre, mais il a éveille trop de
curiosité", par Geneviève
Rodis-Lewis. Voyons ce "delirium cartesians" :
"... le philosophe français a conféré
à la nation tout entière
certains traits attribués à sa philosophie : ainsi, la
France est
devenue « cartésienne » et les Français ont
acquis « l'esprit cartésien
»... les Allemands ne se disent pas kantiens ni les Anglais
lockiens ou
humiens,... . Les Français, en revanche, se
décrètent cartésiens."
"Depuis bientôt deux cents ans, nul n'y peut,
Descartes
incarne
la France..." Fantaisiste. Descartes fut embauché pour
évacuer Aristote puis pour ques les Français aient leur
un "Newton". Les "Lumières", parfaitement lucides, retinrent
l'analytique, dont nous reparlerons! malgré Newton qui disait:
"You call that geom !"). Pour moi, c'est la première rencontre
avec le bicaméralisme, un jeu entre "global" et
"séquentiel".
27/
Antonio
R.
Damazio, "Spinoza
a raison : Joie et Tristesse, le
cerveau des émotions", chapitre 4, "Depuis qu'il y a des
sentiments", paragraphe, "Le fondement de la vertu"... page 180 : ".
.. mon
retour à Spinoza a
été dû à un hasard, alors que j'essayais de
vérifier une citation que j'avais conservée sur un bout
de papier tout jauni, mon lien avec le Spinoza que j'avais lu il y
avait longtemps. Pourquoi donc avais-je gardé cette citation ?
Peut-être parce que j'avais eu l'intuition qu'elle contenait
quelque chose de lumineux. Mais jamais je n'avais pris la peine de
l'analyser en détail jusqu'à ce qu'elle voyage de ma
mémoire à la page sur laquelle j'étais en train de
travailler. "
Je remarque surtout l'auteur s'excusant
: "
Je
ne suis pas philosophe et cet ouvrage ne porte pas sur la
philosophie de Spinoza... Alors
pourquoi Spinoza ? Pour faire court, je
pourrais dire qu'il est parfaitement pertinent- pour toute discussion
sur l'émotion et le sentiment humain. Il voyait dans les
besoins, les motivations, les émotions et les sentiments - tout
l’ensemble de ce qu'il appelait affectus (affects) - un aspect central
de l’humanité... (Damasio, “Spinoza avait raison, Le cerveau des
émotions”, page 14). Pas de quoi déclencher une
excommunication brutale.
Pour expliquer le bonheur, il faut
reconnaître un niveau de
créativité supérieur, que cet article veut
approfondir; celui
d'Einstein qui passe une semaine de paradis après sa
découverte de MV2,
celui de Champollion qui s'offre un casi-coma. Je ne sais si l'on peut
comparer avec un médaillé olympique la durée de la
Marseillaire.
Question de degré. Donc, chacun doit chercher ce type de bonheur
lorsqu'il résout un problème, même minime. L'autre
définition: il
s'agit du bonheur provoqué par la rencontre d'un ami, par
le rappel
d'un bon moment dans le passé, qui ne se reproduit pas et
déçoit.
28/ Page 180: “La citation est tirée
du scolie de la proposition 18
de la quatrième partie de l'Éthique : '
Le fondement de la vertu est l'effort même pour conserver son
être propre, et [...] le bonheur consiste pour l’homme à
pouvoir conserver son être”. En latin, cela donne : "Virtutis
fundamentum esse ipsum
conatus
proprium esse conservandi, et
felicitatem in eo consistere quod homo suum esse conservare potest.
Un commentaire sur les termes utilisés par Spinoza s'impose
avant d'aller plus loin. Premièrement, comme je l'ai
remarqué plus haut, le mot
conatus
peut se rendre par
“tentative”, “effort” ou “tendance”, et Spinoza avait en
tête ces trois sens ou peut-être un mélange.
Deuxièmement, le mot virtus ne renvoie pas seulement au sens
moral traditionnel, mais aussi au pouvoir et à la
capacité d'agir. J'y reviendrai. Curieusement, dans ce passage,
il utilise le mot felicitas, qui se traduit par “bonheur” ou par
“félicité”, plutôt que “laetitia, qu'on peut
traduire par “joie”, “allégresse’, “plaisir”, et par “bonheur”.
Je relie avec le
style
Lavinasse, "grosSopher avec gross influence sur les
pétisophers" Le
parcours de Damazio débuta-t-il par un burinage aristo-thomiste
irréversible, "à la Hadot",
à la Bouveresse", (qui les prépara à
commenter
Wittgenstein !)
29/ Le chrestinisme fut juste l'extension
à tous les bestiaux: "plus
de
charcutier, ni de maçon, ni de dame pipi..". (Romains 1, 16; 2,
9-10).
30/ D'où ces
commentaires sur la Bible qui, dans le "Talmud", entourent maintenant
le texte commenté.
31/ "Descartes" Page 219:
"Les exemples du premier groupe de cette série
se rangent plutôt sous la rubrique de la faculté de
jugement et de la
raison pratique ; tandis que les exemples du second groupe
relèvent
plutôt de la notion de raisonnement, de la raison
théorique, et même de
la raison pure
32/ "The Feeling", page
318: "The word image does not refer to "visual" image alone,
and there is nothing static about images either. The word also refers
to sound images such as those caused by music or the wind, and to the
somatosensory images that Einstein used in his mental problem solving
-in his insightful account, he called those patterns "muscular"
images."
33/ Page 320: "representation, a problematic but
virtually inevitable term
in discussions of this sort. I use representation either as a synonym
of mental image or as a synonym of neural pattern.... The problem with
the term representation
is not its ambiguity since everyone can guess what it means, but the
implication that, somehow, the mental image or the neural pattern
represents, in mind and in brain, with some degree of fidelity, the
object to which the representation refers, as if the structure or the
obiect were replicated in the representation.
34/ J'ai ramené les milliards et milliards de
documents
traînant dans les
millions et millions d'entreprises à "
one
and only one record
inside
computer", (avec matrice mendeleiev), simplification assez
semblable au binaire qui
permet à l'ordinateur de foncer, aux "tables de décisions
pré-décidées"
de Wittgenstein.
35/ Damasio connaît le bicaméralisme,
à sa
manière : "Telling stories... is
probably a brain obsession and probably begins relatively early both in
terms of evolution and in terms of the complexity of the neural
structures required to create narratives. Telling stories precedes
language, since it is, in fact, a condition for language, and it is
based not just in the cerebral cortex but elsewhere in the brain and in
the right hemisphere as well as the left." (The Feeling, Telling
stories, page 189)
Mais je vais plus loin: le
cerveau muet n'est pas seulement le
cerveau de l'émotion, c'est le cerveau programmable par
l'émotion: "A
recent series of learning experiments also provides evidence for the
role of the body in emotion. It has been demonstrated, in both rats and
humans, that recall of new facts is enhanced by the presence of certain
degrees of emotion during learning." (The Feeling, page 294)
36/ "Descartes",
introduction,
page IV :
"l'émotion joue un rôle dans
l'intuition, processus cognitif rapide grâce auquel nous
parvenons à
une conclusion sans avoir conscience de toutes les étapes
logiques qui
y mènent. Il n'est pas nécessairement vrai que la
connaissance des
étapes intermédiaires soit absente, mais 1'émotion
livre la conclusion
si directement et si rapidement qu'il n'est pas nécessaire
d'avoir
conscience de toutes les connaissances. Voilà qui correspond
à la
formule ancienne selon laquelle "l'intuition échoit aux esprits
bien
disposés".
Page V : "L'intuition,
c'est tout simplement de la cognition
rapide, les connaissances requises étant en partie
cachées sous le
tapis, grâce à l'émotion et beaucoup de pratique.
Je n'ai clairement
jamais souhaité opposer émotion et raison ; je vois
plutôt dans
l'émotion quelque chose qui, au moins, assiste la raison et, au
mieux,
entretient un dialogue avec elle. Je n'ai jamais non plus opposé
émotion et cognition, puisque je considère
l'émotion comme livrant des
informations cognitives, directement ou par le biais des sentiments.

37/ The autobiographical self is based on
autobiographical memory which is
constituted by implicit memories of multiple instances of individual
experience of the past and of the anticipated future. The invariant
aspects of an individual's biography form the basis for
autobiographical memory. Autobiographical memory grows continuously
with life experience but can be partly remodeled to reflect new
experiences... The result is the autobiographical self of which we are
conscious. (The Feeling, page174).
38/ The proto-self is an interconnected and
temporarily coherent collection
of neural patterns which represent the state of the organism, moment by
moment, at multiple levels of the brain. We are not conscious of the
proto-self... Language is not part of the structure of the proto-self.
The proto-self has no powers of perception... holds no knowledge." Nor
is the proto-self to be confused with the rigid
homunculus...The proto-self does not occur in one place only... (The
Feeling, page174).
39/ The core self inheres in the second-order
nonverbal account that occurs
whenever an object modifies the proto-self. The core self can be
triggered by any object. The mechanism of production of core self
undergoes minimal changes across a lifetime. We are conscious of the
core self.

40/ "The mental picture that most of us have is that
there is a little man
(or woman) somewhere inside our brain who is following ... what is
going on. I shall call this the Fallacy of the Homunculus... It says
that it is not the case. Loosely speaking, it's all done by neurons"
(Francis Crick). "We can be certain that the solution traditionally
proposed for it -a homunculus creature who is in charge of knowing - is
patently incorrect. There is no homunculus, either metaphysical or in
the brain, sitting in the Cartesian theater as an audience of one and
waiting for objects to step into the light." (Damasio) "... we store in
memory not just aspects of an object's physical structure -the
potential to reconstruct its form, or color, or sound, or typical
motion, or smell, or what have you -but also aspects of our organism's
motor involvement in the process of apprehending such relevant
aspects... As a consequence, reconstructing that collection of organism
accommodations for the object you recall generates a situation similar
to the one that occurs when you perceive an external object directly.
(Damasio, "The Feeding", page 183) "The problem with the homunculus
solution was that the all-knowing little person would do the knowing
for each of us but would then face the difficulty with which we began
in the first place. Who would do its knowing? Well, another little
person, of course, only smaller. In turn, the second little person
would need a third little person inside to be its knower... One should,
indeed, be skeptical of a homunculus -like knower endowed with full
knowledge and located in a single and circumscribed part of the brain.
It makes no sense physiologically..." ("The Feeling...", page 190)

41/ "All of a sudden, consciousness consisted of
constructing knowledge
about two facts: that the organism is involved in relating to some
object, and that the object in the relation is causing a change in the
organism. As previously noted, elucidating the biology of consciousness
became a matter of discovering how the brain can construct neural
patterns that map each of the two players and the relationships they
hold.("The Feeling...", page133).

42/ Damasio, "The feeling
of What Happens, Body and Emotion in the Making of Consciousness",
page162 : "Associative agnosia occurs with respect to the main sensory
modalities, e.g., there are cases of visual agnosia, auditory agnosia,
and tactile agnosia. Because of their exquisite specificity, these the
most intriguing cases encountered in neurology are some of the most
intriguing cases encountered in neurology. As you will discover in the
illustration below, a perfectly sane and intelligent human being can be
deprived of the ability to recognize familiar persons by sight but not
by sound (or vice versa)

43/ page 164 : " we
designed a simple experiment. We modified a few photos
of smiling men and women.... Whenever Emily came to a modified photo of
any young woman-never the men or older women-she proclaimed it to be
her daughter. ... In fact, once you confront the patient with the fact
that the face before her is that of a close friend, the patient is not
only conscious in general but conscious also of her failure.
44/ The Feeling, page 165: "Emily's problem was
caused by bilateral damage
in the early visual cortices, specifically in the visual association
cortices located at the transition of occipital and temporal lobes in
the ventral aspect of the brain.
45/ The Feeling, page 300: "the presentation of
virtually every face of a
friend or relative generates a -distinct skin- conductance response,
while unknown faces do not.
None of these responses is
noticed by the patient. Moreover, the
magnitude of the skin-conductance response is higher for the closest of
relatives.
46/ Page 16: "Il se pourrait que l'esprit humain
soit d'une telle
complexité qu'on ne puisse jamais complètement en rendre
compte,
étant donné nos limitations intrinsèques.
Peut-être même s'agit-il
d'une entité qui ne relève pas de l'ordre de
l'explicable, mais de
celui du mystère, car il faut s'efforcer de distinguer les
questions
pouvant légitimement être abordées par la science
de celles qui nous
seront à jamais inaccessibles. Mais quelle que soit ma sympathie
pour
ceux qui ne pensent pas que l'on puisse éclaircir le
mystère, (ils ont
été baptisés les "mystéristes"), et pour
ceux qui pensent qu'on le
peut, mais seraient désappointés si l'explication
finalement trouvée se
fondait sur quelque chose de déjà connu, je crois
vraiment
même si j'ai
des moments de doute, que nous arriverons à comprendre le
fonctionnement mental."

47/ Alors pourquoi Spinoza ? Pour faire court, je
pourrais dire qu'il est
parfaitement pertinent- pour toute discussion sur l'émotion et
le
sentiment humain. Il voyait dans les besoins, les motivations, les
émotions et les sentiments - tout l'ensemble de ce qu'il
appelait
affectus (affects) - un aspect central de l'humanité...
48/ "Du reste, il en savait très peu sur le
cerveau et sur les
moyens par
lesquels le corps et le cerveau s'envoient mutuellement des signaux.
Il déclarait prudemment son ignorance quant aux détails
anatomiques et
physiologiques concernant le corps, y compris la partie qu'on appelle
le cerveau. Il évitait soigneusement de mentionner le cerveau
quand il
traitait du corps et de l'esprit..." (Spinoza, Page 213)"
Si mon interprétation des
positions de Spinoza est
correcte, sa
vision était révolutionnaire pour son époque, mais
elle n'a pas eu
d'impact sur la science. Un arbre s'est écroulé en
silence dans la forêt, et
personne n'était là
pour le voir. Les implications théoriques de ces conceptions
n'ont été
intégrées ni en tant que vision de Spinoza ni comme faits
établis
indépendamment... Toutefois, nous pouvons désormais
combler les vides en
matière de détails et nous risquer à
énoncer pour lui ce qu'il ne
pouvait évidemment pas exprimer. (Spinoza, page 217)

49/ Page 181 : "La formule de Spinoza suscite
un écho, mais elle
demande un peu d'analyse pour qu'on puisse apprécier tout son
impact.
Pourquoi le souci de soi doit-il être la base de la vertu ? La
vertu ne
relève-t-elle pas alors du seul soi ? Comment Spinoza passe-t-il
du soi
à tous les autres auxquels la vertu doit s'appliquer ? Cette
transition, il l'opère en s'appuyant à nouveau sur des
faits
biologiques. Voici comment il procède: la réalité
biologique de la
préservation de soi donne lieu à la vertu, parce que,
selon notre
besoin inaliénable de nous maintenir, nous devons
nécessairement aider
à préserver les autres soi... À première
vue, ces mots ont l'air d'une
description de la culture égoïste de notre époque,
mais rien n'est plus
éloigné de leur sens réel. Pour moi, cette
proposition est la pierre de
touche d'un système éthique généreux. Elle
affirme qu'à la base de
toute règle de comportement qu'on demande aux hommes de suivre,
il y a
quelque chose d'inaliénable: un organisme vivant, que celui qui
le
possède connaît parce que son esprit a construit un soi,
à une tendance
naturelle à préserver sa vie ; et l'état de
fonctionnement optimal de
l'organisme, subsumé par le concept de joie, résulte de
la tentative
réussie pour durer et perdurer... En termes bien
américains, (???) on
pouvait réécrire ainsi la proposition de Spinoza: je
tiens ces vérités
pour évidentes par elles-mêmes, à savoir que tous
les humains sont
créés de façon à tendre à
préserver leur vie et à rechercher le
bonheur, que leur bonheur provient de la tentative réussie pour
ce
faire et que le fondement de la vertu repose sur ces faits.
Peut-être
ces résonnances ne sont-elles pas une coïncidence.
Volonté de refiler ses propres idées ? Recette
déjà connue des
Vrais Grecs. Confiteor : J'ai utilisé Popper, Jabob et
Wittgenstein dans
les entreprises..
50/ Ma "brochette" de
pionniers psy, (la chaîne Darwin, tous "avec un grain")
Kant-Schopenhauer-Maine de
Biran-Darwin-Comte-Mill-Pierce-James-Jung,

51/ Alors la
freudouille vint puis la Cancanerie, abandonnant les vrais
malades et soignant les filles et les bourses des banquiers... (en
repoussant la colonne Herzl, Rothschild nous priva de leurs bienfaits!)
52/ seule réaction
des "diplomoculs", effrayés par les déclaration du
Président-Farmer-Boy : le "cognotivisme".
53/ Malgré l'avis de "psys" qui se classent
"pré-darwiniens":
"...Fondé sur
des conduites instinctives, le comportement social de l'homme a
été
soumis aux règles de l'éducation et de la culture.
Dès lors, les
connaissances humaines ont connu une croissance exponentielle. Ce
progrès a une rançon: la dépendance de la
pensée à l'égard du langage
expose à la contrainte des idées reçues, à
la soumission aux façons de
faire conventionnelles. Qu'il s'agisse d'invention scientifique, de
spéculation mathématique ou de création
artistique, le progrès est
souvent l'œuvre de génies qui ont su faire taire ce qu'ils
avaient
appris pour donner libre cours à l'intuition
révélatrice d'une pensée
sans langage. D'Archimède à Einstein les exemples ne
manquent pas...'
(Jean Cambier et Patrick Verstichel, 'LE CERVEAU
RÉCONCILIÉ', Masson
1998)"
"... génies qui ont su
faire taire ce qu'ils avaient
appris..."
Si ces "psys" avaient passé autant de temps que moi à
observer les
"low-tistes", ils sauraient que les "overloadings" mentaux finissent
pas éclater/exploser. Leur opinion traduit au mieux un
"lamarkisme" ,
(pas si mal en ce temps créationnisme!) Mais avec cette recette,
je
change les moteurs d'un avion en vol! Par contre lorsque Verstichel
s'octroie un prix de la prosopagnosie français, (de quoi vous
foutre la
coqueluche belge!),
j'ai
réagi, avec
contre-réaction en
ligne...
54/ Chaque grand savant produisit sa machine, la
pascaline à roues
dentées
termina chez Olivetti alors que celle de Leibnitz tenait tête
à
l'électronique chez Burroughs; celle de Babbage,
également composée de
roues dentées et de poussoirs, se transforma en ordinateur.
55/ Si ce prof existe, il est ce que je dois
devenir, capable de
résoudre/dissoudre le problème et mes années
d'efforts seront inutiles.
Mais alors pourquoi n'a-t-il pas trouvé et publié? Parce
que le prof
pour chaque "fonction" existe peut-être mais une idée
naît sans un seul
cerveau. Finalement, le problème se trouvent dans le "fayolisme"
et les
burinages mentaux qui règnent urbi et orbi...

56/ Popper est un parfait exemple pour la
découverte d'un vrai
philosophe :
"découvrir une découverte qu'il a déjà
découvert", pour amorcer. Donc
j'ai compris Popper en lisant : "To use a new technique, we must create
a theory of its utilisation". Ce que j'avais fait avec ma "gestion
intégrée". Ensuite, j'ai adopté Wittgenstein, avec
qui j'ai davantage
de points communs, notamment cette "gestion intégrée",
réplique de sa
"table des décisions décidées". Il construisit un
palais pour sa soeur,
moi une usine en Centre-Afrique. Pour l'enseignement, je le bats mais
je n'ai rien pour son moteur à réaction... Nous sommes
à l'opposé de la
recette: "Tous les philosophes se valent. Choisissez celui qui vous
botte..."
57/ Einstein déclara lui-même que
Langevin pouvait trouver
MV2. Juste
quelques années de retard. Mais si Wittgenstein n'avait
existé, qui
aurait proposé sa philosophie. Personne n'a su voir l'apport de
Poincaré en philosophie...
58/ Dès 1956, je rentre à la WORLD
TRADE pour faire penser
l'ordinateur.
Sans mérite : Je suivais l'indication faite par Turing,
dès ma
naissance.
59/ Popper revenait ne comprit rien à la "
manière"
de
Poincaré qui méritait
l'importance donnée à Einstein, (une occasion perdue pour
Bachelard, le
seul philosophe français recommandable au siècle
dernier). Poincaré
montra la supériorité pour un cerveau d'être libre
de toute structure
et de jongler entre/sur celles qui existent, (mathématiques mais
un
vrai philosophe étend immédiatement).
60/ «
... se
rétracter et renier sa conviction
intérieure est infâme; mais
se taire dans un cas comme aujourd'hui est devoir de sujet...", "LA
RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN",
page
243, 1794).
Utiliser la "
Seconde
Critique" comme base d'une morale, est vraiment
manque d'esprit de critique, (sorry, Rawls et C°).
61/ Je trouve comique que le syllogisme fut
inventé par les vrais
Grecs,
pour se défendre d'une accusation d'athéisme
lorsqu'ils déduisirent que
la terre était une boule viguant dans le vie spatial. "
La terre
repose
sur Atlas, solide sur la Grande Tortue. La Tortue ? "
Que estire la pata",
(qui peut signifier "
passer l'arme
à gauche"). Le fameux
paradoxes
deviennet une moquerie de l'aristotologie avant sa naissance !
62/ Une des raisons du retard de la "
gestion
intégrée" dans
les découpages
pratiques, comme achat, production, ventes, qui empêchaient de
voir
l'analogie commune de structure. Parce que les responsables se
rencontraient peu mais surtout pour la "
fayolisation"
trouvée
même chez
les "
médecins
d'entreprise". "
Médecin,
guéris-toi
toi-même!". Avaler,
diriger toutes les fonction fut la solution, comme seul moyen de
détruire le blocage mental et d'arriver à faire
disparaître
l'entreprise, centre de tout, et ne voir que deux "
acteurs", le
donneur
et le receveur.
.
63/ Such an intellectual enterprise requires both
cognitive and educational
foundations.
our project therefore has both warp and woof. we must comprehend the
nature of creative thinking (the warp) if we are to devise an
educational system capable
of training creative thinkers (the woof). In the
opening chapters we
prepare the loom, discussing, first, current misunderstandings about
the nature ofcreative thinking, then the barriers our current
educational
system raises to creative thinking. We weave the fabric of the book
from the experiences of the century's greatest minds, who explain how
they think about thinking and how they learned how to think.
(Root-Bernstein, "Sparks of genius", page viii - Preface)
64/ 3Out of 699 eminent figure1 of world
history, 61% lost a parent bgfore
age 31, 52%| before age 26, and 45% before age 21. Other studies,
though less ambitious, have obtained similar results.. In Roe's
collection of great scientists, l5% had lost a parent before age 10.
Among mathematicians, one quarter lost a parent before age 10 and
nearly one-third before age 14...An inspection of the lives of such
notables as Keats, Swift, Gibbon, and Thackeray showed that 55% lost a
parent before age 15."GREATNESS" de Dean K. Edmonton, (1994), page 151.
65/ "When we examine the general population,
just two groups show
orphanhood rates similar to those of the eminent-namely, juvenile
delinquents, and depressive or suicidal psychiatric
patients","GREATNESS" de Dean K. Edmonton, (1994), page 153.
66/ "Philosophers and psychologists have
pondered these and related
questions for hundreds of years. Neurobiologists have sought the
answers in the structures of the brain and the connections between
nerve synapses. Full answers still elude us. But one source of insight
into creative thinking has been greatly undervalued and underused: the
reports of eminent thinkers, creators, and inventors themselves. Their
introspective reports cannot answer all our questions about thinking,
but they certainly provide important and surprising new avenues to
explore. Above all, they tell us that conventional notions of thinking
are at best incomplete, for they leave out nonlogical forms of thinking
that can't be verbalized. (Page 3).
Howard
Gardner, in "Creating Minds", portrays Einstein as the epitome of the
"logico-mathematical mind." His peers, however, knew that Einstein was
relatively weak in mathematics, often needing to collaborate with
mathematicians to push his work forward... Einstein revealed to his
colleague facques Hadamard. "The words of the language, as they are
written or spoken, do not seem to play any role in my mechanism of
thought. The psychical entities which seem to serve as elements in
thought are certain signs and more or less clear images which can be
'voluntarily' reproduced and combined. . . . The above mentioned
elements are, in my case, of visual and some of muscular type. (Page 3).

67/ Karl Weierstrass, Georg Riemann, Sophus
Lie, and Sofia Kovalevskaya - a
who's who of nineteenth-century mathematicians - to make his point:
"Weierstrass leads everything back to the consideration of series and
their analytic transformations... you may turn through all his books
without finding a figure. Riemann, on the contrary, at once calls
geometry to his aid; each of his conceptions is an image that no one
can forget, once he has caught its meaning." Lie "thought in pictures".
Madame Kovalevskaya was a logician." (Root-Bernstein, "Sparks of
Genius", page 62)
68/ A classic word problem concerns a man
rowing a boat when his hat falls into the river,
- algebraic approach : "Solving
the equation yields (8km/hr)t - (3km/hr)t - 2.5 km, or t= o.5 hr."
-geometric approach : "Imagine
you are in a swiftly moving train. Suppose you drop your hat...
Treating the river as if it were a train and the man in the boat as if
he were walking on the river/train quickly yields thirty minutes as the
solution to our problem, as before. Algebraicists might accuse
geometricians of not having proven their answer, since no calculations
or theorems are evident. Conversely, geometricians might accuse
algebraicists of resorting to calculations when the answer is
intuitively obvious. Most people prefer one methode almost to the
exclusion of the other.

69/ "many of our greatest scientists had formal
art training, including
Louis Pasteur, Joseph Lister, Frederick Banting, Charles Best, Albert
Michelson, Sir W. Lawrence and Sir W. Henry Bragg, Mary Leakey, Desmond
Morris, Konrad Lorenz, and Bert Holldobler... (page 54, ajouter
Charcot, et surtout Ramôn y Cajal). Il faut
généralise, le dessin forme
à l'observation fine : "many poets and novelists have had
training in
the visual arts, including William Blake, J. W. von Goethe, William
Makepeace Thackeray, G. K. Chesterton, Thomas Hardy, the Brontë
sisters, Mikhail Lermontov, Alfred, Lord Tennyson, George Du Maurier,
Theodore H. White, I. R. R. Tolkein, Bruno Schulz, Ludwig Bemelmans,
Henry Miller, and e. e. Cummings.... "("In fact, in a study of forty
scientists, including several Nobel laureates, we found a high
correlation between artistic a vocation, visual thinking ability, and
scientific success. Those who visualize well in their science often
visualize in artistic pursuits as well, each activity feeding..."
(Root-Bernstein, "Sparks of genius", page 54)

70/ Woolf learned not only the "what" of literature
but the "how" as
well... The problem with divorcing what and how in education is that
knowing about things is not the same as understanding them. ("Sparks of
genius", page 20)

71/ Page 12: ""Newton's apple and Cezanne's
apple are discoveries more
closely related than they seem." Both require reperceiving and
reimagining the world from basic perceptual feelings and sensations...
Such a myopic view of cognition is shared not only by philosophers and
psychologists but, in consequence, by educators, too. Just look at how
the curriculum, at every educational level from kindergarten to
graduate school, is divided into disciplines defined by products rather
than processes. From the outset, students are given separate classes in
literature, in mathematics, in science, in history, in music, in art,
as if each of these disciplines were distinct and exclusive. Despite
the current lip service paid to "integrating the curriculum," truly
interdisciplinary courses are rare, and transdisciplinary curricula
that span the breadth of human knowledge are almost unknown...
Mathematicians are supposed to think only "in mathematics," writers
only "in words," musicians only "in notes, and so forth. Our schools
and universities insist on cooking with only half the necessary
ingredients. By half-understanding the nature of thinking, teachers
only half-understand how to teach, and students only half-understand
how to learn... Whether we are attempting to understand ourselves,
other people, or some aspect of nature, or simply provide excellent
medical care, it is imperative that we learn to use the feelings,
emotions, and intuitions that are the
bases of the creative
imagination.
72/ "Henri Poincaré : "There is one thing
that strikes me, and that is, how
far young people who have received a secondary education are from
applying the mechanical laws they have been taught to the real world. .
. . For them the world of science and that of reality are shut off in
water-tight compartments." (Page 17).

73/ "The critical part of interesting analogies is
that they reveal not
mere resemblances but inapparent relationships between abstract
functions, one of which is understood, the other not." (Page 143) :
"Thought, analogical thinking pervades every aspect of our lives,
including religion, politics, social organization, and cultural
activity. Holyoak and Thagard, argue that making analogies may lie at
the core of human thinking. It certainly lies at the heart of what it
means to think creatively. Many scientists rate analogizing as one of
their most important mental skills. Biologist Agnes Arber wrote, "So
long as their peculiar nature is borne in mind, they [analogies] are
irreplaceable tools." The philosopher A. E. Heath argued that "it must
be gently but firmly pointed out that analogy is the very corner-stone
of scientific method. A root-and-branch condemnation would invalidate
any attempt to explain the unknown in terms of the known, and thus
prune away every hypothesis." Stanislaw Ulam argued more particularly
that a good mathematician is one who finds analogies between things; a
great mathematician is one who finds analogies between analogies.In
fact, analogizing has played a role in the generation of many important
ideas in science... Holyoak and Thagard compile a short list of these
breakthrough analogies, including the ancient Greek analogy of sound to
water waves, the European analogy of light to sound, William Harvey's
analogy of the heart to a pump, Benjamin Franklin's analory of
lightning to electricity, fames Clerk Maxwell's analogy of
electromagnetic forces to continuum mechanics, and, more recently,
analogies comparing chromosomes to beads on a string and the mind to a
computer.
Newton's theory of gravitation
originated when he suddenly realized
that the moon, like an apple dropping from a tree, must be falling...
This analogy between the behavior of everyday things and celestial
mechanics was so profound that it revolutionized the physical sciences.
It asserted that we can understand the processes by which the entire
universe operates by analogy to the processes we can study here on
earth. The moon, the stars, matter itself - and here is the grandest
metaphor of all - are all functionally the same... Darwin's theory of
evolution is also based on several analogies. One links the effects of
breeding plants and animals for particular traits - artificial
selection - with the effects of different environmental conditions,
predation, disease, and similar factors on populations of organisms -
natural selection. If, Darwin argued, human beings have generated all
of the different breeds of pigeons, dogs, cats, cattle, and horses
within the time recorded in human history... (Page 144)

74/
«... se rétracter et renier sa conviction
intérieure est infâme;
mais se taire dans un cas comme aujourd'hui est devoir de sujet...",
"LA RELIGIÓN DENTRO DE LOS LIMITES DE LA MERA RAZÓN",
page 243, 1794).
Utiliser la "Seconde Critique" comme base d'une morale, est
vraiment manque d'esprit de critique, (sorry, Rawls et C°).